Savennières-roche-aux-moines
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| Savennières-roche-aux-moines | |
| Désignation(s) | Savennières-roche-aux-moines |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 1952 (DGC) et 2011 (AOC) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de la vallée de la Loire |
| Sous-région(s) | Anjou |
| Localisation | Savennières (Maine-et-Loire) |
| Climat | océanique dégradé |
| Sol | schisteux |
| Superficie totale | 35 hectares |
| Superficie plantée | 18 ha (en 2022)[1] |
| Nombre de domaines viticoles | 7 |
| Cépages dominants | chenin B[note 1] |
| Vins produits | blancs secs, demi-secs, ou moelleux |
| Production | 502 hl (en 2022)[1] |
| Pieds à l'hectare | minimum 5 000 ceps/ha[2] |
| Rendement moyen à l'hectare | 28 hl/ha (en 2022)[1] |
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Un savennières-roche-aux-moines[note 2] est un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée produit sur le lieu-dit de la roche aux Moines (47° 23′ 25″ N, 0° 38′ 39″ O), sur la commune de Savennières en Maine-et-Loire, sur la rive droite de la Loire, en aval d'Angers. Cette appellation, enclavée dans l'AOC savennières, fait partie du vignoble de la vallée de la Loire.
Le nom du lieu-dit est lié aux moines de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers, qui en ont obtenu la propriété en 1130 par donation du domaine par le chevalier Buhard[2]. Le site, surplombant le fleuve, est fortifié au Moyen Âge. En 1214, l'armée du roi Jean d'Angleterre (et ex comte d'Anjou, car c'est une ancienne possession de la maison Plantagenêt, jusqu'en 1204) met le siège devant ce château, défendu par son ennemi Guillaume des Roches (sénéchal de l'Anjou). Une armée française menée par le prince Louis (fils du roi de France Philippe II) met en fuite l'armée anglaise le lors de la bataille de la Roche-aux-Moines (quelques semaines avant la bataille de Bouvines, le ). La conséquence de ces deux victoires françaises est la signature du traité de Chinon le , par lequel Jean reconnait qu'Anjou et Touraine sont désormais possessions du roi de France.
Après son acquisition en 1370 par le duc Louis II d'Anjou, le site prend le nom de « Roche-au-Duc » ; puis il devient la « Roche-de-Serrant » en 1481 pour récompenser le chambellan Perthus de Brie, seigneur de Serrant. Le château fort est arasé pendant les guerres de religions, ne conservant que les soubassements des courtines et des tours, ainsi que les caves qui servent encore à conserver les vins[3]. À la Révolution française il devient la « Roche Vineuse »[3], pour prendre le nom actuel à la Restauration. Au XIXe siècle, Pierre Guillory fait aménager une succession de petites terrasses sur le coteau et expérimente le palissage sur fil de fer[4].
En 1952, le savennières est reconnue comme appellation d'origine contrôlée (AOC), avec dans son aire de production les parcelles de la roche aux Moines, dont la production a droit d'avoir le nom du lieu-dit sur l'étiquette et les déclarations[5]. C'est le décret du qui reconnait comme appellation spécifique (et non comme une dénomination au sein de l'AOC savennières) le « Savennières Roche aux Moines »[6]. Le cahier des charges est ensuite modifié en octobre 2019[7], puis en octobre 2022[2].
Vignoble
| Image externe | |
| Orthophoto du parcellaire de l'AOC | |
Le vignoble de la roche aux Moines se situe en Anjou, au sud-ouest d'Angers en rive droite de la Loire, sur la commune de Savennières. Il s'agit d'un petit plateau et d'un coteau (surtout exposé au sud-est) séparé par deux vallons, dont au nord celui de la Coulée de Serrant qui la sépare du village d'Épiré, et au sud celui des Forges qui le sépare du petit plateau du Moulin du Gué.
Le sous-sol est formé de formations schisteuses et schisto-gréseuses de l'Ordovicien supérieur au Dévonien inférieur[2], avec la présence de rhyolite sous forme de filons volcaniques, cette dernière roche affleurant et donnant le nom du lieu-dit. Les sols sont peu profonds et très caillouteux ; les parcelles au nord-ouest ont un sol comportant un peu de sable éolien du Quaternaire[2]. Le seul cépage autorisé par le cahier des charges[2] est le chenin B[note 1]. Les inter-rangs et tournières sont laissés enherbés. Le rendement maximum autorisé est de 30 hectolitres par hectare pour les vins secs (rendement butoir à 35) et de 25 hl/ha pour les vins moelleux ou doux (rendement butoir à 30)[2]. Les vendanges manuelles se font en plusieurs tries sélectives, la récolte étant choisie surmûrie et souvent en partie botrytisée (touchée par la pourriture noble).
