Bataille de Chantonnay (17 mars 1793)
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La première bataille de Chantonnay se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui reprennent la ville de Chantonnay aux Vendéens.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Chantonnay |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Louis de Marcé • Henri de Boulard • Joseph Niou |
• Charles de Royrand • Louis Sapinaud de La Verrie • Charles Sapinaud de La Rairie |
| 500 hommes[1] 2 canons[1] |
3 000 hommes[2],[3] 3 canons[1] |
| 3 blessés[1] | 40 morts[2],[4] 3 canons capturés[1] |
Batailles
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| Coordonnées | 46° 41′ 16″ nord, 1° 02′ 58″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude

Le , 3 000 insurgés vendéens, menés par Charles de Royrand, Sapinaud de La Verrie et Sapinaud de La Rairie, viennent prendre position aux Quatre-Chemins, à L'Oie, au carrefour des routes de Nantes à La Rochelle et des Sables-d'Olonne à Saumur[2],[3]. Deux jours plus tard, voulant en disputer le contrôle, la garde nationale de Fontenay-le-Comte est surprise dans une embuscade et prend la fuite sans combattre[4],[2],[3]. Elle laisse entre 25 et 30 tués et se replie sur Sainte-Hermine[5]. Laparra, secrétaire du directoire du département de la Vendée, est capturé et fusillé[2].
Le , les insurgés attaquent Chantonnay et prennent le bourg après un combat contre 200 gardes nationaux de Fontenay[6],[7],[2],[8]. Ils se replient ensuite un peu plus au nord, sur Saint-Vincent-Sterlanges[6].
Le , venu de La Rochelle, le général républicain Louis de Marcé arrive à Sainte-Hermine[2],[1]. Il est alors à la tête de 1 200[6] à 1 300[9] hommes avec sept canons[9]. Il prend cependant rapidement position au Pont-Charron, sur le Grand Lay, au sud de Chantonnay, pour empêcher les insurgés de le détruire[2].
Déroulement
Le , les républicains se portent sur Chantonnay[2],[10]. Marcé laisse une partie de ses forces en réserve au Pont-Charron et, accompagné du colonel Boulard et du représentant Niou, il avance avec une avant-garde de 500 hommes et deux canons[2],[1]. Les insurgés attaquent alors[9],[11] et le combat s'engage entre Chantonnay et Saint-Vincent-Sterlanges[12]. Il dure six heures, sous une pluie presque continuelle[1]. L'affrontement s'achève par une victoire facile des républicains[9], dont l'artillerie a effrayé les paysans à découvert sur la plaine[1],[13]. Les vaincus se replient sur le camp de L'Oie[9].
Marcé reste à Chantonnay[14], où il reçoit un millier d'hommes en renfort[9],[12]. Il annonce alors son intention de poursuivre sa marche jusqu'à Nantes[9].
Pertes
Le lendemain, le représentant en mission Joseph Niou annonce la victoire à la Convention nationale en louant la « valeur de nos frères d'armes et la bonne conduite des chefs »[6],[12]. Il affirme que les rebelles ont laissé plus de 100 des leurs sur le terrain[10]. Dans son rapport au ministre de la guerre[A 1], le général Marcé écrit que les rebelles ont laissé un nombre « considérable » de morts et de blessés, ainsi que les trois petites pièces qui constituaient leur artillerie[1]. Une dépêche des administrateurs de Fontenay-le-Comte fait quant à elle état de la mort de 40 révoltés[1],[13]. Ce bilan de 40 morts est également donné par les historiens Émile Gabory et Roger Dupuy[2],[4]. En plus des trois canons[2],[9], les insurgés perdent aussi 1 200 rations de pain et 1 200 cartouches[9].
D'après Niou et Marcé, les pertes républicaines ne s'élèvent qu'à trois blessés : deux officiers et un cavalier[1],[12]. Ces deux officiers, blessés « très légèrement », sont le lieutenant-colonel Laborie et le capitaine de gendarmerie Garnier[1].