Bataille d'Aizenay (1815)

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Date -
Lieu Aizenay
Issue Victoire des impériaux
Bataille d'Aizenay
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue d'Aizenay, dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1860.
Informations générales
Date -
Lieu Aizenay
Issue Victoire des impériaux
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Pierre Travot
Étienne Estève
Louis de La Rochejaquelein
Pierre Constant de Suzannet
Charles Sapinaud de La Rairie
Auguste de La Rochejaquelein
Simon Canuel
Forces en présence
1 093 hommes[1] 6 000 à 8 000 hommes[1],[2]
Pertes
~ 10 morts[3]
~ 20 blessés[3]
~ 30 à 50 morts[1],[4]

Guerre de Vendée de 1815

Batailles

Coordonnées 46° 44′ 24″ nord, 1° 36′ 30″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille d'Aizenay
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille d'Aizenay
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille d'Aizenay

La bataille d'Aizenay se déroule la nuit du au lors de la guerre de Vendée de 1815.

Le , après la bataille de L'Aiguillon, les armées vendéennes de Pierre Constant de Suzannet et Charles Sapinaud de La Rairie se réunissent à Palluau, où Louis de La Rochejaquelein est reconnu comme « général en chef de l'Armée royale »[5]. Ce dernier décide alors de marcher sur la ville La Roche-sur-Yon, alors appelée Napoléon par les bonapartistes et Bourbon par les royalistes[2].

L'armée vendéenne s'arrête le soir du à Aizenay, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de La Roche-sur-Yon, afin d'y passer la nuit[1]. Les troupes Suzannet campent sur la route de La Mothe-Achard, au sud du bourg, et les autres dans le bourg même[1].

Informé des mouvements royalistes, le général impérial Jean-Pierre Travot quitte Saint-Gilles-sur-Vie le , à 10 heures du matin, et se porte à la rencontre des Vendéens[1].

Forces en présence

Du côté des impériaux, le général de division Jean-Pierre Travot est à la tête de 530 fantassins des 43e et 61e régiments d'infanterie de ligne, de 80 gendarmes à cheval, de 103 gendarmes à pied, de 140 canonniers et de 240 chasseurs de la Vendée, soit 1 093 hommes au total[1].

L'armée vendéenne est forte de 6 000 hommes selon le « Précis de la campagne de 1815 »[A 1] par Suzannet[2]. Un rapport du préfet Ferri-Pisanu donne le même nombre[2]. Dans ses mémoires, l'officier royaliste Simon Canuel évoque 8 000 hommes[6],[1]. L'armée est commandée par le général en chef Louis de La Rochejaquelein et par Pierre Constant de Suzannet et Charles Sapinaud de La Rairie[2].

Déroulement

Travot lance l'attaque entre 11 heures du soir et minuit[2],[6]. Les impériaux s'approchent à la nuit tombée et crient « Vive le roi! » aux quelques sentinelles qu'ils rencontrent[7],[2],[1],[6]. Ils traversent le bourg puis tombent sur le camp vendéen[7]. Les royalistes sont surpris en plein sommeil et cèdent rapidement à la panique[7],[1],[2],[8]. Certains se tirent les uns sur les autres par erreur[7],[1],[6]. Les officiers, alors en réunion hors du bourg, arrivent après le début des combats et sont incapables de rétablir l'ordre[2]. L'effet de panique est aggravé par les musiciens impériaux, dispersés par Travot autour d'Aizenay, qui donnent l'illusion d'un encerclement complet[7],[1].

Les combats s'achèvent vers 3 heures du matin[2]. Les Vendéens prennent la fuite et une partie d'entre eux se réfugient dans la forêt d'Aizenay[2],[1]. Les troupes de Suzannet, restées en arrière, sont entraînées dans la déroute[1]. L'armée se disperse et les combattants regagnent leurs villages[2],[1].

Pertes

Les pertes ne sont pas connues avec précision. Dans ses mémoires, Simon Canuel reconnaît que « l'ennemi perdit plusieurs des siens », mais que « la perte des royalistes fut plus considérable »[6]. Pour Alphonse de Beauchamp, les Vendéens perdent une trentaine d'hommes et les impériaux laissent une cinquantaine de morts[1]. Berthre de Bourniseaux donne un bilan de 35 morts pour les royalistes[8]. Selon Émile Gabory, Travot ne perd que quelques hommes, dont un officier, contre une cinquantaine pour les royalistes[1]. En 2015, l'historien Aurélien Lignereux estime que les pertes vendéennes sont vraisemblablement d'une cinquantaine d'hommes[4].

Parmi les chefs royalistes, Guerry de Beauregard, beau-frère de La Rochejaquelein, est tué[2],[1]. Ludovic de Charette, neveu du général François-Athanase de Charette, âgé de 27 ans, est mortellement blessé et succombe le [2],[1],[9],[10],[11]. Saint-André, un jeune officier récemment débarqué, est blessé et fait prisonnier[2]. Selon Simon Canuel, Travot lui sauve la vie et il est emprisonné jusqu'en juillet à La Rochelle[6].

Notes

Références

Bibliographie

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