Risque industriel à Saint-Pierre-et-Miquelon
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | France |
| Collectivité d'outre-mer | Saint-Pierre-et-Miquelon |
| Régimes de classement des établissements (au 15 novembre 2019) | |
| Enregistrement | 0 |
| Autorisation | 3 |
| Établissements sensibles (au 15 novembre 2019) | |
| Seveso seuil haut | 0 |
| Seveso seuil bas | 0 |
| IED-MTD[1] | 1 |
| modifier |
|
Le risque industriel est un des risques majeurs susceptibles d'affecter la collectivité d'outre mer de Saint-Pierre-et-Miquelon (France). Il se caractérise par la possibilité qu'un accident industriel se produise au sein d’une installation classée pour la protection de l'environnement et occasionne des dommages plus ou moins importants aux personnes, aux biens ou à l'environnement sur l'archipel.
Aucun établissement de statut Seveso n'est présent sur l'archipel.
L'information de la population est faite via différents vecteurs. Le Dossier des risques majeurs (DRM) recense à l’échelle de l'archipel l’ensemble des risques majeurs par commune, dont le risque industriel. Le dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) précise au niveau communal ces risques. Il est complété par le plan communal de sauvegarde qui définit l'organisation pour y faire face.
Nombre d'établissements à risques
La directive Seveso distingue deux types d’établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site : les établissements « Seveso seuil haut » et les établissements « Seveso seuil bas »[2]. Les mesures de sécurité et les procédures prévues par la directive varient selon le type d’établissements (« seuil haut » ou « seuil bas »), afin de considérer une certaine proportionnalité[2].
Les autorités dénombrent trois Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) sous le régime de l'autorisation[3]. Parmi celles-ci, aucune ne relève du régime Seveso[4],[5]. Les risques encourus sont les suivants[6] :
| Risques (ou phénomènes) | Type d’établissement | Nom des établissements |
|---|---|---|
| Feux de nappe | Dépôts de liquides inflammables | Société Louis Hardy S.A.S - 1 à Saint - Pierre, 2 à Miquelon, centrales thermiques EDF, centrale à enrobés du G.I.E., |
| Feux torche | Dépôts de gaz liquéfiés | Sociétés Louis Hardy S.A.S et Haran Frères |
| Feux de solides | Dépôts de bois, déchets imbibés d'hydrocarbures, matériaux bitumineux | Centrales thermiques EDF et centrale à enrobés du G.I.E. |
| Explosions | Dépôts de liquides inflammables, dépôts de gaz liquéfiés, dépôts de produits explosifs | Dépôt d'explosifs de la Collectivité Territoriale, Centrale à enrobés du G.I.E., Sociétés Louis Hardy S.A.S et Haran Frères |
| Boil-over | Dépôts de liquides inflammables | Société Louis Hardy S.A.S - 1 à Saint-Pierre, 2 à Miquelon, centrales thermiques EDF, centrale à enrobés du G.I.E. |
| B.L.E.V.E | Dépôts de gaz liquéfiés sous pression | Sociétés Louis Hardy S.A.S et Haran Frères |
| Pollution des écosystèmes | Décharges | Stockage des déchets à Saint-Pierre et à Miquelon |
Nombre d'établissements émettant des polluants
L’approche intégrée de la réduction de la pollution des installations classées consiste à réduire si ce n’est éviter les émissions dans l’air, l’eau, le sol, en prenant en compte également la gestion des déchets afin d’atteindre un haut niveau de protection de l’environnement dans son ensemble. Ce principe est valable en France pour toutes les installations classées[7]. Il existe dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon un établissement rejetant des polluants relevant de la directive européenne n° 2010/75/UE du relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution), dite directive IED[8] : la centrale thermique EDF de Saint-Pierre[9].