Bataille de Chantonnay (17 mars 1793)

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La première bataille de Chantonnay se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui reprennent la ville de Chantonnay aux Vendéens.

Date
Issue Victoire républicaine
Faits en bref Date, Lieu ...
Bataille de Chantonnay
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Chantonnay, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1856.
Informations générales
Date
Lieu Chantonnay
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Louis de Marcé
Henri de Boulard
Joseph Niou
Charles de Royrand
Louis Sapinaud de La Verrie
Charles Sapinaud de La Rairie
Forces en présence
500 hommes[1]
2 canons[1]
3 000 hommes[2],[3]
3 canons[1]
Pertes
3 blessés[1] 40 morts[2],[4]
3 canons capturés[1]

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 41′ 16″ nord, 1° 02′ 58″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Chantonnay
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Chantonnay
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Chantonnay
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Prélude

Le Pont-Charron, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1856.

Le , 3 000 insurgés vendéens, menés par Charles de Royrand, Sapinaud de La Verrie et Sapinaud de La Rairie, viennent prendre position aux Quatre-Chemins, à L'Oie, au carrefour des routes de Nantes à La Rochelle et des Sables-d'Olonne à Saumur[2],[3]. Deux jours plus tard, voulant en disputer le contrôle, la garde nationale de Fontenay-le-Comte est surprise dans une embuscade et prend la fuite sans combattre[4],[2],[3]. Elle laisse entre 25 et 30 tués et se replie sur Sainte-Hermine[5]. Laparra, secrétaire du directoire du département de la Vendée, est capturé et fusillé[2].

Le , les insurgés attaquent Chantonnay et prennent le bourg après un combat contre 200 gardes nationaux de Fontenay[6],[7],[2],[8]. Ils se replient ensuite un peu plus au nord, sur Saint-Vincent-Sterlanges[6].

Le , venu de La Rochelle, le général républicain Louis de Marcé arrive à Sainte-Hermine[2],[1]. Il est alors à la tête de 1 200[6] à 1 300[9] hommes avec sept canons[9]. Il prend cependant rapidement position au Pont-Charron, sur le Grand Lay, au sud de Chantonnay, pour empêcher les insurgés de le détruire[2].

Déroulement

Le , les républicains se portent sur Chantonnay[2],[10]. Marcé laisse une partie de ses forces en réserve au Pont-Charron et, accompagné du colonel Boulard et du représentant Niou, il avance avec une avant-garde de 500 hommes et deux canons[2],[1]. Les insurgés attaquent alors[9],[11] et le combat s'engage entre Chantonnay et Saint-Vincent-Sterlanges[12]. Il dure six heures, sous une pluie presque continuelle[1]. L'affrontement s'achève par une victoire facile des républicains[9], dont l'artillerie a effrayé les paysans à découvert sur la plaine[1],[13]. Les vaincus se replient sur le camp de L'Oie[9].

Marcé reste à Chantonnay[14], où il reçoit un millier d'hommes en renfort[9],[12]. Il annonce alors son intention de poursuivre sa marche jusqu'à Nantes[9].

Pertes

Le lendemain, le représentant en mission Joseph Niou annonce la victoire à la Convention nationale en louant la « valeur de nos frères d'armes et la bonne conduite des chefs »[6],[12]. Il affirme que les rebelles ont laissé plus de 100 des leurs sur le terrain[10]. Dans son rapport au ministre de la guerre[A 1], le général Marcé écrit que les rebelles ont laissé un nombre « considérable » de morts et de blessés, ainsi que les trois petites pièces qui constituaient leur artillerie[1]. Une dépêche des administrateurs de Fontenay-le-Comte fait quant à elle état de la mort de 40 révoltés[1],[13]. Ce bilan de 40 morts est également donné par les historiens Émile Gabory et Roger Dupuy[2],[4]. En plus des trois canons[2],[9], les insurgés perdent aussi 1 200 rations de pain et 1 200 cartouches[9].

D'après Niou et Marcé, les pertes républicaines ne s'élèvent qu'à trois blessés : deux officiers et un cavalier[1],[12]. Ces deux officiers, blessés « très légèrement », sont le lieutenant-colonel Laborie et le capitaine de gendarmerie Garnier[1].

Notes et références

Bibliographie

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