Bataille de Mormaison

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date
Issue Victoire vendéenne
Bataille de Mormaison
Informations générales
Date
Lieu Mormaison
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• Simon-Pierre Brière François Athanase Charette de La Contrie
Louis Guérin
Forces en présence
1 200 hommes[1] 4 000 à 6 000 hommes[2],[3]
Pertes
243 morts[4] Inconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 54′ 28″ nord, 1° 26′ 56″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Mormaison
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Mormaison
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Mormaison

La bataille de Mormaison, aussi appelée bataille des landes de Béjarry, se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui prennent un convoi de grains aux républicains.

À la fin du mois de , Charette s'entend avec Jean-Nicolas Stofflet pour réunir ses forces aux siennes au village de la Bésilière, dans la paroisse de Legé, en vue d'attaquer Challans[5]. Cependant dans la nuit du au , la garnison républicaine de Mortagne-sur-Sèvre, commandée par l'adjudant-général Brière, se porte aux landes de Boisjarry — ou landes de Béjarry — près du bourg de Mormaison, non loin de Legé, afin de protéger un convoi de grains[5],[6]. Charette en est informé et décide d'intercepter la colonne[6].

Forces en présence

Dans son premier rapport[A 1], l'adjudant-général républicain Dusirat écrit que la colonne de Brière compte 1 200 hommes, dont un bataillon d'Ille-et-Vilaine[1]. Charette peut quant à lui rassembler 4 000 à 6 000 combattants selon les estimations[2],[3],[7].

Déroulement

Le , les républicains sont attaqués sur la lande, alors qu'ils chargent les voitures près de deux moulins[1],[8]. Selon Dusirat, les insurgés arrivent en quatre colonnes[1],[4]. Cependant dans ses mémoires[A 2], l'officier vendéen Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière écrit que les Vendéens attaquent avec seulement deux colonnes, l'une commandée par Charette et l'autre par Guérin[8].

À la tête des Paydrets, Guérin engage le combat avec la première colonne[6]. Les républicains se déploient en bataille et contiennent les assaillants, cependant ils sont bientôt pris à revers par la deuxième colonne, menée par Charette, qui signale son arrivée au son d'un cor de chasse[6]. Les républicains paniquent et sont mis en déroute[6]. La cavalerie se lance à la poursuite des fuyards[8] et le bataillon d'Ille-et-Vilaine perd son drapeau[6],[5].

Les Vendéens regagnent le camp de la Bésilière avec le convoi[6]. Pour fêter leur victoire, ils rôtissent 27 bœufs pris sur les attelages[6].

Pertes

Selon le Vendéen Le Bouvier-Desmortiers, les républicains laissent 2 000 morts et 24 charrettes attelées de bœufs[4]. Cependant dans son deuxième rapport[A 3], daté du , l'adjudant-général Dusirat écrit que les pertes sont de 243 tués, d'un drapeau et de 19 charrettes de grains dont les troupes avaient « le plus grand besoin »[4],[1]. L'officier républicain écrit également que cette affaire « a jeté le découragement parmi les troupes qui semblent voir partout des drapeaux blancs »[1].

Notes

Références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI