Bataille des Quatre Chemins de l'Oie (1793)
bataille de la guerre de Vendée
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La bataille des Quatre Chemins de l'Oie se déroule le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui s'emparent du camp républicain de L'Oie.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | L'Oie |
| Issue | Victoire vendéenne |
| • François Athanase Charette de La Contrie • Jean-Baptiste Joly • Jean Savin |
| 1 500 à 2 000 hommes[1] | 7 000 à 8 000 hommes[2] |
| Plusieurs centaines à 1 000 morts[1] | Inconnues |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
- 1re Cholet
- 1re Coron
- 1re Chantonnay
- Pont-Charrault
- 1re Pornic
- 1re Sables-d'Olonne
- 2e Pornic
- 2e Sables-d'Olonne
- 2e Coron
- 2e Chemillé
- Les Aubiers
- 1re Challans
- Saint-Gervais
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- 1re Port-Saint-Père
- 2e Machecoul
- 1re Beaupréau
- 1er Beaulieu-sous-la-Roche
- 1re Legé
- Thouars
- 1re Saint-Colombin
- 2e Port-Saint-Père
- 1re La Châtaigneraie
- Palluau
- 1re Fontenay-le-Comte
- 2e Fontenay-le-Comte
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- Montreuil-Bellay
- Saumur
- 3e Machecoul
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- 1re Luçon
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- Martigné-Briand
- Vihiers
- La Roche de Mûrs
- 1re Les Ponts-de-Cé
- 2e Luçon
- Château d'Aux
- 3e Luçon
- 1re La Roche-sur-Yon
- Vertou
- 2e Chantonnay
- 2e Les Ponts-de-Cé
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- 3e Port-Saint-Père
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- Torfou
- 3e Coron
- Pont-Barré
- 2e Montaigu
- 1re Saint-Fulgent
- Le Pallet
- Treize-Septiers
- 2e Moulins-aux-Chèvres
- 2e Châtillon
- La Tremblaye
- 2e Cholet
- Beaupréau
- Aizenay
- Gesté
- Chauché
- 3e Legé
- 3e Cholet
- 2e Saint-Colombin
- 2e Beaupréau
- 2e Bressuire
- Argenton-Château
- La Gaubretière
- La Vivantière
- Lucs-sur-Boulogne
- 2e La Roche-sur-Yon
- Les Clouzeaux
- 1re Mortagne
- Les Ouleries
- 2e Challans
- 1re Moutiers-les-Mauxfaits
- Chaudron-en-Mauges
- Mormaison
- 3e Challans
- Les Rouchères
- Chanteloup
- 2e La Châtaigneraie
- La Chambaudière
- Les Bauches
- La Roullière
- Fréligné
- 2e Moutiers-les-Mauxfaits
- La Grève
- Chalonnes
- 2e Saint-Florent-le-Vieil
- Les Essarts
- 2e Beaulieu-sous-la-Roche
- Belleville
- Saint-Jean-de-Monts
- Île d'Yeu
- Saint-Cyr-en-Talmondais
- 2e Mortagne
- Mouilleron-le-Captif
- Les Landes-Genusson
- Saint-Denis-la-Chevasse
- Landes de Béjarry
- 2e Quatre Chemins de l'Oie
- Le bois du Détroit
- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 46° 47′ 27,8″ nord, 1° 08′ 08″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
Après s'être réunis le aux Lucs-sur-Boulogne, les chefs vendéens Charette, Joly et Savin passent trois jours à rassembler leurs forces[3]. Ils se mettent alors d'accord pour mener une expédition en Anjou et au Haut-Poitou pour y recruter des troupes, puis de revenir en force au Bas-Poitou et au Pays de Retz pour repousser les républicains[3]. Sur leur chemin se trouve cependant le camp de L'Oie, situé près du croisement des Quatre Chemins, où se rencontrent les routes de Nantes à La Rochelle et des Sables-d'Olonne à Saumur.
Déroulement
Le [4], après avoir passé la nuit aux Essarts[5], les Vendéens attaquent le camp des Quatre-Chemins[4],[6].
Le combat débute à une heure de l'après-midi[7]. Les Vendéens se présentent sur trois colonnes, avec la cavalerie en avant-garde, menée par Joly[7]. Selon l'officier vendéen Lucas de La Championnière, Joly arrive par la route des Sables au sud-ouest et Charette par la route de La Rochelle au sud[5].
Joly utilise une ruse en parant ses cavaliers de cocardes tricolores[7]. Les sentinelles sont surprises et les Vendéens font irruption à l'intérieur du camp[7]. Des renforts, venus de Saint-Fulgent, sont également repoussés avec pertes et se replient sur Montaigu[A 1].
Totalement surpris, les républicains s'enfuient en direction de Luçon et des Herbiers[9],[8]. Les Vendéens restent maîtres du camp et s'emparent de fusils, de munitions, de vivres et de divers équipements[7],[9]. Ils passent la nuit à Sainte-Florence et se portent le lendemain aux Herbiers, qui est prise sans combat[7]. Les officiers vendéens décident alors de désigner un commandant en chef et le matin du , ils élisent Charette général en chef de l'« Armée catholique et royale du Bas-Poitou »[10].
Pertes
Les républicains subissent de lourdes pertes. D'après Charles-Louis Chassin, « sur 2 000 hommes, 1 000 furent tués »[1],[11]. Pour Le Bouvier-Desmortiers, « des 1 500 hommes du camp, il ne s'en sauva pas le quart »[1]. Les Vendéens s'emparent également de 400 fusils selon de Bouvier-Desmortiers et de 1 500 selon Chassin[1],[11]. Selon les mémoires[A 2] de l'officier vendéen Lucas de La Championnière, le camp « devint une boucherie » et les Vendéens s'emparèrent d'un canon, de poudre et d'un grand nombre de paires de souliers[5].