Bataille de Moutiers-les-Mauxfaits (24 septembre 1794)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Moutiers-les-Mauxfaits |
| Issue | Victoire vendéenne |
| • François Athanase Charette de La Contrie |
| 800 hommes[1] | 2 000 à 3 000 hommes[1] |
| Inconnues | Inconnues |
Batailles
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- La Créancière
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- La Bégaudière
- Froidfond
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| Coordonnées | 46° 29′ 32″ nord, 1° 25′ 32″ ouest | |
|---|---|---|
La Bataille de Moutiers-les-Mauxfaits se déroule le , lors de la guerre de Vendée.
Après sa victoire à la bataille de Fréligné, François Athanase Charette de La Contrie décide de tourner ses forces contre le bourg patriote de Moutiers-les-Mauxfaits[2],[3]. Il rejoint alors la division du Tablier, commandée par Joseph Claude Saignard de Saint-Pal, un chef local au tempérament irascible entretenant des relations difficiles avec Jean-Baptiste Joly et ayant livré des combats avec désavantage contre les républicains dans son pays[2].
Forces en présence
Le camp militaire de Moutiers-les-Mauxfaits est peu fortifié, contrairement à ceux de la Rouillère et de Fréligné[2],[1],[4]. Il n'a été installé que quelques jours plus tôt afin de protéger l'enlèvement des récoltes[2].
D'après le général républicain Michel de Beaupuy[A 1], le détachement chargé de sa défense ne compte que 800 hommes, tandis que les royalistes sont estimés à 3 000 hommes[1],[5]. L'armateur sablais Collinet rapporte quant à lui dans son journal que 2 000 fantassins vendéens menés par Charette et Saint-Pal ont été signalés à La Chaize-le-Vicomte deux jours avant l'attaque[1].
Les troupes républicaines sont issues du 4e bataillon de volontaires du Puy-de-Dôme, du 4e bataillon de volontaires de la Vienne et du 5e bataillon de volontaires de la Marne[2],[5]. La cavalerie est formée par des détachements des 10e et 15e régiments de chasseurs à cheval[2],[5].
Déroulement
Le , les forces de Charette et Saint-Pal paraissent devant Moutiers-les-Mauxfaits[2]. Selon les sources royalistes, les Vendéens attaquent sur une colonne avec la cavalerie sur leur flanc gauche, tandis que les rapports républicains affirment qu'ils se présentent avec trois colonnes[1].
Un détachement républicain se porte à la rencontre des Vendéens et ouvre le feu, leur tuant quelques hommes[2]. Une charge de cavalerie fait ensuite refluer l'avant-garde royaliste[2]. Le gros de l'armée de Charette se présente alors[2]. Le détachement républicain est chargé à son tour par la cavalerie vendéenne et recule[2].
Constatant bientôt la supériorité numérique de leurs ennemis, les républicains abandonnent le combat et battent en retraite en bon ordre[2]. Ils se replient sur Saint-Cyr-en-Talmondais, distant de deux lieues[5].
Pertes
D'après Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière[A 2], suivi par Le Bouvier-Desmortiers, seule une soixantaine de soldats républicains parviennent à s'enfuir[2],[1]. Cependant ce bilan est contesté par l'historien Lionel Dumarcet : « Cela reviendrait à dire qu'il y eut 740 morts ! Les rapports républicains ne livrent aucun chiffre, mais ne donnent nullement l'impression d'une pareille hécatombe. La description sommaire du combat dans les deux camps laisse entendre qu'il se limita à quelques tués »[1].