Bataille de la Bégaudière

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Date
Issue Victoire républicaine
Bataille de La Bégaudière
Informations générales
Date
Lieu Entre Saint-Sulpice-le-Verdon et Saint-Denis-la-Chevasse
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Pierre Travot François Athanase Charette de La Contrie
Louis Marin Charette de La Contrie
Forces en présence
350 hommes[1] 160 à 200 hommes[2],[3]
Pertes
Inconnues 14 à 50 morts[4]
75 prisonniers[5]

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 51′ 50″ nord, 1° 23′ 25″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de La Bégaudière
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de La Bégaudière
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de La Bégaudière

La bataille de La Bégaudière a lieu le lors de la guerre de Vendée.

À la mi-, avec l'aval du général Hoche, des tractations sont engagées par l'intermédiaire de l'abbé Guesdon, curé de La Rabatelière, pour permettre à Charette de quitter la France et de lui fournir un passeport ainsi qu'un bateau pour l'Angleterre ou une escorte pour la Suisse[6],[7],[8]. Le , Charette réunit ses hommes au village de La Bégaudière, entre Saint-Sulpice-le-Verdon et Saint-Denis-la-Chevasse[6],[9]. Ses officiers l'engagent à accepter la proposition pour tenter de revenir au printemps avec les princes et les émigrés[6],[A 1]. Après peut-être une certaine hésitation, Charette annonce qu'il refuse de quitter la France[6],[9],[7]. Il écrit alors au général Gratien : « Depuis quand la République se croit-elle autorisée à me dicter des lois, que l'honneur et la justice réprouvent, et que ne puis adopter sans une insigne lâcheté? Depuis quand ses chefs se sont-ils cru permis de fixer les dépenses de mes voyages, d'en diriger la marche? Vaincre ou mourir pour mon Dieu ou pour mon Roi, voilà ma devise irréfragable »[6]. L'abbé Guesdon condamne cette décision, affirmant dans une lettre à Hoche avoir été « trompé indignement par l'hypocrisie de Charette »[11]. Quelques jours plus tard, il est assassiné dans des circonstances obscures par des soldats vendéens[11],[7].

Forces en présence

D'après le rapport[A 2] de l'adjudant-général Travot, Charette est à la tête de 130 à 150 cavaliers et de 50 fantassins au moment de l'attaque[2],[12]. Dans une lettre envoyée le au Directoire exécutif, le général Lazare Hoche évoque 160 hommes[3].

Travot est quant à lui alors à la tête d'une colonne de 300 fantassins et 50 cavaliers[1].

Déroulement

Le , les forces de Travot attaquent celles de Charette à La Bégaudière, près du moulin de la Chevasse, à une demi-lieue du bourg des Lucs-sur-Boulogne[2]. Les républicains et les Vendéens se chargent mutuellement, mais le combat tourne rapidement à l'avantage des premiers[2],[4]. Les royalistes prennent la fuite et sont poursuivis sur quatre lieues[2].

Pertes

D'après l'adjudant-général Travot, les Vendéens laissent au moins 30 morts[4],[12]. L'abbé Remaud, commissaire général de l'armée de Charette et rescapé de la déroute[13], fait état de 50 tués[4]. L'armateur sablais André Collinet donne quant à lui dans son journal[A 3] un bilan de 14 tués[4],[5] et 75 prisonniers[5] chez les Vendéens, contre « fort peu de monde » du côté des républicains[5]. Dans une lettre adressée le au citoyen Fairan, Hoche déclare quant à lui que Charette n'a pu se sauver qu'avec quarante hommes sur les 150 qu'il était parvenu à rassembler[14],[A 4].

Parmi les morts figurent Louis Marin Charette de La Contrie[A 5], le frère du général, Charette de La Colinière, son cousin, et Beaumel, le commandant de la cavalerie[2],[15], ainsi que les émigrés La Porte et Jallais[4].

L'armateur sablais André Collinet fait également mention dans son journal de la présence de deux amazones parmi les prisonniers : Céleste de Couëtus, fille du général Couëtus, et Suzanne Poictevin de La Rochette : « Dans le nombre des prisonniers il s'est trouvé deux héroïnes qui ont été obligées de se rendre couvertes de blessures, elles combattirent à côté de Charette leur général, ces deux filles travesties en homme sont jeunes et très jolies »[2],[4].

Les républicains s'emparent de 50 à 60 chevaux[12],[14],[5] et prennent le guidon à fleur de lys d'or et le porte-manteau de Charette à l'intérieur duquel ils trouvent des lettres et un ordre de rassemblement du matin même[2],[3].

Conséquences

Les défaites de Charette poussent de plus en plus ses hommes et ses officiers à faire leur soumission à la République. Le jour même du combat, Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière dépose les armes auprès du général Philippon[2]. Pendant ce temps, Dabbaye, accompagné de 18 cavaliers, est surpris par le chef de bataillon Lesol au village de La Perraudière, près de Legé[2]. Si un seul de ses hommes est tué et que tous les autres parviennent à s'enfuir, Dabbaye est fait prisonnier et conduit à Montaigu où il est exécuté peu après[2]. Le , Hyacinthe Hervouët de La Robrie, Guérin le jeune et une trentaine de cavaliers viennent se rendre à Vieillevigne et fournissent aux républicains des renseignements sur Charette[2],[16],[3],[14]. Le , un groupe de Vendéens est attaqué à la métairie de La Martinière, à Bournezeau : le chef de division Le Moëlle est tué, Charles de Lézardière et le chevalier de La Voyerie sont faits prisonniers et Charles Caillaud réussit à s'enfuir[13]. Le , le chef de division Lecouvreur dépose les armes à son tour[17].

Notes

Références

Bibliographie

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