Culture de la Lettonie

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Maison des Têtes noires de Riga

La culture de la Lettonie, pays de l'Europe du Nord, désigne d'abord les pratiques culturelles observables de ses habitants (2 000 000, estimation 2017). Le Canon culturel letton répertorie 99 trésors culturels et artistiques parmi les plus remarquables et les plus célèbres de Lettonie.

Langues

Juste avant la Première guerre mondiale, au point de vue ethnique, la population se répartit de la manière suivante : Lettons : 210 000, Russes : 99 000, Allemands : 69 000, Polonais : 47 000, Lituanien : 35 000, Juifs : 33 600, Estoniens : 9 000[1]. Les vingt premières années du XXe siècle avaient vu la population allemande de Lettonie diminuer de moitié et se féminiser largement. Au début des années 1930, la société de Riga se lettonise, beaucoup d’Allemands (surtout les grands propriétaires ruraux expropriés en 1920) quittent le pays. Ensuite, le mouvement se poursuit plus lentement ; en 1924, ils sont au nombre de 71 000, soit 3,5 % de la population, mais en 1935, ils ne sont plus que 62 000. Après l'occupation soviétique, le pourcentage de Lettons dans la population passe de 83 % en 1940 à 62 % en 1959, 56, 8 % en 1970, 53, 7 % en 1979, et moins de 52 % en 1989 alors que les Slaves atteignent 42 %. À Riga, les autochtones sont devenus très minoritaires : 36,5 %[1].

Le , la « Loi sur la langue d’État » est entrée en vigueur. Son article 3, paragraphe 1, stipule que le letton est la langue officielle de la République de Lettonie, tandis que son article 3, paragraphe 4, stipule que l'État assure la préservation, la protection et le développement du latgalien écrit en tant que forme historique du letton.

L’article 5 de cette loi stipule que toute autre langue parlée en République de Lettonie, à l’exception du live, est considérée comme une langue étrangère au sens de la présente loi.

Le , la Saeima a approuvé en lecture finale les amendements à la loi sur l'éducation et à la loi générale sur l'éducation, qui prévoient une transition progressive vers un enseignement exclusivement en langue nationale dans l'enseignement préscolaire et primaire sur une période de trois ans[2].

Populations

Traditions

Religion(s)

Symboles

  • Armoiries de la Lettonie, Drapeau de la Lettonie[7]
  • Dievs, Sveti Latviju, hymne national de Lettonie. La musique et les paroles ont été écrites en 1873 par Kārlis Baumanis pour la fête des chansons. Il devient hymne de la république en 1920. Après l'occupation et annexion des pays baltes par l'URSS en 1945, il est interdit jusqu'en 1990[8].
    • Oiseau : Bergeronnette grise, appelée Bergeronnette blanche en letton, a été reconnue comme oiseau national de Lettonie en 1969 à Tokyo par le Conseil international pour la protection des oiseaux (aujourd'hui BirdLife International). La Bergeronnette grise figure sur le logo de la Société ornithologique de Lettonie. C'est l'un des oiseaux les plus fréquemment mentionnés dans les contes et chansons folkloriques lettons[9].
    • Insecte : Coccinelle à deux points a été désignée insecte national de Lettonie en 1991 par la Société entomologique lettone. Le nom letton de cet insecte, mārīte, est emprunté à celui de la divinité Māra, déesse mère dans la mythologie lettone[10].
    • Fleur : Marguerite commune[11]
    • Arbres : Tilleul, Chêne
    • Fleuve : Daugava, fleuve de la destinée
    • Monument : Monument de la Liberté
    • Devise : Tēvzemei un brīvībai (Pour la Patrie et la Liberté)

Mythologie

  • Mythologie lettone[12]
    • Mara (en), Dievas (en), Péroun, Laima, Ūsiņš, Saulė, Mārtiņš, Thekla, Lauma, Auseklis, Perkons...
    • Les chansons mythologiques lettons, traduction par Michel Jonval, Librairie Picart, Paris, 1929
    • Nissendorf, Légendes mythologiques lataviennes, 1892-1893
      • (Lettonie) : Dievturība est le mouvement fondé officiellement en 1925 par Ernests Brastiņš, qui entendait faire renaître la religion préchrétienne à partir des chansons traditionnelles, de la mythologie et du folklore, dans un pays christianisé tardivement et resté longtemps fidèle à certaines pratiques païennes[13].
      • (Latgale) : Romuva
  • Fêtes populaires :

Folklore

Pratiques

Fêtes

Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
1er janvier1er de l'anJaungada diena
Vendredi saintVendredi saintlielā piektdienaVendredi saint se dit lielā piektdiena : « le grand vendredi »
Lundi de PâquesLundi de PâquesOtrās LieldienasPâques se dit Lieldienas : « les grands jours »
1er maiFête du travailDarba svētki
4 maiIndépendance de 1990Neatkarības deklarācijas pasludināšana diena
23 juinFête de Ligo Līgo svētki ou Zāļu dienafête du solstice d'été qui s’enchaîne avec la Saint-Jean
24 juinSaint-JeanJāņi
18 novembreFête nationale (proclamation de la république)Latvijas republikas proklamēšana dienaOu le lendemain en cas de week-end
25 décembreNoëlZiemassvētki : « fête de l'hiver »
26 décembreLendemain de NoëlOtrie Ziemassvētki
31 décembreSaint-SylvestreVecgada diena

Les noms de Lieldienas et Ziemassvētki sont originaires de la mythologie lettone et repris par les missionnaires allemands lors de la christianisation.

Autres jours importants :

Société

Noms

Éducation

Éducation en français

Autres

Droit

Féminisme et les mouvements de femmes

État

Emploi

Divers

  • Coût de la vie[37] : en décembre 2017, le salaire mensuel moyen serait de 1143 euros (contre 2900 en France).

Arts de la table

Cuisine(s)

Boisson(s)

Les consommations lettones sont variées :

  • Eau de source
  • Eaux minérales (Ķemeri, Baldone, Zaķumuiža)
  • Jus de pommes, d'airelles, de canneberges, de bouleau, etc.
  • Babeurre, Kéfir
  • Cidre
  • Bière[41] :
    • Lāčplēsis[42] (qui tient son nom de l'épopée Lāčplēsis) en 2014, elle a été saluée par la critique internationale lors de la World Beer Cup aux États-Unis, remportant une médaille de bronze parmi 5 000 bières, ainsi qu'une médaille d'or au concours European Beer Star à Munich, en Allemagne, parmi plus de 1 600 participants.
    • Valmiermuiža[43] - 60 % des actions du fonds appartiennent à Aigars Ruņģis, propriétaire des locaux de la brasserie, 24 % au fonds d'investissement autrichien Industrieliegenschaftenvervaltungs AG (ILAG) et 16 % à la société allemande Thinkflink GmbH.
    • Kokmuiža
  • Kvas
  • Vin letton[44], vin de Sabile[45],[46]
  • Baume noir de Riga
  • Thé, infusions, café…

Le grand nombre de bars, boîtes, clubs, fêtes, laisse supposer une grande consommation alcoolique, été comme hiver. Pourtant, le nombre encore plus important de commerces d'alcool (bière, vin, vodka, balzam, whisky…) en ville fait qu'ils sont généralement vides d'acheteurs visibles (au printemps 2017).

Santé

Activités physiques

Sports

Arts martiaux

Autres

Littérature

XVIIIe siècle et XIXe siècle

XXe siècle et XXIe siècle

Média

Presse

Radio

Télévision

Internet (.lv)

Artisanats

Les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel relèvent (pour partie) du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. On parle alors de trésor humain vivant. Mais une grande partie des techniques artisanales ont régressé, ou disparu, dès le début de la colonisation, et plus encore avec la globalisation, sans qu'elles aient été suffisamment recensées et documentées.

Parmi les références :

  • Ziedonis Lig̕ers, Ornement letton /Latvju Raksti : tautas māksla uzvalkos, audumos, būvēs, podniecībā u.t.t., pēc materiāliem valsts un privātos krājumos, bilingue français et letton, Riga, trois tomes, 1924-1931, réédition 1990
  • Publications du Musée de l'histoire de Riga et de la navigation :
    • Mebelu kolekcija, collection de mobilier
    • Porcelana kolekcija, collection de porcelaines
    • Apgerbu kolekcija, collection de costumes
    • Ierocu kolekcija, collection d'armes
    • Muzicas instrumentu kolekcija, collection d'instruments de musique

Design

Textiles, cuir, papier

Bois, métaux

Mobilier

Poterie, céramique, faïence

  • Pēteris Martinsons (lv) (1931-2013), le père du renouveau de la céramique lettone, dont un legs honore le Marc Rothko Art Centre (Daugavpils)
  • Poterie lettonne (en), nombreux potiers et céramistes
    • Silivija Smikdena (1935-), Juta Rindina (1953-), Ilona Romule (1962-)
    • Elina Tintane (1978-), Sanita belite (1978-)
    • Ilona Sausa, Eleonora Pastare, Lilija Zeiler, Nellija Dzalba, Inguna Skuja, Valentins Petiko,
    • Latgale : Valdis Paulins, Eriks Kudis, Valentins Petjko, Evalds Vasilievskis…
    • Vidzeme : Peteris Gailums, Viktors Pankos, Antons Uspelis, Ilmars Vealis…
  • Latvijas keramika (lv)
  • Latgales keramika (lv), Baltic Raku de Daugavpils : Ilona Sausa, Liga Cible, Nellija Dzalba, Mairita Folkmane
  • Baltars (en), porcelaine de Riga (1924-1930), avec musée en Vieille Ville
  • Fabrique de porcelaine : Piebalga (Vidzeme)
  • Rigas Porcelana Muzejs[74]

Verrerie d'art

  • Līvāni (Latgale) : nombreux artisans verriers, Musée du Verre Livanu Stilka Muzejs

Joaillerie, bijouterie, orfèvrerie

  • Bijoux en argent
  • Bijoux en ambre
  • Bijoux Art Nouveau
  • Bijoux fantaisie, en tissu, papier, bois...

Arts visuels

Dessin

Peinture

Pu, Soleil d'automne
Janis Rozentāls, Nāve, 1897
Johans Valters, Marché de Jelgava (1897)
Johannes Walter-Kurau, 1920-1930, Nue debout

Deux ouvrages donnent une bonne synthèse récente des arts visuels lettons entre 1900 et 1935 :

  • Dace Lamberga, Le modernisme classique : La peinture lettone au début du 20e siècle[76], 2005
  • Suzanne Pourchier-Plasseraud[77], les Arts de la nation : construction nationale et arts visuels en Lettonie, 1905-1934[78], 2013

Période 1800-1915

Période 1915-1940

Période 1940-1985

Période 1985-2020

Groupes d'artistes

Sculpture

Architecture

Photographie

Graphisme

Autres

Arts du spectacle

Musique

Culte œcuménique à la cathédrale protestante de Riga.

La langue et la culture lettone avant le XIXe siècle étaient transmises par voix orale et principalement par le biais de petites chansons appelées Dainas. Cette partie du folklore letton n'a été que peu traduite. Krišjānis Barons (1835-1923) et Andrejs Jurjāns (en) (1856-1922) sont les plus célèbres des collecteurs.

La Lettonie organise tous les cinq ans un festival des chants et des danses depuis 1873, qui accueille 30 000 choristes à Rīga[83].

De nos jours, la Lettonie dont les habitants s'appellent eux-mêmes le peuple chantant est riche d'une importante production musicale et balaie tous les horizons. Cependant, la production musicale n'est pas vraiment vecteur d'échanges idéologiques ou de revendication dans la majeure partie des cas. Le thème le plus populaire reste celui de l'amour. Mais un peuple responsable de la (Révolution chantante).

Depuis 2000, Mariss Jansons (1943) chef d'orchestre et Gidon Kremer (1947) violoniste sont deux musiciens de renommée internationale.

Danse

Théâtre

Autres scènes : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation

Cinéma

Tournage de Sapņu komanda 1935 (Dream team 1935) en 2012

La Lettonie compte un grand réalisateur... russe, Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, qui y est né en 1898 et qui est surtout connu pour Le Cuirassé Potemkine (1925). Son principal opérateur fut Édouard Tissé.

Le premier film tourné en Lettonie, en 1910, est un documentaire, réalisé par Aleksandrs Stanke[94].

Riga Film Studio (en letton : Rīgas kinostudija) est la plus vieille société de production cinématographique de Lettonie[95].

Réalisateurs lettons

  • Pāvels Armands (1902-1964): Givre de printemps (Salna pavasarī, 1955) [96]
  • Aloizs Brenčs (1929-1998) : Le long chemin dans les dunes (Ilgais ceļš kāpās, 1983)
  • Oļģerts Dunkers (1932-1997) : Un détour après l'autre (Ceļa zīmes, 1969), Klav fils de Martin (Klāvs - Mārtiņa dēls, 1970), Attaque contre la police secrète (Uzbrukums slepenpolicijai, 1974)
  • Rostislav Gorjaev (1934-2007) : Sur la piste (1964), Nocturne (1964), La confrontation (1973)
  • Rolands Kalniņš (1922-) : Ilze (1959)[96], Tempête (Vētra, 1960), Sous terre (Pazemē, 1963), Je n'ai rien oublié, Richard (1966), L'affaire de Tseplis (1972)
  • Varis Krūmiņš (1931-2004) : Les causes et les conséquences (Cēloņi un sekas, 1956), Le Fils du pêcheur (Zvejnieka dēls, 1957)[96], L'écho (Atbalss, 1959), Les héritiers de la route de guerre (Kara ceļa mantinieki, 1971)
  • Leonīds Leimanis (1910-1974) : Nauris (1957), Le glaive et la rose (Šķēps un roze, 1959)[96], Edgars et Kristine (Purva bridējs, 1966), Chez la dame riche (Pie bagātās kundzes, 1969)
  • Ada Neretniece (1924-2008) : Rita (1957), L'étrangère au village (Svešiniece ciemā, 1958)[96], Ton bonheur (Tava laime, 1960), Les Dupes (Pieviltie, 1961), Il est vivant (Viņš dzīvs, 1963), Le Serment d'Hippocrate (Hipokrāta zvērests, 1965), Le matin d'un long jour (Ilgās dienas rīts, 1968), Capitaine Jack (Kapteinis Džeks, 1972)
  • Gunārs Piesis (1931-1996) : Merci pour le printemps (Kārkli pelēkie zied, 1961), On n'a plus besoin d' aller nulle part (Nekur vairs nav jāiet, 1964), À l'ombre de la mort (Nāves ēnā, 1971), Soufflez, les vents, soufflez ! (Pūt, vējiņi! 1973), Ton fils (Tavs dēls, 1978)
  • Voldemārs Pūce (1906-1981) : Kaugurieši (1941), Le Temps des arpenteurs (Mērnieku laiki, 1968)
  • Juris Podnieks (1950-1992): Est-il facile d'être jeune ? (Vai viegli būt jaunam?, 1986), La Fin de l’Empire (Impērijas gals, 1991)
  • Laila Pakalniņa (1962-): L'Église (Baznīca, 1993), Le Ferry (Prāmis) 1994, It'll Be Fine (court-métrage, 2004)
  • Jānis Streičs (1936-): Théâtre (Teātris, 1978), Limousine dans les couleurs de la nuit de la Saint-Jean (Limuzīns Jāņu nakts krāsā, 1981), Le Moulin fatal (Likteņdzirnas, 1997)
  • Ivars Seleckis (1934) : Šķērsiela (1988)
  • Aleksandrs Leimanis (1913-1990) : Les Serviteurs du Diable (Vella kalpi, 1970)
  • Ansis Epners (1937-2003) : Je suis letton (Es esmu latvietis, 1990)

Animateurs lettons

Autres scènes : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation

Les arts mineurs de scène, arts de la rue, arts forains, cirque, théâtre de rue, spectacles de rue, arts pluridisciplinaires, performances manquent encore de documentation pour le pays …

Pour le domaine de la marionnette, la référence est : Arts de la marionnette en Lettonie, sur le site de l'Union internationale de la marionnette UNIMA).

Autres

Tourisme

Patrimoine

Annexes

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