Bataille de Chalonnes
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Chalonnes-sur-Loire |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Jean-Baptiste Boussard | • Jean Châlon • Henri Forestier • Bertrand Poirier de Beauvais |
| 500 hommes[1] | 2 000 hommes[1] |
| 70 morts ou blessés[1] | Inconnues |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
- 1re Cholet
- 1re Coron
- 1re Chantonnay
- Pont-Charrault
- 1re Pornic
- 1re Sables-d'Olonne
- 2e Pornic
- 2e Sables-d'Olonne
- 2e Coron
- 2e Chemillé
- Les Aubiers
- 1re Challans
- Saint-Gervais
- Vezins
- 1re Port-Saint-Père
- 2e Machecoul
- 1re Beaupréau
- 1er Beaulieu-sous-la-Roche
- 1re Legé
- Thouars
- 1re Saint-Colombin
- 2e Port-Saint-Père
- 1re La Châtaigneraie
- Palluau
- 1re Fontenay-le-Comte
- 2e Fontenay-le-Comte
- Doué
- Montreuil-Bellay
- Saumur
- 3e Machecoul
- La Louée
- Parthenay
- 1re Luçon
- Nantes
- 1re Moulins-aux-Chèvres
- 1re Châtillon
- Martigné-Briand
- Vihiers
- Les Ponts-de-Cé
- 2e Luçon
- Château d'Aux
- 3e Luçon
- 1re La Roche-sur-Yon
- Vertou
- 2e Chantonnay
- Vrines
- 3e Port-Saint-Père
- 1re Montaigu
- Torfou
- 3e Coron
- Pont-Barré
- 2e Montaigu
- 1re Saint-Fulgent
- Le Pallet
- Treize-Septiers
- 2e Moulins-aux-Chèvres
- 2e Châtillon
- La Tremblaye
- 2e Cholet
- Beaupréau
- Aizenay
- Gesté
- Chauché
- 3e Legé
- 3e Cholet
- 2e Saint-Colombin
- 2e Beaupréau
- 2e Bressuire
- Argenton-Château
- La Gaubretière
- La Vivantière
- Lucs-sur-Boulogne
- 2e La Roche-sur-Yon
- Les Clouzeaux
- 1re Mortagne
- Les Ouleries
- 2e Challans
- 1re Moutiers-les-Mauxfaits
- Chaudron-en-Mauges
- Mormaison
- 3e Challans
- Les Rouchères
- Chanteloup
- 2e La Châtaigneraie
- La Chambaudière
- Les Bauches
- La Roullière
- Fréligné
- 2e Moutiers-les-Mauxfaits
- La Grève
- Chalonnes
- 2e Saint-Florent-le-Vieil
- Les Essarts
- 2e Beaulieu-sous-la-Roche
- Belleville
- Saint-Jean-de-Monts
- Île d'Yeu
- Saint-Cyr-en-Talmondais
- 2e Mortagne
- Mouilleron-le-Captif
- Les Landes-Genusson
- Saint-Denis-la-Chevasse
- Landes de Béjarry
- 2e Quatre Chemins de l'Oie
- Le bois du Détroit
- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 47° 21′ 05″ nord, 0° 45′ 45″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Chalonnes a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , les Vendéens attaquent la ville de Chalonnes-sur-Loire, mais ils sont repoussés par la garnison républicaine.
Le , à cinq heures du matin, une colonne républicaine commandée par l'adjudant-général Hauteville entre dans la petite ville de Chalonnes-sur-Loire[2],[1]. Les Vendéens sont chassés de la localité après un combat de trois heures, pendant lequel les républicains ne déplorent que cinq blessés[1]. Incendiée pendant les colonnes infernales, Chalonnes est à cette époque totalement en ruines[3].
Le , une petite troupe de 600 à 700 Vendéens avec quelques cavaliers est signalée non loin de Chalonnes, mais elle n'ose lancer une attaque[1].
Le , la colonne de Hauteville laisse une garnison à Chalonnes et part attaquer Saint-Florent-le-Vieil en passant par La Pommeraye[1].
Le , Chalonnes est attaquée par les Vendéens de la division de Chemillé[4], qui se sont rassemblés à Saint-Laurent-de-la-Plaine[3].
Forces en présence
Selon le représentant en mission François Siméon Bézard, la colonne qui occupe Chalonnes-sur-Loire est forte de 500 hommes[1],[Note 1]. Les forces vendéennes sont quant à elles évaluées à trois colonnes fortes chacune de 600 à 800 hommes, avec 120 cavaliers[1].
D'après l'officier royaliste Bertrand Poirier de Beauvais, chef de l'artillerie de l'armée d'Anjou, Stofflet reste en observation du côté de Coron, face à une autre colonne, et ne prend pas part aux combats[3]. L'attaque est menée par Jean Châlon, chef de la division de Chemillé[3]. Henri Forestier, chef de la cavalerie, est également présent[3]. Poirier de Beauvais ne donne pas d'indication sur le nombre des combattants et indique seulement qu'ils sont peu nombreux[3].
Déroulement
Les républicains attendent les Vendéens près d'un pont, situé à l'embouchure du Layon et de la Loire[3]. Le combat est d'abord à l'avantage des Vendéens[3],[5]. Le bataillon de l'Unité prend la fuite[5] et les insurgés s'emparent du bourg de Chalonnes[3],[5], à l'exception de l'église[3], où résistent les grenadiers de la Sarthe et de Chartres[5].
Cependant les Vendéens ne parviennent pas à retirer les madriers qui servent de pont sur le Layon[3]. Le général Jean-Baptiste Boussard arrive alors en renfort[2]. Après avoir rallié une centaine de fuyards, il reprend le pont[3], puis le bourg[1],[3],[5]. Les Vendéens sont repoussés et battent en retraite[3],[5],[6],[7]. Les combats ont duré trois heures[5].
Pertes
Dans ses mémoires[Note 2], l'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais affirme que pas moins de 1 500 à 2 000 républicains sont tués lors du combat[2]. L'auteur royaliste René Bittard des Portes réduit ce nombre à 300 tués[2]. Dans son rapport au Comité de salut public[Note 3], le représentant en mission François Siméon Bézard écrit que les pertes sont de 70 hommes, tant tués que blessés[1],[5]. Le général Boussard a reçu deux blessures au bras[1],[5].