Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche (1795)

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Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche
Description de cette image, également commentée ci-après
En Vendée - 1795, huile sur toile d'Évariste Carpentier, XIXe siècle.
Informations générales
Date
Lieu Beaulieu-sous-la-Roche et Saint-Georges-de-Pointindoux
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Louis Marin Charette de La Contrie
Louis Guérin
Forces en présence
300 à 400 hommes[1] Inconnues
Pertes
50 à 100 morts[2]
100 à 300 prisonniers[1],[2],[3]
Inconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 39′ 08,9″ nord, 1° 37′ 43,8″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche
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(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche

La bataille de Beaulieu-sous-la-Roche se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui tendent une embuscade contre une convoi républicain.

Le général François Athanase Charette de La Contrie ne participe pas à l'attaque[3]. Celle-ci est menée par son frère, Louis Marin Charette de La Contrie[4], chef de la division des Sables-d'Olonne[5], et par Louis Guérin, chef de la division du Pays de Retz[4].

Selon les rapports républicains, le convoi est défendu par une escorte de 300 à 400 soldats[1].

Déroulement

Le , près de Beaulieu-sous-la-Roche, les Vendéens tendent une embuscade à un convoi républicain parti des Sables-d'Olonne et en route pour Palluau[4],[1]. Les républicains se retrouvent encerclés : les éclaireurs et la tête de la colonne sont attaqués par les hommes de Guérin, tandis que la queue de la colonne est assaillie par les troupes de Louis Marin Charette[4].

Après leur succès, les Vendéens pillent les ambulances, mais ils sont surpris par l'arrivée du représentant Gaudin, parti de Palluau, avec une petite escorte[4],[6]. Ils pensent à tort que la garnison de Palluau fait une sortie pour venir en aide au convoi, et battent en retraite[4],[6]. Certains prisonniers républicains sont tués alors qu'ils tentent de profiter du désordre pour s'enfuir[6]. L'escorte du représentant arrive alors sur les lieux du combat, puis poursuit sa route vers les Sables-d'Olonne sans être inquiétée[4],[6].

Après cette embuscade, le poste de Palluau est évacué et se replie sur La Mothe-Achard[1],[A 1].

Pertes

Dans ses mémoires[A 2], l'officier vendéen Lucas de La Championnière écrit que près de 300 républicains sont faits prisonniers lors du combat et que tous les autres défenseurs du convoi sont tués[3],[6]. François Eriau, un combattant vendéen de 18 ans originaire de Touvois, capturé en , ramène pour sa part, lors de son interrogatoire par le district de Challans, le nombre des prisonniers à un peu plus de 100[3].

Selon le rapport[A 3] au Comité de salut public rédigé le par le représentant en mission Joseph-Marie Gaudin, seuls 12 hommes sur les 300 à 400 de l'escorte sont parvenus à regagner Les Sables[1]. De son côté, le général Emmanuel de Grouchy, chef d'état-major de l'Armée de l'Ouest, écrit le dans une lettre[A 4] adressée à l'adjudant-général Savary, que le bilan total des pertes des combats des Essarts et de Beaulieu est d'un peu plus de 300 hommes, dont plus de 200 prisonniers[2].

Les prisonniers républicains sont conduits à Belleville-sur-Vie[4], où ils rejoignent ceux pris à la bataille des Essarts[3]. Ils sont tous fusillés le , sur ordre de Charette, en représailles de l'exécution de 748 émigrés et chouans capturés lors de l'expédition de Quiberon[8].

Notes

Références

Bibliographie

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