Bataille de Chemillé (13 mars 1793)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Chemillé |
| Issue | Victoire vendéenne |
| • Capitaine Poirier | • Jacques Cathelineau • Jean Perdriau |
| 64 hommes[1] 3 canons[2],[3] |
1 000 à 4 000 hommes[2] 1 canon[2] |
| 10 morts[4],[5] 70 à 80 prisonniers[5] 3 canons capturés[2] |
Inconnues |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
- 1re Cholet
- 1re Coron
- 1re Chantonnay
- Pont-Charrault
- 1re Pornic
- 1re Sables-d'Olonne
- 2e Pornic
- 2e Sables-d'Olonne
- 2e Coron
- 2e Chemillé
- Les Aubiers
- 1re Challans
- Saint-Gervais
- Vezins
- 1re Port-Saint-Père
- 2e Machecoul
- 1re Beaupréau
- 1er Beaulieu-sous-la-Roche
- 1re Legé
- Thouars
- 1re Saint-Colombin
- 2e Port-Saint-Père
- 1re La Châtaigneraie
- Palluau
- 1re Fontenay-le-Comte
- 2e Fontenay-le-Comte
- Doué
- Montreuil-Bellay
- Saumur
- 3e Machecoul
- La Louée
- Parthenay
- 1re Luçon
- Nantes
- 1re Moulins-aux-Chèvres
- 1re Châtillon
- Martigné-Briand
- Vihiers
- Les Ponts-de-Cé
- 2e Luçon
- Château d'Aux
- 3e Luçon
- 1re La Roche-sur-Yon
- Vertou
- 2e Chantonnay
- Vrines
- 3e Port-Saint-Père
- 1re Montaigu
- Torfou
- 3e Coron
- Pont-Barré
- 2e Montaigu
- 1re Saint-Fulgent
- Le Pallet
- Treize-Septiers
- 2e Moulins-aux-Chèvres
- 2e Châtillon
- La Tremblaye
- 2e Cholet
- Beaupréau
- Aizenay
- Gesté
- Chauché
- 3e Legé
- 3e Cholet
- 2e Saint-Colombin
- 2e Beaupréau
- 2e Bressuire
- Argenton-Château
- La Gaubretière
- La Vivantière
- Lucs-sur-Boulogne
- 2e La Roche-sur-Yon
- Les Clouzeaux
- 1re Mortagne
- Les Ouleries
- 2e Challans
- 1re Moutiers-les-Mauxfaits
- Chaudron-en-Mauges
- Mormaison
- 3e Challans
- Les Rouchères
- Chanteloup
- 2e La Châtaigneraie
- La Chambaudière
- Les Bauches
- La Roullière
- Fréligné
- 2e Moutiers-les-Mauxfaits
- La Grève
- Chalonnes
- 2e Saint-Florent-le-Vieil
- Les Essarts
- 2e Beaulieu-sous-la-Roche
- Belleville
- Saint-Jean-de-Monts
- Île d'Yeu
- Saint-Cyr-en-Talmondais
- 2e Mortagne
- Mouilleron-le-Captif
- Les Landes-Genusson
- Saint-Denis-la-Chevasse
- Landes de Béjarry
- 2e Quatre Chemins de l'Oie
- Le bois du Détroit
- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 47° 12′ 47″ nord, 0° 43′ 33″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Chemillé se déroule le lors de la guerre de Vendée.
Après leur victoire rapide à Jallais, les insurgés du Pin-en-Mauges et de La Poitevinière menés par Jacques Cathelineau et Jean Perdriau décident d'attaquer aussitôt Chemillé, située à 7 kilomètres à l'est[2]. De nombreux paysans rejoignent les révoltés et la troupe grossit considérablement[2]. Lorsqu'elle arrive à Chemillé, elle compte entre 1 000 à 4 000 hommes armés de bâtons, de faux et pour quelques-uns de fusils de chasse[2]. Chemillé ne dispose pour sa défense que de 64[1] gardes nationaux, commandés par le capitaine Poirier, avec trois couleuvrines[2],[3].
Déroulement
Les insurgés arrivent devant Chemillé en chantant le Vexilla Regis et en poussant devant eux six patriotes liés deux par deux comme boucliers humains, dont le prêtre constitutionnel Gasneau et le juge de paix Lemonnier[2]. Les républicains se rangent quant à eux en ordre de bataille à l'ouest du bourg, positionnés derrière une petite rivière : l'Hyrôme[2]. Des pourparlers sont engagés : les gardes nationaux sont sommés de rendre leurs armes, mais les discussions échouent[2]. Les républicains ouvrent le feu avec leurs couleuvrines et les insurgés font de même avec leur canon capturé à Jallais[2]. Les paysans passent alors à l'attaque et tentent d'envelopper les républicains[2]. Un groupe mené par Cathelineau et Perdriau s'empare des pièces d'artillerie, puis les retourne contre les républicains avec l'aide d'un nommé Bruneau, dit « Six-Sous », ancien artilleur de Marine[2]. Cathelineau est blessé à la tête lors du combat[2]. Une nouvelle troupe de 200 à 300 insurgés de La Tourlandry et de La Salle-de-Vihiers, avec parmi eux l'abbé Barbotin, entre ensuite dans le bourg de Chemillé par l'est et prend les patriotes à revers[2]. Après une heure de combat, Chemillé est entièrement aux mains des insurgés[3]. Les républicains sont faits prisonniers[3] ou s'enfuient[2].
Pertes
Capturé à Chalonnes-sur-Loire, Joseph Cathelineau, frère de Jacques Cathelineau, déclare lors de son interrogatoire le devant la commission militaire à Angers, que dix patriotes environ ont été tués par les insurgés lors de la prise de Chemillé[4]. Selon Célestin Port, une dizaine de patriotes sont tués et 70 à 80 autres sont capturés, certains dans leurs maisons ou dans les environs de Chemillé, et enfermés dans l'église Notre-Dame[5]. Pour Émile Gabory, le quart des défenseurs est resté sur le terrain[2].