Bataille de Beaupréau (1794)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Beaupréau |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Étienne Cordellier • Joseph Crouzat |
• Jean-Nicolas Stofflet • Claude de Bruc du Cléray • Pierre de Bruc de Livernière |
| 2 000 à 3 000 hommes[1],[2] | Inconnues |
| ~ 50 morts[3] | ~ 200 morts[4] |
Batailles
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- La Créancière
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- La Bégaudière
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| Coordonnées | 47° 12′ 10″ nord, 0° 59′ 36″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Beaupréau se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains.
Après sa défaite à Cholet le , le général vendéen Jean-Nicolas Stofflet se retire sur Chemillé, qu'il abandonne ensuite pour gagner Beaupréau. Le général républicain Cordellier se lance alors à sa poursuite[5]. Le , il parcourt la route de Cholet à Vihiers, sans trouver trace de l'armée vendéenne[5]. Le 13, il investit Chemillé, qu'il fait incendier, puis il gagne Beaupréau dans la soirée[5],[3]. Le lendemain, l'armée de Stofflet lance l'attaque contre Cordellier depuis les villages de Montrevault et La Poitevinière, au nord et au nord-est de Beaupréau[5],[3].
Forces en présence
Déroulement
Dans son rapport[Note 1] au général en chef Turreau, Cordellier indique que les Vendéens engagent le combat le , à 9 heures du matin, en assaillant les avant-postes républicains du côté de Montrevault et de la La Poitevinière, au nord[3],[7]. Le 74e régiment, placé à l'avant-garde avec quinze chasseurs à cheval, oppose cependant une forte résistance et parvient à contenir l'attaque[3]. Cordellier fait alors battre la générale et sort de la ville à la rencontre des Vendéens[3]. Cependant une colonne vendéenne contourne les positions républicaines et entre dans la ville de Beaupréau par la route de Gesté, à l'ouest[3]. Surpris, les bataillons patriotes n'ont pas le temps de marcher dans leur ordre de bataille et Cordellier donne l'ordre à ses hommes de se déployer en tirailleurs[3],[7]. Les Vendéens finissent par céder et battent en retraite, poursuivis par les républicains[3]. Le gros de leurs forces s'enfuit par La Chaussaire, à l'ouest de Beaupréau[3]. La fusillade s'achève à quatre heures du soir[3],[7]. Cordellier cesse la poursuite à la tombée de la nuit et fait ensuite bivouaquer ses troupes à La Regrippière[3].
L'officier royaliste Louis Monnier évoque brièvement le combat dans ses mémoires[Note 2]. Selon lui l'attaque fut « mal dirigée », les Vendéens « n'avaient pas quatre coups à tirer » et furent « battus complètement et poursuivis de très près »[6].