Système de lutte anti-mines futur
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| Système de Lutte Anti-Mines Futur | |
Un USV avec un rover MuMNS | |
| Caractéristiques techniques | |
|---|---|
| Type | Drone de surface naval Chasseur de mines |
| Longueur | 12 m |
| Maître-bau | 3,8 m |
| Tirant d'eau | 3 m (MOAS déployé) |
| Déplacement | 20 t |
| Caractéristiques militaires | |
| Embarcations | 1 ROV |
| Rayon d'action | 12 nautiques |
| Autres caractéristiques | |
| Électronique | 1 sonar de coque MOAS 1 sonar remorqué TSAM |
| Équipage | 0 |
| Histoire | |
| Architecte | Thales |
| Chantier naval | L3Harris, Couach |
| A servi dans | |
| Commanditaire | Direction générale de l'Armement Defence equipment and support OCCAR |
| Date début commande | 2018 |
| Période de service | 2024- |
| Navires prévus | |
| Navires en activité | 8 |
| modifier |
|
Le système de lutte anti-mines futur également appelé SLAMF (en anglais MMCM : Maritime Mine Counter Measures) s'articule autour d'un drone de surface, qui est l'élément principal des nouvelles unités de guerre des mines de la Marine Nationale et de la Royal Navy[1].
Lors de la signature des accords franco-britannique de Lancaster House le , les deux parties se sont accordées pour la création d'un programme de renouvellement des capacités de guerre des mines : le MMCM (Maritime Mine Counter Measures) ou SLAMF[2]. Les navires de guerre des mines français (principalement la classe Tripartite) et britannique (principalement la classe Hunt) étant déjà alors en service depuis près de 30 ans.
Ce programme bilatéral porte sur le développement des trois systèmes suivants :
- Un drone de surface naval (USV) équipé d'un sonar
- Un drone sous marin (AUV) équipé d'un sonar
- Un véhicule sous-marin téléopéré (ROV) équipé d'explosifs[2]
A ce titre, un consortium mené par Thales et BAE Systems est désigné le pour réaliser deux prototypes de l'USV, un pour chaque pays [3]. Initialement développés par L3Harris Technologies à Fareham qui a en construit 8, les USV sont maintenant produits par Thales au Chantier Naval Couach. Quant au ROV, le système selectionné est le MuMNS (Multi-Shot Mine Neutralisation System) de l'entreprise suédoise Saab. D'après l'organisme britannique de défense, le DE&S, le coût total pour les deux marines est évalué à 430 millions d'euros[4].
Après une phase d'expérimentation avec les prototypes Artemis et Apollo, le premier USV de série est livré à la Marine Nationale le [5] tandis que la Royal Navy reçoit le sien le [6].
Intégration
En France

Dans la Marine nationale française, ces systèmes sont armés par la Flottille de Lutte Contre les Mines (FLCM) constituée sous la forme de plusieurs Modules de Lutte Contre les Mines (MLCM). Chaque MLCM comprend un poste de commandement armé par trois opérateurs et un officier, ainsi que deux USV (un avec TSAM, un avec ROV) et deux AUV[7].
Le poste de commandement peut aussi bien être basé à terre comme c'est le cas à Brest ou bien en mer dans les Bâtiments de Guerre des Mines de Nouvelle Génération (BGDM) qui doivent être dérivés de la classe City et remplaceront les type Tripartite.
Avec l'actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030 effectuée en 2026, la Marine nationale prévoit d'être équipée de 6 Modules de Lutte Contre les Mines d'ici 2030 et de 8 en 2035, soit une cible de 16 USV. Cette LPM prévoit également la réduction du nombre de Bâtiments de Guerre des Mines de Nouvelle Génération dont la livraison est repoussée et réduite, passant de 6 à 4 navires, et l'obtention de 2 navires civils similaire au HMS Stirling Castle (M01) (en). Ces 2 navires navires de services modifiés devant être opérationnels avant formeront la classe PMGM pour Plateforme modulaire de guerre des mines et permettront de compenser le retrait du service des chasseurs de mines Tripartite[8].
Caractéristiques

D'une longueur de 12 mètres pour 3,8 m de large, l'USV déplace 20 tonnes. Sans relai de communication, la portée de contrôle d'un USV est d'environ 12 nautiques. Il embarque nativement un sonar d'évitement déployable appelé le MOAS (Mine and Obstacle Avoidance Sonar) situé sous la coque permettant de détecter les mines jusqu'à une profondeur 80 mètres. Une fois déployé celui ci se trouve à 3 m sous la surface.
La charge utile de l'USV se situe sur la plage arrière et dépend de sa mission en fonction de celle-ci il peut ainsi emporter un sonar remorqué TSAM pour détecter et caractériser les mines.
Le TSAM est un sonar remorqué à immersion variable assurant les mêmes fonctions que le MOAS, mais jusqu'à 200 mètres de profondeur. Ce sonar est équipé de l'antenne SAMDIS (Synthetic Aperture Mine Detection and Imaging System - système d'imagerie à ouverture synthétique pour la détection des mines) de Thales qui est déjà installée sur les sonars DUBM-44.

Ce système remplace ainsi dans la rade de Brest et au-delà du goulet les Bâtiments Remorqueur de Sonar et leur DUBM-44[9].
Son autre charge utile en lieu et place du TSAM est le ROV, utilisé pour des missions de neutralisation. Celui ci est un robot téléopéré de 300 kilogrammes capable de plonger à 300 m sous la surface et d'embarquer 3 charges explosives. Il est relié à l'USV par un câble de 1 000 mètres permettant son alimentation et son contrôle par les opérateurs[10].
Drone sous marin

Enfin en plus des deux USV et de leur charge utile, chaque MLCM comporte aussi deux drones sous marin : les AUV. Ces drones sous-marin sont utilisés indépendamment des USV et permettent via leur sonar de détecter les mines jusqu'à 300 mètres de profondeur. Ils sont pour cela équipés d'un sonar TSAM, mais dont la taille et la consommation énergétique ont été diminuées : le SAMDIS 600[11]. Pour la Marine française, huit drones A18-M d'Exail ont été commandés avec huit options pour une première livraison prévue en . Deux fois plus compact que l'A27 dont trois exemplaires sont déjà opérés par la Marine Nationale, le A18-M fait 5 m de long, un diamètre d'environ 50 cm pour une masse 500 kilogrammes avec une autonomie de 10 heures[12],[13].