Kitterlé
région viticole
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Un alsace grand cru Kitterlé[N 2], ou plus simplement un kitterlé, est un vin blanc français produit sur le lieu-dit le Kitterlé, et quelques lieux-dits l'avoisinant, situés sur la commune de Guebwiller, dans le département du Haut-Rhin, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est.
| Kitterlé | |
Vue des terrasses du Kitterlé au-dessus de Guebwiller. | |
| Désignation(s) | Kitterlé |
|---|---|
| Appellation(s) principale(s) | alsace grand cru Kitterlé |
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP[1] |
| Reconnue depuis | 1983 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble d'Alsace |
| Localisation | Haut-Rhin |
| Climat | tempéré continental |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 741 heures (à Colmar)[2] |
| Sol | grès |
| Superficie totale | 25,79 hectares[3] |
| Superficie plantée | 9,41 hectares (en 2024)[4] |
| Cépages dominants | riesling B[N 1], gewurztraminer Rs et pinot gris G |
| Vins produits | blancs |
| Production | 385 hl (en 2024)[4] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 500 pieds/ha[5] |
| Rendement moyen à l'hectare | 41 hl/ha (en 2024)[4] |
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Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[5] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace).
Histoire
Dans son ouvrage de 1877, Charles Gérard présente les meilleurs crus de Guebwiller : « Nous sommes devant Guebwiller, vignoble digne de tous les respects, même d'un peu de crainte ; c'est là que croissent l'Olber, au bouquet intense, et le Séring des moines de Murbach ; c'est là que la Wanne donne ses riches trésors ; c'est là, sur le Kreutzberg, que mûrit le perfide Kitterlé qui a mérité le surnom redoutable de brise-mollets (Wadenbrecker). Stœber a plaisamment donné pour armoiries au génie de ce vignoble fameux deux mollets en croix. On dit que son nom lui vint du vigneron qui l'a le premier planté ; il s'appellait Kutter, mais la brèveté de sa taille lui imposa le diminutif de Kitterle »[6].
Le Kitterlé fait partie en 1983 des vingt-quatre lieux-dits sélectionnés pour devenir les dénominations géographiques de l'appellation alsace grand cru[7]. Il y a eu depuis quelques modifications : en mars 1984 les mentions vendanges tardives et sélection de grains nobles sont réglementées au sein de l'appellation[8] ; en 2001, les rendements sont réduits (passant de 70 à 55 hl/ha)[9] ; en octobre 2011, tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'autant d'appellations partageant le même cahier des charges[10] ; en mai 2022, nouvelle réduction du rendement (à 50 hl/ha)[11] ; en juillet 2025, autorisation des bouteilles de 300, 150, 100, 50 et 37,5 cl)[5].
Étymologie
Deux origines étymologiques sont données pour le toponyme Kitterlé, autrefois « Kütterlé » :
- le mot allemand Kuter signifiant dans le dialecte souabe un gros chat sauvage, installé autrefois sur ce coteau ;
- le nom d'un vigneron de Guebwiller qui aurait le premier élevé des terrasses et planté des vignes sur cette hauteur[12].
Vignoble
Aire d'appellation
Le kitterlé est produit en France, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est, plus précisément dans le département du Haut-Rhin, sur la commune de Guebwiller à 27 kilomètres au sud de Colmar.
| Images externes | |
| Carte de l'aire d'appellation du kitterlé | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophoto du parcellaire de l'appellation | |

Sur la route des vins d'Alsace, le Kitterlé se trouve entre d'une part le Saering à l'est (ce cru se trouvant sur la commune de Guebwiller, ainsi que le Kessler et le Spiegel) et d'autre part l'Ollwiller au sud.
Les parcelles de vigne sont à flanc de coteau, entre 270 et 360 mètres d'altitude, sur les pentes du massif de l'Unterlinger formant un arc-de-cercle, exposées du sud-ouest à l'est, au-dessus et au nord de la ville de Guebwiller. Plus de 50 km de murs ont été élevés pour soutenir les terrasses de vignes sur ces pentes abruptes[13]. L'aire plantée est de 25,79 hectares[14]. Moins de 10 hectares de production ont été déclarés en grand cru ces dernières années[4].
L'aire d'appellation du kitterlé[15] s'étend sur quelques lieux-dits de la commune de Guebwiller : Kitterlé proprement dit (et Oberes Kitterlé), Scheiwing, Hoelzkreutz (partie sud), Obere Saering, Mittlerer Saering (sauf 3 parcelles au nord-est), Ganz, Warme Ganz et une parcelle de Kalte Ganz.
Géologie et orographie
Les vignes du Kitterlé poussent sur un sous-sol principalement constitué de grès datant du Trias[N 3]. L'ensemble est fracturé par des failles orientées nord-nord-est/sud-sud-ouest. Le haut du versant, masqué par la forêt vosgienne (hêtraie), est couvert de sols siliceux issus du sous-sol de grès fin, de teinte rose à jaune pâle, appelé grès à Voltzia et datant du Buntsandstein supérieur.
Le vignoble commence sur des pentes composées d'un sous-sol de grès bigarrés grossiers, micacés, renfermant des galets de quartz, de teinte rouge-brune, sur environ 40 mètres d'épaisseur, datant du Buntsandstein supérieur et que les géologues appellent les couches intermédiaires. Cette roche occupe tout le versant cultivé orienté au sud-ouest au-dessus de Guebwiller. Juste en dessous se trouve une étroite strate de conglomérat à ciment gréseux, galets de quartz et quartzite, sur 15 à 20 mètres d'épaisseur, appelé poudingue de Sainte-Odile (correspondant au Hauptkonglomerat pour les géologues allemands) et datant du Buntsandstein moyen (Hauptbuntsandstein allemand). Encore plus bas et surtout sur le haut du versant orienté au sud-est, se trouve un grès grossier formé de grains de quartz réunis par un ciment silico-ferrugineux, contenant des feldspaths, des galets de quartz et des nodules d'argile rouge (ocre), sans aucun mica, de teinte rouge à rouge-brun, sur 60 mètres d'épaisseur, appelé grès vosgien et datant du Buntsandstein moyen.
Le bas du coteau côté sud-est est principalement constitué par des strates de conglomérats et de marnes, très épais (de l'ordre de la centaine de mètres) et organisées selon le principe de la sédimentation inversée : se sont déposés d'abord les éboulis des couches supérieures (donc les plus jeunes) puis celles en dessous (plus anciennes). On trouve donc des éléments du Buntsandstein en surface (surtout du grès vosgien), puis des matériaux du Muschelkalk et, à la base, des roches du Dogger. Il s'agit d'un faciès de bordure de bassin datant du Latdorfien (soit l'Oligocène)[16],[17].
Climatologie
À l'ouest, les Vosges protègent le coteau du vent et de la pluie. Les vents d'ouest dominants perdent leur humidité sur le versant occidental des Vosges et parviennent en Alsace sous forme de foehn, secs et chauds. De ce fait, le climat est un peu plus sec et chaud (avec une température annuelle moyenne plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude. Le climat est continental avec des printemps chauds, des étés secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids. L'ensoleillement est de 1 741 heures par an en moyenne à Colmar[2].
La station météorologique de Guebwiller (à 273 mètres d'altitude : 47° 54′ 13″ N, 7° 13′ 32″ E)[18] est juste au pied de l'aire d'appellation, à 300 m au sud-est.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température maximale moyenne (°C) | 5,5 | 7,4 | 11,9 | 16,6 | 20,6 | 24,2 | 26 | 25,9 | 21,2 | 15,7 | 9,5 | 6,1 | 15,9 |
| Température moyenne (°C) | 2,4 | 3,7 | 7,2 | 11,2 | 15,3 | 18,7 | 20,5 | 20,3 | 16,1 | 11,5 | 6,3 | 3,2 | 11,4 |
| Température minimale moyenne (°C) | −0,6 | 0 | 2,6 | 5,9 | 9,9 | 13,3 | 14,9 | 14,6 | 10,9 | 7,3 | 3 | 0,3 | 6,8 |
| Nombre de jours avec gel | 17,3 | 14,2 | 8,2 | 1,7 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,2 | 6,7 | 15,4 | 64,7 |
| Précipitations (mm) | 92,9 | 76,5 | 71,8 | 59,7 | 80,7 | 73,7 | 66 | 70,9 | 59,9 | 80,6 | 76,3 | 110,6 | 919,6 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Encépagement
Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Kitterlé doivent être produits avec un des cépages suivants : riesling B[N 1], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs).
L'encépagement du vignoble se compose de 44 % de riesling B, 28 % de gewurztraminer Rs et 28 % de pinot gris G[20].
Le riesling B est le principal cépage cultivé sur le Kitterlé. C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre, il résiste bien aux gelées d'hiver.
Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs (appelé en Alsace klevener de Heiligenstein) est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux.
Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » en Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et est donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires à condition d'être bien drainés grâce à une exposition en coteau.
- Grappes de riesling B.
- Grappes de gewurztraminer Rs.
- Grappes de pinot gris G.
Pratiques culturales
La densité de plantation est au minimum de 4 500 pieds par hectare ; l'écartement entre les rangs de vignes ne doit pas dépasser les deux mètres ; l'écartement entre les pieds sur le rang doit être compris entre 0,75 et 1,5 mètre ; les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier.
La hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs ; la taille de la vigne doit se faire en Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs. L'irrigation est interdite. La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 8 500 kilogrammes de raisins par hectare[5].
Rendements
Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare (40 pour une sélection de grains nobles). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 60 hl/ha (48 pour une sélection de grains nobles)[5].
Le rendement réel de l'ensemble des grands crus alsaciens en 2024 a été de 40,1 hectolitres par hectare en moyenne[N 4] et de 41 hl/ha pour le kitterlé[4].
Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés manuellement.
Vins
Volumes
Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[4] :
| Année | Superficie (ha) | Production (hl) | Rendement (hl/ha) |
|---|---|---|---|
| 2022 | 3,54 | 159 | 45 |
| 2023 | 5,34 | 265 | 50 |
| 2024 | 9,41 | 385 | 41 |
Titres alcoométriques
Les raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.
Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.
Sur l'avis du syndicat des producteurs du cru, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.
Vendanges tardives et grains nobles

Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.
Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[21],[22].
Vinification et élevage
Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.
La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.
Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[23].
Gastronomie
D'une façon générale, les alsaces grands crus sont plus aromatiques, plus concentrés et plus long en bouche que les autres vins d'Alsace. Ils se gardent davantage, vieillissant avec avantage de deux jusqu'à dix ans. Les vendanges tardives renforcent la concentration des arômes, les rendant encore plus puissants ; les sélections de grains nobles donnent des vins encore plus sucrés et alcoolisés, mais avec moins d'arômes fruités. Ils doivent être servi frais, mais pas glacés : l'idéal selon la CIVA est entre 8 et 10 °C.
Un riesling a une robe claire s'accentuant avec l'âge, avec un nez sur l'agrume ou floral, ainsi qu'une bouche plus vive, parfois minéral[24]. Il s'alliera avec les poissons (grillés, en sauce, ou crus marinés), les crustacés, les plats de la cuisine alsacienne, les viandes blanches (le coq au riesling notamment), les fromages de chèvre ou de brebis.
Le gewürztraminer a une robe dorée soutenue, devenant ambrée avec l'âge, avec un nez et une bouche au fruité très marqué (sont généralement évoqués la rose, le litchi et la bergamote) avec parfois des notes épicées (sont alors évoqués la girofle et le poivre). Un gewürztraminer fera merveille en apéritif ; on peut aussi l'associer avec tous les plats parfumés et relevés, notamment les plats exotiques (y compris pimentés ; il s'associe bien avec le gingembre), le poulet au curry, ou avec le pâté de foie de volaille, le foie gras de canard, la tarte à l'oignon, le poisson fumé, les fromages corsés (du munster par exemple) et les desserts.
Un pinot gris a une robe jaune dorée, avec un nez et une bouche au fruité marqué, évoquant l'abricot, le miel et les fruits confits, avec des notes du sous-bois (champignon) s'affirmant avec l'âge. Il se mariera bien avec le foie gras, la poularde, l'oie rôtie, le gratin de langoustines[25], les plats asiatiques sucrés-salés, du comté ou du beaufort.
Économie
Type de bouteilles
Les grand crus, comme tous les vins alsaciens, sont mis en bouteille obligatoirement en Alsace et traditionnellement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par des décrets[26].
Depuis juillet 2025, sont autorisées d'autres formats de bouteilles, tous élancés (rappelant la flûte) : de 300 (l'équivalent du jéroboam), 150 (le magnum), 100 (le litre-flûte), 50 (le demi-litre) et 37,5 cl (la demi-bouteille, ou « fillette »)[5].
Mentions
Dans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.
Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Kitterlé), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination :
- alsace grand cru Kitterlé ;
- alsace grand cru Kitterlé riesling ;
- alsace grand cru Kitterlé gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kitterlé pinot gris ;
- alsace grand cru Kitterlé muscat ;
- alsace grand cru Kitterlé vendanges tardives riesling ;
- alsace grand cru Kitterlé vendanges tardives gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kitterlé vendanges tardives pinot gris ;
- alsace grand cru Kitterlé vendanges tardives muscat ;
- alsace grand cru Kitterlé sélection de grains nobles riesling ;
- alsace grand cru Kitterlé sélection de grains nobles gewurztraminer ;
- alsace grand cru Kitterlé sélection de grains nobles pinot gris ;
- alsace grand cru Kitterlé sélection de grains nobles muscat.
Liste de producteurs
- Domaine Dirler-Cadé ;
- Domaines Schlumberger à Guebwiller ;
- Château d'Orschwihr (Hubert Hartmann)[27], à Orschwihr ;