Élections à l'Assemblée d'Estrémadure de 2025

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Campagnedu au
Inscrits891 038
Votants541 726
Élections à l'Assemblée d'Estrémadure de 2025
65 députés de l'Assemblée
(Majorité absolue : 33 députés)
Type d’élection Élections législatives de communauté autonome
Campagne du au
Corps électoral et résultats
Inscrits 891 038
Votants 541 726
60,80% en diminution 9,6
Votes exprimés 531 066
Votes blancs 6 229
Votes nuls 10 660
PP  María Guardiola
Voix 228 991
43,12%
en augmentation 4,3
Députés élus 29 en augmentation 1
PSOE  Miguel Ángel Gallardo (es)
Voix 136 838
25,77%
en diminution 14,1
Députés élus 18 en diminution 10
Vox  Óscar Fernández (en)
Voix 89 768
16,90%
en augmentation 8,8
Députés élus 11 en augmentation 6
UPE  Irene de Miguel (es)
Voix 54 541
10,27%
en augmentation 4,3
Députés élus 7 en augmentation 3
Résumé des résultats.
Carte
Président
Sortante Élue
María Guardiola
PP
María Guardiola
PP
www.asambleaex.es

Les élections à l'Assemblée d'Estrémadure de (en espagnol : Elecciones a la Asamblea de Extremadura de 2025, désignées sous le numéronyme 21-D) se tiennent de manière anticipée le dimanche , afin d'élire les 65 députés de la XIIe législature de l'Assemblée d'Estrémadure pour un mandat de quatre ans.

Le scrutin est convoqué avec 19 mois d'avance sur le terme de la législature élue en 2023 par la présidente María Guardiola, du fait de ses doutes quant à la possibilité de faire adopter son projet de budget 2026. Il intervient deux ans après l'alternance au profit du Parti populaire (PP) et un an après la rupture de la coalition entre ce dernier et Vox. Il s'agit des premières élections anticipées en Estrémadure.

Les sondages laissent apparaître une dynamique en faveur du PP, qui s'approche de la majorité absolue après une campagne particulièrement discrète et très personnalisée de sa cheffe de file, et de Vox, qui construit sa stratégie sur de grands meetings et un discours très idéologique. Le Parti socialiste (PSOE) est lui en repli, victime des affaires qui touchent son secrétaire général Miguel Ángel Gallardo (es) et la direction nationale, ce qui profite à Unidas por Extremadura (UPE), qui adopte une stratégie régionaliste et un ton positif.

La participation atteint son plus bas niveau pour une élection régionale. Les résultats voient la première victoire du PP depuis 2011, mais sans la majorité absolue qui lui aurait permis de gouverner seul, un effondrement du PSOE dans ce qui fut l'un de ses bastions en raison des scandales qui l'affectent et de la démobilisation de ses électeurs, une percée de Vox grâce à sa conquête des électorats rural, jeune et populaire, et le meilleur résultat de la gauche radicale pour Unidas por Extremadura. Le dirigeant socialiste Miguel Ángel Gallardo démissionne le lendemain.

Les premières négociations entre le PP et Vox débouchent sur une impasse, ce qui permet au Parti populaire d'obtenir la présidence de l'Assemblée. Environ deux mois après le scrutin et faute d'avancées, les directions nationales des deux partis prennent le contrôle des discussions. Dix semaines après les élections, le vote d'investiture de María Guardiola se solde par un échec. Près de quatre mois après le scrutin, une entente entre le PP et Vox est finalement conclue qui permet la réélection de María Guardiola.

Alternance et coalition PP-Vox

María Guardiola, du Parti populaire, accède à la présidence en .

Lors des élections autonomiques du 28 mai 2023, le Parti socialiste (PSOE-Ex) du président Guillermo Fernández Vara perd la majorité absolue des sièges et devance le Parti populaire (PP-E) de María Guardiola d'un seul point de pourcentage. Avec les résultats de Vox, le bloc des droites remporte 33 députés sur 65 à l'Assemblée d'Estrémadure[1].

Ayant indiqué au soir des élections qu'il se retirerait de la vie politique, Guillermo Fernández Vara fait volte face deux jours après le scrutin et annonce son intention de former un gouvernement[2]. María Guardiola indique le lendemain son souhait de constituer un gouvernement minoritaire, ouvrant la voie à des négociations avec Vox[3]. Le PP-E et Vox entament alors des négociations, rompues le par María Guardiola après que le PSOE-Ex est parvenu à profiter de leur division pour faire réélire Blanca Martín Delgado à la présidence de l'Assemblée[4].

Le , María Guardiola ouvre finalement la porte à un gouvernement de coalition avec Vox[5]. L'entente, qui prévoit effectivement l'entrée de Vox à la Junte d'Estrémadure, est scellée quatre jours plus tard[6]. La cheffe de file du PP-E obtient l'investiture des députés par 33 voix favorables le suivant[7], prête serment trois jours plus tard[8] et forme son gouvernement le [9].

Rupture PP-Vox et dissolution

Vox rompt la coalition avec le PP-E et annonce son passage dans l'opposition le , en raison de son refus du transfert de quelques centaines de mineurs non accompagnés sur tout le territoire national, convenu entre le gouvernement et les communautés autonomes[10]. En , la présidente de la Junte ouvre donc des négociations avec le PSOE-Ex pour faire adopter son projet de loi de finances pour l'année, mais celles-ci finissent par échouer et le gouvernement prononce la prorogation du budget régional de 2024[11].

María Guardiola annonce son intention le de présenter à l'Assemblée le projet de loi de finances pour 2026, et indique qu'en cas de rejet, elle convoquera des élections anticipées[12]. Le , à la veille de la séance d'examen des motions de rejet du projet de budget, María Guardiola annonce avoir dissous l'Assemblée et convoqué des élections anticipées autonomiques le suivant[13]. C'est la première fois que des élections anticipées sont organisées en Estrémadure[14].

Situation économique et sociale

L'Estrémadure est un territoire étendu mais peu peuplé, ce qui fait d'elle une communauté autonome à la plus faible densité d'Espagne. Elle est une terre d'émigration avec une nette tendance au vieillissement de sa population et attire peu d'immigrés. Son économie pèse peu moins de 2 % dans le produit intérieur brut (PIB) espagnol, avec un poids élevé des services publics et des activités agricoles. Si Badajoz bénéficie de la proximité avec la frontière portugaise, il n'existe pas de grande métropole attractive. Le salaire moyen est plus faible que dans le reste de l'Espagne en raison de la sur-représentation des activités à faible valeur ajoutée, le taux de chômage est l'un des plus élevés du pays et le PIB par habitant l'un des plus faibles. Les liaisons ferroviaires, tant avec Madrid que Lisbonne, ne sont ni modernes ni optimales. La région est exportatrice d'énergie, rassemblant un quart de la puissance installée en énergie solaire, une centrale nucléaire et le plus grand lac de barrage d'Espagne[15].

Mode de scrutin

Hémicycle de l'Assemblée à Mérida.

L'Assemblée d'Estrémadure (Asamblea de Extremadura) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de 65 députés (diputados), élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel D'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.

Convocation du scrutin

Conformément à l'article 16 du statut d'autonomie de l'Estrémadure, l'Assemblée est élue pour un mandat de quatre ans[16]. L'article 27 prévoit que le président d'Estrémadure peut, après avis de la Junte, prononcer la dissolution de l'Assemblée, sauf en cas d'examen d'une motion de censure ou si l'Assemblée a été dissoute il y a moins d'un an[17].

L'article 22 de la loi électorale estrémègne du précise que les élections sont convoquées par le président d'Estrémadure par voie de décret. Celui-ci est publié au Diario Oficial de Extremadura (es) (DOE) 24 jours avant la fin de la législature ou dès le lendemain de la décision en cas de dissolution anticipée, et le scrutin se tient 54 jours après la publication du décret[18],[19].

Débats sur la durée de la législature

La dissolution de l'Assemblée crée un débat juridique sur la durée de la législature qui sortira des urnes, donc sur la date des élections suivantes, à savoir ou . Depuis l'adoption du statut d'autonomie de 2011, le mandat de l'Assemblée dure quatre ans dans tous les cas, alors que jusqu'ici, l'Estrémadure votait en parallèle des élections municipales, comme la plupart des communautés autonomes. Pourtant, la loi autonomique relative au gouvernement et le règlement de l'Assemblée disposent toujours qu'en cas de dissolution anticipée, l'Assemblée nouvellement élue termine le mandat de l'Assemblée dissoute[20].

Selon l'avis de du conseil consultatif (es) (Consejo Consultivo) sur le nouveau statut d'autonomie, cité par El Periódico Extremadura (es), la rédaction de ce dernier s'impose[21]. Des universitaires en droit constitutionnel et droit administratif cités par Canal Extremadura Televisión[22] et Hoy[23] soutiennent qu'en vertu de la hiérarchie des normes, les dispositions du statut d'autonomie, qui a rang de loi organique, s'imposent au règlement de l'Assemblée, de niveau inférieur.

Le groupe parlementaire du Parti populaire dépose le une proposition de révision du règlement de l'Assemblée afin de l'adapter à la règle édictée par le statut[24], mais elle est rejetée par l'Assemblée en raison du refus des trois groupes de l'opposition le [25].

Nombre de députés par circonscription

Puisque l'article 17 du statut d'autonomie prévoit que « le nombre maximum de députés est de 65 » et que « la province sera la circonscription électorale »[26], l'article 18 de la loi électorale dispose que le nombre de parlementaires est fixé à 65 et attribue à chaque circonscription 20 sièges, les 25 mandats restant étant distribués en fonction de la population provinciale[27].

Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que la circonscription de Badajoz se voit attribuer 36 députés et la circonscription de Cáceres 29 députés[28].

Circonscriptions Députés Carte
Badajoz 36 Nombre de députés par circonscription
Cáceres 29

Présentation des candidatures

Peuvent présenter des candidatures[29],[30] :

  • les partis et fédérations de partis inscrits auprès des autorités ;
  • les coalitions de partis et/ou fédérations inscrites auprès de la commission électorale au plus tard dix jours après la convocation du scrutin ;
  • et les électeurs de la circonscription, s'ils représentent au moins 2 % des inscrits.

Répartition des sièges

Le seuil électoral est fixé à 5 % des suffrages exprimés, qui représentent l'addition des suffrages en faveur d'une candidature et les bulletins blancs, dans chaque circonscription. Si une candidature échoue à atteindre franchir le seuil électoral, elle pourra participer à la répartition à condition d'avoir déposé une liste dans chaque circonscription et d'avoir obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au niveau de l'ensemble de la communauté autonome[31].

La répartition des sièges s'organise en suivant différentes étapes[31] :

  • les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
  • les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
  • les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.

Campagne

Principales forces politiques

Force politique Chef de file Idéologie Résultats en 2023
Parti socialiste ouvrier espagnol
(es) Partido Socialista Obrero Español
PSOE Miguel Ángel Gallardo (es) Centre gauche
Social-démocratie, progressisme, régionalisme
39,90 % des voix
28 députés
Parti populaire
(es) Partido Popular
PP María Guardiola
(Présidente)
Centre droit à droite
Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne, unionisme
38,78 % des voix
28 députés
Vox Óscar Fernández (en) Droite radicale à extrême droite
Néo-franquisme, centralisme, ultranationalisme
8,14 % des voix
5 députés
Unidas por Extremadura
(fr) Unies pour l'Estrémadure
UPE Irene de Miguel (es) Gauche à extrême gauche
Progressisme, socialisme démocratique, antimondialisme
6,02 % des voix
4 députés
Podemos
Izquierda Unida IU
Alianza Verde AV
Juntos por Extremadura-Levanta Extremadura
(fr) Ensemble pour l'Estrémadure-Debout l’Estrémadure
JXEL Raúl González Centre
Progressisme, régionalisme
3,65 % des voix[a]
0 député
Juntos por Extremadura JUEx
Extremeños (PREx-CREx)
Cáceres Viva

Sondages

Au fur et à mesure de la campagne, les enquêtes d'opinion laissent entrevoir la probabilité d'une victoire du Parti populaire, qui frolerait la majorité absolue des sièges mais sans parvenir à la reconquérir. La reconduction de María Guardiola dépendrait donc de sa capacité à conclure des accords d'investiture ou de coalition, plus spécifiquement avec Vox. Le parti d'extrême droite est celui qui bénéficie de la plus forte dynamique dans les sondages. À gauche, le Parti socialiste est en recul et son chef de file Miguel Ángel Gallardo est dépassé par la cheffe de l'exécutif sortant dans les préférences pour la présidence de la communauté autonome. Ainsi, bien qu'Unidas por Extremadura soit en hausse dans les intentions de vote, les partis de gauche se retrouveraient sans possibilité de revenir au pouvoir. Le PSOE est en effet victime de la désertion de son électorat au profit d'UPE et du PP, qui bénéficient avec Vox d'une fidélité bien plus importante[32],[33],[34].

Déroulement

La présidente María Guardiola se montre extrêmement discrète pendant la campagne. Elle accorde très peu d'interviews, refuse de participer au débat télévisé organisé par la Radiotelevisión Española (RTVE) et donne peu de meetings. À l'inverse de ses concurrents du Parti socialiste Miguel Ángel Gallardo (es), de Vox Óscar Fernández et d'Unidas por Extremadura Irene de Miguel (es), elle s'appuie peu sur le dirigeant national de son parti Alberto Núñez Feijóo, qu'elle laisse volontiers en compagnie de son vice-président au gouvernement et secrétaire général régional, Abel Bautista. Elle refuse également le soutien des « barons » du PP, comme Juan Manuel Moreno et Isabel Díaz Ayuso. Favorite du scrutin, elle mène donc une campagne de faible visibilité afin de minimiser les risques, appelant aux marqueurs de la social-démocratie et centrée sur sa personne plutôt que son appartenance partisane, à l'image de la stratégie employée par Alberto Núñez Feijóo en Galice afin d'attirer l'électorat socialiste dans un territoire qui a longtemps été son fief. Elle poursuit ainsi l'objectif d'être le réceptacle du « vote utile » contre l'extrême droite afin d'éviter de dépendre de Vox à l'issue du scrutin[53],[54],[55]. La stratégie adoptée par la cheffe de file du PP est critiquée par son propre parti, qui craint que ses choix de fin de campagne ne lui coûtent la marge qui lui aurait permis de conquérir la majorité absolue[56],[57].

Le PSOE ne croit pas en la possibilité de victoire de son secrétaire général Miguel Ángel Gallardo (es).

De son côté, le Parti socialiste acte la grande difficulté de conduire sa campagne en raison de la mise en examen de son secrétaire général Miguel Ángel Gallardo pour « trafic d'influence » dans l'affaire de l'embauche du frère de Pedro Sánchez, David, quand il présidait la députation provinciale de Badajoz. Une partie de la direction considère cependant que Gallardo n'était pas, dès le départ, le candidat idéal et que sa situation judiciaire n'est pas le seul problème auquel fait face le PSOE. Présent à quatre meetings aux côtés du chef de file, le président du gouvernement évite d'évoquer l'affaire concernant son frère et s'en tient à la revendication de son bilan et de celui des anciens présidents Juan Carlos Rodríguez Ibarra et Guillermo Fernández Vara. À l'inverse, Miguel Ángel Gallardo réaffirme à plusieurs reprises son innocence et son honnêteté, dénonçant « un mensonge fabriqué par la droite ». À cela s'ajoutent les affaires qui ont touché le gouvernement et le parti au niveau national, comme la multiplication des accusations de harcèlement sexuel, déclenchée par la gestion des plaintes internes contre Paco Salazar, ancien conseiller politique de Pedro Sánchez, et le placement en garde à vue de l'ancien président de la SEPI Vicente Fernández et de l'ancienne militante Leire Díez pour « trafic d'influence ». Le Parti socialiste assume ainsi la défaite à venir dans une communauté autonome qui a longtemps été son bastion[58],[59].

Vox choisit de faire de l'immigration le thème principal de sa campagne. Le parti d'extrême droite évoque ainsi une « immigration massive » qui menacerait à la fois la sécurité et l'accès au logement. Bien que l'ensemble de ces éléments soient démentis par les faits, puisque l'Estrémadure est la communauté autonome avec la plus faible proportion de population étrangère, la plus faible part des étrangers dans la commission des crimes et délits et que peu d’immigrés accèdent à un logement social, Vox est en pleine dynamique. La formation adopte en effet une stratégie de confrontation directe contre le PSOE et le PP, dénonçant le bipartisme historique. Elle organise de grands meetings animés par le président national Santiago Abascal, tient un discours fortement idéologique afin de mobiliser son électorat et choisit de diffuser des messages orientés vers le monde agricole et la ruralité afin de conquérir les électeurs des villages ruraux[60],[61].

Pour sa troisième candidature consécutive à la tête d'Unidas por Extremadura, Irene de Miguel met en valeur l'unité de la gauche alternative au PSOE dans un contexte national de divisions et de ruptures au sein de cet espacle politique. Axant sa campagne sur la défense des services publics, le logement et l'éthique politique, elle organise beaucoup de petites réunions publiques sur tout le territoire, en contact direct avec les habitants, la société civile et cherche à adopter un ton positif qui mobilise l'électorat progressiste et parle avant tout des enjeux régionaux. Si elle reçoit la plupart des dirigeants nationaux des partis composant sa coalition, ceux-ci n'occultent pas sa candidature comme c'est le cas du côté de Vox. Selon la plupart des analystes et éditorialistes, elle sort vainqueure du débat sur la RTVE, où elle renvoie directement le chef de file du PSOE à sa situation judiciaire. L'objectif de la gauche radicale est de dépasser le résultat obtenu en 2023, avec des sondages qui lui permettent d'envisager d'atteindre le résultat historique d'Izquierda Unida aux élections de 1995[60],[62].

Résultats

Participation

Taux de participation aux élections[63]
Taux de participation En 2023 En 2025 Différence
à 11 heures 8,83 % n/a
à 14 heures 41,65 % 35,76 % en diminution 5,89
à 18 heures 57,12 % 50,64 % en diminution 6,48
à 20 heures 72,41 % 62,73 % en diminution 9,68
final[b] 70,35 % 60,80 % en diminution 9,55

Voix et sièges

Total régional

Résultats des élections à l'Assemblée d'Estrémadure de 2025[64]
Représentation en hémicycle sur un axe gauche-droite du résultat.
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Parti populaire (PP) 228 991 43,12 en augmentation 4,34 29 en augmentation 1
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 136 838 25,77 en diminution 14,13 18 en diminution 10
Vox 89 768 16,90 en augmentation 8,76 11 en augmentation 6
Unidas por Extremadura (UPE) 54 541 10,27 en augmentation 4,25 7 en augmentation 3
Juntos por Extremadura-Levanta Extremadura (JXEL) 4 181 0,79 en diminution 2,86[c] 0 en stagnation[c]
Nuevo Extremeñismo-Adelante Extremadura (NEX) 3 200 0,60 Nv 0 en stagnation
Parti animaliste avec l'environnement (PACMA) 2 302 0,43 Abs 0 en stagnation
Extremadura Unida (EU) 1 548 0,29 N/a 0 en stagnation
Ciudadanos (Cs) 1 331 0,25 en diminution 0,64 0 en stagnation
Una Extremadura Digna-Soberanía y Trabajo (UED-SyT) 1 221 0,23 en diminution 0,14 0 en stagnation
Por un Mundo más Justo (PUM+J) 916 0,17 en diminution 0,01 0 en stagnation
Blanc 6 229 1,18 en diminution 0,24
Votes valides 531 066 98,03
Votes nuls 10 660 1,97
Total 541 726 100 65 en stagnation
Abstentions 349 312 39,20
Inscrits / Participation 891 038 60,80

Par circonscription

Circonscription Badajoz Cáceres
Sièges 36 en stagnation 29 en stagnation
Nombre % Nombre %
Inscrits 551 424 100,00 339 614 100,00
Abstentions 214 387 38,88 134 925 39,73
Votants 337 037 61,12 204 689 60,27
Nuls 6 694 1,99 3 966 1,94
Exprimés 330 343 98,01 200 723 98,06
Partis Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/-
PP 140 811 42,63 16 en augmentation 1 88 180 43,93 13 en stagnation
PSOE 86 080 26,06 10 en diminution 6 50 758 25,29 8 en diminution 4
VOX 56 898 17,22 6 en augmentation 3 32 870 16,38 5 en augmentation 3
UPE 34 240 10,36 4 en augmentation 2 20 301 10,11 3 en augmentation 1
JXEL 2 404 0,73 0 en stagnation 1 777 0,88 0 en stagnation
NEX 1 921 0,58 0 en stagnation 1 279 0,64 0 en stagnation
Autres 3 842 1,16 3 476 1,73
Blanc 4 147 1,26 2 082 1,04

Analyse

Parti vainqueur par commune.

Ces élections sont marquées par le plus faible taux de participation de l'histoire régionale. Tournant habituellement autour des 70 %, l'affluence aux urnes tombe en-dessous des 63 %. L'abstention semble nourrie à la fois de la déconnexion de ce scrutin d'avec les élections municipales et de la météo défavorable en raison d'une vague de froid et de premières chutes de neige[65].

Dans ce qui fut l'un de ses principaux bastions pendant plus de trois décennies, le Parti socialiste (PSOE) subit la plus lourde défaite de son histoire régionale et un résultat bien plus mauvais que celui anticipé par les sondages. La communauté autonome poursuit ainsi sa droitisation : avec un total cumulé de 60 % des voix, c'est la première fois depuis l'accession à l'autonomie que les partis de droite conquièrent plus de 50 % des suffrages exprimés[66]. Vox réalise notamment une percée spectaculaire en obtenant son meilleur résultat et en doublant sa représentation parlementaire. Au pouvoir depuis deux ans, le Parti populaire (PP) est de nouveau en tête avec 43 % des voix, ce qui lui permet de faire élire un député de plus qu'en 2023[67].

À l'inverse du scrutin précédent, le PP peut donc revendiquer la victoire, pour la deuxième fois après les élections de 2011, mais ce succès est insuffisant pour gouverner seul[68]. La très forte progression de Vox, qui double sa représentation et devance le PSOE dans les grandes villes de Badajoz et Almendralejo, est due à son succès au sein de la jeunesse, de l'électorat rural et des classes populaires[69]. Elle lui permet de conserver son rôle de faiseur de rois, puisque le Parti populaire doit au moins compter sur son abstention pour se maintenir au pouvoir[70].

Le PSOE subit de plein fouet les scandales et les affaires de corruption, de trafic d'influence et de harcèlement sexuel qui touchent l'entourage politique et familial du secrétaire général du parti et président du gouvernement, Pedro Sánchez[71]. Son effondrement est général : il perd des voix dans 98 % des bureaux et reflue aussi bien en zone urbaine que dans ses traditionnels fiefs du secteur rural, en raison de l'abstention plus prononcée de son électorat[69], même s'il reste plus fort dans les petites communes[72]. La déception envers les socialistes nourrit par ailleurs le vote en faveur d'Unidas por Extremadura (UPE), qui réalise le meilleur score de la gauche radicale en Estrémadure et fait mieux que la moyenne des sondages[73].

Suites

Notes et références

Voir aussi

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