Risque industriel dans les Alpes-de-Haute-Provence
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Carte des communes avec sites Seveso | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Régimes de classement des établissements (au 31 octobre 2019) | |
| Enregistrement | 44 |
| Autorisation | 68 |
| Établissements sensibles (au 31 octobre 2019) | |
| Seveso seuil haut | 5 |
| Seveso seuil bas | 1 |
| Priorité nationale | 12 |
| IED-MTD[1] | 11 |
| modifier |
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Le risque industriel dans les Alpes-de-Haute-Provence est la combinaison de la probabilité de survenue d’un accident industriel sur le territoire du département des Alpes-de-Haute-Provence et de ses conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, les biens, dont le patrimoine culturel et l’activité économique.
Six établissements de statut Seveso sont dénombrés dans le département : cinq de seuil haut et un de seuil bas.
Plusieurs plans de prévention des risques technologiques ont été mis en place afin de prévenir les risques aux abords de certains sites.
L'information de la population est faite via différents vecteurs. Le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune, dont le risque industriel. Le dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) précise au niveau communal ces risques. Il est complété par le plan communal de sauvegarde qui définit l'organisation pour y faire face. Enfin, depuis 2006, l’information des acquéreurs ou locataires doit être faite sur les risques auxquels le bien immobilier est exposé.
Contexte industriel
Typologie des risques industriels
Les générateurs de risques sont regroupés en deux familles[2] :
- Les industries chimiques produisant ou stockant des produits chimiques de base, des produits destinés à l'agroalimentaire (notamment les engrais), les produits pharmaceutiques et de consommation courante (eau de javel, etc.) ;
- Les industries pétrochimiques produisant l'ensemble des produits dérivés du pétrole (essences, goudrons, gaz de pétrole liquéfié).
Tous ces établissements sont des établissements fixes qui produisent, utilisent ou stockent des produits répertoriés dans une nomenclature spécifique.
Les effets d’un accident industriel sont rangés en trois familles[2] :
- Les effets thermiques sont liés à une combustion d'un produit inflammable ou à une explosion ;
- Les effets mécaniques sont liés à une surpression, résultant d'une onde de choc (déflagration ou détonation), provoquée par une explosion. Celle-ci peut être issue d'un explosif, d'une réaction chimique violente, d'une combustion violente (combustion d'un gaz), d'une décompression brutale d'un gaz sous pression (explosion d'une bouteille d'air comprimé par exemple) ou de l'inflammation d'un nuage de poussières combustibles. Pour ces conséquences, les spécialistes calculent la surpression engendrée par l'explosion (par des équations mathématiques), afin de déterminer les effets associés (lésions aux tympans, poumons, etc.) ;
- Les effets toxiques résultent de l'inhalation d'une substance chimique toxique (chlore, ammoniac, phosgène, etc.), à la suite d'une fuite sur une installation. Les effets découlant de cette inhalation peuvent être, par exemple, un œdème du poumon ou une atteinte au système nerveux.
Accidents récents
Les accidents suivants se sont produits depuis 2002[3] :
- À Sisteron, sur le site de SANOFI CHIMIE, le , un atelier doit être évacué à la suite de l’émission de chlorure d’hydrogène (HCI). Un périmètre de sécurité de 5 km est mis en place en raison d’un vent fort soufflant en direction de la ville. La route nationale est interdite à la circulation durant 45 min ;
- le , sur la même commune, le fond d’un ballon de purge s’ouvre brutalement à la suite de l’arrêt d’un atelier de l’usine pétrochimique d’ATOFINA. Deux ouvriers effectuant des travaux à proximité sont blessés ;
- le , sur le site de Géosel, la rupture d’une canalisation d’hydrocarbure par corrosion est à l’origine d’une fuite de naphta qui conduit au déclenchement de Plan Particulier d’Intervention et à l’évacuation d’une centaine de personnes ;
- le dans une usine de chlorochimie, classée SEVESO , la machine à froid servant à la liquéfaction du PVC s’est mise en sécurité ; du chlorure de vinyle monomère (CVM), toxique et inflammable, s’est répandu avec 2 300 kg de ce composé chimique rejeté en 8 heures.
Connaissance du risque industriel
Nombre de sites Seveso
La directive Seveso distingue deux types d’établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site : les établissements Seveso seuil haut et les établissements Seveso seuil bas[4]. Les mesures de sécurité et les procédures prévues par la directive varient selon le type d’établissements (seuil haut ou seuil bas), afin de considérer une certaine proportionnalité[4].
Il existe six établissements relevant du régime Seveso au : cinq seuils hauts[5] et un seuils bas[6]. Ce décompte peut varier en fonction de l'évolution de l'activité des entreprises ou des efforts de réduction des risques à la source par les exploitants. Les six sites Seveso sont les suivants :
| Nom de l'établissement | Commune | Type d'activité | IPPC | Libellé seveso | Code s3ic et lien vers fiche |
|---|---|---|---|---|---|
| META REGENERATION | Château-Arnoux-Saint-Auban | Traitement et élimination des déchets dangereux | OUI | seuil haut | 0064.07878 |
| ARKEMA france | Château-Arnoux-Saint-Auban | Fabrication de solvants chlorés | OUI | seuil haut | 0064.00825 |
| GEOMETHANE | Manosque | Entreposage et stockage non frigorifique | NON | seuil haut | 0064.00828 |
| GEOSEL MANOSQUE | Manosque | Hydrocarbures liquides | NON | seuil haut | 0064.05518 |
| SANOFI CHIMIE | Sisteron | Fabrication d'autres produits chimiques organiques de base | OUI | seuil haut | 0064.00839 |
| KEM ONE | Château-Arnoux-Saint-Auban | Fabrication de PVC | OUI | seuil bas | 0064.10873 |
- Carte des sites Seveso seuil haut.
- Carte des sites Seveso seuil bas.
Nombre de sites émettant des polluants
L’approche intégrée de la réduction de la pollution des installations classées consiste à réduire si ce n’est éviter les émissions dans l’air, l’eau, le sol, en prenant en compte également la gestion des déchets afin d’atteindre un haut niveau de protection de l’environnement dans son ensemble. Ce principe est valable en France pour toutes les installations classées[7]. Il existe dans le département des Alpes-de-Haute-Provence 11 établissements rejetant des polluants relevant de la directive européenne n° 2010/75/UE du relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution), dite directive IED[8], se répartissant sur 6 communes[9].