Bataille de La Roche-sur-Yon (1794)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | La Roche-sur-Yon |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Martial | • François Athanase Charette de La Contrie |
| 1 400 hommes[1] | 1 200 hommes[1] |
| Quelques morts[2] 20 blessés[2] |
Inconnues |
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| Coordonnées | 46° 40′ 10″ nord, 1° 25′ 07″ ouest | |
|---|---|---|
La deuxième bataille de La Roche-sur-Yon a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des Vendéens contre la ville de La Roche-sur-Yon.
Le , le général royaliste François Athanase Charette de La Contrie est attaqué aux Lucs-sur-Boulogne par la colonne infernale du général Cordellier[3]. Les Vendéens repoussent l'offensive mais plusieurs centaines de villageois des Lucs, hommes, femmes et enfants, sont massacrés par les républicains[3]. Après avoir repoussé Cordellier sur Legé, Charette abandonne les Lucs et se porte au château du Pont-de-Vie, dans la commune du Poiré-sur-Vie, pour y passer la nuit[3]. Le , alors que Cordellier réinvestit les Lucs et commet de nouvelles tueries, Charette lance une attaque contre la petite ville de La Roche-sur-Yon[3].
Forces en présence
D'après les mémoires[A 1] du chef vendéen Lucas de La Championnière, Charette ne dispose alors sous ses ordres que de 1 200 hommes[5]. Martial, le commandant républicain de la garnison de La Roche-sur-Yon, estime quant à lui dans son rapport[A 2] le nombre des assaillants à 3 000[1],[2]. Concernant ses propres forces, il n'affirme n'avoir à sa disposition que 1 400 hommes au plus[1], sans inclure ses postes de 450 hommes[2]. Parmi ceux-ci figurent notamment le 94e régiment d'infanterie et le 4e bataillon de volontaires de la Charente[1],[2].
Déroulement
L'attaque de La Roche-sur-Yon débute à seize heures, au nord du bourg[1],[2]. Le capitaine Martial fait aussitôt mettre 1 200 hommes en ligne de bataille[2]. D'abord indécis, le combat finit par tourner à l'avantage des républicains[2],[4]. D'après Lucas de La Championnière, le corps de l'armée vendéenne ouvre le feu par erreur sur l'avant-garde de Louis Guérin[6]. Celle-ci recule alors et provoque la déroute des hommes de Charette[6]. De son côté, Martial affirme qu'après une heure de fusillade, il donne l'ordre au 94e régiment d'infanterie, au 4e bataillon de volontaires de la Charente et à quelques autres détachements de battre la charge et d'attaquer à la baïonnette[1]. Cette manœuvre met alors totalement en fuite les combattants vendéens désorganisés[1],[7].
Pertes
Les pertes vendéennes ne sont pas connues, mais le commandant Martial assure qu'elles sont « considérables »[2]. Concernant ses forces, il affirme ne déplorer que quelques morts et vingt blessés[2]. Lucas de La Championnière rapporte quant à lui que tous les blessés vendéens transportés sur des charrettes sont sabrés par des hussards[4].