Bataille de Saint-Gervais
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Saint-Gervais |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Henri de Boulard • Esprit Baudry d'Asson |
• François Athanase Charette de La Contrie • Alexis Gilbert du Chaffault |
| 3 700 à 4 280 hommes[1],[2] 4 canons[2] |
1 500 à 8 000 hommes[3],[4] 1 canon[4] |
| 2 morts[5] 10 blessés[5] |
60 à 80 morts[5] |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
- 1re Cholet
- 1re Coron
- 1re Chantonnay
- Pont-Charrault
- 1re Pornic
- 1re Sables-d'Olonne
- 2e Pornic
- 2e Sables-d'Olonne
- 2e Coron
- 2e Chemillé
- Les Aubiers
- 1re Challans
- Saint-Gervais
- Vezins
- 1re Port-Saint-Père
- 2e Machecoul
- 1re Beaupréau
- 1er Beaulieu-sous-la-Roche
- 1re Legé
- Thouars
- 1re Saint-Colombin
- 2e Port-Saint-Père
- 1re La Châtaigneraie
- Palluau
- 1re Fontenay-le-Comte
- 2e Fontenay-le-Comte
- Doué
- Montreuil-Bellay
- Saumur
- 3e Machecoul
- La Louée
- Parthenay
- 1re Luçon
- Nantes
- 1re Moulins-aux-Chèvres
- 1re Châtillon
- Martigné-Briand
- Vihiers
- Les Ponts-de-Cé
- 2e Luçon
- Château d'Aux
- 3e Luçon
- 1re La Roche-sur-Yon
- Vertou
- 2e Chantonnay
- Vrines
- 3e Port-Saint-Père
- 1re Montaigu
- Torfou
- 3e Coron
- Pont-Barré
- 2e Montaigu
- 1re Saint-Fulgent
- Le Pallet
- Treize-Septiers
- 2e Moulins-aux-Chèvres
- 2e Châtillon
- La Tremblaye
- 2e Cholet
- Beaupréau
- Aizenay
- Gesté
- Chauché
- 3e Legé
- 3e Cholet
- 2e Saint-Colombin
- 2e Beaupréau
- 2e Bressuire
- Argenton-Château
- La Gaubretière
- La Vivantière
- Lucs-sur-Boulogne
- 2e La Roche-sur-Yon
- Les Clouzeaux
- 1re Mortagne
- Les Ouleries
- 2e Challans
- 1re Moutiers-les-Mauxfaits
- Chaudron-en-Mauges
- Mormaison
- 3e Challans
- Les Rouchères
- Chanteloup
- 2e La Châtaigneraie
- La Chambaudière
- Les Bauches
- La Roullière
- Fréligné
- 2e Moutiers-les-Mauxfaits
- La Grève
- Chalonnes
- 2e Saint-Florent-le-Vieil
- Les Essarts
- 2e Beaulieu-sous-la-Roche
- Belleville
- Saint-Jean-de-Monts
- Île d'Yeu
- Saint-Cyr-en-Talmondais
- 2e Mortagne
- Mouilleron-le-Captif
- Les Landes-Genusson
- Saint-Denis-la-Chevasse
- Landes de Béjarry
- 2e Quatre Chemins de l'Oie
- Le bois du Détroit
- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 46° 54′ 09″ nord, 1° 59′ 50″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Saint-Gervais se déroule le lors de la première guerre de Vendée.
Le , les forces républicaines du général Henri de Boulard entrent dans Challans sans rencontrer de résistance[6],[7]. Le 13, les Vendéens menés par Charette et Joly tentent de reprendre la ville, mais sont repoussés[8],[2]. Le 14, afin de se rapprocher de l'Île de Noirmoutier, la colonne de Boulard gagne Beauvoir-sur-Mer, tandis que celle de son second, Esprit Baudry d'Asson, s'établit à Saint-Gervais[3],[8],[4]. Le 15, les Vendéens attaquent Saint-Gervais[9].
Forces en présence
L'armée républicaine du général Boulard compte alors 3 700 à 4 280 hommes[1],[2] avec au moins quatre canons[2].
Les forces vendéennes sont commandées par Charette, du Chaffault et Guerry[4],[5]. Joly, blessé, est probablement absent[10]. Leurs effectifs varient selon les sources : le général Boulard estime le nombre des Vendéens à seulement 2 000[11], René Bittard des Portes à 7 000[11], les volontaires de Jarnac[11] et Savary à 8 000[9],[4]. Un prisonnier vendéen nommé Boursain, jugé par la commission militaire de Machecoul, affirme dans son interrogatoire que l'armée insurgée ne comptait que 1 500 hommes au combat de Saint-Gervais[3]. Dans une lettre adressée à Bouin, le comité royaliste de Machecoul indique également que l'armée n'était pas entièrement réunie et que Charette fut obligé de lancer la bataille une heure avant l'arrivée de renforts menés par Guerry de la Fortinière[3]. Les insurgés ne disposent également que d'une seule pièce d'artillerie[4] : une petite couleuvrine montée sur une charrette[9].
Déroulement
Le et le matin du 15, Boulard effectue une reconnaissance à Beauvoir-sur-Mer pour s'assurer si le chemin menant à l'Île de Noirmoutier est praticable pour l'artillerie[5],[9]. Mais les chemins boueux le convainquent qu'aucun passage ne sera praticable avant trois semaines ou un mois[5].
Le , à neuf heures du matin[5] ou midi[9], les Vendéens, divisés en trois colonnes, attaquent Saint-Gervais, tenu par la colonne de Baudry d'Asson[9]. Charette attaque par le chemin de Machecoul, du Chaffault par celui de Palluau et Guerry par celui de Challans[5]. Le premier choc s'engage en avant du bourg, au lieu appelé La Salle[5]. Les différentes colonnes vendéennes ne parviennent pas à attaquer de manière coordonnée et sont repoussées les unes après les autres[5].
La colonne républicaine de Baudry d'Asson finit cependant par abandonner le bourg de Saint-Gervais aux insurgés, pour se redéployer sur la route de Beauvoir-sur-Mer, à l'ouest, où l'artillerie est mise en batterie[9],[5]. Les tirs des canons républicains font fléchir le moral des Vendéens qui refluent[4]. Boulard finit également par rejoindre Baudry d'Asson avec des renforts[5]. Les républicains contre-attaquent avec les chasseurs du Midi et un bataillon de volontaires de Bordeaux mené directement par Boulard qui met en fuite les insurgés et reprend le bourg de Saint-Gervais[9],[5]. Les Vendéens fuient en direction de Challans qu'ils traversent sans s'y arrêter[9],[4].
Pertes

Le général Boulard estime que les insurgés ont perdu « beaucoup de monde », tandis que les pertes de la 2e division sont de deux tués et de dix blessés[5]. Selon le rapport de Gallet, commissaire du département, les paysans laissent 80 morts et plusieurs prisonniers[5]. Trois d'entre-eux, dont François Angibaud, chef des insurgés de Beauvoir-sur-Mer, sont condamnés à mort le par la commission militaire des Sables et guillotinés deux jours plus tard[10]. Bittard des Portes fait quant à lui état de 60 morts chez les Vendéens et Mercier du Rocher de 200[11]. L'unique couleuvrine des Vendéens est capturée par les républicains[9]. Un chef insurgé, le perruquier Gaston — de son vrai nom Gaston Bourdic ou Jean-François Gaston — à la tête des bandes de La Garnache, est capturé et exécuté sommairement[12],[3],[5]. Deux prêtres trouvent également la mort lors du combat[5], dont Denogent, prêtre constitutionnel de Saint-Jean-de-Monts, tué par erreur par les républicains[10].