Bataille de Legé (7 décembre 1793)
bataille de la guerre de Vendée
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La deuxième bataille de Legé a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle se termine par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des Vendéens contre la ville de Legé.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Legé |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Joseph Guillaume | • François Athanase Charette de La Contrie |
| 800 hommes[1] | 1 600 hommes[2] |
| 87 morts[2] 120 blessés[2] |
27 morts[2] 40 blessés[2] |
Batailles
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| Coordonnées | 46° 53′ 11″ nord, 1° 35′ 51″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
Forces en présence
La garnison de Legé est alors constituée de 800 hommes sous les ordres de l'adjudant-général Joseph Guillaume[1]. D'après l'officier vendéen Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière, les républicains disposent également de cinq canons et d'un obusier[3]. Les forces vendéennes qui prennent part à l'attaque de Legé sont estimées à 6 000 hommes d'après une lettre du général Bard adressée au général Duval[2]. Cependant pour le royaliste Le Bouvier-Desmortiers, la troupe de Charette n'est forte que de 1 600 hommes[2].
Déroulement
Le [1], Jean-Baptiste Joly attaque un détachement de la garnison de Legé aux Lucs-sur-Boulogne[1]. D'après Lucas de La Championnière, l'armée de Charette, alertée par le bruit de la fusillade, se porte à sa rencontre[A 1]. En chemin, près de la forêt de Touvois, au nord-ouest de Legé, les hommes de Charette tombent sur un petit convoi républicain mal escorté[1]. Ils s'emparent de quelques ambulances[3] et de matériel de cavalerie, mais ne peuvent empêcher les fuyards de donner l'alerte à Legé[1]. Un détachement sort de la ville à la rencontre des Vendéens, mais il bat rapidement en retraite face à leur nombre[1].
La troupe de Charette arrive devant Legé par la route de Nantes, au nord[1]. Cependant les forces de Joly et Savin, après leur succès aux Lucs, au sud-est de la ville, ne font pas leur apparition[1]. Les forces de Charette lancent l'assaut seules, mais elles se heurtent aux retranchements que le général vendéen avait fait lui-même édifier quelques mois plus tôt lorsque la ville était sous son contrôle[1]. D'après Lucas de La Championnière : « M. Charette avait autrefois fait faire à l'extérieur de Legé des fossés assez élevés et les arbres avaient été abattus à portée de canon ; les retranchements ne servirent qu'à nos ennemis »[3].
En fin de journée, après une heure et demie de fusillade, les Vendéens abandonnent le combat à la vue de l'arrivée de renforts républicains[1],[3]. L'attaque est repoussée[1],[4],[5], mais Guillaume ne peut se lancer à la poursuite des assaillants[5]. D'après Lucas de La Championnière : « Notre mauvais succès fut attribué à la maladresse que nous avions eue d'attaquer par le chemin de Nantes beaucoup plus découvert que celui de Rocheservière »[1],[3].
Le lendemain , la troupe de Charette contourne Legé et rejoint celle de Joly aux Lucs-sur-Boulogne[1].
Pertes
Selon Le Bouvier-Desmortiers, les Vendéens ont 27 morts et 40 blessés contre 87 tués et 120 blessés pour les Républicains[2],[6]. Le , l'adjudant-général Guillaume, commandant du poste de Legé, écrit au général Vimeux : « L'attaque impétueuse que m'a faite Charette a beaucoup affaibli mes forces. J'attendais avec impatience les munitions qui m'arrivent aujourd'hui[7]. »