Bataille de Chalonnes

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date
Issue Victoire républicaine
Bataille de Chalonnes
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de l'église Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire.
Informations générales
Date
Lieu Chalonnes-sur-Loire
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Baptiste Boussard • Jean Châlon
Henri Forestier
Bertrand Poirier de Beauvais
Forces en présence
500 hommes[1] 2 000 hommes[1]
Pertes
70 morts ou blessés[1] Inconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 47° 21′ 05″ nord, 0° 45′ 45″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Chalonnes
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Chalonnes
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille de Chalonnes

La bataille de Chalonnes a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , les Vendéens attaquent la ville de Chalonnes-sur-Loire, mais ils sont repoussés par la garnison républicaine.

Le , à cinq heures du matin, une colonne républicaine commandée par l'adjudant-général Hauteville entre dans la petite ville de Chalonnes-sur-Loire[2],[1]. Les Vendéens sont chassés de la localité après un combat de trois heures, pendant lequel les républicains ne déplorent que cinq blessés[1]. Incendiée pendant les colonnes infernales, Chalonnes est à cette époque totalement en ruines[3].

Le , une petite troupe de 600 à 700 Vendéens avec quelques cavaliers est signalée non loin de Chalonnes, mais elle n'ose lancer une attaque[1].

Le , la colonne de Hauteville laisse une garnison à Chalonnes et part attaquer Saint-Florent-le-Vieil en passant par La Pommeraye[1].

Le , Chalonnes est attaquée par les Vendéens de la division de Chemillé[4], qui se sont rassemblés à Saint-Laurent-de-la-Plaine[3].

Forces en présence

Selon le représentant en mission François Siméon Bézard, la colonne qui occupe Chalonnes-sur-Loire est forte de 500 hommes[1],[Note 1]. Les forces vendéennes sont quant à elles évaluées à trois colonnes fortes chacune de 600 à 800 hommes, avec 120 cavaliers[1].

D'après l'officier royaliste Bertrand Poirier de Beauvais, chef de l'artillerie de l'armée d'Anjou, Stofflet reste en observation du côté de Coron, face à une autre colonne, et ne prend pas part aux combats[3]. L'attaque est menée par Jean Châlon, chef de la division de Chemillé[3]. Henri Forestier, chef de la cavalerie, est également présent[3]. Poirier de Beauvais ne donne pas d'indication sur le nombre des combattants et indique seulement qu'ils sont peu nombreux[3].

Déroulement

Les républicains attendent les Vendéens près d'un pont, situé à l'embouchure du Layon et de la Loire[3]. Le combat est d'abord à l'avantage des Vendéens[3],[5]. Le bataillon de l'Unité prend la fuite[5] et les insurgés s'emparent du bourg de Chalonnes[3],[5], à l'exception de l'église[3], où résistent les grenadiers de la Sarthe et de Chartres[5].

Cependant les Vendéens ne parviennent pas à retirer les madriers qui servent de pont sur le Layon[3]. Le général Jean-Baptiste Boussard arrive alors en renfort[2]. Après avoir rallié une centaine de fuyards, il reprend le pont[3], puis le bourg[1],[3],[5]. Les Vendéens sont repoussés et battent en retraite[3],[5],[6],[7]. Les combats ont duré trois heures[5].

Pertes

Dans ses mémoires[Note 2], l'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais affirme que pas moins de 1 500 à 2 000 républicains sont tués lors du combat[2]. L'auteur royaliste René Bittard des Portes réduit ce nombre à 300 tués[2]. Dans son rapport au Comité de salut public[Note 3], le représentant en mission François Siméon Bézard écrit que les pertes sont de 70 hommes, tant tués que blessés[1],[5]. Le général Boussard a reçu deux blessures au bras[1],[5].

Notes

Références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI