Patxi Errementaria
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Patxi Errementaria est le nom d'un mythique forgeron, personnage de la mythologie basque[1],[2]..
Bien qu'il soit comparé à Saint Dunstan, il s'inspire d'autres légendes antérieures. Forgeron (errementari en basque) de profession, sa principale caractéristique est d'être maléfique ou vicieux. D'où ce proverbe :
« Patxi Errementari, Gaizto eta Bihurri[3]
Patxi Errementari, Méchant et Pervers »
La figure du forgeron
Comme pour Tartalo, ce saint Dunstan aurait conquis d'autres légendes plus anciennes. Le forgeron étant en désaccord avec la doctrine chrétienne, la légende veut que plusieurs fois des diables aient été envoyés de l'enfer avec la tâche de l'enlever pour punir ses péchés par des tourments éternels. Il devient parfois démon ou Basajaun. Bien que dans la mythologie basque aujourd'hui le forgeron est connu comme Patxi, il n'est pas toujours nommé dans les autres légendes, tout en conservant son caractère maléfique[4].
Superstitions liées au fer
Dans le folklore et les légendes, le fer est associé à de nombreuses superstitions. Il est considéré comme un matériau capable d'agiter, de blesser ou de repousser les sorcières et autres créatures de la nuit. Cette croyance pourrait provenir du fait que les outils et armes de l'Âge du fer, notamment les épées, étaient beaucoup plus solides que leurs prédécesseurs en bronze, en pierre ou en bois, conférant au fer une dimension protectrice et magique[5].
Les Basajaunak sont à la source de ce pouvoir, étant à l'origine les seuls à savoir travailler le fer, jusqu'à ce que Martin Txiki leur vole, entre autres, ces connaissances[6].


Dans le carnaval populaire de Zubieta et Ituren, on entend à travers les « joaldunak » les sons des zintzarri (également appelés joar ou gare). Les interprétations populaires divergent quant à la signification de cette coutume : certains pensent que le bruit sert à chasser les démons, tandis que d'autres estiment qu'il a pour rôle de réveiller Amalur, la Terre-Mère, ou encore l'ours (« Hartza[7] »).
De même, les cloches, étant le fruit du travail des forgerons, sont souvent considérées comme ayant des pouvoirs magiques. Le son des cloches des basiliques aurait servi à chasser les sorcières (sorginak) ou, selon d’autres traditions, les laminak. Plus largement, ces pouvoirs étaient interprétés comme un témoignage de la puissance du Dieu catholique. Dans de nombreuses régions d’Europe, les cloches étaient également utilisées pour détourner ou dissiper les tempêtes, leur attribuant un rôle protecteur à la fois religieux et folklorique[8].
Auparavant, lorsque les habitants d'Ituren devaient passer par Elgorriaga, ils demandaient l'autorisation de son maire comme suit :
« - Nola nahi duzu Elgorriagatik igarotzea, ixilik ala zintzarri yoka?
Eta alkateak, herrian aurrez hildakon gorpurik ez bazegoen, erantzuten zien:
- Yoka, yoka[9]
- Comment voulez-vous que l'on passe par Elgorriaga, en silence ou en sonnant les cloches ?
Et le maire, s'il n'y avait pas de corps mort auparavant dans le village, répondait:
- Yoka, yoka (en sonnant, en sonnant) »
Représentation dans la culture
Cinéma
2017 : Errementari, film basque réalisé par Paul Urkijo.
