Furstentum

région viticole From Wikipedia, the free encyclopedia

Un alsace grand cru Furstentum[N 2], ou plus simplement un furstentum, est un vin blanc français produit sur le lieu-dit le Furstentum et d'autres lieux-dits l'avoisant, situés sur la commune de Kaysersberg Vignoble (Kientzheim et Sigolsheim, intégrés dans cette nouvelle commune depuis 2016), dans le département du Haut-Rhin, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est.

Désignation(s)Furstentum
Appellation(s) principale(s)alsace grand cru Furstentum
Type d'appellation(s)AOC / AOP[1]
Reconnue depuis1992
Faits en bref Désignation(s), Appellation(s) principale(s) ...
Furstentum
Image illustrative de l’article Furstentum
Le village de Kientzheim et, au fond, le coteau du Furstentum.

Désignation(s) Furstentum
Appellation(s) principale(s) alsace grand cru Furstentum
Type d'appellation(s) AOC / AOP[1]
Reconnue depuis 1992
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble d'Alsace
Localisation Haut-Rhin
Climat tempéré continental
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 741 heures (à Colmar)[2]
Sol calcaires
Superficie totale 30,5 hectares[3]
Superficie plantée 9,93 hectares (en 2024)[4]
Cépages dominants gewurztraminer Rs, riesling B et pinot gris G[N 1]
Vins produits blancs
Production 312 hl (en 2024)[4]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 pieds/ha[5]
Rendement moyen à l'hectare 31 hl/ha (en 2024)[4]
Fermer

Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[5] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace).

Histoire

L'appellation alsace grand cru est reconnue par le décret du , avec à ce moment un seul cru peut rajouter son nom à celui de l'appellation[6] ; en 1983, 24 autres sont rajoutés[7], mais le cru du Furstentum n'est pas parmi les vingt-cinq premiers sélectionnés : ses viticulteurs attendront le décret du pour en faire partie[8].

Il y a eu depuis quelques modifications : en mars 1984 les mentions vendanges tardives et sélection de grains nobles sont réglementées au sein de l'appellation[9] ; en 2001, les rendements sont réduits (passant de 70 à 55 hl/ha)[10] ; en octobre 2011, tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'autant d'appellations partageant le même cahier des charges[11] ; en mai 2022, nouvelle réduction du rendement (à 50 hl/ha)[12] ; en juillet 2025, autorisation des bouteilles de 300, 150, 100, 50 et 37,5 cl)[5].

Étymologie

En allemand, le mot Fürsten signifie les princes, et Fürstentum une principauté.

Vignoble

Aire d'appellation

Le furstentum est produit en France, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est, plus précisément dans le département du Haut-Rhin, sur la commune de Kaysersberg Vignoble (plus précisément sur les anciennes communes de Kientzheim et de Sigolsheim avant 2016) à 9 kilomètres au nord-ouest de Colmar.

Images externes
Carte de l'aire d'appellation du furstentum
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophoto du parcellaire de l'appellation
Carte du vignoble d'Alsace, avec l'indication des grands crus.

Sur la route des vins d'Alsace, le Furstentum se trouve entre le Mambourg à l'est (ce cru étant sur Sigolsheim) et le Schlossberg à l'ouest (ce dernier cru jouxtant le Furstentum, sur Kientzheim).

Les parcelles de vigne sont à flanc de coteau, entre 300 et 400 mètres d'altitude, sur des pentes exposées plein sud ou au sud-ouest, au-dessus des villages de Kientzheim (au sud-ouest) et de Sigolsheim (au sud-est). Si la superficie de l'appellation est de 30,15 hectares[13], seulement de 10 à 13 hectares sont déclarés pour la production du grand cru dans les années récentes[4].

L'aire d'appellation du furstentum[14] s'étend sur une série de lieux-dits de la commune de Kaysersberg Vignoble (sur le territoire des anciennes communes de Sigolsheim et de Kientzheim) : Fuerstentum (orthographié tel que sur les plans de l'INAO) à proprement dit (sauf quelques parcelles au sud), Altenburg, Grafreben (quelques parcelles au sud-est) et Rodelsberg (sauf quelques parcelles au sud et à l'est).

Géologie et orographie

Les vignes poussent sur des sols bruns calcaires

Le sol brun, calcaire, présente une structure caillouteuse[3],[15],[16], « squelletique  » et filtrante[17], avec affleurement de la roche-mère. Il s’agit de terroirs marno-calcaro-gréseux du Dogger inférieur qui sont recouverts par endroits de conglomérats tertiaires[13].

Climatologie

Le climat est continental avec des printemps doux, des étés chauds, secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids. À l'ouest, le massif des Vosges protège un peu le coteau du vent et de la pluie : les vents d'ouest dominants perdent leur humidité sur le versant occidental et parviennent en Alsace sous forme de foehn, plus secs et chauds. Les précipitations sont donc moindres et les températures un peu plus hautes (moyenne annuelle plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude.

La station météorologique de Colmar (sur le site de l'INRA, à 202 mètres d'altitude : 48° 03′ 47″ N, 7° 19′ 48″ E)[18] est au pied du coteau viticole, à 9,2 km au sud du Furstentum.

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Relevé à Colmar-INRA de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 −0,4 2,3 5,5 9,8 13 14,1 13,7 9,9 6,3 2,5 0,3 6,4
Température moyenne (°C) 2,5 3,6 7,3 11,2 15,3 18,7 20,3 20 15,9 11,3 6,1 3,3 11,3
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,5 12,3 16,9 20,8 24,5 26,6 26,3 21,9 16,3 9,8 6,2 16,2
Nombre de jours avec gel 16,8 14,7 9 2,2 0,1 0 0 0 0,1 2,1 8 14,7 67,7
Ensoleillement (h) 60,2 88,2 138,6 174,9 213 210,6 254 239,7 161,6 102,7 52,9 45 1 741,1
Précipitations (mm) 33 29,3 31,6 37,2 64,5 60,6 60,1 57 46,3 55 41,5 41,9 558
Fermer
Source : Météo-France[2].
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,6
−0,6
33
 
 
 
7,5
−0,4
29,3
 
 
 
12,3
2,3
31,6
 
 
 
16,9
5,5
37,2
 
 
 
20,8
9,8
64,5
 
 
 
24,5
13
60,6
 
 
 
26,6
14,1
60,1
 
 
 
26,3
13,7
57
 
 
 
21,9
9,9
46,3
 
 
 
16,3
6,3
55
 
 
 
9,8
2,5
41,5
 
 
 
6,2
0,3
41,9
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Encépagement

Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) Furstentum doivent être produits avec un des cépages suivants : riesling B[N 1], pinot gris G, gewurztraminer Rs ou un des muscats (muscat ottonel B, muscat blanc à petits grains B ou muscat rose à petits grains Rs).

Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est le cépage le plus cultivé sur le Furstentum. C'est un cépage rose aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs (appelé en Alsace klevener de Heiligenstein) est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux.

Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » dans le Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et est donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires à condition d'être bien drainés grâce à une exposition en coteau.

Le riesling B est peu cultivé sur le Furstentum. C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre, il résiste bien aux gelées d'hiver.

Les muscats sont rarement cultivés, que ce soit sur l'ensemble du vignoble d'Alsace ou sur les parcelles classées comme grands crus. Le muscat blanc à petits grains B, appelé aussi « muscat d'Alsace », est originaire de Grèce ; il est cultivé en Alsace depuis au moins le début du XVIe siècle. Il est plutôt précoce. Le muscat ottonel B est plus récent, découvert au XIXe siècle dans la vallée de la Loire avant d'arriver en Alsace au milieu du siècle. L'ottonel est un hybride du chasselas, il est donc encore plus précoce que l'autre muscat. Le muscat rose à petits grains Rs est également autorisé.

Pratiques culturales

La densité de plantation est au minimum de 4 500 pieds par hectare ; l'écartement entre les rangs de vignes ne doit pas dépasser les deux mètres ; l'écartement entre les pieds sur le rang doit être compris entre 0,75 et 1,5 mètre ; les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier.

La hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs ; la taille de la vigne doit se faire en Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs. L'irrigation est interdite. La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 8 500 kilogrammes de raisins par hectare[5].

Rendements

Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare (40 pour une sélection de grains nobles). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 60 hl/ha (48 pour une sélection de grains nobles)[5].

Le rendement réel de l'ensemble des grands crus alsaciens en 2024 a été de 40,1 hectolitres par hectare en moyenne[N 3].

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés manuellement. Il est de 45 hl/ha pour le furstentum[4].

Vins

Volumes

Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[4] :

Davantage d’informations Année, Superficie (ha) ...
AnnéeSuperficie (ha)Production (hl)Rendement (hl/ha)
202213,4750337
202310,6645242
20249,9331231
Fermer

Titres alcoométriques

Les raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.

Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.

Sur l'avis du syndicat des producteurs du cru, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.

Vendanges tardives et grains nobles

Baies de riesling B touchées par la pourriture noble.

Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.

Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[19],[20].

Vinification et élevage

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.

La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.

Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[21].

Gastronomie

D'une façon générale, les alsaces grands crus sont plus aromatiques, plus concentrés et plus long en bouche que les autres vins d'Alsace. Ils se gardent davantage, vieillissant avec avantage de deux jusqu'à dix ans. Les vendanges tardives renforcent la concentration des arômes, les rendant encore plus puissants ; les sélections de grains nobles donnent des vins encore plus sucrés et alcoolisés, mais avec moins d'arômes fruités. Ils doivent être servi frais, mais pas glacés : l'idéal selon la CIVA est entre 8 et 10 °C.

Un riesling a une robe claire s'accentuant avec l'âge, avec un nez sur l'agrume ou floral, ainsi qu'une bouche plus vive, parfois minéral[22]. Il s'alliera avec les poissons (grillés, en sauce, ou crus marinés), les crustacés, les plats de la cuisine alsacienne, les viandes blanches (le coq au riesling notamment), les fromages de chèvre ou de brebis.

Le gewürztraminer a une robe dorée soutenue, devenant ambrée avec l'âge, avec un nez et une bouche au fruité très marqué (sont généralement évoqués la rose, le litchi et la bergamote) avec parfois des notes épicées (sont alors évoqués la girofle et le poivre). Un gewürztraminer fera merveille en apéritif ; on peut aussi l'associer avec tous les plats parfumés et relevés, notamment les plats exotiques (y compris pimentés ; il s'associe bien avec le gingembre), le poulet au curry, ou avec le pâté de foie de volaille, le foie gras de canard, la tarte à l'oignon, le poisson fumé, les fromages corsés (du munster par exemple) et les desserts.

Un pinot gris a une robe jaune dorée, avec un nez et une bouche au fruité marqué, évoquant l'abricot, le miel et les fruits confits, avec des notes du sous-bois (champignon) s'affirmant avec l'âge. Il se mariera bien avec le foie gras, la poularde, l'oie rôtie, le gratin de langoustines[23], les plats asiatiques sucrés-salés, du comté ou du beaufort.

Économie

Type de bouteilles

Les grand crus, comme tous les vins alsaciens, sont mis en bouteille obligatoirement en Alsace et traditionnellement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par des décrets[24].

Depuis juillet 2025, sont autorisées d'autres formats de bouteilles, tous élancés (rappelant la flûte) : de 300 (l'équivalent du jéroboam), 150 (le magnum), 100 (le litre-flûte), 50 (le demi-litre) et 37,5 cl (la demi-bouteille, ou « fillette »)[5].

Mentions

Dans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.

Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Furstentum), soit avec en plus une mention de cépage (riesling, pinot gris, gewurztraminer ou muscat), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives, ainsi que le nom d'un lieu-dit au sein de la dénomination :

  • alsace grand cru Furstentum ;
  • alsace grand cru Furstentum riesling ;
  • alsace grand cru Furstentum gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Furstentum pinot gris ;
  • alsace grand cru Furstentum muscat ;
  • alsace grand cru Furstentum vendanges tardives riesling ;
  • alsace grand cru Furstentum vendanges tardives gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Furstentum vendanges tardives pinot gris ;
  • alsace grand cru Furstentum vendanges tardives muscat ;
  • alsace grand cru Furstentum sélection de grains nobles riesling ;
  • alsace grand cru Furstentum sélection de grains nobles gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Furstentum sélection de grains nobles pinot gris ;
  • alsace grand cru Furstentum sélection de grains nobles muscat.

Liste de producteurs

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI