Attentat d'Issy-les-Moulineaux

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Attentat d'Issy-les-Moulineaux
Localisation 25, avenue Victor-Cresson, Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine, France
Cible Mouvement de la paix, civils
Coordonnées 48° 49′ 21″ nord, 2° 16′ 13″ est
Date
8 h 10
Armes Voiture piégée
Morts 3 (dont 2 policiers)
Blessés 47 civils
Auteurs Attribué à l'OAS
Mouvance Anti-indépendantisme
Géolocalisation sur la carte : Paris
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Attentat d'Issy-les-Moulineaux
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Attentat d'Issy-les-Moulineaux
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Attentat d'Issy-les-Moulineaux

L'attentat d'Issy-les-Moulineaux est un attentat à la voiture piégée survenu à Issy-les-Moulineaux en 1962, entraînant la mort de trois personnes et faisant quarante-sept blessés[1]. D'initiative controversée, il est néanmoins à cette époque rapidement attribué à l'Organisation de l'armée secrète, ce que sa délégation officielle a formellement démentie par communiqué[2]. L'enquête confiée à la section criminelle de la police judiciaire n'a jamais abouti à l'identification des auteurs.

L'attentat survient pendant la guerre d'Algérie à quelques jours de la signature des accords d'Évian. Multipliant les initiatives pour que les négociations entre le gouvernement français et le front de libération nationale aboutissent, le bureau national du Mouvement de la paix organise un congrès les 10 et à Issy-les-Moulineaux avec pour mots d'ordre : « Construire la paix en Algérie, en finir avec l'O.A.S., sont actuellement les exigences impérieuses du peuple français. »[3]

Faits

Le samedi , vers 8h10, une violente déflagration retentit au 25, avenue Victor-Cresson à Issy-les-Moulineaux[4]. Un véhicule Renault Estafette corail venait d'être placé devant l'entrée avant d'exploser devant la salle des fêtes où le congrès du Mouvement de la paix se tenait[5].

Un service d'ordre avait été mis en place : quatre agents de police se trouvaient en faction à proximité immédiate à l'instant de l'explosion. Elle tue sur le coup les gardiens de la paix Roger Pateron et Albert Lavaud, et blesse très grièvement le brigadier-chef Jules Chais et le gardien de la paix Paul Gilles[6].

Le vaguemestre du séminaire de la ville, M. Gabriel Cordier est également tué et un autobus de la ligne 190 Clamart – Mairie-d'Issy venait d'effectuer un arrêt avec des dizaines d'usagers à son bord[7].

Des quarante-sept blessés relevés sur place, vingt-sept, dont cinq filles mineures de quinze ans seront hospitalisés[8]. On relève des dégâts importants sur les façades d'habitations et de commerces dans un périmètre de cinq cents mètres environ[9].

Réactions

L'enquête

Notes et références

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