Bataille de Saint-Fulgent (1794)

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Date -
Issue Victoire républicaine
Bataille de Saint-Fulgent
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Saint-Fulgent, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1856.
Informations générales
Date -
Lieu Saint-Fulgent
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Dominique Joba François Athanase Charette de La Contrie
Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
Inconnues initialement
1 200 hommes en renfort[1]
2 000 à 3 000 hommes[1],[2]
Pertes
Inconnues 200 à 300 morts[1],[3]
(selon les républicains)

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 51′ 14″ nord, 1° 10′ 36″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Saint-Fulgent
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Saint-Fulgent
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Saint-Fulgent

La bataille de Saint-Fulgent a lieu du au lors de la guerre de Vendée. Le premier jour, les Vendéens s'emparent de Saint-Fulgent, mais des renforts républicains reprennent la ville dès le lendemain.

Après avoir été repoussée à Machecoul le , l'armée vendéenne de Charette se replie sur La Copechagnière[1]. Le , elle se porte sur Saint-Fulgent[1].

Forces en présence

Les forces vendéennes sont commandées par Charette et Joly[1]. Dans son rapport[A 1], le général Bard porte leur nombre entre 2 000 et 3 000[2]. L'historien Lionel Dumarcet évoque 3 000 combattants[1].

Côté républicain, Saint-Fulgent n'est défendue que par des « bataillons de première réquisition » selon Bard[2]. Ces derniers sont constitués de patriotes locaux et de jeunes gens de la dernière levée[1]. La colonne de l'adjudant-général Dominique Joba, arrivée le deuxième jour du combat, est quant à elle forte de 1 200 hommes[1].

Déroulement

Le , les Vendéens se jettent sur Saint-Fulgent[1]. Les patriotes, occupés à dresser un grand arbre de la liberté, sont complètement surpris et profitent de la tombée de la nuit pour échapper à leurs poursuivants[1]. D'après Le Bouvier-Desmortiers, les Vendéens sont tellement épuisés que Charette n'a pas confiance dans ses sentinelles et préfère dormir dans le grand chemin avec un petit nombre de combattants[1].

Le lendemain matin, les Vendéens tendent une embuscade à un détachement de Chantonnay venu relever la garnison de Saint-Fulgent[1],[5]. Les républicains prennent la fuite et sont poursuivis jusqu'au carrefour des Quatre-chemins[1]. Ils se rallient près du château de L'Oie, mais les Vendéens les mettent à nouveau en fuite en leur infligeant la perte de quelques hommes[5].

Malgré ce petit succès, les Vendéens sont accablés par un froid terrible[1]. Joly veut alors marcher sur Les Essarts, mais sur l'avis de Charette les Vendéens regagnent Saint-Fulgent[1]. Cependant des femmes avertissent les Vendéens que des gendarmes sont entrés dans la ville alors qu'ils combattaient du côté de L'Oie et leur ont annoncé l'arrivée d'une « grande compagnie »[1],[5]. Charette décide de la recevoir et envoie des patrouilles dans les environs pour le tenir informé[1]. Des cavaliers annoncent ensuite l'arrivée d'une colonne[5].

À six heures du soir, les républicains lancent l'assaut sur Saint-Fulgent[1],[2]. Selon Bard et Joba, les combats durent deux heures[1],[2]. Pour Lucas de La Championnière en revanche, les Vendéens ne résistent qu'un quart d'heure[5],[A 2]. Cependant ces derniers profitent à leur tour de la tombée de la nuit pour s'enfuir[1].

Les Vendéens sont complètement dispersés et Charette, accompagné par seulement une dizaine d'hommes, trouve refuge dans la forêt de Grasla, où il reconstitue ses forces[1].

Pertes

Notes et références

Bibliographie

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