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Convoi des 57 000

convoi de déportation From Wikipedia, the free encyclopedia

Le convoi du , dit « convoi des 57 000 et des 77 000 », est un convoi de répression et de déportation parti de France, du quai aux bestiaux de Pantin, en direction du camp de concentration de Buchenwald pour les hommes, puis de celui de Ravensbrück pour les femmes.

Mode de transportFerroviaire
Numéroconvoi I.264
DépartQuai aux bestiaux de Pantin
Drapeau de la France France ()
Faits en bref Contexte, Mode de transport ...
Convoi du
Contexte Seconde Guerre mondiale
Mode de transport Ferroviaire
Numéro convoi I.264
Départ Quai aux bestiaux de Pantin
Drapeau de la France France ()
Arrivée Buchenwald puis Ravensbrück
Drapeau de l'Allemagne nazie Allemagne nazie ( et )
Durée 5 et 6 jours
Déportés Résistants français, aviateurs alliés, agents du SOE
· Total 2 197[1]
· Hommes 1 654
· Femmes 543
Survivants en 1945 39% (849)
But de la déportation Kommandos de travail
Fermer

La Fondation pour la mémoire de la déportation référence ce convoi comme le I.264.

Il est le dernier convoi de déportés politiques parti de la région parisienne avant la libération de Paris[2]. Par ailleurs, il s'agit du plus important transport en nombre de détenus jamais constitué en France par l'occupant allemand[2].

Contexte

L'historien français Thomas Fontaine (d) indique[2] : « Le dispositif répressif allemand perdure jusqu’à la fin juillet 1944, tant que la bataille de Normandie n’est pas jouée. Mais l’année 1944 – celle de la perspective puis de la réalité d’un débarquement allié – est encore plus violente, elle est marquée par une lutte sanglante contre les « bandes terroristes ». L’occupant a notamment recours, avant même le 6 juin, à des opérations militaro-policières qui se traduisent par des centaines de victimes massacrées et des milliers de déportés. Après le débarquement, ce sont près de 23 000 personnes qui sont déportées des zones nord et sud, alors que le bilan – difficile à établir – des victimes massacrées s’aggrave considérablement. Ces « derniers convois » modifient les circuits de la déportation. Même si, contrairement à ce que laissent penser la situation militaire et les parcours chaotiques de ces transports, les nazis les organisent souvent méthodiquement, ce qui témoigne aussi de leur volonté de déporter jusqu’au bout et d’emmener avec eux des détenus « triés ». »

Il ajoute[2] : « Le convoi formé le 15 août en gare de Pantin, le dernier de la région parisienne et le plus important en nombre de détenus jamais constitué, comprend des hommes et des femmes non Juifs. À l’exception des malades et de femmes enceintes, toutes les dernières détenues du fort de Romainville et de Fresnes sont ainsi déportées : elles sont plus de 550 à arriver à Ravensbrück le 21 août. »

Chronologie

Le matin du , les hommes commencent à arriver à la gare de marchandises de Pantin[3]. Ils sont suivis dans l'après-midi par les femmes. Les prisonniers viennent de plusieurs lieux d'internement de la région parisienne : notamment des prisons de Fresnes et du Cherche Midi et du fort de Romainville[4],[2],[5],[6]. Les Waffen-SS, encadrant le transfert des femmes internées à Fresnes vers la gare de Pantin, ont dû menacer de leurs armes les chauffeurs de bus parisiens qui refusaient de leur obéir[3],[7].

Le train comporte 32 wagons à bestiaux, un fourgon de tête pour le butin, deux wagons plats en tête et en queue de train pour les batteries anti-aériennes et les mitrailleuses, et quelques wagons de voyageurs pour les fuyards (collaborateurs français, femmes auxiliaires de la Gestapo)[8].

En fin de matinée, à la demande du BCRA, le commandant Ely, adjoint du délégué militaire national Chaban-Delmas, étudie la possibilité de faire attaquer la gare par un commando de résistants. Devant la disproportion des forces il y renonce[9].

En début d'après-midi un commando spécial de six hommes de l'Abwehr et de la Gestapo arrive en gare de marchandises de Pantin[10]. Ils font descendre du train cinq importants résistants gaullistes : le lieutenant-colonel André Rondenay[11], délégué militaire de zone nord, et ses camarades le colonel Alain Grout de Beaufort[12], Louis Lerouge[13], André Baude[14], et Roger Claie[15]. Emmenés à Domont (Val-d’Oise), au lieu-dit Les Quatre Chênes, ils y sont immédiatement exécutés[16].

La Croix-Rouge, après d'ultimes tractations entre Raoul Nordling et Otto Abetz, en présence de Pierre Laval, peut se rendre à la gare de Pantin[10]. Elle distribue des colis contenant des rations alimentaires et obtient la libération de 36 personnes : des malades et des femmes enceintes. Celles-ci sont emmenées à Fresnes ou dans des hôpitaux[3]. Dans la confusion qui règne à ce moment[9], Madeleine Riffaud et une autre résistante parviennent à sauter sur le quai avant la fermeture complète des portes et à s'évader[17].

Le vers 23 h, le train quitte la gare de marchandises de Pantin (quai aux bestiaux) pour l'Allemagne avec près de 2200 résistant(e)s déporté(e)s.

Plaque de la voie de la Déportation à Pantin.
Voie de la Déportation à Pantin empruntée par les détenus politiques avant leur déportation ou leur exécution.

Le au petit matin, il s'arrête dans le tunnel de Luzancy puisque le pont ferroviaire enjambant la Marne a été détruit le par l'aviation britannique[4],[5],[8].

Les prisonniers, encadrés par des SS, parcourent alors à pied plusieurs kilomètres pour rejoindre un autre train dans la tranchée située à la sortie de la gare de Nanteuil-Saâcy, de l'autre côté de la Marne. Les déportés des premiers wagons traversent la Marne à Nanteuil. Un deuxième groupe traverse les villages de Méry-sur-Marne et Saacy-sur-Marne[4]. Le troisième groupe de déportés contourne Saacy et parcourt plus de 6 kilomètres avant d'atteindre la gare de Nanteuil[8].

Le convoi repart à 2 h du matin dans la nuit du 16 au . A 3 h 30 du matin, le train se situe entre Château-Thierry et Mezy-Moulins. Alors que le train ralentit près de Mézy-Moulins, un aviateur américain servant dans la RCAF (Joel Matthew Stevenson[Note 1]) et deux résistants français parviennent à s’évader d’un wagon[18]. Tous trois réussissent leur évasion[19]. D'autres tentatives d'évasion ont lieu[10].

Peu après, la Résistance essaie, sans y parvenir, de stopper le convoi à Dormans[20]. Le train continue son trajet en passant par Châlons-sur-Marne, Vitry-le-François et atteint Saint-Dizier[21] le au matin.

Dans la nuit du 17 au , le train stationne à Bar-le-Duc[20]. Une négociation permet au docteur Joyeux de la Croix-Rouge la libération d'un prêtre et de trois déportées malades[10].

Marie-Hélène Lefaucheux témoigne[10]: « La dernière nuit et la dernière matinée [avant le passage de la frontière du Reich] furent marquées d’un espoir que partagèrent sans doute les familles restées à Paris. Une dépêche rédigée de façon assez confuse, émanant de la Croix-Rouge, signalait que le train de déportés devait stationner en France jusqu’à nouvel ordre par suite d’un accord entre le Consulat de Suède et les Allemands. J’étais dans la gare de Bar-le-Duc quand cette nouvelle arriva. Le chef de gare essaya de la communiquer au chef SS du convoi, qui le reçut avec des hurlements. Il était déjà fou de rage parce que les gares voisines se récusaient l’une après l’autre pour envoyer une machine de secours. Sa fureur venait de se traduire par un refus de faire ouvrir un wagon dans lequel des femmes s’étaient mises à crier. Cet énergumène voulait évidemment emmener son convoi coûte que coûte. »

Le à 8 h 50 le train est entre Toul et Nancy. A Lérouville puis à Avricourt, au passage de la frontière, la Croix-Rouge renouvelle infructueusement sa demande d'arrêt du convoi. Le même jour, lors d'une halte à Nancy, des membres du gouvernement Laval en route pour l'Allemagne demandent au préfet d'intervenir pour stopper le transport. Ces démarches échouent également[22].

Malgré l’accord signé à Paris le par le consul de Suède Raoul Nordling avec le Commandement militaire allemand, pour placer tous les prisonniers et déportés sous sa protection[23],[24],[25], le convoi entre dans le Reich et poursuit son trajet en passant par Sarrebruck, puis Francfort et Erfurt.

Le à minuit, le train arrive à Weimar.

Les hommes pénètrent le à Buchenwald, puis le train repart, et les femmes arrivent le à Ravensbrück[4],[26] après être passées par Halle le à 9 h, puis Berlin.

À leur arrivée, les déportés reçoivent pour la plupart un matricule de la série des « 77 000 », et les déportées un matricule de la série des « 57 000 ».

Plaque commémorative apposée sur la façade de la gare de Nanteuil-Saâcy.

Composition

Le convoi comprend 75 % d'hommes (1 654) et 25 % de femmes (543). Une très grande proportion est française (85 %) ; viennent ensuite les contingents américain, britannique et canadien[27],[28].

Il s'agit essentiellement de résistants français, avec notamment 9 compagnons de la Libération, mais aussi d'aviateurs alliés (au nombre de 168[28],[29],[30]) dont les avions ont été abattus au-dessus de la France, des agents britanniques du SOE...

Issue

D'après la Fondation pour la mémoire de la déportation, voici ce que sont devenus les 2197 détenus et détenues de ce convoi de déportation à l'issue de la Seconde Guerre mondiale[28] :

  • 838 rentrent vivants ;
  • 5 sont libérés par les Allemands ;
  • 6 s'évadent pendant le transport ;
  • 903 décèdent dans les camps ;
  • 143 disparaissent en déportation ;
  • 302 ont une issue inconnue.


Dans son ouvrage Ravensbrück, Germaine Tillion détaille la dispersion des 606 Françaises déportées par le train du 15 août 1944[31] :

  • Août 1944 : 52 femmes restent à Ravensbrück ; 20 mortes identifiées. Parmi elles, 4 jeunes parachutistes françaises qui seront exécutées.
  • Septembre 1944 : 28 femmes partent pour Leipzig, pas de décès. 2 femmes enceintes et une malade reviendront à Ravensbrück (2 survivantes, 1 disparue). Une femme part comme infirmière à Neubrandenburg, où elle mourra. 500 femmes partent pour Torgau (2 y mourront).
  • Octobre 1944 : 249 femmes repartent de Torgau (sauf une, libérée) pour Abteroda, et d'Abteroda repartent en février 1945 pour Markkleeberg (trois mourront pendant l'évacuation). 247 femmes partent de Torgau et sont renvoyées à Ravensbrück. Deux femmes s'évadent en cours de route, qui survivront. De Ravensbrück, 203 femmes sur les 247 renvoyées (+ 4 restées à Ravensbrück) partent pour Königsberg (12 à 14 y mourront) et 27 restent à Ravensbrück où 19 mourront. On perd la trace des autres.
  • Novembre 1944 : 15 malades sont ramenées de Königsberg-in-der-Neumark à Ravensbrück (12 y mourront).
  • Janvier 1945 : 3 jeunes parachutistes anglaises sont ramenées de Königsberg à Ravensbrück, où elles sont exécutées. Trois femmes sont également renvoyées pour "punition" dont Lily de Rothschild (qui y meurt) et Taube Rabinovici (qui disparaît).
  • Février 1945 : évacuation d'environ 135 femmes du camp de Königsberg sur Ravensbrück dans le contexte de l'avancée des Russes. 42 malades abandonnées sont libérées par les Russes. Plusieurs assassinats et décès. Parmi ces femmes revenues de Königsberg, 15 à 20 partent pour Brederech (entre 11 et 16 d'entre elles sont ramenées à Ravensbrück, les autres vont à Drammen puis à Mauthausen ; une est gazée à Ravensbrück), 9 femmes partent pour Leitmeritz, 3 pour Flossenbürg en mars, 2 pour Neurohlau en mars, 3 pour Salzwedel, 8 vers Bergen-Belsen (5 mourront), 1 pour Holleischen, 1 américaine part avec Geneviève de Gaulle à Liebenau pour y être libérée le 21 avril, 35 partent pour Rechlin.
  • Mars 45 : à Rechlin, où les conditions de vie sont effroyables, la mortalité sera importante. Une sélection de malades et d'épuisées est renvoyée à Ravensbrück, où les unes sont gazées à l'arrivée et les autres placées en attente derrière des barbelés. De là, certaines sont sélectionnées pour Uckermark et une dizaine sont renvoyées en usine à Halburg-Oxensoll. Une femme libérée à Rechlin est acheminée en France.
  • Avril 45 : retour à Ravensbrück des Françaises qui vivaient encore à Rechlin. 7 femmes sont libérées à Ravensbrück par la Croix-Rouge internationale et 11 par la Croix-Rouge suédoise. 3 sont libérées à Mauthausen. par la Croix-Rouge internationale. Le 30 avril, quand le camp de Ravensbrück est libéré par les Russes, il reste 11 françaises du groupe initial des 600.
  • Mai 45 : libération de Rechlin par les Russes, où il reste encore trois femmes du convoi, malades.

Mémoire

  • Une plaque commémorative a été posée sur la façade de la gare de Nanteuil-Saâcy le [32] ; chaque année le une cérémonie rend hommage à ces déportés[32],[33] ;
  • Le Mémorial du dernier convoi de la déportation a été inauguré le à Saâcy-sur-Marne[34]. Par ailleurs, les grilles du mémorial accueillent depuis le une exposition permanente de 28 portraits de déportés du convoi[35],[36] ;
  • Une stèle en mémoire du convoi du a été inaugurée en sur le quai aux bestiaux de Pantin[37].

Liste des déportés

La liste ci-dessous (non exhaustive, donc à compléter) repose sur le recensement effectué par la Fondation pour la mémoire de la déportation (1 654 déportés hommes)[27] :

A Hommes

  • Abel Abadie (1910-1963), né le à Toulon (83, Var), alias Le Bel, ingénieur, résistant engagé au Bureau des opérations aériennes[38] pour le repérage de zones de parachutages ou de dépôt d’agents en France occupée. Il sert au contact du colonel Rondenay, alias Jarry, Délégué Militaire de la Zone Nord depuis avril 1944. Matricule 76971 (Bu). Arrêté le à Lorris, incarcéré à Orléans, Fresnes[38],. Déporté à Buchenwald, transféré au camp de Dora, puis aux kommando de Leipzig et Wansleben (pièces pour les avions Heinkel). Médaillé de la Résistance française[39], rentré.
  • Jean-Baptiste Ache (1905-1983), né le à Paris (75). Matricule 77660 (Bu). Résistant dans le réseau Béarn des Forces Françaises Combattantes transféré à Dora, puis Allach où il est libéré le ou le [40], médaillé de la Résistance française[41], rentré.
  • Jacques Aicardi (1921-1945), né le à Toulon (83, Var). Matricule 77212 (Bu). Résistant à l'OCM à Paris. Arrêté le , devant le monument aux Morts de la gare Saint-Lazare, la veille de l'arrestation de l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945) et de sa fille Yvonne Françoise Virol (1924-2013), accompagnée de son fiancé Robert Aubut (1925-1944)(cf. Tous sont déportés dans le même convoi[42],[43]. Déporté à Buchenwald, transféré camp de concentration de Dora, puis Ellrich où il est mort le . Médaillé de la Résistance française à titre posthume[44],[40].
  • Charles Ailleret (1907-1968), né le à Gassicourt (78, Yvelines). Matricule 76978 (Bu). Officier d'artillerie et commandant de l'ORA pour la zone Nord, futur général et chef d'état-major des armées. Arrêté en . Déporté par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar), d'où il est rapatrié le [40]. Médaillé de la Résistance française avec rosette.
  • Lucien Angelard (1911-1945), né le à La Charité-sur-Loire (58, Nièvre). Matricule 77326 (Bu). Syndicaliste CGT, militant communiste, résistant FTP[45]. Arrêté le à Créteil par les brigades spéciales avec son épouse Jeanne Angelard (1909-2015)(cf.[45],[46]. Déporté à Buchenwald, transféré camp de concentration de Dora-Nordhausen, où il est décédé le [40].
  • Jacques Ardault (1923-1944), né le à Orléans (45). Matricule 77831 (Bu). Bûcheron, réfractaire au STO[47]. Arrêté le à Ingrannes, incarcéré à Orléans. Déporté à Buchenwald, transféré au camp d'Ellrich et au camp de concentration de Dora-Nordhausen, où il est décédé le [47],[40].
  • Arpiar Aslanian-Grigorian (1895-1945), né le à Tauris/Tabriz (Iran) ou Etchmiadzin (Arménie), avocat, résistant arménien. Matricule 77866 (Bu). Avec son épouse - Louisa Aslanian-Grigorian (1904-1945), matricule 57440 (Ra), ils émigrent à Paris en 1923.En 1940, le couple rejoint la Résistance intérieure française (RIF). Le , le couple Aslanian-Grigorian est arrêté à leur domicile au 8 rue d'Aix, Paris 10e, puis incarcéré à la prison de Fresnes. Le couple est déporté par le « Convoi des 57000 et des 77000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Arpiar Aslanian est transféré au camp de concentration de Dora, où il décède le [40].
  • Robert Aubut (1925-1944), né le à Colombes (75). Matricule 77224 (Bu). Fiancé d'Yvonne Virol (1924-2913) et son père l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945). Résistant comme agent de liaison dans le réseau Sussex. Tous les trois sont arrêtés le en leur domicile, et déportés ensemble avec le convoi du [48], les hommes à Buchenwald, et la fiancée vers Ravensbrück. Transféré au camp de concentration de Dora, puis celui d'Ellrich où il est mort le [40]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[49], chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume en 1958.
  • Roger Auribault (1913-1944), né le à Paris (75). Matricule 77615 (Bu). Arrêté le avec son père et sa mère - Marie Florentine Auribault-Renault (1883-1944) matricule 57445 (cf., à leur domicile à Combault, ou le , place de la Concorde à Paris. Déporté avec sa mère dans le convoi du , à Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Transféré au camp de concentration de Dora, puis celui d'Ellrich où il est mort le [40]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume. Mort en déportation.

B Hommes

  • Jean Baillou (1905-1990), né le à Angoulême (16, Charente), futur ministre plénipotentiaire[50]. Matricule 77359 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe avec Georges Bruhat (1887-1945)[51] cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald, où il est libéré le [40]. Médaillé de la Résistance française[52].
  • Jacques Baranton (1903-1945), dessinateur industriel puis abbé[53]. Matricule 77440 (Bu). Arrêté le à Puiseaux comme otage avec d'autres, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[53]. Mort en déportation (Dora).
  • Victor Barrillet (1922-1944), charbonnier. Matricule 77681 (Bu). Réfractaire au STO, résistant du mouvement Isole[54]. Arrêté le à Nibelle[54], incarcéré à Orléans, Fresnes[54], déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[54]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[55]. Mort en déportation (Ellrich).
  • Albert Baudet (1924-1995). Matricule 77358 (Bu). Étudiant, très probablement une recrue récente des FTP[56]. Arrêté par des inspecteurs de la BS2[56]. Il portait sur lui un pistolet automatique calibre 7,65 mm[56]. Médaillé de la Résistance française avec rosette[56]. Rentré.
  • Philippe Bazin (1921-1991)[57]. Matricule 77676 (Bu). Étudiant, résistant du réseau Darius (Lyon)[58]. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Rentré.
  • Bernard Belleville (1923-1945), né le 9 août 1923 à Paris 13e (75). Matricule 77177 (Bu). Actif au sein du réseau d’évasion Bourgogne vers l'Angleterre des aviateurs alliés abattus en France, de Georges Broussine, puis au sein du réseau Corvette, branche du réseau Phratrie. Arrêté le 17 juillet 1944. Déporté par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar), avec sa mère - Alice Belleville-Passé (1897-1973) (cf., matricule 57450 (Ra), expédiée à Ravensbrück (au nord de Berlin). Transféré au camp de concentration de Dora (Nordhausen-Dora-Mittelbau), puis au camp annexe (Kommando) d’Ellerich (Buchenwald). Médaillé de la Résistance française à titre posthume[59]. Porté disparu le 8 mars 1945[40],[60].
  • Raymond Benoit (1912-1975). Matricule 77835 (Bu). Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Médaillé de la Résistance française avec rosette. Rentré.
  • Henri Bernon (1924-1945) né le 16 juillet 1924 à Paris, commerçant, matricule 77332 (Bu). Réfractaire au STO[61]. Arrêté à Orléans, le 29 juillet 1944, incarcéré à Orléans et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré à Dora et Ellrich, mort en déportation (Ellrich) le 23 février 1945.
  • Georges Berthier (1923-2010), mécanicien. Matricule 77453 (Bu). Réfractaire au STO[62]. Fils de Germain Berthier. Arrêté ensemble le à Puiseaux dans le cadre d'une rafle commanditée par la Gestapo de Paris et opérée par des miliciens, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes, déporté ensemble à Buchenwald et Dachau[62]. Rentré.
  • Germain Berthier (1893-1945). Matricule 77439 (Bu). Comme garagiste, il rend des services à la Résistance, fournissant des batteries d’accu pour alimenter les postes émetteurs, entretenant aussi les voitures du maquis de Lorris[63]. Père de Georges Berthier (1923-2010). Arrêté ensemble le à Puiseaux dans le cadre d'une rafle commanditée par la Gestapo de Paris et opérée par des miliciens, incarcéré à Fontainebleau et Fresnes. Déporté ensemble à Buchenwald et Dachau[63]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[64]. Mort en déportation (Dachau).
  • Louis Bertrand (1883-1944), né le 18 décembre 1883 à Frotey-lès-Lure (70, Haute-Saône). Matricule 77392 (Bu). Actif dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Déporté avec son épouse - Andrée Bertrand (1893-1945), née Parisot, matricule 57453 (Ra)(cf., par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 (I.264.) de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin) pour elle, et vers Buchenwald (Weimar) pour lui, où il est décédé le 20 octobre 1944[40],[65]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[66]. Mort en déportation.
  • Jacques Boizart de Guise (1901-1945)[67]. Matricule 77038 (Bu). Ingénieur civil des Mines[68]. Résistant du réseau Rossi[69]. Arrêté par la Feldgendarmerie et condamné le à deux mois de prison pour propagande de fausses nouvelles[67]. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[70].
  • Émile Bollaert (1890-1978)[46]. Matricule 77127 (Bu). Haut fonctionnaire, désigné par le général de Gaulle successeur de Jean Moulin en [46], futur haut-commissaire de France en Indochine. Arrêté le dans le Finistère avec Pierre Brossolette. Compagnon de la Libération, médaillé de la Résistance française avec rosette. Rentré.
  • Julien Bollé (1889-1945) né à Fitz-James (60, Oise) le 30 mai 1889, matricule 77261 (Bu), résistant du groupe "Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus", actif dans la fourniture de faux papiers via sa sœur employée dans une sous-préfecture de l'Oise. Arrêté le 5 août 1944 par le SD et la Feldgendarmerie au Franc-Moreau à Bazainville (Yvelines)[71], incarcéré à Versailles, puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré au camp annexe de Dora-Ellrich. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[72]. Mort en déportation (Ellrich) le 6 février 1945.
  • Jacques Boulloche (1888-1945). Matricule 76841 (Bu). Ingénieur des ponts et chaussées, directeur des routes[73], conseiller d’État.Père de Robert Boulloche (1913-1945)(cf.,et époux d'Hélène Boulloche (1888-1944)(cf. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[74].
  • Robert Boulloche (1913-1945). Matricule 77003 (Bu). Fils de Jacques Boulloche (1888-1945)(cf., et d'Hélène Boulloche (1888-1944)(cf. Mort en déportation.
  • Raymond Bourdois (1910-1983) né le 13 novembre 1910 à Changy-les-Bois (45), matricule 76857 (Bu). Epicier à Puiseaux, résistant depuis 1943 dans le Réseau « Buckmaster-Étienne Leblanc » commandé par Pierre Charié, de la section F du SOE[75].Avec son épouse Huguette participe au réseau d'évasion Shelburn. Neuf aviateurs américains et l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe seront hébergés dans la cave de son épicerie[76]. Arrêté par la Gestapo le 31 juillet 1944 à Nargis au domicile des époux Verdier[75], interné à Montargis, Orléans puis Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944.Transféré au camp de Dora, et au Kommando d'Ellrich où il passe 7 mois. Le 6 avril 1945 le camp est évacué pour Sachsenhausen. Libéré le 22 avril par les Soviétiques, officier de la Légion d'honneur[76], rentré.
  • Pierre Bourlier (1922-?). Matricule 76888 (Bu), dit Gaston Wehrle. Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major FFI d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux, Jehan de Montangon et Michel de Nadaillac, également dans le convoi[77]. Médaillé de la Résistance française[78]. Rentré.
  • Adrien Bramoullé (1924-?)[79]. Matricule 77206 (Bu). Médaillé de la Résistance française[80]. Rentré.
  • Maurice Braun (1906-2001). Matricule 77194 (Bu). Arrêté le [81]. Rentré. Médaillé de la Résistance française.
  • Georges Bruhat (1887-1945). Matricule 77050 (Bu). Physicien. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe avec Jean Baillou (1905-1990)[51]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[82]. Mort en déportation.
  • Jules Bruncher (1877-1944). Matricule 77043 (Bu). Général de brigade aérienne[83]. Époux de Marie Bruncher (1889-1944)[83]. Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51],[83]. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui et vers Ravensbrück pour elle. Mort en déportation[83]. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[84].
  • Jacques Brunschwig-Bordier (1905-1977). Matricule 77004 (Bu). Haut fonctionnaire. Arrêté le à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Évadé. Compagnon de la Libération, et médaillé de la Résistance française.
  • Jean Marie Buttafaco (1897-1945). Matricule 78004 (Bu). Époux de Alicia Buttafaco née Maeder (1898-1945). Déporté à Buchenwald, tandis que son épouse est déportée à Ravensbrück, transféré aux camps annexes de Dora et Ellrich et Buchenwald où il meurt[40],[85].

C Hommes

  • Pierre François Casaï (1920-1945), né le à Genève. Matricule 77111 (Bu). De nationalité suisse (Genève). Arrêté le en France[86],[40],[87]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp annexe de Buchenwald : Dora-Ellrich-Nordhausen, où il est décédé le . Médaillé de la Résistance française à titre posthume.

D Hommes

E Hommes

  • Albert Ebran (1895-1945), charpentier. Matricule 77104 (Bu). Ancien combattant de la Grande guerre. Résistant du réseau Hector puis du mouvement Turma-Vengeance[136],[137],[138]. Arrêté le à Lorris[137]. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[139].
  • Philippe d'Elbée (1914-1945) né le à Paris, matricule 77538 (Bu), gérant de la société d'Editions de l'Amicale de France créée par Gabriel Jeantet à Vichy. En il entre au réseau Brutus comme agent P2[140]. Résistant homologué au titre des F.F.C. (Forces Françaises Combattantes). Arrêté le à son bureau à Vichy en même temps que Gabriel Jeantet, déporté à Buchenwald, puis à Ellrich, Kommando, dépendant du camp de Dora, mort en déporation le .
  • Henri Ertlen (1917–2015) né le à Thann (68, Haut-Rhin), matricule 77537, résistant du réseau Martial en Alsace, puis du réseau Brutus, comme agent P2. Arrêté par la Gestapo le à Nice[141] en même temps que Paul Dungler, interné à Nice, au Fort-Montluc à Lyon, à Fresnes, déporté le à Buchenwald, transféré à Dora, affecté au Kommando d'Ellrich, libéré par l'armée américaine le , médaillé de la Résistance française[142], Commandeur dans l'Ordre national de la Légion d’honneur[143], rentré.

F Hommes

  • Guy Flavien (1920-1945), ingénieur. Matricule 77390 (Bu). Arrêté le à Paris. Déporté avec le convoi du vers Buchenwald. Mort en déportation.Compagnon de la Libération à titre posthume.
  • Maurice Foiry (1889-1945) né le à Puiseaux (45, Loiret), matricule 77421(Bu). Négociant à Puiseaux, Résistant, agent P2 dans le Réseau «SOE-F / HISTORIAN-Étienne Leblanc » dirigé par Pierre Charié. Arrêté par la Gestapo lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[144], interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré au camp de Dora, puis au Kommando d'Ellrich, Médaillé de la Résistance française à titre posthume[145]. Mort en déportation (Ellrich) le 23 février 1945.
  • Louis Fongarnand (1904-1944). Matricule 77330 (Bu). Mort en déportation. Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[51].
  • Pierre Fouet (1918-1986). Matricule 77340 (Bu). Lieutenant du BCRA[146], responsable radio du réseau Gallia[146]. Arrêté le à Gaumont (Calvados)[146]. Rentré. Médaillé de la Résistance française avec rosette[147].
  • Roger Fournier (1920-1944). Matricule 77242 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Mort en déportation. Médaillé de la Réistance française à titre posthume[148].
  • Louis Frandi (1918-1944 ou 1945). Matricule 77032 (Bu). Arrêté en par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Disparu en déportation.

G Hommes

H Hommes

J Hommes

K Hommes

L Hommes

M Hommes

N Hommes

O Hommes

P Hommes

  • Marc du Périer de Larsan (1920-1945)[207]. Matricule 77199 (Bu). Résistant de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA)[208].Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[209].
  • Georges Pescadère (1915-2003)[46],[210], artiste-peintre[210]. Matricule 77023 (Bu). Arrêté le à son domicile à Neuilly-sur-Seine[210]. Rentré.
  • Bernard Pétin (1924-1944/45). Matricule 78076 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51].Disparu en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[211].
  • Marcel Petit (1911-?), économe. Matricule 76848 (Bu). Résistant du réseau Jade Amicol et du mouvement Turma-Vengeance[212]. Arrêté le 29 juin 1944 à Gué-de-la-Thas, lieu-dit situé à Vienne-en-Val (45, Loiret), connu pour avoir abrité une partie du maquis de Samatha durant l'été 1944.Incarcéré à Fresnes, déporté à Buchenwald[212]. Rentré.
  • Lucien Pietrois (1901-1945), né le 16 octobre 1901 à Puiseaux (45, Loiret), serrurier-métallier à Puiseaux, matricule 77445 (Bu). Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[213]. Figure sur la liste établie par les miliciens mais le motif de son arrestation n'est pas spécifié[214]. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré au Kommando de Bochum dans la Ruhr le 16 septembre. Les détenus de Bochum sont ramenés en train à Buchenwald le 21 mars 1945. Puis le 7 avril, 5000 déportés rejoignent Weimar à pied sur une dizaine de kilomètres et sont embarqués dans un convoi qui a pour destination finale Dachau, où ils arrivent le 27 avril. Il n’y a alors que 816 survivants. Mort en déportation (Dachau) le 4 mai 1945.
  • René Piketty (1888-1965)[215], né le 2 juillet 1888 à Paris (75), ingénieur, industriel[215]. Matricule 77468 (Bu). Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., Jean Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944)(cf., et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald[77]. Transféré au camp de Dora, et au camp de Bergen-Belsen, d'où il est rapatrié le 15 avril 1945[40]. Médaillé de la Résistance française avec rosette[216].
  • Pierre Pinguet (1917-?). Matricule 77366 (Bu), alias "François Rémont"[217]. Arrêté le à Paris lors du rendez-vous avec "Claude" après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[218].
  • René Porchon (1918 -1944 ou 1945) né à Bazainville (78, Yvelines) le 17 septembre 1918, matricule 77278 (Bu). Membre depuis février 1942 du réseau Évasion de Ceux de la Libération-Vengeance d'Orgerus, met sa ferme du Franc-Moreau au service de la Résistance. Arrêté dans sa ferme par la SIPO-SD le 5 août 1944 avec son épouse Raymonde et son fils Maurice Porchon, déportés dans le même convoi, ainsi qu'une douzaine de membres du groupe CDLL[219]. Emprisonné à Versailles puis à Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré au camp annexe de Buchenwald : Dora-Ellrich-Nordhausen. Médaille de la Résistance française à titre posthume. Disparu en déportation.
  • Jean Michel du Pouget de Nadaillac (1911-1944), né le 7 mai 1911 à Paris (75). Matricule 77477 (Bu). Arrêté le rue Lecourbe à Paris avec l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France, dont Pierre Lefaucheux (1898-1955)(cf., Jehan de Montangon (1915-1996)(cf., et Marc du Garreau de La Méchenie (1907-1945)(cf. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald. Transféré au camp de Dora, et au camp annexe d'Ellrich (Buchenwald), où il est décédé le 7 décembre 1944[40].
  • Richard Pouzet (1904-1971)[46], haut fonctionnaire. Matricule 77061 (Bu). Arrêté le à Paris par la police allemande secondée par la Milice. Rentré. Médaillé de la Résistance française.
  • Georges Prévot (1911-1945), né le 8 avril 1911 à Longwy (54, Meurthe et Moselle), matricule 77991 (Bu), gardien de la paix, résistant actif dans les réseaux Front National – Police, Bourgogne (FFC) et Ceux de la Résistance (CDLR)[220]. Arrêté par la Gestapo le 11 août 1944, avec Jean Rocher , Geneviève Rocher, et Raymonde Garin, tous déportés dans le convoi du 15 août 1944. Déporté à Buchenwald, puis transféré à Ellrich. Mort en déportation le 6 janvier 1945. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[221].

R Hommes

  • Robert de Renty (1895-1944). Matricule 77096 (Bu). Officier de cavalerie. Déporté avec son épouse Germaine de Renty (1899-1994) matricule 57648 (Ra)(cf., par le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume.
  • Henri Retaureau (1881-1948) né le 21 juillet 1881 à Chatillon-le-Roi (45, Loiret), curé à Puiseaux, matricule 77442 (Bu). Résistant homologué FFC, réseau Etienne Le Blanc - Buckmaster[222]. Encourage ses paroissiens à aider la Résistance. Inscrit sur une liste dressée par la Gestapo de Paris, il est arrêté lors de la Rafle de Puiseaux, le 10 août 1944[223]. Interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Transféré à Dora puis Ravensbruck. Médaillé de la Résistance française. Rentré.
  • Michel Reyx (1917-1945)[35]. Matricule 77712 (Bu). Officier de chasseurs à pied d'active[224]. Arrêté le à Paris sur le pont Alexandre III par la Gestapo[224]. Disparu en déportation[224]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[224].
  • Léon Rimasson (1911-1944/45). Matricule 78159 (Bu). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[225].
  • Guy Robert du Costal (1887-1945)[226], poète. Matricule 77297 (Bu). Résistant du mouvement Libération-Nord dès 1940[227],[228]. Arrêté le 24 mai 1944 avec son épouse Yvonne Robert du Costal (1899-1945)(cf., à leur domicile à Paris par la Milice[228]. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Rentré, mais décédé peu après. Médaillé de la Résistance française avec rosette à titre posthume[229].
  • Jean Rocher (1905-1944), né le 27 juin 1905 à Paris, matricule 77992 (Bu), membre du Réseau Bayard affilié à Libération-Nord. Participe à la ligne d'évasion Comète. Donne refuge à de nombreux aviateurs alliés dans son appartement 20 Boulevard Sébastopol à Paris IVe[230]. Arrêté par la Gestapo le 11 août 1944, avec son épouse Geneviève Rocher, Georges Prévot et Raymonde Garin, du même réseau, tous déportés dans le convoi du 15 aôut 1944. Déporté à Buchenwald, transféré au camp de Dora, mort en déportation le 27 octobre 1944.
  • Lucien Ronfaut (1911-1945) né le 20 mai 1911 à Paris (75018), matricule 77766 (Bu). Résistant homologué FFC et FFI du réseau Ronsard-Troène[231], affilié au BCRA. Déporté à Buchenwald le 15 août 1944, transféré au camp de Dora, puis au Kommando d'Ellrich, mort en déportation (Nordhausen) le 1er avril 1945[232].
  • René de Roys de Lédignan Saint-Michel (1898-1945)[35], alias Michel[35]. Matricule 77722 (Bu). Lieutenant-colonel de cavalerie d'active. Résistant des réseaux VPO et Vélite-Thermopyles, puis intègre les FFI du Sud Seine-et-Marne[35]. Arrêté le 3 août 1944 par la Gestapo dans sa propriété du château de Saint Ange (Villecerf)[35]. Interné à Fresnes et torturé[35]. Déporté à Buchenwald le 15 août 1944, transféré le 3 septembre 1944 au camp de Dora, puis le 7 septembre 1944 au Kommando d'Ellrich[35]. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[233], juste parmi les nations. Mort en déportation.
  • René Rudolf (1915-?). Matricule 77121 (Bu), alias Robin. Lieutenant, résistant FFI[77],[234]. Arrêté le à son domicile après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. Rentré.

S Hommes

T Hommes

  • Elie Tavella (1908-1945). Matricule 77763 (Bu). Engagé volontaire étranger (Italie) pour la campagne de France de 1940[247], résistant du maquis de Fougerolles (Mayenne)[248]. Arrêté le 10 mai 1944 à Savigny-le-Vieux (Manche) pour agression à main armée, incarcéré à Avranches, puis Laval[248]. Mort en déportation.
  • Clément Terral (1901-1993)[249], coiffeur. Matricule 77670 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Rentré. Médaillé de la Résistance française[250].
  • Emile Tinet (1878-1945) né le 28 juin 1878 à Vierzon-Forge (18, Cher), matricule 77425 (Bu). Maire de Puiseaux, participe à l’hébergement d’aviateurs américains. Arrêté dans son bureau à la mairie de Puiseaux lors de la Rafle du 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dachau. Mort en déportation (hôpital de Neunburg vorm Wald) le 9 mai 1945.
  • Étienne Tinet (1912-1945) né le 16 octobre 1912 à Puiseaux (45, Loiret), matricule 77422 (Bu). Vétérinaire, fils du maire de Puiseaux, Emile Tinet. Arrêté lors de la Rafle de Puiseaux du 10 août 1944, interné à Fontainebleau et Fresnes, déporté à Buchenwald, Transféré au camp de Dora, et au Kommando d'Ellrich où le Docteur Pierre Ségelle le fait entrer au « Revier»[251]. Le 3 mars 1945, un convoi de déportés jugés « inaptes au travail » par les SS quitte le camp d’Ellrich avec plus de 1 600 personnes. Le convoi fait un premier arrêt à Nordhausen avant de repartir pour Bergen Belsen. Déclaré mort en déportation le 8 mars 1945, le lendemain de son arrivée à Bergen Belsen.

V Hommes

  • Henri Van Aal (1907-1998), de nationalité Belge né le 16 février 1905 à Anvers (Belgique), matricule 76979 (Bu), résistant déporté à Buchenwald dans le même convoi que son épouse Maria del Carmen Van Aal[252] , transféré à Dora, Ellrich[253] et Oranienburg, libéré le 15 avril 1945, rentré.
  • Gaston Vedel (1899-1993). Matricule 77??? (Bu), aviateur. Arrêté le à Paris. Rentré. Compagnon de la Libération.
  • Maurice Verdier (1907-1944). Matricule 76858 (Bu), instituteur et secrétaire de mairie[6]. Résistant du SOE F Buckmaster Historian et du réseau Etienne Leblanc[6]. Arrêté le 31 juillet 1944 à Nargis avec son épouse Jeanne Verdier (1911-1947)(cf.[6]. Incarcéré à la prison de Montargis et à la prison de Fresnes[6], déporté à Buchenwald, Dora et Ellrich[6]. Mort en déportation (Ellrich). Médaillé de la Résistance française à titre posthume[21].
  • Yves Vie (1913-1945). Matricule 77228 (Bu). Officier d'aviation (capitaine)[77]. Résistant de Turma-Vengeance[254]. Arrêté le à Paris lors du rendez-vous avec "Claude" après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) d'Ile-de-France[77]. (cf. Jehan de Montangon (1915-1996). Mort en déportation. Médaillé de la Résistance française à titre posthume[255].
  • Jean Viennot (1925-1944). Matricule 77235 (Bu). Arrêté le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Mort en déportation.
  • Robert Vimont (1921 -1993), né à Paris (75014) le 28 avril 1921, pseudo "Claude", matricule 77780 (Bu), manoeuvre. Membre des jeunesses communistes, intégre les FTP en septembre 1943[256]. Organise des sabotages de voies ferrées. Interpellé par des policiers de la BS1 le 1er avril 1944 à Enghien. Déporté à Buchenwald, transféré à Flossenburg, puis au kommando de travail de Passau dépendant du camp de Mauthausen. libéré le 23 avril 1945 par l’armée américaine, rentré.
  • Frederick Vinecombe (1914-2021[257]), de nationalité britannique, né le 16 décembre 1914 à Plymouth (UK), matricule 78377 (Bu). Sergent de la RAF, membre d'un équipage d'un Lancaster (KB727) abattu le 5 juillet 1944. Capturé le 14 juillet 1944 près de Paris, sur trahison de Jacques Desoubrie, agent de la Geheime Feldpolizei infiltré dans le réseau Comète. Interné à Fresnes, déporté à Buchenwald, puis transféré comme prisonnier de guerre au stalag Luft III de Sagan (Pologne)[258]. Libéré le 7 avril 1945, rentré.
  • Pierre Virol (1898-1945)[259]. Matricule 77211 (Bu). Imprimeur de faux-papiers à Colombes (92). Arrêté chez lui le 3 août 1944, en même temps que sa fille Yvonne Françoise Virol (1924-2013)(cf., accompagnée de son fiancé Robert Aubut (1925-1944)(cf., le lendemain de l'arrestation de Jacques Aicardi (1921-1945)(cf. de l'OCM. Déportés ensemble avec le convoi du vers Buchenwald pour les hommes, et vers Ravensbrück pour sa fille. Transféré au camp de Dora, puis Ellrich où il est mort le 23 janvier 1945[40]. Médaillé de la Résistance et de la Légion d’honneur à titre posthume.
  • Abraham Johan Van Boetzelaer (1913-1945), né le10/3/1913 à Jakarta (Indonésie), matricule 78189 (Bu). Résistant néerlandais homologué FFC[260], s'engage avec son épouse Agnès van Boetzelaer, déportée dans le même convoi, dans la Résistance néerlandaise et française[261], notamment dans le réseau d’évasion Base Espagne[262]. Arrêté à Paris en mars 1944 après dénonciation par l'agent double Christiaan Lindemans, incarcéré à Fresnes, déporté à Buchenwald, transféré à Dora, mort en déportation le 13 mars 1945 à Mittelbau Dora / Ellrich.
  • Julien Vodoz (1889-1944), né le 30 novembre 1889 à Lausanne (Suisse), originaire de La Tour-de-Peilz (VD), Suisse. Matricule 77661 (Bu). Résistant, fait partie d'une filière d'évasion avec son épouse Rachel Vodoz[263]. Arrêté le 4 juillet 1944 en France comme Juif présumé avec son épouse Rachel Vodoz (1882-1945). Déportés ensemble dans le même convoi à Ravensbrück pour elle, et à Buchenwald pour lui. Transféré à Mittelbau-Dora, et au camp annexe d'Ellrich où il est décédé le 24 décembre 1944 (ou à Sangerhausen)[264],[265],[27].

Z Hommes

Liste des déportées

La liste ci-dessous (non exhaustive, donc à compléter) repose sur le recensement effectué par la Fondation pour la mémoire de la déportation (543 déportées femmes)[27] :

A Femmes

  • Geneviève Achard (1913-1995), née le à Chennegy (10, Aube). Matricule 57446 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Königsberg (Ravensbrück) où elle est libérée le [269]. Le Journal de Genève, du mentionne : « Une agente de la Gestapo condamnée : Geneviève Achard, sténo-dactylo, native de Dijon, s'est mise à la disposition d'un chef de la Gestapo nommé Koenig. Elle entra ensuite dans la résistance, et elle est arrêtée et déportée à Ravensbrück. La Cour de justice l'a condamnée à 15 ans de travaux forcés, à l'indignité nationale à vie, et à la confiscation de ses biens »[270].
  • Henriette Achiary (1888-1945), née Sergent le 24 mai 1888 à Saïgon (Vietnam). Matricule 57687 (Ra), alias Marie-Madeleine Carpentier-Mercier. Active dans le réseau Brutus, avec son mari Léon Achiary (1884-1973), en Haute-Garonne et à Paris. Arrêtée le 5 juillet 1944 à son domicile du 61 avenue Félix Faure, Paris 15e, son mari ayant le temps de s'enfuir. Incarcérée à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août, où elle est décédée le 1er mars 1945. Une rue de Toulouse porte son nom : Rue Henriette-Achiary. Médaillée de la Résistance française[271], Croix de guerre 1939-1945[40],[272],[273].
  • Albertine Alexandre (1905-1984), ép. Dangas, née le à Beauvais (60, Oise), matricule 57435, résistante[274], libérée le à Ravensbrück par la Croix-Rouge, rentrée[40].
  • Solange Allard (1924-1945), née le à Rousillon, près Vaux (86, Vienne). Matricule 57738. Secrétaire dactylo, résistante dans le réseau de renseignements Mousquetaire. Arrêtée le par la Gestapo. Transférée aux camps annexes d'Abteroda, de Königsberg, de Markkleeberg, et de Torgau, morte d'épuisement le à Tharandt lors d'une marche forcée de Torgau[40]. Médaillée de la Résistance française et Légion d'honneur, à titre posthume[275], morte en déportation.
  • Annie Almand (1919-1945), née le à Conlièges, matricule 57??? (Ra)[40]. Enseignante au collège de Lure. Agent P2 des services spéciaux militaires français SSMF/TR, membre du réseau Marco du SR Kléber. Arrêtée le à Dijon avec son frère Édouard Almand (1922-2003). Celui-ci est également membre du SR Kléber, déporté au camp annexe de Lippstadt (Buchenwald), matricule 81564, avec le convoi du (I.265) de Compiègne vers Buchenwald. Transférée à Paris et emprisonnée le au fort de Romainville, par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée le à Torgau, elle revient à Ravensbrück le , où elle restera jusqu’à sa libération le par la Croix-Rouge. Malade, elle est rapatriée sanitaire par la Suisse le . Décédée le à Vesoul. Sépulture au Cimetière de Saint-Claude. Inscrite sur la plaque commémorative à Besançon. Elle laisse un journal de 28 pages relatant sa captivité à Ravensbrück[276]. Croix de Guerre, médaille de la Résistance française à titre posthume[277], rentrée ;
  • Virginia d'Albert-Lake (1910-1997), née Roush le 4 juin 1910 à Dayton (Ohio, USA), Américaine. Matricule 57796[278]. Arrêtée par des gendarmes allemands le . Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et à Königsberg (Kaliningrad) (Ravensbrück et Liebenau (Ravensbrück), d'où elle  libérée le 25 avril 1945[40]. Médaillée de la Résistance française. Rentrée.
  • Marguerite Ancel (1903-2000), née Maillot le à Calais (62, Pas-de-Calais). Sans matricule[269]. Résistante[279]. Arrêtée en Côte d'Or fin juin1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Evadée du convoi le , pendant que ses 2 200 compagnons d'infortune traversent à pied la plaine de Luzancy pour rejoindre la gare de Nanteuil-Saâcy, à cause du bombardement du pont ferroviaire sur la Marne. Sur ce, elle simule une crise d’épilepsie dans un champ peu avant d’arriver à la gare[98]. Conduite dans une maison proche, avec l’aide de ses propriétaires, elle en profite pour s’y cacher dans la cave, rentrée.
  • Jeanne Angelard (1909-2015), née Bédut le à Crèvecœur-sur-l'Escaut (59, Nord), infirmière[45],[46]. Matricule 57436. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)[280] Arrêtée par les brigades spéciales le à Créteil avec son mari Lucien Angelard (1911-1945), responsable régional FTP[45]. Déportés ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück[45]. Transférée au camp annexe de Schönefeld-Leipzig (Ravensbrück), où elle est libérée en . Rentrée[269].
  • Gabrielle Anglès de Castel (1907-?), née le à Marseille (13). Matricule 57767. Résistante dans le mouvement franco polonais en France, le Réseau F2. Arrêtée le 13 ou le par la Gestapo de la rue de la Pompe à Paris, avec sa sœur Louise de Giraud d'Agay, née Anglès de Castel (1914-2011), matricule 57803 (Ra) (cf. Déportées ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück[51]. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg (Leipzig). Evadée le à Freital (Saxe) lors de l'évacuation[269],[281]. Rentrée ;
  • Marie Aouizerate (1894-1945), née Camus le à Tournavaux (08, Ardennes). Matricule 57437 (Ra). Domiciliée au 22 rue du Chariot d'Or à Lyon. Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement France d'abord. Arrêtée le à Lyon, accusée de recel de réfractaires. Emprisonnée au fort Montluc à Lyon jusqu'au , transférée au camp de Drancy à Paris, puis à la prison de Fresnes le jusqu'au . Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle est décédée le 28/[269],[282],[283],[284].
  • Henriette Arbelin (1905-1978), née le à Germainville (28, Eure-et-Loir). Matricule 57766 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg et Leipzig, où elle est libérée le , rentrée[27].
  • Arlette Arents (1905-1986), ép. Chardin, née le à Lille (59, Nord). Matricule 57438 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Schönefeld-Lepzig. Libérée après l'évacuation du camp, lors d'une marche forcée le à Ochatz (Saxe)[40], rentrée.
  • Jeanne Arroman (1894-?), née Dussillol le à Langon (33, Gironde), infirmière. Matricule 57439 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald dans un Kommando à Lepzig. Libérée le à Ochatz (Saxe), rentrée[40],[285].
  • Louisa Aslanian (1904-1945), née Grigorian le à Tabriz (Iran), pseudonymes : Las / Madeleine, militante communiste franco-arménienne, écrivain. Matricule 57440 (Ra). Avec son mari - Arpiar Aslanian (1895-1945), matricule 77866 (Bu), Arménien, avocat, ils émigrent à Paris en 1923. En 1940, le couple rejoint la Résistance intérieure française (RIF). Louisa est active dans Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Le , le couple Aslanian-Grigorian est arrêté à leur domicile au 8 rue d'Aix, Paris 10e, puis incarcéré à la prison de Fresnes. Le couple est déporté par le « Convoi des 57000 et des 77000 » du de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle. Le , elle est transférée dans un camp annexe de Buchenwald à Leipzig (matricule 4460). De retour à Ravensbrück le , Louisa Aslanian décède le [40], morte en déportation.
  • Renée Astier de Villate (1898-1979), née le à Belbouys-par-Soturac (46), matricule 57441, soeur de Jean Astier de Villate, aviateur des Forces françaises libres, Compagnon de la Libération, résistante active dans la ligne d'évasion Comète[286], déportée à Ravensbrück, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig d'où elle est libérée en , rentrée.
  • Jacqueline Aubéry du Boulley (1915-2002), née le à Barbezieux (03), matricule 57442, résistante du réseau Brutus à Antibes puis Paris. Arrêtée par la Gestapo le à Paris[287], déportée à Ravensbrück, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig (usine HASAG de fabrication d'obus). Evadée le à Oschatz[288], le lendemain de l'évacuation du camp, avec 8 autres déportées[289],[290]: Hélène Podliasky, Suzanne Maudet (Zaza), Nicole Clarence, Madelon Verstijnen (Lon), Guillemette Daendels (Guigui), Renée Lebon Châtenay (Zinka), Yvonne Le Guillou (Mena), Joséphine Bordanava (Josee), libérée par l'armée américaine à Colditz le , rentrée[291].
  • Odette Auger (1909- 2004), née Samson le 16 décembre 1909 à St. Romain-sur-Cher (41, Loir-et-Cher), matricule 57720, active dans le réseau Front National (Résistance), arrêtée le pour avoir hébergé des maquisards, en même temps que son mari Robert Auger (1909-1944), membre du Comité clandestin départemental des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), pour lequel elle est son agent de liaison local. Robert Auger est fusillé le à La Chaussée-Saint-Victor (41)[292], comme son frère, Marc Auger (1922-1942), fusillé comme otage, le à Saint-Jean-de-la-Ruelle (45, Loiret)[293]. Transférée dans le camp annexe de Torgau (Buchenwald), libérée de Ravensbrück le par la Croix-Rouge, rentrée le [40],[294].
  • Charlotte Augustin (1912-1991), née le aux Islettes (55, Meuse). Matricule 57444 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée dans un Kommando à Dortmund, annexe du camp de Buchenwald, rentrée[40].
  • Marie Florentine Auribault (1883-1944), née Renault, matricule 57445, arrêtée le avec son mari à leur domicile à Combault, déportée dans le même convoi que son fils Roger, médaillée de la Résistance française à titre posthume[295], morte en déportation.
  • Micheline Auterbe (1914-?), née Salmona le à Bagnolet (93, Seine-Saint-Denis). Matricule 57446 (Ra). Aidée d'un ami elle est arrêtée pour avoir procurée de faux papiers à des personnes de confession juive (?). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Colditz-Hasag (Buchenwald). Rentrée (?), ou serait décédée en 1944 à Ravensbrück[40].

B Femmes

  • Madeleine Balp (1899-?), née le à Florac (48, Lozère). Matricule 57768 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[296]. Rentrée[40].
  • Yvonne Baratte (1910-1945), matricule 57769 (Ra), peintre et graveur, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], incarcérée à Fresnes puis Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau (Buchenwald), Königsberg, Rechlin, médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume, morte en déportation.
  • Pauline Barré de Saint-Venant (1895-1945), née Gaillard le 9 avril 1895 à Villers-lès-Nancy (54, Meurthe-et-Moselle). Matricule 57804 (Ra)[278]. Pseudonymes : Marie-Odile de Saint-Venant et Marie-Odile Laroche. Ép. en 1928, Henri Barré, comte de Saint-Venant (1881-1933) né à Saint-Ouen (41, Loir-et-Cher), industriel. Dirigent ensemble une entreprise de lingerie au 2 rue de la Salle à Nancy (54, Meurthe-et-Moselle). Après l'armistice du 22 juin 1940, elle accueille les réfugiés et leur fournit des pièces d'identité. Lorsqu'elle échappe à une première arrestation à Nancy, elle prend le pseudonyme de Marie-Odile Laroche. Active dans les Forces françaises combattantes (FFC)[297], elle crée le « réseau Marie-Odile » qui s'occupe des rapatriements d'aviateurs vers l'Angleterre, des transports d'armes et des contacts avec Genève[298]. Arrêtée le 4 mai 1944  par la Gestapo de la rue des Saussaies n°11, emprisonnée à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et à Königsberg, retour à Ravensbrück où elle est décédée le 23 mars 1945[40]. Une rue à Nancy lui rend hommage : « Rue Marie Odile, Mme Barré de St Venant, morte en déportation le 23 mars 1945 ». Médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume.
  • Aimée Batier (1908-1980), ép. Roy et Abeille, née le à Versailles (78, Yvelines), médecin, femme politique. Matricule 57433 (Ra). Active dans le réseau Gallia, sous le pseudonyme : Jeanine, qui devint au le réseau Darius[299]. Arrêtée en alors qu'elle était la cheffe-adjointe du réseau Darius. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Schönfeld-Leipzig, kommando de Ravensbrück. Puis dans un kommando à Ochatz (Saxe) à la construction des avions Junkers, où elle est libérée le . Commandeur de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française[300], rentrée[40].
  • Andrée Batt (1920-2013), ép. Nam, née le à Valdoie (90, Territoire de Belfort). Matricule 57447 (Ra). Résistante de Libération-Nord[301], Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Rentrée[40] ;
  • Yvette Baudet (1919-1994), née Scudeller le au Havre (76, Seine-Maritime). Matricule 57771 (Ra). Dès janvier 1943 héberge des résistants avec son mari René Baudet, chef de groupe FTPF. Arrêtée le 30 juin 1944 à son domicile, au 31 quai de la Douane à Harfleur (76, Seine-Maritime), elle refuse de délivrer le lieu où réside son mari. Incarcérée au Havre, à la Maison d'arrêt de Rouen, au camp de Royallieu (Compiègne), et au Fort de Romainville. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée en août 1945, rapatriée à l'Hôtel Lutetia à Paris[40],[302].
  • Anne de Bauffremont (1919-1945), née le 1er avril 1919 à Paris. Matricule 57772 (Ra). Arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et à Königsberg (Kaliningrad), retour à Ravensbrück, où elle est décédée le 15 mars 1945, à 26 ans[40].
  • Raymonde Beck (1898-1979), née Daubert le 23 avril 1898 à Jouy-en-Josas (78, Yvelines). Matricule 57448 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Super-NAP, branche du NAP chargée du Noyautage des Administrations Publiques. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig. Médaillée de la Résistance française avec rosette[303], rentrée[40],[304],[305].
  • Alice Belleville (1897-1973), née Passé le 16 juin 1897 à Laignes (21, Côte-d'Or). Matricule 57450 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, avec son fils - Bernard Belleville (1923-1945)(cf., matricule 77177 (Bu), expédié à Buchenwald (Weimar)[60]. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig, puis au camp annexe (Kommando) à Ochatz (Saxe) à la construction des avions Junkers, où elle est libérée le 29 avril 1945. Rentrée[40]. Quant à son autre fils - Maxime Belleville (1920-1943) (pseudonyme : Max De Lys), il est actif dans l’Armée des Volontaire, arrêté, condamné à mort et décapité avec un groupe de résistants français le 24 août 1943 à Cologne (D)[60]. Son 3e fils - Daniel Belleville (1925-2009) est actif au sein du réseau Corvette, branche du réseau Phratrie[60].
  • Yvonne Bellot (1879-1944), née Brunel[306],[46], dite Yo Laur[306], matricule 57773 (Ra), peintre, arrêtée par la Gestapo le à son domicile[306], morte en déportation.
  • Anne Belin (1898-?), née Louis le 10 novembre 1898 à Saint-Gilles (Belgique). Matricule 57449 (Ra). Homologuée FFI[307]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald (Weimar) à Leipzig. Rentrée[40],[307].
  • Marie Béranger (1899-?), née le 23 février 1899 à Merkem (Belgique), Française. Matricule 57952 (Ra). Homologuée Résistante et FFI[308]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée[40].
  • Yvonne Bergont (1895-1945), née Durighello[309] le à Euville (Meuse), matricule 57667 (Ra)[310], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51]. Son mari Henri Bergont, instituteur, et son fils Jean-François, membres du même réseau, sont arrêtés avec elle et envoyés à Buchenwald par le convoi du dont ils réussiront à s’échapper. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[309], morte en déportation (Ravensbrück).
  • Irène Bernard (1911-?), née le 11 août 1911 à Paris (75). Matricule 57452 (Ra). Déporté par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin). Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, Abteroda/Anton et Markkleeberg. Rentrée[40].
  • Jacqueline Bernard (1913-1998), ép. Ventre d'Auriol, matricule 57773 (Ra)[278], journaliste. A Lyon, en avril 1941, elle fait la connaissance de Bertie Albretch et rejoint le mouvement Combat, tout comme son frère Jean-Guy Bernard. Responsable nationale de la rédaction de Combat[311]. Arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le , incarcérée à Fresnes, Romainville, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Konigsberg, Leitmeritz ,médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée.
  • Marguerite Bernaux (1889-1945), née Dufossé le 13/9/1889 à Gentelles (80), matricule 57??? (Ra), résistante FTPF dans la Somme[312], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Königsberg, médaillée de la Résistance française à titre posthume[313], morte en déportation (Ravensbrück) le 15 mars1945[314].
  • Georgette Berthet (1921-1945), née le 20 novembre 1921 à Gap (05, Hautes Alpes), matricule 57775 (Ra). Résistante de l'Organisation Civile et Militaire (OCM), déportée à Ravensbrück , transférée à Torgau puis de nouveau Ravensbrück. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[315], morte en déportation (Ravensbrück) le 28 mars 1945.
  • Andrée Bertrand (1893-1945), née Parisot le 30 décembre 1893 à Genevreuille (70, Haute-Saône), alias Mariette. Matricule 57453 (Ra). Active dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI)[316]. Déportée avec son mari - Louis Bertrand (1883-1944), matricule 77392 (Bu)(cf., par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 (I.264.) de Pantin (Paris) vers Buchenwald (Weimar) pour lui, et vers Ravensbrück (au nord de Berlin) pour elle. Transférée au camp annexe (Kommando) de Schönfeld à Leipzig. Libérée en avril 1945 à Dresden. Décédée le mois suivant le 14 mai 1945 à Luxeuil-les-Bains (70, Haute-Saône)[40],[317].
  • Marie-Elisabeth de Bertrand (1922- ), née le 29 décembre 1922 à ? Matricule 57454 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), d'où elle est rentrée[40].
  • Irène Besnard (1906-1992), née Alizon, matricule 57776 (Ra), membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le , avec son mari Henri Besnard (évadé le à Compiègne) et plusieurs résistantes du maquis de Samatha déportées dans le même convoi[318]. Transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg[319], médaillée de la Résistance française[320], rentrée.
  • Madeleine Billot (1914-2009), alias "Arsène", ép. Saint-Saëns, née le à Gaillac (81), matricule 57777 (Ra), pharmacienne, adjointe au secrétaire régional des MUR et des FFI dans la région de Carcassonne[321], arrêtée par la Gestapo à Carcassonne le [322],[321], incarcérée à Carcassonne, Montpellier et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, libérée par les troupes russes le à Königsberg, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Antoinette Biselx (1909-1998), née Thomas le 26 décembre 1909 à Croix (59, Nord). Matricule 57455 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Leipzig (Buchenwald), retour à Ravensbrück, d'où elle est libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge[40]. Elle a donné naissance à un garçon nommé Patrice, né le 27 février 1945 à Ravensbrück, où il est décédé le 19 mars 1945 à l'âge de 3 semaines[323].
  • Denise Bloch (1916-1945), née le 21 janvier 1916 à Paris 16e (75), dite Danièle Williams. Matricule 57??? (Ra). Agent secret du Special Operations Executive (SOE). Arrêtée le 19 septembre 1944 à Sermaise (91, Essonne) avec l'ensemble de son groupe du SOE. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück (au nord de Berlin).Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald) vers Weimar, et Königsberg (au bord de la mer Baltique), retour à Ravensbrück où elle est exécutée le 26 janvier 1945[40]. Quant au sort de ses deux consœurs du SOE, déportées à Ravensbrück,- Violette Szabo (1921-1945) avec elle dans le même convoi, ou dans celui du 8 août 1944 avec - Lilian Rolfe (1914-1945). Médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume.
  • "Madeleine" Henriette Bodet (1907-1988), née le 7 mai 1907 à Paris 18e (75). Matricule 57456 (Ra), sténo-dactylographe. Résistante active dans le réseau d'évasion Comète[324] avec Vera Raffalovich, André Raffalovich et Lucienne Le Roy, tous trois déportés dans le convoi du 15 août 1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig Kommando du KL Buchenwald. Libérée le 18 avril 1945 à Meißen (Saxe)[40].
  • "Paule" Marie Louise Bohe (1921-2002), née le 26 mars 1921 à Rive-de-Gier (42, Loire), ép. Jaculewicz. Matricule 57457 (Ra).Active dans la Résistance intérieure française (RIF) du mouvement POWN Monica Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance. Arrêtée le 23 juillet 1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig Kommando du KL Buchenwald. Rapatriée le 9 mai 1945[40],[325],[326].
  • Clémentine Boireux (1913-?), née le 22 février 1913 à ? Matricule 57458 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig. Rentrée[40].
  • Lucienne Bois (1912-?), née le 29 décembre 1912 à Villars (42, Loire). Matricule 57778 (Ra). Téléphoniste à Lyon. Ép. Georges Burdin (1922-1944), condamné à mort et fusillé le 11 avril 1944. Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Isole[327]. Le 6 décembre 1943, avec son amie Noëlle Decroux-Bienheureux (1924-?), Lucienne Bois dépose une bombe préparée par Burdin dans les toilettes de l’hôtel Carlton à Lyon, qui explose sans faire de victime. Les deux femmes sont arrêtées[328]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Jeanne Boissard (1903-1945), née le 29 juillet 1903 à Saint-Front-la-Rivière (24, Dordogne). Matricule 57779 (Ra). Résistante du réseau Brutus[329], détenue à Romainville où elle fait la connaissance de Virginia d'Albert Lake[330], sa plus proche amie les mois qui suivront, et jusqu'à son décès le [331], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et à Königsberg. Évacuée à Ravensbrück où elle est décédée le 5/6 février 1945[332],[333]. Elle figure sur le Monument au morts de Saint-Front-la-Rivière. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[334], Chevalier de la légion d'honneur à titre posthume, Croix de guerre avec étoile de vermeil.
  • Augustine Bonnemaison (1915-1991), née Lamanda le 28 août 1915 à Bolazec (29, Finistère). Matricule 57459 (Ra). Remariée avec Francois Herry (1907-1987). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), au Front national. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Leipzig, puis à Schönefeld KL de Ravensbrück. Libérée à Polenz (Neustadt, Saxe)[40],[335].
  • "Annette" Marie Marguerite Bonnet (1922-2001), née le 3 avril 1922 à Chartres (28, Eure-et-Loir). Matricule 57780 (Ra). Ép. 1945, François Albert Quentin (1920-1991). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Lucienne Bonnet (1920-2010), ép. Liardeaux, née le à Paris, matricule 57460 (Ra), secrétaire, militante des jeunesses socialistes, résistante de Libération-Nord depuis [336], avec son père Marcel Bonnet responsable de Libération-Nord, secteur banlieue Sud de Paris, disparu en déportation. Arrêtée par la Milice le [337], internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Leipzig, libérée par les Américains le à Oschatz, médaillée de la Résistance française[338], rentrée.
  • Marie Bonnet (1920-1945), née Trochon le 16 mai 1920 à Bougon (79, Deux-Sèvres). Matricule 57781 (Ra). Active dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et Königsberg puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (Ravensbrück) le 6 mars 1945[40],[339],[340].
  • Lucienne Botte (Magniez) (1899-?), née le 12 juillet 1899 à Neuilly-sur-Seine (92, Hauts-de-Seine). Matricule 57739 (Ra). Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), mouvement Alliance (réseau). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Schlieben (vers Torgau) (Buchenwald). Libérée le 21 avril 1945[40],[341].
  • Roberte Boucher (1911-2001), née Blanstier le 1er février 1911 à Montereau-Fault-Yonne (77, Seine-et-Marne). Matricule 57782 (Ra). Ép. 1930 Cyril Félix Boucher (1910-1981), résistant dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Active dans le réseau Buckmaster. Arrêtée en juillet 1944. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald)[40]. Évacuée devant l'avancée des Alliés vers les Carpates, elle est libérée le 24 avril 1945 à Freital (Saxe) par les Russes. Retour à Montereau, où une rue porte son nom. Officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre avec palmes, Croix du combattant, du combattant volontaire et des déportés[342].
  • Georgette Bouchez (1910-2008), née le à Saint-Lyé (10, Aube), matricule 57783 (Ra), libraire, boite aux lettres et agent de renseignement depuis dans le réseau de contre-espionnage Eleuthère rattaché à Libération-Nord[343], arrêtée à Paris le , déportée à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Médaillée de la Résistance française[344]. Rentrée[40],[345],[346].
  • Amelia Boughon (1908-2013), née Benedetto le à Monaco, matricule 57784 (Ra), résistante arrêtée à Montpellier le [347], incarcérée à Montpellier puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda[348], Markkleeberg, décorée de la Légion d'honneur, rentrée.
  • Hélène Boulloche (1888-1944), née Chaperon[349], matricule 57461 (Ra), épouse de Jacques Boulloche et mère de Robert Boulloche déportés dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume[349], morte en déportation.
  • Marcelle Bourlioux (1923-2016), née le 18 mai 1923 à La Bitarelle de Gros-Chastang (19, Corrèze). Matricule 57462 (Ra). Active dans le réseau Vermillon. Arrêtée en juillet 1944 à son domicile à Paris. Internée à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps de Leipzig et retour à Ravensbrück où elle est Libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge Suisse via le Danemark occupé puis la Suède. Depuis Malmö, elle est enfin rapatriée en France[40],[350],[351].
  • Denise Bouvet (1919-2007), née Le Moine le 10/5/1919 à Cré sur Loir (72), sans matricule. Engagée en 1942 avec son mari Louis Bouvet dans la communauté de travail Boimondau créée à Valence par Marcel Barbu. La communauté se transforme en maquis en [352]. Arrêtée par la police allemande et la Milice le à Paris, avec son mari, Marcel Barbu, et une vingtaine de membres du groupe. Incarcérée à Fresnes et Romainville. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de deux autres détenues, Marcelle Chapoutier et Madeleine Parat, pour raisons médicales[353], Hospitalisée à Bar-le-Duc le , reconnue Combattante volontaire de la Résistance[352], rentrée.
  • Marcelle Brechenmacher (1897-1977), née Renault le 12 février 1897 à Versailles (78, Yvelines), employée à la préfecture de Versailles, matricule 57463 (Ra). Résistante du réseau de renseignement franco-britannique Mithridate[354], déportée à Ravensbrück , transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig (usine HASAG de fabrication d'obus), médaillée de la Résistance française, rentrée
  • Simone de Bretteville (1902-1945), née le 14 mars 1902 à Paris. Matricule 57464 (Ra). Ép. en 1921 Pierre Sanchez-Abreu (1890-1952), né à Paris, co-fondateur avec sa soeur Rosalia Abreu (1886-1955) de la Maison de Cuba à Paris, Fondation Rosa Abreu de Grancher. Dont 3 enfants. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle est gazée le 9 mars 1945, à 42 ans[40],[355].
  • Andrée Brevet (1920-1945), née le 1/3/1920 à Malafretaz (01), matricule 57465 (Ra), secrétaire-caissière, responsable fédérale de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine (JOCF)[356]. En 1943 fonde le Comité d’aide aux victimes de la rafle du , et s'engage, comme ses deux frères, dans le réseau Phratrie Corvette rattaché au BCRA[357]. Arrêtée le par la Gestapo, internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Croix de guerre, médaille de la Résistance, chevalier de la Légion d’Honneur, morte en déportation le .
  • "Marie" Marthe Yvonne Brigouleix (1913-2001), dite Yvette, née le à Bordeau (33, Gironde), ép. Boury et Dupont. Matricule 57466 (Ra), arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], médaillée de la Résistance française[358], rentrée.
  • Joséphine Bringout (1879-?), né le 19 mars 1879 à ? Matricule 57??? (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Destin inconnu[40].
  • Marie Bruncher (1889-1944), née Houot[83], matricule 57467 (Ra), époux du général Jules Bruncher (1877-1944) (cf. Déporté dans le même convoi[83], morte en déportation[83].
  • Maria Brezecka-Mocige (1924-?), née le 2 février 1924 à Zagorow (PL), Polonaise. Matricule 57468 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Marguerite Buchet (1917-?), matricule 57469 (Ra), arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], médaillée de la Résistance française[359], rentrée.
  • Andrée Bureau (1922-2019), née le à Orléans (45), Matricule 57735 (Ra). Étudiante en lettres et militante de la jeunesse étudiante chrétienne à Poitiers, distribue la presse clandestine et participe au réseau d'Hélène Durand et du Père Fleury, résistant de Témoignage Chrétien, qui cachent des familles juives en fuite et fabriquent de faux papiers d'identité[360]. Arrêtée dans la nuit du chez ses parents à Poitiers[361]. Incarcérée avec ses parents et sa sœur à Poitiers puis déportée à Ravensbrück avec sa mère, Marie-Louise Bureau, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[362], rentrée.
  • Marie-Louise Bureau (1897-1997), née Renaud le 5/ à Saint-Léonard-de-Noblat (87, Haute-Vienne). 57736 (Ra). Arrêtée à Poitiers par la Gestapo dans la nuit du avec son mari Barthélémy Vincent Bureau, et ses deux filles. Son mari et une de ses filles parviennent à s'échapper de la prison de Poitiers à la faveur d'un bombardement. Déportée à Ravensbrück avec sa fille, Andrée Bureau, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée[363].
  • Jeanne Burnichon (1906-?), née le 12 octobre 1906 à Pradines (42, Loire). Matricule 57785 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Alicia Buttafaco (1898-1945), née Maeder, matricule 57470 (Ra), suissesse d'origine (Mühleberg, Berne)[364], arrêtée le en France, déportée dans le même Convoi (à Ravensbrück) que son mari Jean Marie Buttafaco (1897-1945) (à Buchenwald). Transférée aux camps annexes de Königsberg et de Torgau, où elle est morte le au cours de son rapatriement[40],[365].

C Femmes

  • Gabrielle Capunao (1920-?), née le 31 janvier 1920 à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Matricule 57471 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Suzanne Caranobe (1922-?), née le 29 septembre 1922 à Paris (75). Matricule 57472 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Wanda Carliez (1915-1988)[46], née Andrée Lambert de Loulay, membre du réseau F2, réseau de Résistance polonais[366], matricule 57786, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], tentative d'évasion pendant la traversée de Saâcy-sur-Marne le [367], rentrée.
  • Janine Carlotti (1920-2013), ép. Lévy, du mouvement Franc-Tireur, matricule 57473, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51],[368], médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Denise Carré (1922-?), matricule 57671, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le à Paris[51], rentrée ;
  • Jeannine Carré (?-?), matricule 57672.
  • Thérèse Casimir (1901-?), née Gatto le 15 août 1901 à Sète (34, Hérault). Matricule 57787 (Ra). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Isolé. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août, où elle est libérée le 30 avril 1945[40],[369].
  • Jeanne Cats (1909-1945), née le 6 février 1909 à Bruxelles (Belgique), nationalité Belge, matricule 57788[370], Journaliste, licenciée en Art et archéologie. Résistante du réseau Eleuthère rattaché à Libération-Nord, arrêtée le 21 juin 1944[371], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[372], morte en déportation (Ravensbrück) le 25 mars 1945.
  • Rosemonde Cavaco (1921-2008), née Seguin le 20/21 septembre 1921 à Argenteuil (78, Val-d'Oise). Matricule 57728 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Königsberg-Neumark (Brandebourg) à la construction d'un aéroport. Rentrée[40].
  • Marguerite Cavalier (1898-1945), née Malrieu le 18 juillet/août 1898 à Châteauroux (36, Indre). Matricule 57474 (Ra). Répétitrice en 1926 au collège de jeunes filles d'Avranches (50, Manche). Ép. le 6 avril 1926 à Montauban (82, Tarn-et-Garonne), Maurice Cavalier (1895-1945). En 1943, il sont à Paris et sont tous les deux dans la Résistance. Arrêtés ensemble le jour du Débarquement, le 6 juin 1944, et emprisonnés à la prison de Fresnes. Déportés ensemble par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück pour elle et vers Buchenwald pour lui. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), puis à Kustrin (Pologne), et retour à Ravensbrück où elle est décédée le 20 février 1945[40],[90].
  • Georgette Cayet (1906-1945), née le 9 octobre 1906 à Abreschviller (57, Moselle). Matricule 57475 (Ra). Ép. Raymond Henry (1895-1981), dont 3 enfants. Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), mouvement Darius, elle est dénoncée par ses voisins et arrêtée. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau et retour à Ravensbrück (ou à Hechingen (Bade-Wurtemberg), où elle est gazée le 5 avril 1945[40], à 38 ans. Médaillée de la résistance française[373],[374],[375].
  • Jacqueline Céliqua (? -1944/1945), née le ? à ?, Française. Matricule 57788 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau et retour à Ravensbrück où elle serait décédé en 1944/1945[40].
  • Marthe Cesari (1903-1983), née Morel le 10 septembre 1903 à Viuz-la-Chiésaz (74, Haute-Savoie). Matricule 57476 (Ra). Ep. 1926 Antoine Dominique Cesari (1900-1961), Corse d'Aullène. Active dans le réseau Andromède[376], travaillant pour le BCRA, avec le grade de sous-lieutenant. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald : Torgau, Abteroda/Anton, et Leipzig-Markkleeberg. Rentrée en avril 1945 de Dresde[40].
  • Yvette Champrenault (1918-2003), née Nicaise le 25 juillet 1918 à Chabanais (16, Charente). Matricule 57789 (Ra). Ép. 1941 Lucien Champrenault (1908-1962), né à Vitteaux (71, Saône et Loire). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée[40].
  • "Thérèse" Solange Chapelle (1914-2016), née Begeot le 21 mai 1914 à Brandonvillers (51, Marne). Matricule 57477 (Ra). Domicilié au 21 rue du Champ de l'Alouette, Paris 13e. Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Front national (Résistance). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée le 19 mai 1945 de Grimma (Saxe)[40],[377].
  • Marcelle Chapoutier (1909-2002[378]), sans matricule, née Gillet le 13/12/1909 à Tain L'Hermitage, résistante de Combat (réseau R1[378]), arrêtée à Tain L'Hermitage. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de l'abbé Binoche et de deux autres détenues, Denise Bouvet et Madeleine Parat, pour raisons médicales[353], Croix du Combattant volontaire de la Résistance[378], rentrée.
  • Françoise Chasseigne (1925-?), matricule 57790, fille du ministre de Pierre Laval, François Chasseigne, résistante dans le réseau Rabelais du Bureau des opérations aériennes (BOA), arrêtée en par la Gestapo en même temps que sa mère Lucienne Chasseigne, évadée à Dresde avec un groupe de déportées[379], rentrée.
  • Lucienne Chasseigne (1905-?), matricule 57791, résistante du réseau Rabelais, arrêtée et déportée avec sa fille Françoise, évadée à Dresde[379], rentrée.
  • Marcelle Chaubit (1894-1979), née Soudeix le 4 décembre 1894 à Troyes (10, Aube), couturière et coiffeuse. Matricule 57478 (Ra). Domiciliée avec son époux au 9 rue Notre-Dame-de-Lorette, Paris 9e[96]. Avec son époux Gabriel, ils sont actifs dans les Forces Françaises Combattantes, réseau Hunter-Nord d'évasion d'aviateurs. Arrêtée le 14 juin 1944, à Paris avec son époux et avec le résistant Jean Monin (1916-2010) né à Dijon[97]. Déportée avec son époux Gabriel Chaubit (1900-1952) matricule 77311 (Bu), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui, et vers Ravensbrück pour elle, d'où elle est libérée le 30 avril 1945[40]. Chevalier de la légion d'honneur (1957).
  • Geneviève Chebroux (1920-2001) ép. Folgoas, alias Olga, matricule 57518 (sous l'identité de Forget Marie-Antoinette[380]), agent de liaison du Comité Français de Libération Nationale[7], arrêtée le par la Gestapo de la rue de la Pompe, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée par l'Armée rouge le , médaillée de la Résistance française avec rosette[381],[382], rentrée, via Odessa, le 4 avril 1945.
  • Suzanne Chevallier (1904-1967), née Deux, matricule 57792, résistante dans le mouvement Vengeance avec son mari Jacques Chevallier, arrêtée à son domicile le , médaillée de la Résistance, incarcérée à Orléans et Romainville puis déportée le dans le même convoi que son mari, médaillée de la Résistance française[383], croix de guerre[384], rentrée.
  • Nicole Clarence (1922-2007), ép. Meyer, alias Audibert, matricule 57443, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[51], internée à Fresnes le 10 août 1944 avant d'être déportée dans ce convoi. Médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Jeannie de Clarens (1919-2017), née Rousseau[46] le 1er avril 1919 à Saint-Brieuc (22, Côtes-d'Armor). Alias Madeleine, matricule 57661. Arrêtée à La Roche-Derrien le . Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et à Königsberg (Kaliningrad), retour à Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945. Médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée[40].
  • Mathilde Claub (1885-1945), née le 7 juillet 1885 à ? (en Alsace?). Matricule 57793 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée aux camps annexe de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg-Neumark (Ravensbrück) dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), où elle est décédée le 5 février 1945[40].
  • Reine Claude (1919-?), matricule 57479, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[51], rentrée ;
  • Hélène Cochennec (1906-1945), née Troubat le 13 octobre 1906 à Cerdon (Loiret), dite Chevalier Blanche[385], matricule 57793[386], résistante communiste, agent de liaison des FTPF sous les ordres du colonel Fabien[387],[388], arrêtée le à Blancafort (Cher) après avoir été dénoncée par Pierre Paoli[389], médaillée de la Résistance française à titre posthume[390], morte en déportation à Ravensbruck (probablement gazée)[391]. Une rue et un arrêt de bus à Aubervilliers (où elle résidait avant la guerre ainsi que son mari François Cochennec, militant communiste rescapé des camps) portent son nom, ainsi qu'une école à Pantin.
  • "Andrée" Yvette Colomb (1924-1967), née le 30 septembre 1924 à Paris 12e. Matricule 57480 (Ra). Ép. 1952 Michel Sylvain Charles Gaujard (1922-2010), né à Bourgueil (37, Indre-et-Loire). Domiciliée au 65, rue Président Edouard Henriot, Lyon. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), puis retour à Ravensbrück d'où elle est libérée le 9 avril 1945. Rapatriée par la Croix-Rouge à la frontière germano-suisse[40].
  • Denise Côme (1905-1995), née Charles le 13 octobre 1905 à Paris 16e. Matricule 57794 (Ra). Ép. 1929, Maurice Armand Côme (1895-1969), né à Saumur (49, Maine-et-Loire). Active dans la Résistance intérieure française (RIF), mouvement Ceux de la Libération[392]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Rentrée en avril 1945 de Dresden[40].
  • "Sarah" Valentine Conseil (1895-1945), née le 23 février 1892 à Guerville (76, Seine-Maritime). Matricule 57481 (Ra). Ép. 1913 Raymond Adolphe Fructueux Quitteville (1888-?), né à Guerville, maréchal ferrant. Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseau Ceux de la Libération Évasion (CDLL). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, puis à Königsberg, aujourd'hui Kaliningrad, dans le Brandebourg, pour une usine d'armement, où elle décède le 4/12 février 1945 à 52 ans[40]. Médaille de la Résistance française à titre posthume (1947)[393],[394].
  • Hélène Coppet (1897-?), née le 17 mars 1897 à Grandville (10, Aube). Matricule 57482 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald), près de Werra-Suhl-Tal en Thuringe. Rentrée[40].
  • Elise Corjon (1895-?), née Bedu, matricule 57956, résistante du mouvement Vengeance et du réseau Étienne Leblanc, arrêtée le à Nogent-sur-Vernisson, incarcérée à Montargis, Orléans, Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg[395], médaillée de la Résistance française[396], rentrée.
  • Emilie Corroyer ( ?-1944-1945), née le ? à ?. Matricule 57483 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle est décédée.
  • Amélie Couillard (1892-1945), née Ducrey le 11 novembre 1892 à Paris 11e, employée de banque. Matricule 57484 (Ra). Domiciliée au 25 rue Michel-Le-Comte à Paris 3e. Veuve de Louis François Couillard (1882-1939), né le 26 septembre 1882 à Laval (53, Mayenne), serrurier d'art, dont 2 filles. Active dans la France combattante (France libre). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle est décédée le 1er/18 février 1945[40],[397].
  • Suzanne Coulaud (1916-2004), née Richir le 17 août 1916 à Rueil-Malmaison (92, Hauts-de-Seine). Matricule 57485 (Ra). Ép. Raymond René Coulaud et Robert Adrien Louis Airault (1910-1995). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle est libérée le 30 avril 1945[40].
  • Ginette Courtois (1926-2019)[398], ép. Porter[398], matricule 57486, arrêtée le à Viroflay[398], rentrée[40].
  • Jeanne Couttenier (1910-1993), née Chevalier le 16 février 1910 à Bruay-en-Artois (62, Pas-de-Calais), professeur. Matricule 57955 (Ra). Domiciliée à Olivet (45, Loiret). Active avec mari - Maurice Couttenier (1906-1945), Matricule 76892 (Bu), dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseaux Etienne-Leblanc Buckmaster et Libération-Nord. Dénoncés par Guy Eymar (1920-), il y sont tous deux arrêtés par la Gestapo d'Orléans. Arrêtés ensemble le 31 juillet 1944, cachés dans une ferme à Saint-Cyr-en-Val (45, Loiret). Détenus ensemble à la Prison allemande d'Orléans, rue Eugène Vignat, et à la prison de Fresnes. Déportés ensemble, par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück pour elle, et vers Buchenwald pour lui. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald), où elle est libérée le 7 mai 1945[40],[107],[399]. Médaille de la Résistance Française.
  • Anne-Marie Creff (1903-2001) née Thomas à Guillers (29), matricule 57487, résistante depuis dans le réseau Ronsard-Marathon[400] affilié au BCRA) avec son mari Hervé Creff. Sert de boite aux lettres et d'agent de liaison. Arrêtée le [401] à Landernau en même temps que son mari, puis incarcérée à Brest et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française[402], rentrée.
  • Marie-Antoinette Croisé (1911-2009)[33], alias Irène, ép. Martin, née le 12 juin 1911 au Mont-Dore (63, Puy-de-Dôme), standardiste, matricule 5794. S'engage dans la Résistance avec son mari René Croisé dès décembre 1942 au sein de l’OCM puis du BOA[403], puis gagne le maquis de Saint-Marcel (Morbihan) le 1er juin 1944 à la demande d’Édouard Paysant[404]. Arrêtée avec Édouard Paysant et René Halimbourg le [405],, au lendemain de la dispersion du maquis attaqué massivement par l’armée allemande. Emprisonnée à Pontivy, Rennes, Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Dresde le 20 avril 1945 lors de la marche suivant l'évacuation du camp[379], médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Alice Curateau (1918-1989), alias Marinette, née le 8 octobre 1918 à Sarlande (24, Dordogne) matricule 57751[406] (Ra). Militante des Jeunesses communistes dès 1934, résistante homologuée FFI[407]. Entre dans la clandestinité et occupe des fonctions importantes dans la résistance communiste à Paris[408]. Arrêtée le 21 avril 1944 à Orléans en compagnie de Suzanne Mohn, née Dreyfuss (déportée dans le même convoi). Interrogée dans les locaux des Brigades spéciales puis livrée aux Autorités allemandes le 27 mai 1944. Incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944 (le 11 août selon certaines source[408]), tranférée à Torgau[406], libérée le 23 avril 1945 par la Croix-Rouge, rentrée.

D Femmes

  • Mariette "Thérèse" Dacquin (1897-1944), née Roullet le 15 septembre 1897 à Montargis (45, Loiret). Matricule 57795. Libraire, ép. Elie Jean Dacquin (1890-1966), né à Thoiry (73, Savoie). Arrêtée le à Chambéry (73, Savoie)[409]. Incarcérée à Lyon jusqu’au puis transférée au Fort de Romainville. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[410]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, où elle décède le 21 novembre 1944 (ou le 20 décembre) à 47 ans[411],[40].
  • Georgette "Paulette" Henriette Dallas (1910-2004), ép. Godinat, née le 29 juin 1910 à Auch (32, Gers). Matricule 57488 (Ra). Résistante du réseau de renseignement Alliance, déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée le 16 avril 1945. Médaille de la Résistance Française (1946)[40],[412].
  • Lucette Dantan (1923- ), née le 20 mai 1923 à Fleurissant (?). Matricule 57797 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Eliane Dardaine (1916- ), née le 17 avril 1916 à Bouzaréa, près de Bizerte (Tunisie). Matricule 57489 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Königsberg (Kaliningrad), d'où elle est rentrée le 5 février 1945[40]. Elle a laissé un témoignage de sa déportation[413],[414].
  • Alfreda Deballe (1910-1999) née Vivot à Marcoing (59) le , matricule 57798, sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes[415], déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, Croix de guerre 1939-1945, rentrée.
  • Marguerite Debertrand (1887-1945), née Lapasset le à Auxerre (89), matricule 57490, résistante du réseau Comète, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le [40].
  • Louise Decourtye (1890-1945), née David, matricule 57800[416]. Sa ferme de Chevannes, près du village de Boisville-la-Saint-Père (28), sert de poste de commandement à Albert Collin[417] à la tête du groupe de résistants du Maquis de Chevannes rattaché à Libération-Nord. Arrêtée le par les soldats allemands[418], en même temps que son fils Charles Decourtye (1911-1945), sa fille Marguerite Decourtye, et six autres habitants du village qui seront eux aussi déportés[419], médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le .
  • Marguerite Decourtye (1915-1945), née le à Boisville-la-Saint-Père (28), matricule 57801[416]. Arrêtée par les soldats allemands[418] le dans la ferme de Chevannes qui sert de poste de commandement à Albert Collin[417] à la tête du groupe de résistants du Maquis de Chevannes. Elle est arrêtée en même temps que sa mère Louise Decourtye (1890-1945) déportée avec elle, son frère Charles Decourtye (1911-1945) déporté dans le convoi du , et six autres habitants du village eux aussi déportés[419], médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (gazée à Ravensbrück) le .
  • Jeanne Dejoie (1899- ), née Siebert? le 18 décembre 1899 à Wolwelange (L). Matricule 57491 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Libérée en avril 1945 à Dresden[40].
  • "Madeleine" Pauline Florentine Delaby (1920-2013), née le 7 mars 1920 à Mouchin (59, Nord). Matricule 57492 (Ra). Ép. 1948, Lucien Pierre Léon Posez (1920-2008), né à Hellemmes-Lille (59, Nord). Active dans les Forces françaises combattantes (FFC), réseau Alibi[420]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Königsberg et de Belzig, d'où elle est libérée en avril 1945[40].
  • Adrienne Delamarre (1920-2016), née le 10 octobre 1920 à Catillon-Fumechon (60, Oise). Matricule 57805 (Ra). Active au Front national (Résistance), dans l'Oise[421]. Et à la Compagnie Grand Ferré [422]. Active aussi au détachement FTP Jacques Bonhomme [423], d'où elle est arrêté à Saint-Just-en-Chaussée (60, Oise), lors de la rafle du 3 juillet 1944, avec son groupe suite à une dénonciation. Déportée notamment avec Marcelle Devaux née Rousselle (1909-2010) matricule 57811 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août 1944. Transférée le 11 novembre 1944 au camp annexe (Kommando) de Neurohlau (Nová Role, Tchéquie), dépendant de Flossenbürg (matricule 65252), d'où elle est libérée le 8 mai 1945[40],[424].
  • Jeanne Delbès (1900-1945), alias Gusse, née Le Breton le à Melgven (Finistère), matricule 57752, cuisinière, Son mari Camille Delbès, élu communiste d'Issy-les-Moulineaux, est interné administrativement à Aincourt en , transféré à Compiègne et déporté le à Auschwitz où il meurt le [425]. Jeanne Delbès rejoint les FTP en [426], arrêtée début , elle est déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Königsberg ; morte en déportation (Ravensbrück) le [426].
  • Angèle Delbos (1906-), née Foin le 11 décembre 1906 à Paris 14e. Matricule 57493 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), mouvement Alexandre[427]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau, retour à Ravensbrück où elle est libérée[40].
  • Marguerite Delchambre (1911-1982), ép. Jeantet, matricule 57567 (Ra), arrêtée par la Brigade Poinsot des Renseignements Généraux de Vichy le [428], rentrée.
  • "Yvonne" Reine Delforge (1921-1981), née Godin le 12 avril 1921 à Aulnoye-Aymeries (59, Nord). Matricule 57494 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Marie-Thérèse Denizot (1925-2018), alias Sirena Epstein[51], matricule 57495 (Ra), arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le [51], rentrée.
  • Madeleine Desbordes (1909-?), née Peltier le 28 mars 1909 à Laon (02, Aisne), épouse de Jean Desbordes, résistante du réseau franco-polonais F2[429]. Matricule 57807(Ra). Elle participe aux activités du réseau avec son mari, personnage central de F2. Arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau puis de nouveau Ravensbrück, rentrée.
  • Solange Desjardins (1907-1992), ép. Blanc de Vianney, née le 1er novembre 1907 à Paris (75011), matricule 57808 (Ra), résistante homologuée (dossier AC 21 P 710561). Arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück, rentrée de déportation. Elle publie en 1984 Femmes à tuer. Le convoi historique du 15 août 1944[430], témoignage consacré à la déportation des femmes de ce convoi et à leur internement à Ravensbrück.
  • Anne Devaques (1901- ), née le 29 avril 1901 à Saint-Ouen (93, Seine-Saint-Denis). Matricule 57810 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Marcelle Devaux (1909-2010), née Rousselle[431] le 17 février 1909 à Montreuil-sur-Brêche (60, Oise). Matricule 57811 (Ra). Active dans le détachement FTP Jacques Bonhomme[423],[432], d'où elle est arrêtée avec son mari, chez lui à Montreuil-sur-Brêche, lors de la rafle du 3 juillet 1944, suite à l'infiltration du réseau par un certain Raoul. Il s'agit du pseudonyme d'Anicet Deilhes (1920-1945), déporté à son tour de Royallieu-Compiègne à Buchenwald le 17 août 1944 par le convoi n°79 (I.265.), et décédé à Ellrich le 3 février 1945. Dans l’ignorance de son décès, il est condamné à mort à la Libération pour dénonciation. Quant à son époux - René Devaux (1905-1945)[432], il est déporté dans le même convoi n°79 que le traitre Raoul, puis transféré à Lippstadt où il décède le 7 avril 1945. Marcelle est déportée notamment avec Adrienne Delamarre (1920-2016) matricule 57805 (Ra) du même détachement, par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et de Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald). Libérée en avril 1945 de Freital (Saxe) près de la Tchéquie[40].
  • Martha Devaux (1891- ), née le 28 juin 1891 à ?. Matricule 57496 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, puis retour à Ravensbrück d'où elle est libérée. Décédée peu après son retour[40].
  • Henriette Devécis (1911-1997), alias Deveci, ép. Weill, matricule 57497 (Ra), juive, suissesse d'origine (Muralto, Tessin), française par mariage, arrêtée le en France comme membre de la Résistance, transférée aux camps annexes de Torgau, et de Königsberg, libérée du camp par les troupes soviétiques en , médaillée de la Résistance française[433], rentrée[434],[40],[435].
  • Janine Dilley (1920-1974), ép. Puig, née le 30 septembre 1920 à Paris (75018), matricule 57498 (Ra). Résistante des FFC active dans le réseau Gallia[436], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, elle est ensuite ramenée à Ravensbrück, rentrée.
  • Catherine Dior (1917-2008), alias “Caro”, née le 2 août 1917 à Granville (50, Manche) matricule 57813 (Ra). S'engage en novembre 1941 à Cannes dans le réseau de résistance franco-polonais F2, pour lequel elle cartographie et transmet à Londres les relevés des infrastructures militaires allemandes. Arrêtée le 6 juillet 1944, à Paris place du Trocadéro par la Gestapo de la rue de la Pompe[51], incarcérée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le 21 avril 1945 pendant la marche qui suit l'évacuation de Markkleeberg, croix de guerre 1939-1945, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • "Monique" Marguerite Germaine D'Ivernois (1927- ), née le 14 octobre 1927 à Grenoble (38, Isère). Matricule 57814 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Porthos Buckmaster[437], section F du SOE en France du service secret britannique Special Operations Executive (SOE). Déportée à 17 ans par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et de Königsberg-Neumark (Ravensbrück) dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), puis de Salzwedel, près d'Ülzen à la production de munitions et des mines, d'où elle est libérée en avril 1945[40].
  • Lucienne Dixon (1896-1978), née Caron[438], matricule 57815 (Ra), arrêtée en , officier de la légion d'honneur[439], médaillée de la Résistance française[438], rentrée.
  • Geneviève Dominjon (1912-2000), née Maréchal le 1er mai (30 avril) 1912 à Saint-Germain-en-Laye (78, Yvelines). Matricule 57816 (Ra). Ep. en 1935, Jacques Firmin Pierre Noël Dominjon (1913-2006). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), puis de Markkleeberg (Leipzig). Libérée entre Leipzig et Dresden[40],[440].
  • Marguerite Dondona (1912- ), née Le Guen le 20 juin 1912 à Villeneuve-sous-Dammartin (77, Seine-et-Marne). Matricule 57499 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée[40].
  • Odette Donisa (1916- ), née le 20 mars 1916 à Vorey (43, Haute-Loire). Matricule 57500 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée à Buchenwald, d'où elle est libérée[40].
  • Andrée Donjon (1914-1987)[441], née le 24 juillet 1914 à Nogent-sur-Marne (94, Val de Marne), fleuriste au 60 rue de Bellechasse à Paris (VIIe), matricule 57501 (Ra). Membre de la filière d'évasion Comète[442],[443], elle met son magasin à la disposition du réseau comme point de rassemblement et de transit des aviateurs alliés. en liaison notamment avec Philippe et Virginia d'Albert-Lake (déportée dans le même convoi). Au printemps 1944 les sources relatives à Comète lui attribuent l’hébergement d’au moins cinq ou six aviateurs et le guidage d'une trentaine d'autres. Le 27 mai 1944, notamment, Andrew G. Claytor, Joseph M. Connable, Roy Rice, Charles Middleton et Raymond D. Vitkus sont conduits au magasin d’Andrée Donjon avant d’être transférés vers d’autres hébergeurs[444]. Andrée Donjon est arrêtée le , incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le à Freitalau cours de la marche de la mort qui suit l'évacuation de Markkleeberg. Chevalier de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française[445], rentrée.
  • Lydie Dourdine[446] (1902-?) née Demianovitch le 14 mars 1902 à Guériné (Russie), matricule 57817 (Ra)[447]. Employée avec son mari comme interprète au service préfectoral chargé des réquisitions au titre du STO. Arrêtée le 29 juin 1944 par la Sipo-SD à Condé-sur-Sarthe pour« deutschfeindliche einstellung » (attitude antiallemande)[448]. Incarcérée à Alençon puis Romainville, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée à Grimma (évadée ?), rentrée.
  • Mariza Dubczak (1908-1945), née le 17 août 1908 à ?. Matricule 57818 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au kommando de Neubrandenburg, dans le Mecklembourg, où elle travaille pour une usine d'aviation, et où elle décède le 1er avril 1945. Elle est enterrée au Mogiła Ravensbryczanek am Mühlendamm, à Neubrandenburg, dans une fosse commune avec 99 femmes prisonnières du camp[40],[449],[450].
  • "Alice" Marie Dubois (1914-1945), née Roullé le 8 septembre 1914 à Saint-Thélo (22, Côtes-d'Armor). Matricule 57503 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Darius[451],[452], avec sa sœur Gabrielle Roullé (1921-1997) matricule 57764 (Ra). Déportée avec sa sœur par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück.Transférée aux camps annexes de Torgau, de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad) pour une usine d'armement, et celui de Rechlin dans le Mecklembourg pour la construction d'un champ d'aviation, où elle est décédée le 26 février 1945, à 30 ans[40]. Figure sur le monument aux morts 1939-1945 de Saint-Thélo.
  • Marie Duc (1888-?), née Krjipkowska[453], matricule 57819 (Ra), russe d'origine de nationalité suisse, arrêtée en France le , libérée au cours d'une marche de la mort à Chemnitz[269],[454], rentrée.
  • Fernande Duché (1929-2025), née le 23 novembre 1929 à Milly-la-Forêt (91, Essonne). Matricule 57504 (Ra). Ep. Perrot. Arrêtée le 6 avril 1944 lors d'une réunion du réseau Turma Vengeance qui a lieu au café de la Gaité à Milly-la-Forêt [455] avec ses parents Duché-Pautrat, et ses deux sœurs Colette (1931-2020) et Liliane, et avec 6 autres résistants. De suite, leur maison et leur café sont incendiés. Déportée à 14 ans avec son père - Lucien Duché (1904-1944) matricule 77380 (Bu), et sa sœur - Liliane Duché (1928-2023) 16 ans, matricule 57505 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui et vers Ravensbrück pour les sœurs. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald) et Markkleeberg. Rentrée le 20 mai 1945[40]. Officier de la légion d'honneur.
  • Liliane Duché (1928-2023), née le 18 janvier 1928 à Milly-la-Forêt (91, Essonne). Matricule 57505 (Ra). Ep. Carmantrand. Arrêtée le 6 avril 1944 lors d'une réunion du réseau Turma Vengeance qui a lieu au café de la Gaité à Milly-la-Forêt avec ses parents Duché-Pautrat, et ses deux sœurs Colette (1931-2020) et Fernande, et avec 6 autres résistants. De suite, leur maison et leur café sont incendiés[455]. Déportée à 16 ans avec son père - Lucien Duché (1904-1944) matricule 77380 (Bu), et sa sœur - Fernande DUCHÉ (1929-2025) 14 ans, matricule 57504 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Buchenwald pour lui et vers Ravensbrück pour les sœurs. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald) et Markkleeberg. Rentrée le 20 mai 1945[40]. Officier de la légion d'honneur.
  • Alice Dufayet (1913-2011), née Martin le à Ferrussac (43), matricule 57820 (Ra), épouse du garagiste de Boisville-la-Saint-Père[456], arrêtée par la Wehrmacht le à Chevannes en même temps qu'une dizaine d'habitants du village[418] dont Louise et Marguerite Decourtye, et Augustine Germain[419], déportées dans le même convoi, incarcérée à Chartres et Romainville[457], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Andrée Duguay (1915-1945), alias Dédée, née Falcoz à Paris[458] (75012) matricule 57727 (Ra), tenancière d'un café-épicerie à  Pacy-sur-Eure. A l'été 1943, rejoint le mouvement Libération-Nord et accueille à son domicile des réunions de résistants tout en faisant du renseignement au sein du réseau du BCRA Cohors-Asturies[459]. Arrêtée le 5 août 1944 par la Gestapo à Évreux. Incarcérée à Evreux et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg , morte en déportation ( Königsberg ) le 17 janvier 1945.
  • Suzanne Dumontier (1921-2005), née le 2 mai 1921 à Paris 13e. Matricule 57821 (Ra). Assistante sociale. Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement des Forces Unies de la Jeunesse (FUJ)[460]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald). Rentrée.
  • Lucienne Duperon (1911-1986), née le 8 juillet 1911 à Lyon 5e. Matricule 57507 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau des Auberges de Jeunesse (AJ-AJ)[461]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau, puis au camp de Bergen-Belsen en Basse-Saxe, d'où elle est libérée le 15 avril 1945 par les troupes britanniques et canadiennes[40].
  • Marie-Louise Durand (-), née le ? à ?. Matricule 57508 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au Kommando de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), pour travailler dans une usine d'armement, puis au Kommando de Leitmeritz (Litoměřice) au nord-ouest de Prague, près de Theresienstadt, rattaché au camp de concentration de Flossenbürg. Leitmeritz est lié à l'usine Elsabe de production militaire, et aux constructions souterraines "Richard". Elle y est probablement décédée[40].
  • Raymonde Dutertry (1914-2002), née le 13 décembre 1914 à Rai (61, Orne). Matricule 57822 (Ra). Ep. en 1950, Jean Armand Blond (1909-1974), industriel. Dans la résistance, elle était active dans le Mouvement de Libération Nationale (ex Mouvement Uni de la Résistance)[462]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au Kommando annexe de Torgau, puis de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), pour travailler dans une usine d'armement. Rapatriée à Ravensbrück puis envoyée au Kommando près d'Ülzen, rattaché au camp de Neuengamme, pour travailler dans les entreprises Poltewerke, d'où elle est libérée en avril 1945[463]. Chevalier de la légion d'honneur le 13 février 1977. Officier de la Légion d'Honneur.
  • Juliette Dutillet (1917-2008), née Collignon à Vendières (02, Aisne). Matricule 57??? (Ra). Elle faisait partie des FFC et du réseau Jean-Marie Buckmaster[464], tout comme son mari Fernand Dutillet (1912-1982)[465]. Ce réseau créé sous l'impulsion d'Henri Frager était principalement implanté dans l'Yonne[466]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au Kommando de Torgau, puis de Königsberg, où elle est libérée le 5 février 1945[27].
  • Georgina Duvinage (1917-1944), née le 16 décembre 1917 à Bruxelles (Belgique). Matricule 57510 (Ra). Ep. en 1936,  Robert Camille Garrabet, dont 1 enfant. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée dans le Kommando de Torgau, puis rentre à Ravensbrück où elle décède décembre 1944[27] à 28 ans.
  • Gabrielle Duysburgh (1917- ), née le 16 mai 1917 à Boulogne-sur-Mer (62, Pas-de-Calais) , de nationalité belge. Matricule 57679 (Ra). Elle est arrêtée par la Gestapo à Bruges le 9 mai 1942. Emprisonnée à Anvers le 8 juin 1942, puis à la prison de Saint-Gilles le 20 juillet 1942. Puis au fort de Romainville le 15 août avant d'être déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée le 7 mars 1945 à Mauthausen (Autriche) d'où elle libérée le 22 avril 1945[467].

E Femmes

  • Jacqueline Emery (1908-2020), née Fournier le 29 octobre 1908 à Lille (59, Nord). Membre du mouvement de résistance Libération Nord[468]. Matricules 57511 (Ravensbrück) et 52070 / 31868 (Buchenwald)[469]. Elle est transférée au Kommando de Torgau en septembre 1944, puis à celui d'Abteroda (qui dépend de Buchenwald) le 6 octobre 1944[470]. Rescapée. Elle avait trois enfants nés avant son arrestation[471]. Son mari Georges Emery était également résistant[472].
  • Marie Ethève (1903-1997) née le 1er mars 1903 à Lanouaille (24, Dordogne). Membre des Forces Françaises Combattantes et du mouvement Manipule[473]. Matricule 57512 (Ravensbrück). Elle est transférée au camp de Rechlin dans le Mecklembourg, pour travailler à la construction de l'extension de l'aérodrome de Lärz[463]. Selon Geneviève de Gaulle, elle était institutrice[474].
  • Françoise [Pauline] Ettori (1889-1945) née [Dompietrini le 2 novembre 1889 à Paris 15e][475] (ou le 2 février 1899 ?). Matricule 57673. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau, retour à Ravensbrück où elle décède le 1er mars 1945[40].
  • Julienne Everard (1902- ), née le 4 octobre 1902 à Clichy (92, Hauts-de-Seine). Matricule 57513 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald) vers Eisenach en Thuringe, dans une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Rentrée.

F Femmes

  • Yvonne Fanthomme (1907-2003), pseudonyme "Von", née de Turenne le 17 avril 1907 à Boulogne sur Mer (62, Pas-de-Calais), matricule 57823 (Ra), responsable du groupe parisien des agents de liaison du réseau F2, en charge du transport du courrier, de matériel radio, ainsi que de l'hébergement de résistants traqués[476], arrêtée à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51]. Incarcérée à Fresnes, Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Freital avec Jacqueline Fleury-Marié, Marcelle Parmentier-Marié, Catherine Huard, Croix de guerre avec étoile de vermeille, rentrée.
  • Marie Farva (1904- ), née le 70 octobre 1904 à (Banhida, Hongrie ?). Matricule 57514 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald) vers Eisenach en Thuringe, dans une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Rentrée[40].
  • Marie-Louise Faure (1909- ), née le 7 avril 1909 à Quers (70, Haute-Saône). Matricule 57515 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald) vers Eisenach en Thuringe, dans une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Rentrée[40].
  • Geneviève Favre (1923-?), née le à Ombo (Egypte). Matricule 57824 (Ra). Secrétaire, résistante dans le réseau d'évasion “Marie-Claire” organisé par Mary Lindell. Elle accompagne plus de 18 aviateurs jusqu'à la frontière Espagnole[477]. Arrêtée par la police allemande dans le train reliant Pau à Toulouse le [478], transférée à l'antenne de la Sipo/SD à Biarritz. Incarcérée à la prison de Dijon le , puis à Romainville. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, rentrée.
  • "Germaine" Marie Fayot (1921- ), née le 13 janvier 1921 à Saint-Rirand (42, Loire). Matricule 57825 (Ra). Ep. Boucher, et Gerbe. Active dans la Résistance Intérieure Française (RIF), mouvement Isolé[479]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Buchenwald : Abteroda/Anton (Buchenwald) vers Eisenach en Thuringe, dans une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Rentrée[40].
  • Madeleine Felloni (1907-1994), née le 19 novembre 1907 aux Petites-Loges (51, Marne). Matricule 57516 (Ra). Arrêtée le [480]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au Kommando de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), retour à Ravensbrück, puis à Rechlin dans le Mecklembourg, retour à Ravensbrück où elle es libérée par la Croix-Rouge le , rentrée[40].
  • "Marie" Paule Felten (1904-1998), née Senger le 1er août 1904 à Hautbellain (Luxembourg), Luxembourgeoise. Matricule 57668 (Ra). Professeur d’allemand à l’Institut Berlitz à Paris 5e. Ep. en 1926 à Troisvierges (Luxembourg), Jacques Felten, dont 2 filles. Active dans l'organisation Main-d’Œuvre immigrée (M.O.I.). Arrêtée le 19 ou 20 novembre 1943 par les Brigades spéciales 1 (BS1), puis livrée aux Allemands. Déportée avec Paula Nuding (1902-1980) matricule 57895 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück le 21 août 1944. Libérée le 30 avril 1945 par l’armée Soviétique[40],[481].
  • Cécile Ferrier (1928-1945), née le 28 décembre 1928 à Saint-Pierre-de-Jards (36, Indre). Matricule 57826 (Ra). Domiciliée en 1940 à La Goubarderie à Nohant-en-Graçay (18, Cher). Active en résistance avec ses parents - Yvonne Ferrier-Perraguin (1907-1945) et - Léon Ferrier (1903-1944). Tous sont arrêtés avec d'autres Francs-tireurs et partisans (FTP) le 8 juillet 1944, et leur ferme La Goubarderie incendiée, suite à des parachutages qui ont eu lieu au cours des nuits du 5 au 7 juillet 1944[482],[483]. Déportée à 16 ans avec sa mère - Yvonne Ferrier (1907-1945) matricule 57827, par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau, puis au Kommando de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), pour travailler dans une usine d'armement, d'où elle est s'échappe le 2 février 1945 grâce à la fuite des SS face à l'arrivée de l'Armée rouge[40]. Décédée à 16 ans et demi, le 19 juin 1945 à Grabow dans le Mecklembourg[484] [lors d'une marche forcée?]. Les trois membres de cette famille Ferrier apparaissent sur le monument aux morts à Nohant-en-Graçay (18, Cher).
  • Yvonne Ferrier (1907-1945), née Perraguin le 28 mai 1907 à Anjouin (36, Indre). Matricule 57827 (Ra). Domiciliée en 1940 à La Goubarderie à Nohant-en-Graçay (18, Cher). Active en résistance avec son époux - Léon Ferrier (1903-1944) et leur fille - Cécile Ferrier (1928-1945) matricule 57826 (Ra). Tous sont arrêtés avec d'autres Francs-tireurs et partisans (FTP) le 8 juillet 1944, et leur ferme La Goubarderie incendiée, suite à des parachutages qui ont eu lieu au cours des nuits du 5 au 7 juillet 1944[485],[483]. Déportée avec sa fille - Cécile Ferrier (1928-1945), 16 ans, matricule 57826 , par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), puis au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück) à la construction d'un champ d'aviation, où elle est décédée le 16 avril 1945. Quant à son époux - Léon Ferrier (1903-1944), il est déporté avec le convoi du 28 juillet 1944 (I.250.) du camp de Royallieu à Compiègne, arrivé le 31 juillet 1944 au camp de Neuengamme (Hambourg), matricule 39587 (Ne). Puis il est transféré au camp de Bremen-Osterort-Riespott à la construction d'un bunker pour sous-marins Hornisse, où il décède le 14 décembre 1944[486],[487].
  • Simone Fichot (1926-1945), née le 20 février 1926 à Abergement-Saint-Jean (Jura), matricule inconnu[488]. Employée de maison à Lons-le-Saunier, elle est arrêtée à l'âge de dix-huit ans à la sortie d’un cinéma par la police allemande. Ayant oublié ses papiers, elle est conduite par la Gestapo à la prison de Lons, où elle est interrogée. Après vérifications, les Allemands découvrent que ses patrons feraient de la résistance et l’accusent de complicité[489].Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau (Buchenwald) vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, retour à Ravensbrück où elle décède le 10 mars 1945[490]. Figure sur plusieurs plaques sur le monument aux morts à Neublans-Abergement (39, Jura) : " A Simone FICHOT. Tes camarades du camp d'extermination de Ravensbrück se souviennent de ton suprême sacrifice [signés :] * Francine Gudefin, ** Henriette Vautaret". " Déportés, prisonniers et habitants en reconnaissance à FICHOT Simone morte en bonne française". " FICHOT Simone déportée décédée à Ravensbrück le 10 mars 1945". * Francine Gudefin (1907-1996), née le 12 janvier 1907 à Francheville (69, Rhône), ** Henriette [Mariette] Vautaret [(1902- ), née le 25 avril 1902 à Cordieux (01, Ain) ", déportées ensemble par le convoi n°78 du 11 août 1944 (I.263) de Lyon-Perrache[491].
  • Lina Fimbel (1910-1973[492]), née Walter , matricule 57828 (Ra), résistante homologuée FFI, épouse du résistant Joseph Fimbel (1909-1944[493]), arrêtée avec Angèle Lamanthe le à Poisson (Saône-et-Loire) par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial[494], détenue à Châlon, Dijon, Romainville[495], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Jacqueline Fleury (1923-), née Marié, matricule 57595 (Ra), arrêtée le avec son père Désiré Marié et Marcelle Parmentier-Marié déportés dans le même convoi[496], grand-croix de la Légion d'honneur, rentrée.
  • Irma de Floovert (1923- ), née le 9 février/octobre 1923 à Givenchy (62, Pas-De-Calais). Matricule 57809 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton. Rentrée[40].
  • ? Fomsiak (?-1945), née le ? à ?, Française. Matricule 57667 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau (Buchenwald) vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, retour à Ravensbrück où elle décède le 22 février 1945[40].
  • Raymonde Fonck (1907- ), née le 5 décembre 1907 à Saint-Symphorien (?). Matricule 57520 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau (Buchenwald) vers Leipzig dans une usine de munitions et d'explosifs, puis au camp annexe d'Abteroda/Anton (Buchenwald) vers Eisenach en Thuringe, dans une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Rentrée[40].
  • Simone Fontanel (1909-2003), née le 29 juillet 1909 aux Sables-d'Olonne (85, Vendée). Matricule 57749 (Ra). Sage-femme. Fille de Léopold Joseph Édouard Fontanel et de Odile Jeanne Léontine Bonnefond. Mariée trois fois, dont Feuvre. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), réseau Front National[497]. Dénoncée et arrêtée à son domicile, le 19 juillet 1944, avec seize autres membres du réseau, dont son cousin Paul Francheteau (1919-1985) déporté à Buchenwald par le convoi n°79 du 17 août 1944 (I.265.) matricule 80920 (Bu). Incarcérée à la Roche-sur-Yon, à La Pierre Levée à Poitiers, puis à la prison de Fresnes. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau le 21 septembre, d'Abteroda/Anton (Buchenwald) le 6 octobre, et Leipzig-Markkleeberg, vers Leipzig le 26 février 1945. A l’approche de l’Armée rouge, en mars 1945, les déportées du camp sont lâchées dans la nature et parviennent à rejoindre les Alliés le 7 mai. Elle rentre le 9 juin 1945 aux Sables-d'Olonne[498]. Un square aux Sables-d'Olonne lui est dédié en 2015 : Simone Feuvre. Décorée de la Croix de Guerre, de la Légion d’Honneur et de la Médaille militaire.
  • Marie-Rose (Marie Rosalie Irma) Fort (1895-1945), née Brunet le 9 juin 1895 à Chazelles-sur-Lyon (42, Loire). Matricule 57519 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau, puis au Kommando de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), pour travailler dans une usine d'armement, retour à Ravensbrück où elle est gazée le 6 mars 1945 à 50 ans[40],[499].
  • Jeanne Fourmeaux (1897-1945), née le 23 mars 1897 à Boulogne-sur-Mer (62, Pas-de-Calais). Matricule 57826 (Ra). Ep. Chaillou. Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Navarre[500]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camp annexe de Torgau, retour à Ravensbrück, puis expédiée à Rechlin où elle est gazée après le 2 février 1945[40],[501].
  • Marcelle Fourmond (1911- 1992), née Serra le à Aubervilliers (93), matricule 57761 (Ra), résistante du mouvement Ceux de la Résistance (CDLR) de Stains, lieutenant des FFI. Du au , héberge à son domicile l'état-major CDLR de Stains. Arrêtée le [502], internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, rapatriée par la Croix Rouge le , médaillée de la Résistance, rentrée.
  • Germaine Fournier (1908- ), née le 26 février 1908 à Mamers (72, Sarthe). Matricule 57829 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, d'Abteroda/Anton (Buchenwald), et Leipzig-Markkleeberg (Buchenwald), vers Leipzig. Rentrée[40].
  • Cécile Fradin (1897-1945), née Gaillard le à Jujurieux, matricule 57830 (Ra), seconde son mari Henri Fradin, organisateur du ravitaillement des maquis de la Loire (Mouvements Unis de Résistance). Arrêtée avec Henri Fradin par la Gestapo de Roanne le [503]. Internée à Roanne, Saint-Étienne, Romainville, Ravensbrück, Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[504], morte en déportation (gazée à Ravensbrück le )[4].
  • "Odette" Angèle Clotilde Franchet (1921-1986), née Rottier le 18 février 1921 à Mourmelon-le-Petit (51, Marne). Matricule 57723 (Ra). Ep. 1941, Raymond Albert Franchet (1916-1996). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald), rentrée[40].
  • "Hélène" Marie Renée de Francqueville d'Abancourt (1905-1945), née le 22 octobre 1905 à Sentheim (68, Haut-Rhin). Matricule 57521 (Ra). Aviatrice française, active dans les Forces françaises libres (FFL), arrêtée par les Allemands. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle décède le 4 avril 1945, à 40 ans[40].
  • Denise Fresnel (1908-2003), née Remy à Joigny-sur-Meuse (Ardennes), matricule 57678 (Ra), chirurgienne, résistante de l'OCM[505], arrêtée le dans l’Aisne. Le , à La Ferté-sous-Jouarre est désignée pour la surveillance d'un "wagon sanitaire" où prennent place les déportées les plus malades[506]. A Ravensbrück, refuse de travailler au bloc chirurgical où sont pratiquées des expériences médicales sur les détenues. Transférée alors au bloc des contagieux. Son témoignage sera utilisé au procès des médecins à Nuremberg, le [505]. Libérée par la Croix-Rouge le , médaillée de la Résistance française[507], rentrée .
  • Bronislawa Fremont [508] (1905-?), née le 25 mars 1905, matricule 57832 (Ra)[509], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.

G Femmes

  • Fernande Gabouty (1918-1946), alias Carol ou Carole, ép. Vemfeld, née le 8/2/1918 au Près St Gervais (Seine-Saint-Denis), matricule 57524, secrétaire, résistante dans le mouvement Combat, puis dans le réseau de faux papiers Plutus[510]. Arrêtée le au 25 Cité des fleurs à Paris (XVIIe), avec son mari Léon Vemfeld[511] et une douzaine de camarades[512]. internée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, libérée le et rapatriée via la Suède, médaille de la Résistance, rentrée.
  • Xenia Galan (1915-1989[513]), née Toutchapsky le à Pétrograd, matricule 57833, soupçonnée de complicité avec son mari, Georges Galan[514] (dont elle est séparée), actif dans le réseau de résistance franco-polonais F2, elle est arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], détenue à Fresnes, puis Ravensbrück, Torgau et Abteroda, Légion d'honneur[514], rentrée.
  • Raymonde Garin (1920-2016), née le à Beaumont-sur-Oise (78), matricule 57746, fiancée de Georges Prévot résistant du réseau Bayard, affilié au mouvement Libération-Nord, actif dans la ligne d'évasion Comète[515]. Arrêtée par la Gestapo le [516], avec Georges Prévot, Jean Rocher et Geneviève Rocher, tous déportés dans le convoi du . Transférée à Torgau et Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Augustine Germain (1900-1945), née Percheron le à Boisville-la-Saint-Père (28), matricule 57835, résistante homologuée FFI. Arrêtée le à Chevannes. Les soldats allemands venus de Chartres cernent le village avec mitrailleuse et lance-flammes[418]. Plusieurs familles, dont les familles Decourtye et Germain (Augustine et son mari Octave), sont arrêtées et déportées[419]. Déportée à Ravensbrück dans le même convoi que Louise et Marguerite Decourty, transférée à Torgau, morte en déportation (Ravensbrück) le [517].
  • Andrée Gibault (1913-1988), née Lamarche le à Gennevilliers (75), matricule 57951. Membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le [518], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Bérangère Toutin, née Chauvette, (1910-1979), matricule 57929, et Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer, matricule 57879, (dites les Dames de Samatha)[519], déportées dans le même convoi. Transférée aux camps annexes de Torgau le , et d'Abteroda/Anton le , évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée le , rapatriée le [40]. Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, Croix de guerre avec palme, Médaille du déporté résistant, Médaille des évadés[520], rentrée.
  • Marie-Sylvie (dite Sylvie) Girard (1923-1999), ép. Cordier, née le 16 octobre 1923 à Sceaux (92, Hauts de Seine), matricule 57549 (Ra). À l'automne 1942, Sylvie Girard rejoint le réseau Centurie et l'Organisation civile et militaire des jeunes (OCMJ), branche « jeunes » de l'Organisation civile et militaire (OCM), dont elle devient secrétaire nationale adjointe[2]. Avec Marie-Hélène Lefaucheux, elle participe à la création d'un service social destiné à soutenir les familles des résistants arrêté. Arrêtée par la Gestapo le 31 juillet 1944. elle est soumise à de terribles tortures[521]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, renvoyée à Ravensbrück pour refus collectif de travail, et jointe au transport de représailles de Kônigsberg le 15 octobre. Atteinte du typhus, elle est ramenée à Ravensbrück avec un groupe de malades le 20 novembre 1944. Le 2 mars 1945, malgré son affaiblissement extrême elle échappe à une sélection destinée à envoyer des détenues à la chambre à gaz[521]. Avec Anise Postel-Vinay, Sylvie Girard tente en vain de soustraire Émilie Tillion, mère de Germaine Tillion, à la sélection[522]. Elle est libérée à la fin d'avril 1945 lors de l'opération d'évacuation menée par la Croix-Rouge suédoise et regagne la France le 10 juillet 1945. Présidente de l'ADIR en 1956-57. Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance française[523], Croix de guerre 1939-1945.
  • Louise de Giraud d'Agay (1914-2011), née Anglès de Castel le à Marseille (13)[51]. Matricule 57803. Mariée 1° : Dubreuil, mariée 2° : en 1937 à Toulon, Gaspard Norbert Gabriel Cécil de Giraud d'Agay (1910-1956), mariée 3° : Czeslaw Bitner (1902-1985), de L'Organisation polonaise de lutte pour l'indépendance POWN. Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), du mouvement franco polonais en France, le Réseau F2. Arrêtée le 13 ou le par la Gestapo de la rue de la Pompe à Paris, avec sa sœur Gabrielle Anglès de Castel (1907-?), matricule 57767 (Ra) (cf. Déportées ensemble par le « Convoi des 57000 » du de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Buchenwald (Weimar) : Torgau, et Abteroda/Anton[51]. Rentrée[269],[524].
  • Blanche Gonod (1899-1945), matricule 57532, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le à Paris[51], morte en déportation.
  • Marie Goupy (1920-?), née Beauvais le 16 octobre 1920 à Boulogne-sur-Mer (62, Pas-de-Calais). Matricule 57536 (Ra). Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück, d'où elle est libérée le 25 avril 1945 par la Croix-Rouge[40]. Elle a donné naissance à un garçon nommé Christophe, né le 2 janvier 1945 à Ravensbrück, où il est décédé[323]. Médaille de la Résistance française[525], rentrée.
  • Suzanne Gradstein (1900-?), née Guillot[51], matricule 57839, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 13 ou le [51], rentrée.
  • Yvonne Grenier (1907-1945), matricule non identifié, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], morte en déportation.
  • Jacqueline Gruner (1907-1945), alias Nadine et Maryse Willm, matricule 57843 (Ra), Suissesse d'origine (Berne), Française. Ecrivain pour la jeunesse et journaliste. Arrêtée par la Gestapo le à Paris[526], avec sa sœur Christiane Schupp-Gruner (1906-1945), matricule 57918 (Ra), et avec leur père Louis/Ludwig Gruner-Willm (1879-1944), matricule 33517 (Ne)[527]. Déportée dans le même convoi que sa sœur Christiane Schupp. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück) où elle meurt le de la dysenterie[40], médaillée de la Résistance française à titre posthume[528].
  • Augustine Guéguen (1883-1945), née Roulé le 25/3/1883 à Paule (22), matricule 57683, cultivatrice[529], mère de 4 enfants, arrêtée avec 12 autres otages lors de la rafle opérée par les militaires allemands et la Milice le à Trébrivan. Son mari Joseph Gueguen[530], résistant FTP, périt carbonisé dans l'incendie provoqué par les grenades incendiaires lancées sur les habitations. Déportée à Ravensbrück le dans le même convoi que sa fille Yvette Gueguen. Amie de Maisie Renault à Ravensbrück[531], médaillée de la Résistance française à titre posthume[532], morte en déportation (Ravensbrück) le .
  • Yvette Guéguen (1924-2010[533]), ép. Sibiril, née à Trébrivan (Côtes-d'Armor), matricule 57946. Résistante du Front national, auxiliaire à la mairie, fabrique de fausses cartes d'identité. Arrêtée avec 12 otages lors de la rafle opérée par les militaires allemands et la Milice le à Trébrivan[534]. Internée à Guéméné-sur-Scorff, dans le Morbihan, au camp de Royallieu à Compiègne, déportée à Ravensbrück le dans le même convoi que sa mère Augustine Gueguen, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Yvonne Guilloux (1904-1997), née Le Roic le à Paris, matricule 57846, tient un bistrot à Crucey, avec Jules Vauchey chef du maquis de Crucey-Brezolles affilié à Libération-Nord[535]. Elle ravitaille et loge les résistants (Maurice Clavel et Silvia Monfort viennent souvent) et aviateurs alliés. Arrêtée par les soldats allemands [536], incarcérée à Chartres et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, s'évade lors de l'évacuation du camp, chevalier de la Légion d’Honneur, rentrée.
  • Marie-Louise Guthmann (1917-1992)[537],[538], alias Marlyse, ép. Luccioni, matricule 57847, éducatrice[537], arrêtée par les Allemands le à Clichy[539], rentrée.
  • Huguette Guyon-Vernier (1911-1997), née le 15 juillet 1911 à Perpignan (66, Pyrénées-Orientales). Matricule 57506. Ep. Duffourg-Donga, puis épouse Alain Charles Octave Pautot (1918-1982) acteur sous le pseudonyme Alain Nobis[540]. Active dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), sous le pseudonyme Rose[541]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau, retour à Ravensbrück, puis expédiée au Kommando de Königsberg dans le Brandebourg (aujourd'hui Kaliningrad), pour travailler dans une usine d'armement, d'où elle est libérée le 5 février 1945[40].
  • Elise Guyonnet (1895-1945) née Ribardière le 19 décembre 1895 à Gouex (86, Vienne), matricule 57731, épouse de Joseph Guyonnet, fermier à la Reue, commune de Moussac (Vienne). La ferme abrite des résistants et, depuis mars 1944, des parachutages d'armes[542]. Le 17 juillet 1944[543], une colonne motorisée de la Wehrmacht partie de Poitiers, renforcée par des miliciens, investit la ferme et y met le feu[544]. Elise, sa fille ainée Jeanne et un résistant, Adelin Bucco, sont arrêtés. Incarcérée à Poitiers puis Fresnes, déportée avec sa fille à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (gazée à Ravensbrück le 6 mars 1945[543]).
  • Jeanne Guyonnet (1925-2012[545]) ép. Laville née le 1er mai 1925 à Moussac (86, Vienne) matricule 57732[546], fille de Joseph Guyonnet, cultivateur. Arrêtée par les soldats allemands et la Milice le 17 juillet 1944 au hameau de la Reue (commune de Moussac)[543]. Sa famille héberge dans la ferme de la Reue un résistant, Adelin Bucco. Joseph Guyonnet parvient à s'échapper alors que sa femme Elise, sa fille Jeanne et Adelin Bucco (déporté à Buchenwald le 17 août 1944) sont arrêtés[542]. Incarcérée à Poitiers puis Fresnes, déportée avec sa mère à Ravensbrück, transférée à Torgau, Koenigsberg, libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, chevalier de la Légion d’honneur, rentrée.
  • Suzanne Guyotat (1912-2011), alias Suzon, matricule 57848, bibliothécaire, arrêtée par les Allemands le à Paris[547], médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée.

H Femmes

  • Charlotte Hélène Hafferbourger (1886-1944), née le 23 novembre 1886 à Paris (75008), matricule 57543. Elle participe au réseau d'évasion Comète, en venant en aide à des aviateurs alliés évadés. Déportée le 15 août 1944 à destination de Ravensbrück. Morte en déportation (Ravensbrück) le 16 novembre 1944.
  • Lucienne Hallouin (1907-1945), matricule 57849, née Brosse le 17 avril 1907 à Saint-Pellerin (28, Eure-et-Loir), épouse d’André Hallouin, déporté deux jours plus tard, le 17 août 1944, de Compiègne à Buchenwald (matricule 81020 ). Tous deux résident à la ferme de La Proutière à Montigny-le-Gannelon. Résistante homologuée forces françaises de l’intérieur (FFI)[548]. Héberge à La Proutière des résistants venant en aide aux aviateurs alliés cachés dans la forêt de Fréteval, où plus de 150 aviateurs sont cachés et ravitaillés[549]. Déportée par le convoi du 15 août 1944 de Pantin à Ravensbrück, elle est transférée au kommando de Torgau, puis ramenée à Ravensbrück, où elle meurt le 19 mars 1945.
  • Geneviève Hardouin (1911-2013), ép. Lazou, née le 2/2/1911 au Havre, matricule 57753, résistante du Mouvement de Libération Nationale (MLN), qui prendra ensuite le nom de Combat[550]. Arrêtée avec son frère Maurice Hardouin[551] le 13 aout 1944 à Paris, après un attentat contre quatre Allemands dans l’après-midi du . Conduite au siège de la Gestapo rue des Saussaies, puis incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, rentrée.
  • Renée Heilbronn[552] (1877-1944), née Winter le 14 mai 1877 à à Saint-Cloud, matricule 57850, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, morte en déportation ( Ravensbrück) le 4 novembre 1944[553].
  • Hélène Henry (1901-1945), née Champetier de Ribes, matricule 57546, meurt du typhus au Danemark sur le chemin du retour[554], morte en déportation.
  • Marcelle Henry (1895-1945), matricule 57547, arrêtée par la Gestapo le à Paris, compagnon de la Libération à titre posthume, morte de retour de déportation.
  • Marie-Thérèse Henry (1920- 2007), pseudonyme “Bertrand”, née le 7 juin 1920 à Metz (57, Moselle) matricule 57548. Fille du Commandant FFI de Villemomble Robert Henry, Marie-Thérèse Henry s’engage dans la Résistance comme agent de liaison dans le réseau « Arc-en-Ciel »[555], puis après le démantèlement de ce réseau, dans l'OCM[556] d'avril 1943 à juin 1944. Arrêtée le 5 juin 1944 à Paris lors du rendez-vous avec l'agent de la Gestapo infiltré "Claude" après le coup de filet du 3 juin contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis, après retour à Ravensbrück, à Königsberg. Médaillée de la Résistance française[557], rentrée.
  • Germaine Herbin, matricule 57549 (Ra). Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, ramenée à Ravensbrück, rentrée[27].
  • Catharina Herrmann (1892-1977), alias Ketchenn, matricule non identifié, arrêtée à Metz le , rentrée.
  • Marguerite Hélène Herrmann, dite Hélène Herrmann (1920-1945), alias “Liautaud”, née le 17 juillet 1920 à Roanne (42, Loire), matricule 57517. Appartient pendant l'Occupation au milieu protestant lyonnais et notamment à la Fédération française des associations chrétiennes d'étudiants (« Fédé ») de Lyon, dont plusieurs membres participent à la Résistance et aux activités de secours aux personnes persécutées. Marie Médard la cite sous le nom d'Hélène Hermann-Fessy[558]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Königsberg, Rechlin, morte en déportation (Rechlin) le 13 mars 1945. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[559].
  • Germaine Hommel (de) (1893-1982), née Lapeyre le à Paris 14e, Suissesse par son mariage en 1926 avec "Edmond" Gustave Hommel. Matricule 57851 (Ra). Directrice dès 1939 de la colonie d'enfants juifs « Les Feux follets » à Saint-Cergues-les-Voirons (74, Haute-Savoie), près de Genève, pour la « Croix-Rouge suisse - Secours aux enfants » (CRS-SE). Du fait de sa proximité avec la Suisse, Hommel et ses collègues Rösli Näf (1911-1996), Renée Farny (1919-1979), et Marthe Bouvard (1914-2008), organisent les passages illégaux d'enfants juifs afin de les soustraire à la déportation. Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC). Arrêtée le par la Gestapo de la rue de la Pompe[51]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald) et de Königsberg (Ravensbrück). Chevalier de la Légion d'honneur (1958), Officier de la Légion d'honneur (1960), Justes parmi les nations de Haute-Savoie (1963). Rentrée[40],[560],[561].
  • Christine Houreau[562] (1922-?), née le 26 juin 1922 à Dijon (21, Côte d'Or), matricule 57686 (Ra). Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Germaine Huard (1906-2005), née Courcoux, matricule 57852, arrêtée à Châteaubriant le , s'évade de la colonne à Freital, lors de la marche de la mort suivant l'évacuation du camp annexe de Markkleeberg le [563],[40],[564], médaillée de la Résistance française[565], rentrée.
  • Simone Huard (1903- 1945), alias Patricia, née le à Moulins (03), matricule 57550, avocate, résistante des réseaux Vengeance et Cohors-Asturies. Arrêtée à Paris le [566], incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau et Königsberg, morte d'épuisement à Gniezno, en Pologne le , médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation.
  • Marie Hyvernaud (1909-1986), née Teste le 17 juin 1909 à Noth (23, Creuse), matricule 57853, résistante homologuée au titre de la Résistance intérieure française (RIF)[567] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.

I Femmes

Asuncion (ou Anunciación) Iriberri (1922-?), Espagnole née le 22 décembre 1922 à Castro Urdiales (Espagne), matricule 57854, déportée à Ravensbrück comme prisonnière politique espagnole[568] (Polit. Spanierin) le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.

J Femmes

  • Charlotte Jackson (1889-1968)[569], alias "Toquette", née Barrelet de Ricou le 3 août 1889, matricule 57855[40], infirmière, Suissesse d'origine (Colombier, Neuchâtel), épouse du médecin américain Sumner Waldron Jackson (1885-1945), chirurgien-chef à l'hôpital Américain de Neuily. Devenue américaine par son mariage, elle participe à partir de 1943 avec son mari et leur fils Phillip Jackson (1928-2016)[570] au réseau Goélette[571], qui aide notamment des aviateurs alliés à rejoindre les filières d'évasion. En mars 1994, l'antenne du réseau à Vichy est démasquée par la Milice qui trouve la liste des agents et la transmet à la Gestapo. La famille est arrêtée par la Milice le 24 mai 1944[572], dans leur appartement de l'avenue Foch (Paris 16ème) et emmenée au chateau des Brosses, siège de la Milice, à Bellerive-sur-Allier, puis à Vichy. Summer et Philip Jackson sont déportés par le convoi parti de Compiègne-Royallieu le (I.247) pour Neuengamme. Charlotte Jackson est incarcérée à Moulins, Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée aux camps annexes de Torgau et de Königsberg. Libérée par la Croix-Rouge le 28 avril 1945 elle est soignée à Malmoe, avant de rentrer en France. Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palme[573], rentrée. Paris Musées conserve une série importante de lettres originales de Charlotte Jackson, écrites depuis Moulins, Romainville, Malmö et Skabersjö en 1944-1945[574].
  • Marguerite Jacques (1916-2000) née Rose le 29 août 1916 à Dijon (21, Côte d'Or), matricule 57684, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[575], rentrée.
  • Simone Jalifier (1922- 1999), ép. Ducournau, née le 1er janvier 1922 à Paris (7504), matricule 57551 (Ra). Résistante des FFC active dans le réseau de renseignement Centurie[576] rattaché à l'Organisation civile et militaire (OCM). Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, probablement évadée dans la forêt de Tharandt[27], entre Freital et Tharandt, le 21 ou 22 avril 1945, au cours de la marche de la mort qui suit l'évacuation de Markkleeberg, rentrée.
  • Gilberte Jallon (1911-2006), née Besson, le à Meusnes (41, Loir-et-Cher), matricule 57685, Institutrice à Arnouville-les-Gonesse, militante communiste, résistante du Front National, elle est à partir de 1943 un des contacts de Fernand Moronval[577] pour former les opérateurs radio qui assurent les liaisons de la direction du PCF[578]. Arrêtée en , déportée le à Ravensbrück. Transférée à Torgau, rentrée.
  • Jannia (ou Jeanne) Janicka (1913-1991), née Nawrocka le 21 janvier 1913 à Biala (Pologne), matricule 57856 (Ra). Résistante des FFC, active dans le service de renseignement de Ceux de la libération (CDLL)[579]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Marguerite Jaulent (1900-1945), alias Margot, matricule 57857, secrétaire sténodactylo à Perpignan, entre dans le réseau Kléber en comme chef de secteur, arrêtée avec ses deux sœurs par la Gestapo le [580], incarcérée à Perpignan et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la résistance à titre posthume[581], morte en déportation (gazée à Ravensbruck le 5[582],[583] ou 6[584] ).
  • Thérèse Jault (1900-1991), ép. Brustis, née le 8 juillet 1900 à Brienne-la-Vieille (10, Aube), matricule 57858 (Ra). Résistante des FFC, active dans le réseau Action P[585]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Geneviève Jeanne (1919-2019), ép. Mathieu, née à Balleroy (14) le , matricule 57552, fonctionnaire au ministère des Finances[586], résistante du réseau Brutus à Paris[587], arrêtée au domicile de sa mère à Paris en , incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, Theresienstadt (Terezin)[588], libérée par les troupes Russes le à Welboth (Velvety)[27], Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur, rentrée.
  • Marie Jezequel (1903- 1945), née Jeanson le à Ivry (94), matricule 57553, employée à l'hospice d'Ivry, syndicaliste et adhérente du Parti communiste, résistante dans plusieurs réseaux[589], arrêtée par la Gestapo le à son domicile, déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau et Bergen Belsen, morte en déportation (Bergen Belsen) en [590].
  • Aline Jeudon (1923-1994), ép. Liège, née le 23 janvier 1923 à Paris (75014), matricule 57859 (Ra). Résistante des FFC active dans un réseau de la section F du SOE (« réseaux Buckmaster »)[591], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Abteroda, rentrée.
  • Caroline Joliat (1903-1945), alias Mina, Nina, née Schmidlin, dite Marie-Louise Kerherve, matricule 57860. Suissesse d'origine, naturalisée française, arrêtée le en France, transférée au camp annexe de Torgau (Buchenwald), morte en déportation[40],[569].
  • Danièle Julien (1908-?), née le 11 juillet 1908 à Corbeil (91, Essonne), matricule 57554 (Ra). Résistante[592], déportée à Ravensbrück, transférée au kommando de Torgau, dépendant de Buchenwald, puis renvoyée à Ravensbrück, rentrée.

K Femmes

  • Marie-Thérèse Kerhervé (1926-2021), ép. Le Bihannic, matricule 57861, arrêtée le à son domicile, dénoncée par une connaissance, accusée avec son père Louis (relâché) de cacher trois résistants, incarcérée à Fresnes puis à Romainville, avant d'être déportée. Transférée dans les camps annexes de Torgau, Königsberg, et à Mauthausen (Linz, Autriche), libérée le par la Croix-Rouge Internationale[40], chevalier de la Légion d'honneur (2015)[593], rentrée.
  • Anne Kervella (1904-2000), née Piriou, alias Anna, matricule 57556, résistante aux F.F.I. à Brest (29), arrêtée le avec son mari Julien Kervella (1900-1944) et sa fille Yvonne (1927-2010), à leur domicile à Brest[594], transférée aux camps annexes de Rechlin (Ravensbrück) et de Neuengamme (Hambourg), libérée en à la frontière danoise par la Croix-Rouge[40], médaillée de la Résistance française[595], rentrée.
  • Nina Khincouloff (1921-2002), née le 3 janvier 1921 à Chisinau (Moldavie), ingénieur diplômée de l'École Polytechnique Féminine (EPF)[596], matricule 57557. Résistante FFC, active dans le réseau Gallia[597]. arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Abteroda, rentrée.
  • Sophie Kleszczowska (1914-?) née Nawroska e 13 novembre 1914 à Osnabruck (Pologne), matricule 57862. Résistante active dans le Service de Renseignements du mouvement Ceux de la libération[598](CDLL). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Agnès Kirmann (1901-1944)[599], matricule 57558, médaillée de la Résistance française à titre posthume[600], morte en déportation à Torgau[601].
  • Yvonne Kocher (1897-1945), alias Nanouk, matricule 57559, arrêtée le , médaillée de la Résistance française à titre posthume[602], morte en déportation[23].
  • Edwige Krawczynska (1903-1974), pseudonyme “Thérèse”, née Rusiecki le 20 février 1903 à Paris (75014), matricule 57687, résistante homologuée[603], agent de liaison rattachée au QG du réseau POWN depuis juin 1943, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe[604] le 13 juillet 1944 lors d'une rafle au QG du réseau, rue de la Motte-Picquet à Paris[605]. Incarcérée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück avec sa soeur Marie-Yvonne Rusiecki (matricule 57695) et sa mère Caroline Rusiecki (matricule 57666), transférée Kommando de Leitmeritz (Litomerice République tchèque), dépendant de Flossenbürg, retour à Ravensbruck où elle est libérée le 30 avril 1945 par l'armée rouge[605], rentrée .
  • Maria Kusal (1903-?), née Slesak le 19 décembre 1903 à Suchorzów (Pologne), matricule 57561 (Ra). Résistante dans les FTP-MOI, puis au Front National[606]à partir de 1943, déportée à Ravensbrück, transférée dans un kommando de Hambourg[27] dépendant du KL Neuengamme, rentrée.

L Femmes

  • Ernestine Labarthe (1903-1944), née Salabert, matricule 57563, arrêtée le à Paris au café Biarritz situé boulevard Saint-Michel après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], déportée dans le même convoi que sa fille Georgette, médaillée de la Résistance française à titre posthume[607], morte en déportation à Torgau.
  • Georgette Labarthe (1923-1945), matricule 57562, arrêtée le à Paris au café Biarritz situé boulevard Saint-Michel après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], déportée dans le même convoi que sa mère Ernestine, médaillée de la Résistance française à titre posthume[608], morte en déportation (gazée à Ravensbrück le ).
  • Marie-Louise Laguerre (1904-1945) née Godet à La Châtre (36), fonctionnaire des PTT en poste à Châteauroux, s'engage dans la Résistance en 1943 au sein de l'Armée Secrète[609]. Transmet des messages télégraphiques ennemis interceptés. Dénoncée, elle est arrêtée par la Gestapo le avec son mari Oscar Laguerre (né le 9/3/1896 Toulouse) déporté à Sachsenhausen le [610]. Elle est déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[611], morte en déportation (Ravensbrück) le .
  • Suzanne Laissac (1911-2005), née Gély à Olargues (34), matricule 57572, secrétaire comptable chez Gabriel Jeantet à Vichy (03), sert de boite aux lettres pour Marguerite Delchambre, membre du réseau Brutus[612]. Arrêtée le par la Brigade Poinsot des Renseignements Généraux de Vichy[613] avec Pierre Darbieux, Marguerite Delchambre, Philippe d'Elbée, Gabriel Jeantet, tous déportés dans le convoi du , internée dans la prison de la Milice à Bellerive-sur-Allier (03), puis à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée à Eisenach, rentrée.
  • Madeleine Lallemand (1914-2002), née Donet le 1er avril 1914 à Vitteaux (21, Côte d'Or), matricule 57866, résistante homologuée FFI[614], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, croix de guerre 1939-1945 avec palme[615], rentrée.
  • Angèle Lamanthe (1918-2010), née Cognard, matricule 57670, résistante homologuée FFI[616],agent de liaison depuis 1941 de Joseph Fimbel (1909-1944[493]) arrêtée avec Lina Fimbel le à Poisson (Saône-et-Loire) par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial[494], détenue à Châlon, Dijon, Romainville[495], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Denise Lamirault (1918-2012), ép. Pertuis, née Rousselot à Dijon (21, Côte d'Or) le , alias “Panthère”, matricule 57867, résistante dès au sein du réseau de renseignement militaire Jade Fitzroy, lié au MI6 britannique puis au BCRA français[617]. Recrutée par son mari Claude Lamirault, fondateur du réseau, arrêté le et déporté à Dachau le 2 juillet 1944. Ayant pris la succession de son mari à la tête du réseau, Denise Lamirault est arrêtée à Paris le , déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française avec rosette[618], rentrée.
  • Yvette Landais (1922-1997[619]), ep. Toquet, matricule 57564, résistante du réseau Vélites-Thermopyles dépendant du BCRA[619], arrêtée le à Caen[620]. Evadée avec Eileen Nearne et Renée-Claude Bernet[621], lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg, la nuit du [622] , médaillée de la Résistance française[623], rentrée.
  • Jeanne Yvette Landy (1897-1945), née Grenon le 1er mai 1897 à Saint-Christoly-Médoc (33, Gironde), matricule 57565. Elle est l'épouse de Tadeusz Adam Charles Landy (1896-1986), né à Paris le 9 septembre 1896, ingénieur, déporté à Buchenwald dans le même convoi (matricule 77496)[27]. Résistante homologuée[624] elle est déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (Ravensbrück) le 21 février 1945[625].
  • Georgette Lapierre (1907-1976), ép. Demange, née le 18 août 1907 à Stenay (55, Meuse), matricule 57566. Résistante du réseau Brutus[626], déportée à Ravensbruck le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbruck, rentrée.
  • Marianne Laquere (1918-1980[627]), alias Yvonne ou Maryvonne, ép. Terrier de La Chaise, matricule 57573, résistante du mouvement Défense de la France, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], transférée à Torgau et Abteroda, rentrée.
  • Denise Laudinat (1898-?) née Demées ou de Mees le 27 mai 1898 à Heverlee (Belgique), matricule 57568, résistante homologuée FFI[628], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française[629], rentrée.
  • Eugénie Laurent (1919-1944), née Potel le 17/9/1919 à Paris, matricule 57569, cartonnière, mère de deux enfants. Arrêtée le par la Brigade spéciale N°2, le même jour que son mari Marcel Laurent, membre du bataillon Vengeance des FTP, exécuté le à l'angle des rues Fontenay et Marcel Sembat à Montrouge[630]. Déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[631], morte en déportation (Ravensbrück) le .
  • Bernadette Le Baron (1915-2004), née le 15 janvier 1915 à La Vaupalière (76, Seine Maritime), matricule 57868[416], homologuée FFC (réseau Action A) et FFI[632], arrêtée avec sa sœur aînée Marcelle par la Sipo-SD le 22 juillet 1944 lors de l’attaque de la ferme Le Baron à Bouville. La ferme hébergeait les membres d'un réseau du Bureau des opérations aériennes (BOA)[633], dont faisait partie leur frère Robert Le Baron[634]. Incarcérée à Rouen puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, rentrée.
  • Germaine Le Gallic (1923-2008) née Delavier le 30 octobre 1926 à Ville-le-Marclet (80, Somme), matricule 57871, résistante homologuée FFC[635], active dans le réseau Action A (rattaché au BCRA), déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Simone Le Guillou de Penanros (1920-2017), née Barbat le 2 novembre 1920 à Paris (75013), matricule 57542. Résistante homologuée FFC[636], active dans le réseau du SOE Alexandre. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Augustine Le Lay (1925-1987), née le 20 novembre 1925 à Saint-Gilles-Pligeaux (22, Côtes d'Armor), matricule 57942. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Anna Le Moal (1898-1945), matricule 57611[637], chargée de l’organisation des groupes de choc de Libération-Nord[2], médaillée de la Résistance française à titre posthume[638], morte en déportation.
  • Alice Le Pallec (1922-2004), née le 19 août 1922 à Rosendael (59, Nord), matricule 57758. Déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Marie Le Rouge de Rusunan (1910-1982) née Cloarec à Landernau (29), dite Mimy, matricule 57658, recrutée en dans le réseau Ronsard-Marathon[639] (affilié au BCRA) par son frère le Capitaine de Corvette Jean Cloarec, chef du réseau. Elle héberge des réunions clandestines et sert de relais pour le courrier. Arrêtée le à Landernau[640] puis incarcérée à Brest et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Lucienne Le Roy (1905-1992), alias “Marie-Louise”, ép. Mitterand, née le 28 avril 1905 à Crozon (29, Finistère), matricule 57662, infirmière à l’hôpital Bichat, résistante des réseaux d'évasion Comète et Shelburn. En mars-avril 1944, héberge pendant cinq semaines des aviateurs alliés dans son appartement 41 rue de Passy, Paris XVIe[641]. Arrêtée par la Gestapo le 6 juillet 1944[641], après l'infiltration du réseau et l'arrestation le 3 juillet de ses responsables directs, Vera et André Raffalovich,tous deux déportés dans le convoi du 15 août 1944 (matricules 57646 et 76986). Déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Christiane Le Scornet (1927-2019), née le 6 août 1927 à Morlaix (29, Finistère), matricule 57582. Déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Königsberg, où elle se trouve dans le même block que les déportées britanniques du SOE et se lie tout particulièrement d'amitié avec Violette Szabo. Son témoignage sur celle-ci a été recueilli et utilisé par la journaliste Sarah Helm[642]. Libérée le 22 avril 1945 à Mauthausen par la Croix-Rouge[27], rentrée.
  • Marie Leblanc (1874-1944), née Colombier le 4 octobre 1874 à Givors (69, Rhône), sous-lieutenant des Forces françaises combattantes (FFC), agent P2 du réseau franco-polonais F2[643]. Arrêtée le 13 juillet 1944 par la Gestapo à Lyon[644], incarcérée dans la prison Montluc, puis à Romainville le 11 août 1944, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944. Morte en déportation (gazée à Ravensbrück le 4 décembre 1944[27]).
  • Fanny Leblond (1923-?), matricule 57571, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], rentrée.
  • Aurélie Leboeuf (1908-1945), née Kriegel le 29 avril 1908 à Paris (75015), matricule 57575[416], résistante des forces françaises combattantes[645](FFC) active dans le réseau Marie-Odile[646]. Epouse d'Henri Leboeuf (1908-1945), déporté dans le même convoi. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis à nouveau Ravensbrück. Morte en déportation le 17 février 1945 à Weimar[647].
  • Nicole Lebon (1921- ?), ép. Cortese[648], née le à Paris, matricule 57574[416], étudiante, résistante dans le réseau d'évasion Marie-Odile[648] organisé par Pauline Barré de Saint-Venant, alias Marie-Odile Laroche, dont elle est l'adjointe à Paris. Arrêtée par la Gestapo à Paris le [478], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Suzanne Leclézio (1898-1987), matricule 57576, arrêtée par la Gestapo le à Paris avec sa compagne Yvonne Ziegler déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Andrée Lefay (1922-2015), matricule 57???, née le 10 décembre 1922 à St-Patrice (37, Indre et Loire), Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944[27], transférée à Torgau, puis à nouveau Ravensbrück, rentrée.
  • Isa Lefèvre (1909-1945), matricule 57870[416], née Geysen le 27 février 1909[649] à Landrecies (59, Nord), à bord de L’Espérance, sur le canal de la Sambre, en aval de l’écluse. Résistante homologuée forces françaises de l’intérieur (FFI)[650], comme son mari René Lefèvre[651] résistant FTP exécuté par les Allemands le 7 juin 1944 à la prison de Fresnes. Arrêtée le 31 mars 1944[652], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis à nouveau Ravensbrück. Morte en déportation (Ravensbrück) le 10 mars 1945.
  • Suzanne Léger (1923-2007), ép. Berault, matricule 57872[416], résistante dans les réseaux Turma-Vengeance et Jade-Amicol[653], arrêtée avec son père Lucien Léger[654] le lors de l’attaque du réseau « Jade Amicol » au Gué-de-la-Thas. Son père sera déporté dans le même convoi le . Relâchée puis à nouveau arrêtée le . Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, malade du typhus elle est renvoyée à Ravensbrück et Bergen-Belsen, libérée le par les troupes anglaises, rentrée.
  • Yvonne Legros (1898-1944), matricule 57580[416], née le 17 mars 1898 à Baulne (91, Essonne). Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Königsberg, puis à nouveau Ravensbrück. Décédée le 30 décembre 1944 à Ravensbrück[655].
  • Marie Lemée (1898-1987) née à St-Aubin-du-Cormier (35) le , matricule 57581, résistante du réseau Corvette, sous-réseau de renseignements du réseau Phratrie rattaché au BCRA. Arrêtée chez elle, sur dénonciation, à Paris le [656], internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Lucienne Lemoine (1895-1944), matricule 57585, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, morte en déportation (Torgau) le 1er septembre 1944[27].
  • Elisabeth Lerouge (1911-1945), née Gronnier le 17 février 1911 à Saint-Quentin (Aisne), matricule 57582[416]. Epouse de Louis Lerouge[657] (1905-1944), fait prisonnier avec le colonel André Rondenay, délégué miliaire régional pour la zone nord, le 27 juillet 1944 à la station de métro La Muette, par des agents du Sipo-SD. Élisabeth Lerouge est arrêtée à son domicile par la Gestapo le 27 juillet au soir[658]. Le 15 août 1944, en gare de Pantin, son mari est extrait du train avec André Rondenay et 3 autres résistants, emmené à Domont par un commando de l'Abwehr et immédiatement exécuté. Elisabeth Lerouge est déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück. Morte en déportation (gazée à Ravensbrück le 29 mars 1945[27]).
  • Renée Leroux (1920-1996), pseudonyme “Solange”, ép. Blandel, née à Caen (14, Calvados) le 27 janvier 1920, matricule 57873, résistante homologuée FFI[659], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Emilienne Lesidanner (1913-1999), née Marx le 11 novembre 1913 à Aubervilliers (93, Seine Saint Denis), matricule 57874 (Ra). Résistante du réseau Cohors-Asturies[660], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Gilberte Letuppe (1922-1982), née le 15 septembre 1922 à Lille (59, Nord), sans matricule[661], résistante dans le réseau d'évasion néerlandais de Victor Swane et épouse de l'agent double Christiaan Lindemans. Arrêtée le 24 février 1944 avec plusieurs membres du réseau dont Victor Swane, Abraham et Agnès Van Boetzelaer tous trois déportés dans le convoi du 15 août 1944. Elle est internée à Fresnes puis au fort de Romainville Son dossier de Romainville la signalait comme « 9 Monat schwanger », c'est-à-dire enceinte de neuf mois[662]. Inscrite dans le convoi du 15 août 1944 à destination de Ravensbrück, elle est toutefois retirée du transport en raison de sa grossesse arrivée à terme et transférée à un hospice de Saint-Denis, où elle donne naissance à sa fille Christianne le 25 août 1944.
  • Andrée Levacher (1899-1945), née Langlois le 31 octobre 1899 à Poissy (77, Yvelines), matricule 57875 (Ra). Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis ramenée à Ravensbrück, morte en déportation (Ravensbrück) le 25 février 1945[663].
  • Andrée Levallois (1902-1993), née le 13/2/1902 à Paris, matricule 57583, professeure de musique, résistante des réseaux Cohors et Goélette (lié au BCRA)[664]. En , en accord avec ses parents, également résistants, donne refuge à une de ses élèves âgée de 11 ans dont les parents Juifs grecs, originaire de Salonique, ont été arrêtés. Andrée Levallois est arrêtée le incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Rechlin, Neuengamme, libérée à Hambourg le , rentrée.
  • Monique Level ou Livry-Level (1923-2012), née Level à Paris le 29 octobre 1923, ép. Corblet de Fallerans, matricule 57756. Tente de traverser les lignes allemandes pour transmettre des renseignements aux forces alliées. Arrêtée le , remise à la Gestapo à Vimoutiers, transférée à Alençon le 20 juillet et emprisonnée au Château des ducs, puis à Mortagne le 9 août. Echappant de justesse à l'exécution[123], elle est incarcérée à Fresnes le 10 août, déportée à Ravensbrück le 15 août, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le 15 avril 1945[123], près d'Oschatz lors de la marche qui suit l'évacuation de Markkleeberg, rentrée.
  • Raymonde Liaigre (1924-1945), matricule 57584[416], née le 15 mai 1923 à Bonnat (23, Creuse). Employée comme auxiliaire au Ministère du travail, réalise de fausses cartes d’identité et sabote le fichier mécanographique du ministère. Arrêtée par la Gestapo, le 27 juillet 1944, 84 rue Taitbout à Paris, au Ministère du Travail[665]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, avant de revenir à Ravensbruck le 26 octobre 1944. Libérée à la frontière germano-suisse par la Croix-Rouge le 9 avril 1945. Rentrée de déportation très affaiblie, elle décéde à l’hôpital d’Ambilly, (Haute-Savoie) le 18 avril 1945.
  • Marguerite Lorreyte (1901-1989), ép. Chalons, matricule 57876[416], née le 29 mars 1901 à Tauriac (33, Gironde). Résistante du réseau de renseignement Darius[666], affilié au BCRA, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, avant de revenir à Ravensbrück. Libérée par la Croix-Rouge, rentrée.
  • Sadie Liliane Loewenstein (1907-?), matricule 57578[416], née le 21 novembre 1907 à New-York (Etats-Unis), immatriculée à Ravensbrück sous le nom de Liliane Lefèvre[416]. Elle épouse en 1951 le colonel Antoni Zdrojewski (1900-1989), chef militaire de la Résistance polonaise en France[667]. Secrétaire à l'ambassade de Belgique à Vichy, animatrice d'un réseau d'évasion[668], Liliane Loewenstein est arrêtée une première fois par la police française, puis libérée en décembre 1943. Elle entre en janvier 1944 au réseau de renseignement Mithridate rattaché au BCRA. Arrêtée par la Gestapo le 28 juillet 1944[668], internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis, après retour à Ravensbrück, Königsberg. Officier de la Légion d'Honneur, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Adeline Loustaunau (1892-1965)[669], arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], rentrée.
  • Germaine Loustaunau (1890-1967)[670], arrêtée dans la nuit du 3 au à son domicile par la Gestapo après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], rentrée.
  • Simone Louyot (1911-1997), née Maziol le 6 décembre 1911 à Paris (75012), matricule 57881[671] (Ra). Résistante du réseau Martial, Arrêtée chez elle avec son mari et son frère (Bernard Maziol) le 23 juillet 1944[672]. Incarcérée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, de nouveau Ravensbrück puis Leitmeritz (Litomerice), Kommando dépendant de Flossenbürg. Leitmeritz est en partie évacué le 28 avril 1945 par train vers Prague., Le convoi est bloqué puis libéré par les partisans tchèques entre Velesin et Kaplice le 8 mai 1945. Rentrée. Le Musée de la Résistance nationale (MRN) conserve un témoignage de Simone Louyot[673].
  • Jacqueline Lucas (1909-1997), alias "Claudine", née le 3 août 1909 à Compiègne (60, Oise) matricule 57877(Ra). Résistante homologuée FFI[674], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.

M Femmes

  • Louise Maes (1897-1977), née Lanciaux le 14 mai 1904 à Aubervilliers (93, Seine Saint Denis), matricule 57589 (Ra). Résistante dans le mouvement Ceux de la Résistance (CDLR), déportée à Ravensbrück , transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer le à Loury. Matricule 57879. Arrêtée par la police allemande le [518], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Bérangère Toutin, née Chauvette (1910-1979), matricule 57929, et Andrée Gibault (1913-1988), née Lamarche, matricule 57951, (dites les Dames de Samatha), déportées dans le même convoi[519]. Transférée aux camps annexes de Torgau le , et d'Abteroda/Anton le , évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée le , évacuée vers la Tchécoslovaquie le , transférée au camp annexe de Welboth (Flossenbürg), libérée par les Russes le , rapatriée à Orléans le [40]. Chevalier de la Légion d'Honneur[675], rentrée.
  • Elisabeth Malleville (1910-1944), née le 6 février 1910 à Chartres (28, Eure-et-Loir) matricule 57590.(Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück, puis Rechlin, morte en déportation (Rechlin) en novembre 1944[676].
  • Jeanne Manchion (1906-1984), née Hubert le 20 février 1906 à St-Ouen (93, Seine Saint Denis), matricule 57591 (Ra). Résistante homologuée[677], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Lolita Marcepoil (1912- 2008), née Defossez le à Caudry (59), matricule 57592, déportée à Ravensbrück dans le même convoi que son mari Charles Marcepoil[678] (matricule 77244), transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg, officier de la Légion d'honneur[678], médaillée de la Résistance française avec rosette[679], rentrée.
  • Madeleine Marcherat (1899-1945), née Carlier, matricule 57594 , résistante du réseau Turma-Vengeance, chargée du ravitaillement du maquis de Samatha[680] où se trouve son fils Albert Marcherat[681] (mort au combat le ), arrêtée par la police allemande le lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon[682]. Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, Ravensbrück, Königsberg. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[683], morte en déportation (Ravensbrück) le [680].
  • Marie (ou Marie-Louise[684]) Marelli (1917-?), née le 4 janvier 1917 à Monza (Italie) matricule 57593 (Ra), déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Denise Marin (1916- 2009), née Rougé le à Valdrome (26), agent du trésor public[685], matricule 57596, s'engage dans la Résistance à Lyon en . Travaille pour le Centre d’opérations de parachutages et d’atterrissages (COPA, réseau Action du BCRA) dont le chef est Bruno Larat. Arrêtée le [686], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Odette Marlot (1893-?), née le 4 septembre 1893 à Toucy (89, Yonne) matricule 57880.(Ra). Epouse du docteur Henri Marlot, d'Appoigny, tous deux résistants . Internée à Auxerre en juin 1944[687], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Elisabeth de Marotte (1897-1993), née Elisabeth de Liedekerke de Pailhe, le 24 mai 1897 à Soheit-Tinlot (Wallonie, Belgique), comtesse belge. Matricule 57597 (Ra). Ép. Baudouin de Marotte de Montigny (1894-1973), né à Soheit-Tinlot, Belge. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton. Rentrée[40],[688].
  • Réjane Martin (1914-1969), née Malandain à Sotteville-lès-Rouen (76, Seine Maritime) le 29 juin 1914, matricule 57882, sans profession. Résistante du groupe FTP de Jacques Mellet[689] depuis 1943. Arrêtée par la Gestapo le 4 août 1944 à son domicile  à Saint-Romain-de-Colbosc, elle est accusée d’espionner les mouvements de troupes allemandes entre Bolbec et Le Havre[690]. Détenue au Havre puis au siège de la Gestapo rue des Saussaies et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée par l'armée russe le 8 mai 1945 dans le village de Welboth (Velvety) en Bohême du Nord, rentrée.
  • Jeanne Marx (1902-1990), née le 6 décembre 1902 à Romilly-sur-Seine (10, Aube) matricule 57883.(Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27]
  • Hélène Maspero (1899-1997), née Clerc le 14 juin 1899 à Paris, matricule 57598, épouse du sinologue Henri Maspero. Son fils Jean (1925-1944), résistant FTP, exécute un officier SS le 22 juillet, puis un autre soldat allemand, le 27 juillet 1944, boulevard du Château à Neuilly. Son camarade Jean-Pierre Mulotte est pris[691] et fusillé le 30 juillet. Jean Maspero réussit à s'enfuir par les toits. Il rejoint ensuite la 3e Armée américaine. Ses parents sont arrêtés le 28 juillet[692], internés à Fresnes et déportés dans le convoi du 15 août 1944. Hélène Maspero est déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück, puis Königsberg jusqu'à la libération du camp par l'armée rouge le 5 février 1945. Les femmes déportées qui l’ont côtoyée, en déportation ou au retour, en gardaient un souvenir très admiratif[693]. Rentrée.
  • Jeanne Matthey (1886-1980), ép. Jonais, née à Alexandrie (Egypte) le 25 janvier 1886, matricule 57884, quatre fois championne de France de tennis, résistante du réseau franco polonais F2[694], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Marcelle Mauduit (1924-2005), née le à Souesmes (41, Loir-et-Cher), femme de ménage, matricule 57959, arrêtée le à Orléans[695], incarcérée à Orléans puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Gustava Mauwen (ou Mauven[696]) (1908-?), d'origine hollandaise, née le 1er janvier 1908 à Breda (Pays Bas), matricule 57599.(Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg. Germanophone, elle est désignée par l'administration SS de ce dernier camp comme blockowa du baraquement des Françaises. Elle est appréciée des déportées françaises pour son dévouement[621]. Rentrée[27].
  • Alice Mayeur (1902-?), née le 8 mai 1902 à Paris (75004) matricule 57677 (Ra). Résistante de Libération-Nord[697]. Déportée à Ravensbrück, rentrée[698].
  • Annie Mazard (1921- ?), née Goldfarb le 29 août 1921 à Saumur (49, Maine-et-Loire) matricule 57601 (Ra). Résistante homologuée[699], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, puis de nouveau Ravensbrück, libérée par la Croix-Rouge le 9 avril 1945, rentrée.
  • Marie Médard (1921-2013), ép. Fillet, matricule 57602[700] ou 57612, bibliothécaire, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Cécile Ménétrier (1917-1996), née Aubert le 20 août 1917 à Mirebeau-Bèze (21, Côte d'Or) matricule 57885 (Ra). Résistante homologuée FFC, active dans le réseau Buckmaster[701]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Suzanne Mengin (1910-1985), née Aubert-Champerre à Caen (14, Calvados), matricule 57886, médecin. Résistante depuis 1942 avec son mari Emile Mengin[702] dans le réseau du SOE section F Prosper Physician, participe à l’organisation du premier parachutage du Loiret. Après l'effondrement du réseau Prosper en juillet 1943, se cache et continue son action avec d'autres réseaux à Paris. Arrêtée avec son mari le 31 mai 1944 à Paris par la Gestapo de la rue des Saussaies[703]. Emprisonnée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Rechlin, libérée par la Croix-Rouge le 23 avril 1945, rentrée.
  • Joséphine Merle (1906-?), née Boccard le 29 septembre 1906 à Saint-Laurent-le-Minier (30, Gard) matricule 57603 (Ra). Résistante homologuée FFC[704], active dans le réseau de renseignement Hunter (rattaché au BCRA). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Andrée Merop (1908-1993), ép. Merle, née le 16 décembre 1908 à Issy-les-Moulineaux (92, Hauts-de-Seine) matricule 57604 (Ra). Résistante de Libération-Nord[705]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Marguerite Meunier (1895-1945), née Le Goff le 10 avril 1895 à Saint-Adrien (22, Côtes-d'Armor) matricule 57755 (Ra). Résistante homologuée FFC [706], active dans le réseau de renseignement Sussex. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (Rechlin) le 3 mars 1945.
  • Marie-Louise Clémentine Meunier (1890-1945), nom abrégé en Marie-Louise Meunier, née le 15 février 1890 à Genas (69, Rhône), matricule 57605, commerçante à Annecy. Recrutée par Johan Hendrik Weidner pour le réseau européen de Résistance Dutch-Paris. Aide les réfugiés néerlandais, dont de nombreux Juifs, à franchir la frontière franco-suisse. Arrêtée le , incarcérée à Montluc et Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, morte en déportation (gazée à Ravensbrück) le 25 janvier 1945[27]. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[707].
  • Antoinette Meygnal (1919-2005), née le 16 janvier 1919 à Hunawihr (68, Haut Rhin) matricule 57600 (Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Jeanne Mieu (1903-1998), pseudonyme “Michelle”, née Schamber le 26 avril 1903 à Paris matricule 57606 (Ra). Résistante du réseau de renseignement Marco Polo[708], relevant du BCRA. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Anna Rosa Milhé (1897-1987), née Tores le 31 décembre 1897 à Lunel (34, Hérault) matricule 57887 (Ra). Résistante homologuée FFI[709]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Marguerite Mimeur (1922- 2005), ép. Dupré, née le à Pouilly-en-Auxois (21), étudiante en Médecine, matricule 57888, rejoint la Résistance à Dijon dans le maquis FTP "Liberté"[710] installé en au vallon du Leuzeu[711] près de Fleurey-sur-Ouche[712]. Arrêtée par la Milice le et livrée à la Gestapo de Dijon, incarcérée à Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Stadice au cours de la marche qui suit l'évacuation du camp de Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[713], rentrée.
  • Asta Mincent (1914-1992), née Mathis le 26 février 1914 à Dusseldorf (Allemagne), matricule 57725. Résistante active dans le réseau Praxitèle dépendant du BCRA, qui recueille et transmet par radio les informations de nombreux réseaux de résistance de la zone occupée. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Ravensbrück, Koenigsberg, médaillée de la Résistance française[714], rentrée.
  • Jeanne Miniou (1922-2010), née le 23 juin 1922 à L'Ile-d'Ouessant (29, Finistère) matricule 57607 (Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, rentrée[27].
  • Germaine Minouflet (1901-?), née le 19 avril 1901 à Belloy (60, Oise) matricule 57608 (Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Denise Miquel (1921-2015), ép. Netter, alias "Mangouste", née le 18/08/1921 à Louviers (27, Eure), matricule 57609, résistante du réseau Alliance depuis 1943, avec son père Charles Miquel, responsable du réseau pour la Seine inférieure et l’Eure. L’activité de ce secteur était basée sur le renseignement, la réception d’armes et leur transfert à Paris[715]. Arrêtée par la Gestapo le , incarcérée à Evreux, Rouen et Fresnes, Evadée le 16 ou pendant la marche d'évacuation du camp de Markkleeberg[716], libérée début à Staditz, grand officier de la Légion d’honneur[715], médaillée de la Résistance française[717], rentrée.
  • Secundina Mirambell (1910-1998), née le 26 mai 1910 à Veguillas de la Sierra (E) matricule 57610 (Ra). Ouvrière, syndiquée à l'UGT, réfugiée en France en février 1939[718]. Dès 1940 s'engage dans la résistance avec son compagnon Rafael Salazar[719] (dit Laborda), déporté à Dachau le 18 juin 1944[720]. D'abord à Paris avec le groupe de Josep Miret, puis à Orléans avec les FTP-MOI. Arrêtée à Orléans le 19 juillet 1944, incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, tranférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg. Evadée[718] au cours de la marche qui suit l'évacuation de Markkleeberg, rentrée.
  • Geneviève Moët (1899-1988), née Simonet, matricule 57612[637] (Ra), arrêtée par la Gestapo le avec son mari Gérard Moët et sa fille Michèle Agniel déportés dans le même convoi, médaillée de la Résistance française[721], rentrée ;
  • Michèle Moët-Agniel (1926-), née Moët le à Paris 17e, mariée Agniel en 1947. Matricule 57613 (Ra)[637]. Arrêtée par la Gestapo le avec son père Gérard Moët (1893-1945) et sa mère Geneviève Moët (1899-1988) déportés dans le même convoi. Médaillée de la Résistance française, rentrée[40].
  • Suzanne Mohn (1911-2005), née Dreyfuss, matricule 57750, manutentionnaire, adhérente du PCF depuis 1935, entre dans la clandestinité en à Paris dans les comités clandestins de femmes, puis dans les FTP en [722]. Arrêtée le à Orléans en compagnie d'Alice Curateau[408] (déportée dans le même convoi), transférée dans les locaux des Brigades spéciales à Paris, puis livrée aux Autorités allemandes et incarcérée à Fresnes. Déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Geneviève Molinié (1914-1996), née Casenave le 15 juillet 1914 à Le Perreux-sur-Marne (94, Val-de-Marne) matricule 57689 (Ra). Déportée à Ravensbrück, transférée à Flossenbürg, rentrée[27].
  • Yvonne Montant (1900-1977), née Tremillon, matricule 57889 , commerçante, résistante du réseau Turma-Vengeance, assure l'hébergement des réfractaires. Arrêtée avec son mari Henri Montant à Bou le [723]. Celui-ci déporté le , mort à Dachau le [724]. Incarcérée à Orléans et Romainville, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée le , rentrée.
  • Renée Monteil (1927-?), alias Simone, née le 9 septembre 1927 à Ivry-sur-Seine (94, Val de Marne), blanchisseuse, matricule 57742[725]. Résistante dans les FTP depuis janvier 1944[726], arrêtée le 3 avril 1944 porte de Clignancourt à Paris 18ème par cinq inspecteurs de la BS2. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Lucie Moreau (1904-2000), ép. Martin, née le 29 septembre 1904 à Clichy (92, Hauts-de-Seine) matricule 57614 (Ra). Déportée à Ravensbrück, tranférée à Torgau, Abteroda, médaillée de la Résistance française[727], rentrée.
  • Yvonne Moreau (1921-1981), née le 6 mai 1921 à Montreuil (93, Seine-Saint-Denis) matricule 57890 (Ra). Déportée à Ravensbrück, tranférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Denise Morin (1898-1995), née Bourinet à Vœuil-et-Giget (16, Charente) le , résistante du réseau Darius[728]. Depuis 1942 aide activement son mari Georges Morin, fonctionnaire à l'ONAC aux Invalides, qui héberge des aviateurs alliés[729]. Arrêtée le avec son mari et sa fille Yvette, eux aussi déportés dans le convoi du , internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, médaillée de la Résistance française[730], rentrée.
  • Suzanne Morin (1899-1945) née à Angers (49) le , résistante du réseau de renseignement dépendant du BCRA Darius[731](développement en zone Nord du réseau Gallia), déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, puis Rechlin après son retour à Ravensbrück, morte en déportation (Rechlin) le [732].
  • Yvette Morin (1921-2021) ép. Claerebout, née à Paris le , résistante du mouvement Turma-Vengeance, avec son père Georges Morin (fonctionnaire à l'ONAC aux Invalides) et sa mère Denise Bourinet, tous deux déportés dans le même convoi[733]. Participe au renseignement, au transport d'armes et à l'aide à l'évasion d'aviateurs alliés[733]. Arrêtée le , internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée à Tharandt le pendant la marche qui suit l'évacuation du camp, médaillée de la Résistance française[734], rentrée.
  • Céline Mory Lefevre (1912-2008), née Canivet, matricule 57617, fonctionnaire, résistante dans le Corps Franc Vengeance et le réseau Jade Amicol, arrêtée le au Gués-de-la-Thas avec plusieurs autres membres du réseau[735], emprisonnée à Orléans, Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée le , rentrée.
  • Jeanne Mouret (1902-1944), née le 26 décembre 1902 à Paris (75014), fille cadette du député SFIO Jean Mouret[736], matricule 57727[737]. Agent de liaison de Léo Hamon, responsable de « Ceux de la Résistance » pour la région parisienne, elle est arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le [51], déportée à Ravensbrück le 15 août, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück où elle meurt le 11 novembre 1944. Médaillée de la Résistance avec rosette à titre posthume[738]

N Femmes

  • Marguerite Nadaud (1924-2002), ép Garry, née le 6 février 1924 à Châteauroux, matricule 57618; Secrétaire au ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement, rencontre en le résistant Henri Garry, chef du réseau PHONO de la section F du SOE, avec qui elle se marie le  ; Henri Garry et Marguerite Nadaud abritent Noor Inayat Khan, opératrice radio du SOE, au 40 rue Erlanger, à Paris. Arrêtée avec Garry le à Paris, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda et Markkleeberg, rentré.
  • Madeleine Naninck (1910-1991), née le 19 septembre 1910 à Calais (62, Pas-de-Calais) matricule 57619 (Ra). Déportée à Ravensbrück, tranférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Eileen Nearne (1921- 2010), identifiée à Ravensbrück comme Jacqueline Duterte[739], matricule 57509, opératrice radio britannique du SOE[617], arrêtée par la Gestapo le 22 ou à Bourg-la-Reine[622],[740]. Tente de s'évader pendant la traversée de Méry-sur-Marne le mais reprise[741]. Evadée avec Yvette Landais et Renée-Claude Bernet (matricule 57961)[621], lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg la nuit du , rentrée.
  • Marguerite Neulat (1920-1958), matricule 57949, résistante du réseau Action M[742], arrêtée le [405], évadée à Dresde[379], rentrée.
  • Louise Noël (1898-1990), née Montet le 1er juin 1898 à Vesoul (71, Haute-Saône) matricule 57892 (Ra). Déportée à Ravensbrück, tranférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée[27].
  • Clémence Nouveau (1904-1945) née le 27 octobre 1904 à à Autun (71, Saône-et-Loire) matricule 57894, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück et Königsberg, morte en déportation (Königsberg) le 5 février 1945[743].
  • Paula Nuding (1902-1980), née Kopp le 3 mai 1902  à Lichtensteig (Suisse), de nationalité allemande, remariée avec Hans Ruess en 1947, matricule 57895 (Ra). Employée de bureau, épouse en 1925 Hermann Nuding, membre important du KPD. Réfugiée en France en 1933, internée de janvier à juin 1940[744] au camp de Rieucros, elle rejoint la Résistance française communiste section MOI (Main d’œuvre immigrée) en novembre 1941[745]. Elle participe au Travail allemand (TA) qui diffuse des journaux en langue allemande auprès des soldats de l’armée d’Occupation. Arrêtée par des policiers de la BS1 le 19 ou 20 octobre 1943[744], elle est livrée à la Sipo-SD. Enceinte, terriblement battue, elle perd son enfant. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück, rentrée.

O Femmes

  • Jane d'Oilliamson (d) (1920-1997), née le 21 septembre 1920 à Paris (75007). Matricule 57621 (Ra). Ep. en 1950 à Paris, Etienne Burin des Roziers (1913-2012)[746]. Résistante depuis octobre 1942[747], elle est l’un des premiers agents de liaison du poste de commandement de l’ORA auprès du commandant René Cogny à Paris[9]. Active dans les réseaux Cohors-Asturies[748] et Comète[749]. En avril 1944, lorsque l’ORA est intégrée aux Force Française de l'Intérieur (FFI), elle assure des liaisons au « Bureau central des liaisons de la résistance » pour la région parisienne. En novembre 1943, sous le pseudonyme « Catherine », elle rejoint le réseau de renseignement Cohors-Asturies. Parallèlement, sous le pseudonyme de « Rosine», elle participe à plusieurs réseaux d’évasion : le réseau Comète, chargé d'exfiltrer les aviateurs alliés, et les réseaux Shelburn et Possum (Possum réseau). Arrêtée le 3 juin 1944, rue du Hameau à Paris avec cinq autres agents du bureau central FFI parisien[77], suite à l'infiltration d'agents de la gestapo française. Incarcérée à Fresnes. Déportée notamment avec Marie-Thérèse Henry (1920-2007), matricule 57548 (Ra), par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau le 1er octobre 1944 (matricule 33917), d'Abteroda/Anton (Buchenwald), puis de Markkleeberg (Leipzig) d'où elle s'évade le 21 avril 1945 lors de l’évacuation du camp[40]. En 1948, elle témoigne au procès Raymond Richard, maire de Margency (95, Val-d'Oise) (1941-1944) et agent double, qui juge des collaborateurs Français de la Gestapo, responsables de son arrestation et de son groupe. Il s'agit outre du maire, de Max Dumas, Henry Ponchelet et Noël Jacquot, condamnés à mort tous les quatre le 23 mars 1948 et fusillés le 22 juillet au fort de Montrouge[750],[751]. Croix de guerre 1939-1945, rentrée.

P Femmes

  • Yvonne Pagniez (1896-1981), née le à Cauroir (F-59400, Nord), ép. Pagniez. Matricule 57623, écrivaine et journaliste. Résistante active dans l'Organisation civile et militaire (OCM-Centurie)[27] et le SR-Kleber. Yvonne Pagniez recrute les agentes féminines utilisées par le système de liaison mis en place par Pierre Lefaucheux. Arrêtée à son domicile parisien à 4h du matin dans la nuit du 3 au 4 juin 1944[752], après le coup de filet du contre l'État-major FFI d'Ile-de-France[77], incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau. Lors de son transfert de retour vers Ravensbrück, elle s'évade à Jüterbog avec Anne-Françoise Perret-Gentil (matricule 57759). Reprise ultérieurement, elle est détenue à Konstanz puis à la prison de Gotteszell et libérée en avril 1945. Médaillée de la Résistance française, rentrée[753].
  • Irène Palaric (1926-2013) née le 15 novembre 1926 à Ploërdut (56, Morbihan), ép. Mourgues, matricule 57???. Résistante homologuée FFI[754], arrêtée le 18 juin 1944 par les agents du Sipo-Sicherheitsdienst (SD) de Guémené qui font cerner le bourg de Ploërdut[755]. Son père, Joseph Palaric, résistant FTPF, est lui aussi arrêté et fusillé le 6 juillet 1944. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, rentrée.
  • Madeleine Parat (1924-2021), née le , sans matricule. Dans la soirée du , à Bar-le-Duc, le docteur Joyeux de la Croix-Rouge obtient sa libération ainsi que celle de deux autres détenues, Marcelle Chapoutier et Denise Bouvet, pour raisons médicales[353], rentrée .
  • Marcelle Pardé (1891-1945), matricule 57624, arrêtée le avec sa secrétaire Simone Plessis déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation .
  • Marcelle Pariot (1926-1998), ép. Albergucci, née à Verdun (55, Meuse), le 16 mars 1926, matricule 57896, arrêtée.à Vernon par la Gestapo le 19 avril 1944[756]. Détenue à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée près d'Oschatz le 19 avril 1945 lors de l'évacuation du camp[40], rentrée.
  • Yvonne Parlet : cf. Yvonne Pralet
  • Marceline Parmentier-Marié (1896-1960), alias Marcelle, ép. Marié, matricule 57625, arrêtée le avec son mari Désiré Marié et sa fille Jacqueline Fleury déportés dans le même convoi, rentrée .
  • Geneviève Passin (1908-1945) née le 9 janvier 1908 à Mareil-sur-Loir (72, Sarthe) matricule 57743[416], journalière[757]. Résistante déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück et Königsberg, morte en déportation (Königsberg) le 5 février 1945[758].
  • Marie-Louise Payen (1899-1986), née Contoux le 18/08/1899 à Dompierre-sur-Besbre (03), matricule 57626; Résistante du réseau Alliance depuis la fin de l'été 1943[759], avait mis son appartement 120 rue de la Pompe à la disposition du réseau pour l’installation d’un poste émetteur. Arrêtée le à Paris par la Gestapo, incarcérée à Fresnes puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg. Lors de l’évacuation du camp de Markkleeberg elle sauve 10 malades de l’infirmerie en les installant sur un chariot[759]. Officier des Forces Françaises Combattantes, croix de guerre, médaillée de la Résistance française[760], rentrée .
  • France Pejot (1914-2010), ép. Jarre, pseudonyme “Francette”, née le 17 octobre 1914 à Lyon (69, Rhône), matricule 57627, future mère de Jean-Michel Jarre. Avec sa sœur Raymonde s'engage en janvier 1942 dans le mouvement de résistance Franc-Tireur.  Elles mettent la boutique familiale « La Lingerie Pratique » et leur appartement à disposition de Jean-Pierre Levy qui y établit son secrétariat. Après une première arrestation, France Pejot rejoint fin 1943 les dirigeants de Franc-Tireur installés à Paris. Arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 30 juin 1944[51], elle est incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg. France Pejot parvient à s'échapper, avec cinq camarades, lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg. Médaillée de la Résistance française avec rosette, rentrée .
  • Charlotte Perdrigé (1908-1945), matricule 57629[761], comptable, sœur de Daniel Perdrigé, maire communiste de Montfermeil fusillé comme otage au Mont Valérien le 15 décembre1941. Recrutée en 1943 comme agent des services secrets britanniques (SOE) en France[762]. Arrêtée avec Robert Benoist à Paris le , détenue à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, et à Königsberg jusqu'à la libération du camp par l'armée russe, morte en déportation le 28/2/45, en instance de rapatriement, à l'hôpital de Czarnkov, près de Königsberg .
  • Maria de Peretti della Rocca (1902-1945)[763], alias Marianne, née le 30 décembre 1902 à Conca (Corse), médecin à Paris, près de la porte d'Italie. Matricule 57630. Elle entre dans la Résistance, rattachée au réseau de renseignement Marco-Polo, dépendant du BCRA. Sert de boîte aux lettres pour la transmission des messages chiffrés[764]. Subit une première arrestation, mais relâchée au bout de six mois faute de preuves. Après avoir repris son activité clandestine, elle est arrêtée une seconde fois le 17 juillet 1944 en possession de messages codés. Ne donne aucune indication après son arrestation malgré les sévices subis de la part de la Gestapo. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Torgau où elle exerce ses fonctions à l'infirmerie du camp[765]. Transférée de nouveau à Ravensbrück elle y meurt gazée[764] le 15 mars 1945[766]. Croix de guerre avec étoile de vermeil[764].
  • Marie Perquis (1915 -?) née à Paramé (35) le , matricule 57631, secrétaire, résistante homologuée[767]. Elle est agent de liaison et diffuse la presse clandestine (Libération, La Résistance Ouvrière[768]). Arrêtée à Paris (9e) par la Milice le [767] et livrée à la Gestapo, internée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Anne-Françoise Perret-Gentil dit Maillard (1900-1993)[769],[770],[771], née le à Neuchâtel. Matricule 57759. Dessinatrice suisse[772], résistante de l'Armée des Volontaires[772], arrêtée par la Gestapo au no 12 du square Henri-Paté à Paris (16e) le , médaillée de la Résistance française[773], évadée avec Yvonne Pagniez lors du transfert de Torgau à Ravensbrück[774],[753].
  • Henny Peters (1922-?) née le 27 septembre 1922 à Fiume (Italie), matricule 57898[416], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück[27].
  • Jacqueline Petit (1897-1988) née Jacmond le 5 mars 1897 à Paris (75016), matricule 57899. Résistante de Libération-Sud[775] déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Jeanne Petit (1908-1972) née Blancher le 16 juillet 1908 à La Roche-Canillac (19, Corrèze), matricule 57632. Résistante de Ceux de la Résistance[776], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück, rentrée.
  • Marguerite Petit (1906-1945) née le 30 septembre 1906 à Fontet (33, Gironde), matricule 57633[416]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (Ravensbrück ) le 16 mars 1945.
  • Marie Petit (1896-1982) née le 27 septembre 1896 à Sceau-St-Angel (24, Dordogne), matricule 57900. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Louise Petron (1889-1945)[777], née Duchesnay[778] le 21 septembre 1889 à Flers-de-l'Orne (61, Orne), matricule 57676[416], concierge[779], résistante du réseau Corvette[779], rattaché au BCRA, arrêtée le à son domicile au 11 avenue Paul-Adam à Paris par la Gestapo[779], médaillée de la Résistance française à titre posthume[778], morte en déportation (Ravensbrück) le 19 janvier 1945.
  • Angèle Pétrou : cf. Marguerite Petit ( matricule 57633[416]).
  • Augustine Pézard (1894-1945), pseudonyme “Ponnette “, née Guyomard le 17 avril 1894 à Amfreville-la-Campagne (27, Eure), matricule ???, résistante du réseau Alliance depuis novembre 1942, homologuée FFC[780]. Avec son mari Marcel Pézard, cultivateur, ils hébergent dans leur ferme des clandestins et entreposent la réception de parachutages. Arrêtée avec son mari le 19 juillet 1944 par le SD d’Évreux[781], emprisonnée à Evreux et Fresnes, déportée depuis Pantin le 9 août 1944 (et non pas le 15 août 1944 comme indiqué sur la base de données BDDM[27]) au camp de Lauban, près de Breslau en Basse-Silésie, transférée à Ravensbrück le 28 février 1945, morte en déportation ( Ravensbrück) à une date inconnue, fixée administrativement au 5 avril 1945.
  • Jeanne Picard (1899-1990) née le 25 août 1896 à Paris (75010), matricule 57634. Résistante de Ceux de la Libération (CDLL)[782], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Marcelline Pierrard (1902-1993), matricule 57635, née Boyer dans le hameau de Fresnay-les-Chaumes, sur la commune de Pithiviers-le-Vieil, où ses parents sont cultivateurs[783]. Elle exerce le métier de giletière[783]. Résistante dans le réseau « Vic-Alexandre »[784], elle sert de contact entre les agents du réseau et les parachutistes envoyés par le S.O.E britannique[783]. Arrêtée le à son domicile à Paris[783], internée à Fresnes[783], déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg. Libérée par les Russes le [783], rapatriée par la Pologne jusqu'à Odessa puis Marseille avec un groupe de 8 déportées françaises, rentrée .
  • Suzanne Pinet (1913-1973), née le 13 janvier 1913 à Boulogne-Billancourt (92, Hauts-de-Seine), matricule 57760. Résistante de la section Action P du BCRA[785], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • France Pinhas (1917-2009), matricule 57636, infirmière au maquis du Vercors[786], arrêtée le à l'hôpital de fortune dressé dans la Grotte de la Luire vers Saint-Agnan-en-Vercors (26)[Note 2],[40], médaillée de la Résistance française[787], rentrée .
  • Françoise Piot (1922-1944), alias Hélène, née le 5 mars 1922 à Avesnes-sur-Helpe (59, Nord), matricule 57636[416]. Résistante du réseau Navarre[788], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis Königsberg après son retour à Ravensbrück, médaillée de la Résistance française à titre posthume[789], morte en déportation (Königsberg) le 31 juillet 1944[790].
  • Simone Plessis (1913-1945), matricule 57637, arrêtée le avec sa directrice Marcelle Pardé déportée dans le même convoi, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation .
  • Nina Polejaeff (1905-?) née le 30 septembre 1905 à St-Petersbourg (Russie), matricule 57638. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Marie-Louise Ponson (1907-1997) née le 3 mars 1907 à Montdardier (30, Gard), matricule 57901. Résistante homologuée[791], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Raymonde Porchon (1920 -1945) née Guinant à Dammartin-en-Serve (78) le , matricule 57902. Membre du réseau Évasion de Ceux de la Libération (CDLL)-Vengeance d'Orgerus, ravitaille et héberge des maquisards et des aviateurs alliés. Arrêtée par la SIPO-SD le avec son mari René Porchon, déporté dans le même convoi, et onze autres membres du groupe CDLL à la ferme du Franc-Moreau à Bazainville[792]. Emprisonnée à Versailles puis à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaille de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Ravensbrück) le .
  • Jeanne Portères (1893-1972), née Raphael le 16 juillet 1893 à Mont-de-Marsan (40, Landes), matricule 57639. Résistante du réseau de renseignement SR Kléber, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, officier de la Légion d'honneur, rentrée.
  • Portier Louise[27], matricule 57640: cf Jeanne Poumarède.
  • Wanda Posner (1895-1963)[793], dite Lucie[794], née Landy à Paris (75017) le , matricule 57641, institutrice communiste active au Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme (CMF) depuis 1934, résistante FTP-MOI assurant hébergement et courrier dans la zone Sud[793]. Arrêtée début par les brigades spéciales (BS1), incarcérée à Montluc[795] puis Fresnes, déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française[796], rentrée.
  • Jeanne Poumarède (1889-1944), née Laidebeur à Paris le , matricule 57640[797], résistante du réseau Cohors-Asturies[798], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, morte en déportation (Torgau[799]) le .
  • Yvonne Pralet (1908-2002), née Dellier le 2 mars 1908 à Paris (75020), matricule 57744[416], résistante du Front national[800] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, rentrée.
  • Fernande Prévost (1893-1945), matricule 57642[416], résistante de l'ORA[801], morte à Tharandt au cours de l'évacuation du camp de Markkleeberg[802], médaillée de la Résistance française à titre posthume[803], morte en déportation .
  • Mireille Prévost (1912-1990), née Thint le 4 octobre 1912 à Lille (59, Nord), coiffeuse, matricule 57902, résistante du Front national[804], arrêtée le 26 juillet 1944 à Villemandeur[805], internée à Orléans puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, rentrée.
  • Léonie Madeleine Prieur (1906-1985), alias Mado, ép. Roger, née le 7 novembre 1906 à St-Usage (21, Côte d'Or), matricule 57903. Résistante homologuée FFI[806], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Andrée Prinz (1920-2012), née Leblanc le 21 avril 1920 à La Flèche (72, Sarthe), matricule 57643, résistante homologuée FFC du réseau de renseignement Hunter[807], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, rentrée.

Q Femmes

  • Charlotte Marcelle Quentin (1904-1945), née Guénet le 10 mai 1904 à Houdan (78, Yvelines), matricule 57644[416], résistante homologuée[808], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, de nouveau Ravensbrück, puis Königsberg, morte en déportation (Königsberg ) le 14 janvier 1945.
  • Suzanne Quentin (1924-2014[809]), ép. Giguère, née le à Châtillon-sur-Marne, matricule 57645[810], homologuée FFI[811], rentrée .
  • Raymonde Quitteville (1920-1946), née le à Aumale (76), matricule 57645, résistante du mouvement Ceux de la libération (CDLL), homologuée FFC[812], déportée à Ravensbrück transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française[813], décédée le à Davos, peu après son retour, rentrée.

R Femmes

  • Vera Raffalovich (1901-1964), née Yarmonkine à Saint-Pétersbourg, matricule 57646, résistante dans le réseau Comète[814], arrêtée le Boulevard Hausmann à Paris par la Gestapo avec son mari André Raffalovich[815], médaillée de la Résistance française[815], rentrée.
  • Amélie de Rambuteau (Amélie Lombard de Buffières, comtesse de Rambuteau) (1900-1987), née de Mac-Mahon de Magenta, matricule 57086[40], femme politique. Arrêtée le par le S.D. à son domicile du château de Rambuteau à Ozolles avec son mari Almaric de Rambuteau (1890-1944) et deux de ses fils Philibert (1923-2003) et Maurice (1927-1992), accusés par dénonciation d'avoir abrité des parachutistes anglais dans leur propriété. Les trois hommes sont déportés par le « Convoi n°79 du  » (I.265), de Compiègne à Buchenwald (Weimar)[816],[817], médaillée de la Résistance française[818], rentrée .
  • Jeanne Rault (1920-1986), née le 14 février 1922 à Rochefort (17, Charentes Maritimes) matricule 57647, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Marcelle Reboure (1920-?), née le 17 décembre 1920 matricule 57906, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Marie-Madeleine Régnier[819] (1939-1982), née Dastarac le 8 avril 1939 à Paris (75012), matricule 57956[416], professeure d’éducation physique à Montargis, résistante du réseau Etienne Leblanc (SOE F Buckmaster Historian). Elle assure les liaisons entre Paris et Montargis et transmet courriers et documents[820]. Arrêtée le 1er août 1944 à Montargis par le Gestapo, incarcérée à Montargis, Orléans et Fresnes. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Germaine de Renty (1899-1994), née Guyot-Sionnest, matricule 57648, épouse de Robert de Renty, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Isabelle Renault (1923-2010), née le à Vannes (56, Morbihan). Matricule 57907 (Ra). Elle a neuf frères et sœurs, parmi lesquels Gilbert Renault (1904-1984), plus connu sous le nom de colonel Rémy, Madeleine Cestari-Renault (1921-2016), et May-Alice dite Maisie Renault (1907-2003), matricule 57908 (Ra), avec laquelle elle est déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le . Médaillée de la Résistance française, rentrée[40],[821].
  • May-Alice dite Maisie Renault (1907-2003), née le 13/12/1907 à Vannes (56, Morbihan). Matricule 57908 (Ra). Arrêtée par la Gestapo le . Elle a neuf frères et sœurs, parmi lesquels Gilbert Renault (1904-1984), plus connu sous le nom de colonel Rémy, Madeleine Cestari-Renault (1921-2016), et Isabelle Renault (1923-2010), matricule 57907 (Ra), avec laquelle elle est déportée par le « Convoi des 57000 » du de Pantin à Ravensbrück. Transférée au camp annexe de Rechlin (Ravensbrück), retour à Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le . Médaillée de la Résistance française, rentrée[40],[822].
  • Geneviève Rethoré (1922-1945), matricule 57652, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe le 4 ou le [51], médaillée de la Résistance française à titre posthume[823], morte en déportation.
  • Raymonde Révillon (1920-2003), alias Gerbie, matricule 57909, rentrée.
  • Charlotte Richter (1912-?), née le 24 septembre 1912, matricule 57649, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944[27].
  • Andrée Ricros (1925-1999[824]), née le 11 mai 1925 à Paris (75017), déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, libérée à Ravensbrück le 30 avril1945[27], rentrée.
  • Eugénie Ridondelli (1894-1945), née Ravard le 10 février 1896 à Le Quiou (22, Côtes du Nord) matricule 57653, résistante du réseau Turma-Vengeance[825]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis Königsberg après son retour à Ravensbrück. Morte en déportation le 6 avril 1945, avant son rapatriement de Königsberg[27].
  • Madeleine Riffaud (1924-2024), alias Rainer, née le 23 août 1924 à Arvillers (80, Somme) sans matricule (évadée), étudiante en formation de sage-femme. Elle s'engage dans la Résistance en 1942 au Front National puis dans un groupe FTP. Le 23 juillet 1944, elle abat en plein jour de deux balles dans la tête un officier allemand sur la passerelle de Solférino à Paris. Prenant la fuite à vélo, elle est rattrapée par la voiture du chef de la milice de Versailles. Le 15 août 1944, en gare de Pantin, elle parvient à s'échapper avant le départ du convoi. Reprise et incarcérée à Fresnes, elle bénéficie finalement d'un échange de prisonniers pour être libérée le 19 août[826].
  • Lucile Rigault (1911-2007), alias "Mme Le Gall"[827], née Rouyer[828] le 6 août 1911 à St-Romain-de-Colbosc (76, Seine Maritime), matricule 57651, résistante homologuée FFC et FFI[829], active dans les corps francs du réseau Arc-en-Ciel (un des six sous-réseaux de Turma-Vengeance), affilié au BCRA. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Louisette Robert (1921-1988), ép. Turcan, née le 16 juin 1921 à Gourgé (79, Deux Sèvres), matricule 57733[830], résistante déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück, rentrée.
  • Simone Robert (1907-2009), née le 20 mars 1907 à Courbevoie (92, Hauts-de-Seine), matricule 57910, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Yvonne Robert du Costal (1899-1945), née Le Marec le à Lorient, matricule 57653[810], engagée dans la Résistance depuis 1940 avec son mari Yves Robert du Costal, mouvement Libération-Nord[227], arrêtée avec son mari à leur domicile à Paris par la Milice le , déportés dans le même convoi. Déportée à Ravensbrück, Torgau, et Rechlin, médaille de la Résistance française à titre posthume[227], morte en déportation (Rechlin).
  • Geneviève Rocher (1910-?), née Prévot le à Chaumont-en-Vexin (60), matricule 57745, résistante du réseau Bayard, affilié au mouvement Libération-Nord, participe à la ligne d'évasion Comète. Avec son mari Jean Rocher donne refuge à de nombreux aviateurs alliés dans leur appartement 20 Boulevard Sébastopol à Paris IVe[230],[831]. Arrêtée par la Gestapo le , avec Jean Rocher, son frère Georges Prévot, du même réseau, et Raymonde Garin, tous déportés dans le convoi du . Transférée à Torgau et Abteroda, médaillée de la Résistance française[832], rentrée.
  • Julienne Ronfaut (1916-2005) née Thomas le 13 mars 1916 à Saint-Ouen (93, Seine Saint Denis), matricule 57654. Résistante homologuée FFC et FFI du réseau Ronsard-Troène[833], affilié au BCRA. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944 dans le même convoi que son mari Lucien Ronfaut. Transférée à Torgau, rentrée.
  • Marie-Ange Roquier (1911-2006)[834], née Lamballais, matricule 57655, résistante du réseau Hunter-Paris[248], agent P2 (sous-lieutenant), arrêtée le par la Gestapo à son hôtel dans le 15e arrondissement de Paris[248], internée le à Fresnes[248], déportée le en Allemagne, à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, camp satellite de Buchenwald et Markkleeberg, jusqu’au , date de sa libération[248], rentrée.
  • Renée Rosier (1920-2007), alias Marthe, ép. Pierre, née le à Bellevue-la-Montagne (43, Haute Loire), matricule 57656, étudiante, résistante dès [835]. Distribue des journaux clandestins puis agent de liaison et de renseignement au sein du MRPGD animé par Michel Cailliau. Arrêtée à Lyon par la Gestapo le , internée dans les prisons de Montluc et Fresnes, déportée à Ravensbruck, transférée à Bergen Belsen (au block 48 avec notamment Yvonne Rudellat[836]), officier de la Légion d'honneur, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Simone Rossenu (1911-2013), née Gaillet le 12 avril 1911 à Paris (75018), matricule 57657. Résistante homologuée FFC du réseau d'évasion Marie-Odile[837] organisé par Pauline Barré de Saint-Venant, alias Marie-Odile Laroche. Employée au restaurant « La Fortune du Pot », 20 rue de Bruxelles, Paris 9e, utilisé comme lieu de rendez-vous par « Mme Laroche ». Le 1er mars 1944, Simone Rossenu et Gabrielle Capuano accompagnent par petits groupes plusieurs aviateurs américains jusqu'à la gare pour leur départ de Paris vers Toulouse. Du 13 mars au 17 avril 1944, elle héberge des aviateurs américains (Archie Barlow, Lynn Drollinger) chez ses parents, 7 impasse Molin (75018)[838]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Élisabeth de Rothschild (1902-1945), née Pelletier de Chambure, matricule 57628[637], arrêtée par la Gestapo en mai ou en , morte en déportation.
  • Alice Rouger (1914-2014), née Decou le 27 juin 1914 à St-Aubin-du-Plain (79, Deux-Sèvres), matricule 57748. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Gabrielle Roullé (1921-1997)[839], née le 13 mars 1921 à Saint-Thélo (22, Côtes-d'Armor). Matricule 57764 (Ra). Active dans les Forces Françaises Combattantes (FFC), réseau Darius[840], avec sa sœur Alice Dubois (1914-1945), née Roullé, matricule 57503 (Ra). Déportée avec sa sœur par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Transférée aux camps annexes de Torgau, et d'Abteroda/Anton (Buchenwald)[40]. Libérée par la Croix-Rouge début 1945[841].
  • Denise Rousseau (1920-2021), alias Dominique, ép. Villard[842], matricule 57912, étudiante en pharmacie. Résistante depuis 1943 dans le mouvement Défense de la France, imprime la presse clandestine. Arrêtée le à Clichy avec sa sœur Marie-Solange déportée dans le même convoi[842], détenue à Fresnes puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, Rechlin, Hamburg-Langenhorn, médaillée de la Résistance française[843], rentrée.
  • Marie-Solange Rousseau (1921-1989), alias Lucette, matricule 57911. Résistante depuis 1943 dans le mouvement Défense de la France, arrêtée le à Clichy avec sa sœur Denise déportée dans le même convoi[844]. Son père Raymond Rousseau et son frère Yves, également arrêtés, sont déportés dans le convoi parti de Compiègne le 17 août 1944 (I.265.). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück, libérée par la Croix-Rouge. Médaillée de la Résistance française[845], rentrée.
  • Eliane Rousselle (1907-1945) née le 24 juin 1907 à Igny (91, Essonne) matricule 57660, résistante homologuée FFC, active dans les réseaux Hector et Darius. Elle est rentrée dans la résistance en décembre 1940 comme agent de renseignement et agent de liaison. Malgré les arrestations massives de 1941, elle est restée à son poste. Arrêtée a son domicile à Paris puis internée à Fresnes. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau Ravensbrück, où elle meurt le 1er janvier 1945. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[846].
  • Colette Rousset (1909-1945), née à Ecouen (95) le , matricule 57690, résistante de Libération-Nord à partir de 1942[847], arrêtée par la Gestapo le , rue de Rennes à Paris, incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, Rechlin, médaillée de la Résistance française à titre posthume[848], morte en déportation (gazée à Ravensbrück en [27]).
  • Juliette Roux (1896-1945), née Py le à Pantin, matricule 57691, résistante du service de renseignement militaire français clandestin SSMF-TR recrutée comme agent de liaison le [849]. Arrêtée à son domicile à Pantin le [850], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, croix de guerre, médaillée de la Résistance française à titre posthume, morte en déportation (Königsberg) le .
  • Charlotte Ruallem (1907-1992), née Larcher à Etampes le 12/10/1907, matricule 57692, résistante du réseau Phalanx affilié au BCRA, arrêtée à Paris par la Gestapo de la rue de la Pompe, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée .
  • Yvonne Rudellat (1902-1945), Née Cerneau, le 11 janvier 1897 à Maisons-Laffitte (78, Yvelines), matricule 57834. Fait partie du premier groupe d'agents féminins du SOE infiltrés en France en juillet 1942. Adjointe de Pierre Culioli pour diriger le groupe Adolphe, une branche du réseau Prosper dans le sud de la Touraine. Arrêtée par les Allemands le 16 juin 1943 avec Pierre Culioli près de Bracieux. Touchée d'une balle en pleine tête, elle est hospitalisée à Blois puis transférée à Fresnes et déportée à Ravensbrück sous le nom de Jacqueline Gautier puis transférée à Bergen-Belsen. Morte en déportation (Bergen Belsen) le 23 ou 24 avril 1945. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[851].
  • Caroline Rusiecki (1872-1945), matricule 57666, arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], morte en déportation .
  • Marie-Yvonne Rusiecki (1907-1990), ép. Wendolowski, née le 3 février 1907 à Paris (75009), matricule 57695, résistante homologuée FFC[852] du réseau franco-polonais F2, également agent de liaison auprès du QG parisien de la résistance polonaise en France (POWN)[853], arrêtée avec sa sœur Edwige Krawczynska (matricule 57687), et sa mère Caroline Rusiecki (matricule 57666), par la Gestapo de la rue de la Pompe le 13 juillet 1944[853], déportée à Ravensbrück, transférée au Kommando de Leitmeritz (Litomerice), dépendant de Flossenbürg, libérée le 7 mai 1945 par l'armée rouge, rentrée .

S Femmes

  • Suzanne Sabrié (1881-1944) née Reversade à Périgueux (24, Dordogne) le . Matricule 57802[854]. Mariée le 23 avril 1900 à Saint-Denis-de-Pile (33 Gironde), avec Pierre Menne (1869- ). Mariée le 21 août 1914 à Paris 18e, avec Jean Fernand Sabrié. Déportée à Ravensbrück le , transférée à Torgau le [854], où elle est décède le 20 août 1944 à 62 ans[855].
  • Sunneva Sandoe (1898-1981)[856],[857], alias Suny Sandow, Sunny Sander[858], matricule 57915, danoise[859], résistante homologuée FFC[858], héberge Pierre Brossolette chez elle[860], arrêtée par la Gestapo le [861], internée à Fresnes puis à Romainville[860], médaillée de la Résistance française[862], rentrée[860]
  • Jeanne Sapaly (1903-1998), née le 7 mars 1903 à Saint-Christophe-en-Bresse (71, Saône-et-Loire), matricule 57916, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée[27].
  • Jacqueline Saveria (1914-2001), ép. Saint-Guily puis Huré, matricule non identifié, rentrée ;
  • Marcelle Schuler (1918-2009), ép. Garnier, née le 5 février 1918 à Santeny (94, Val de Marne ), matricule 57917, résistante[863] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Christiane Schupp (1906-1945), née Gruner le à Montceau-les-Mines (71), Suissesse d'origine (Berne), Française, matricule 57918. Arrêtée à son domicile à Paris, le avec sa sœur Jacqueline Gruner (1907-1945), matricule 57918 (Ra), et avec leur père Louis/Ludwig Gruner (1879-1944), matricule 33517 (Ne)[864], déporté avec le convoi du (I.223.). Déportée dans le même convoi que sa sœur Jacqueline Gruner. Transférée aux camps annexes de Torgau (Buchenwald), et Königsberg (Ravensbrück), où elle meurt le [40] .
  • Nathalie Siltchenko (1899-?), née Spiridonoff le 25 octobre 1899 à Moscou, matricule 57919, résistante[865] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Henriette Simonot (1906-1945), née le 29/10/1906 à Clémencey (21, Côte d'Or), matricule 57920, arrêtée par les Allemands le pour avoir hébergé et soigné à sa ferme de Clémencey trois maquisards blessés[711],[866](Louis Lorenzon, Gaston Duch et Claude Breton, fusillés le [712]). Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, médaillée de la Résistance française à titre posthume[867], morte en déportation (Ravensbrück) le [291].
  • Marguerite Sizorn (1927-2010), née le à Landerneau (29, Finistère), matricule 57697, sœur du résistant Jean-René Sizorn[868] (1923-2001 ; Groupe Lambert, F.T.P Unité : F.T.P Landerneau). Ne trouvant pas Jean-René, la Gestapo arrête le [869] à Landernau sa mère et sa fille toutes deux prénommées Marguerite. Déportée avec sa mère. Transférée dans les camps annexes de Torgau (Buchenwald), Königsberg (Ravensbrück), et Leitmeritz (Flossenbürg) où elle est libérée[40]. Chevalier de la légion d'honneur, rentrée .
  • Marguerite Sizorn (1898-1945), née Jestin le à Pencran (29, Finistère), matricule 57698 , mère du résistant Jean-René Sizorn (1923-2001)[868] . Arrêtée comme otage le [869] à Landerneau (29) avec sa fille Marguerite (1927-2010) et déportée avec elle. Transférée dans les camps annexes de Torgau (Buchenwald) et Königsberg (Ravensbrück). Morte en déportation (Ravensbrück) le [870],[40].
  • Annette Sodigné (1917-2002), née le 15/9/1917 à Rion-des-Landes, matricule 57699, résistante de l'OCM/réseau Shelburn[871], déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Marthe Somette (1898-?) née le 9 février 1898, matricule 57747[872] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis retour à Ravensbrück[40].
  • Adrienne Steverlynck (1920-1975), alias Poussin, née Bonneville[873] le 20 février 1920 à Paris (75015), matricule 57923, résistante homologuée FFC, active dans le réseau Charette avec son mari Pierre Steverlynck, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Konigsberg, Rechlin, Hamburg-Langenhorn, libérée par la Croix-Rouge, rentrée.
  • Violette Szabo (1921-1945), née Bushell le 26 juin 1921 à Levallois-Perret (92, Hauts-de-Seine), Britannique. Matricule 61143 (Ra)[874]. Ép. en 1940 Étienne Szabo (1910-1942), Hongrois, lieutenant français des Forces françaises libres[875]. Agente secret du Special Operations Executive (SOE). Parachutée dans la nuit du 7 au 8 juin 1944 à Sussac (87, Haute-Vienne), elle est arrêtée le 10 juin 1944 par le régiment « Deutschland », de la division SS Das Reich. Embarquée à Limoges (87, Haute-Vienne), puis Paris pour y être interrogée par la Gestapo. Déportée à Ravensbrück où elle reçoit le matricule 61143[874]. Ce matricule de la série des "61000" identifie les déportées du convoi I.262. parti de Paris le 11 août 1944[876]. Dans ce convoi se trouvait aussi sa camarade du SOE Lilian Rolfe (matricule 61142[874]). Violette Szabo et une trentaine de déportées "61000" complètent l'effectif des 57000 transférées au camp de Torgau. Après un premier retour à Ravensbrück elle est transférée à Königsberg, puis revient à Ravensbrück. Exécutée, avec ses deux camardes du SOE Denise Bloch et Lilian Rolfe, le 31 janvier 1945 à Ravensbrück.

T Femmes

  • Thérèse Taurau (1908-?), née le 22 février 1908 à Noirétable (42, Loire), matricule 57925, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Vera Tcherno (1896-?), née le 29 mars 1896 à Novo Aleksandrovsk (Russie), matricule 57926[877], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, morte en déportation[27].
  • Colette Theillay (1924-2012), née le 25 janvier 1924 à Neuilly-Plaisance (78, Yvelines), matricule 57700, résistante homologuée FFC[878], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Berthe Thiriart (1905-1992), née Rougerie le à Paris, matricule 57663, résistante du réseau franco-polonais F2[879]. Arrêtée le avec son mari Maurice Thiriart, qui échappe à la déportation car le train qui le transporte en direction de l’Allemagne est arrêté par un bombardement de la Royal Air Force. Incarcérée à Fresnes et Romainville puis déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le près de Dresde, médaillée de la Résistance française, rentrée.
  • Marie-Laure Thiriart (1881-?), née le 14 mars 1881 à Charleroi (Belgique), résistante[880] déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le 20 avril 1945 près de Dresde en même temps que Berthe Thiriart (sa belle-fille ?), rentrée.
  • Maria-Rosa Thomas (1900-1988), alias Rosette, née Bastide le 17 mars 1900 à Saint-Hippolyte (12, Aveyron), matricule 57729. Résistante homologué FFC et FFI [881] du réseau Ronsard-Troène, affilié au BCRA, dont l'objectif est de fournir des renseignements militaires sur l'armée d'occupation. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée dans un Kommando à Leipzig[27], rentrée.
  • Marie-Louise Thoraux (1897-?), née le 26 juin 1897 à Orléansville (Algérie), matricule 57701, buraliste à Tours[882]. Résistante homologuée FFC, active dans le réseau de renseignements Corvette[883], branche du réseau Phratrie affilié au BCRA. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Suzanne Tierce (1914-1990), née Lenotre le 10 avril 1914 à Barentin (76. Seine Maritime), matricule 57927, femme de ménage. Fabrique de fausses cartes d’identité pour les jeunes requis au STO[884]. Arrêtée par la Gestapo le 23 mai 1944 à Rouen, incarcérée à Rouen puis Romainville, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Raymonde Tilles (1910-2003), née à Paris (75003) le 25 août 1910, matricule 57928. Résistante du réseau franco-polonais F2[885], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en [51], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le 23 avril 1945 près de Dresde[27], chevalier de la Légion d'honneur[886], rentrée.
  • Catherine Tomasiak (1899-1945), matricule 57669[887], née en Pologne, résistante dans le réseau Pown Monica, arrêtée par le Gestapo le 29 Juin 1944 à Roanne avec son mari Jean Tomasiak et ses trois enfants[888], morte en déportation (Ravensbrück).
  • Odette Toupense (1915-1945), née Dubois, matricule 57950, résistante de Libération-Nord[889], arrêtée le par la Gestapo à son domicile à Châteauneuf-sur-Loire[889], internée à la prison allemande d'Orléans puis à celle de Fresnes[889], décède peu avant son rapatriement[889], morte en déportation.
  • Bérangère Toutin (1910-1979), née Chauvette le à Olivet (45, Loiret) matricule 57929. Membre du réseau Turma-Vengeance, arrêtée par la police allemande le [518], lors de la grande rafle du maquis de Samatha à Sandillon (45), avec, entre autres, Andrée Gibault (1913-1988), matricule 57951, et Lucienne Mallet (1912-1991), née Goyer, matricule 57879, (dites les Dames de Samatha)[890], déportées dans le même convoi. Transférée aux camps annexes de Torgau le (matricule 31995), d'Abteroda/Anton le (mat 50416), évacuée vers Markkleeberg le , où elle est libérée par les Russes le [40]. Légion d'honneur[891], rentrée.
  • Andrée Trichot (1916-2012), née le 22 août 1916 à Bar-le-Duc (55, Meuse), matricule 57930, résistante[892], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée.
  • Simone Trochet (1900-?), née le 17 décembre 1900 à Paris (75006), matricule 57702[893]. Résistante homolloguée FFC active dans le réseau Brutus[894]. Déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, puis de nouveau à Ravensbrück.

U Femmes

  • Alix d'Unienville (1919-2015), alias Myrtil, née le 8 mai 1919 à Vacoas-Phoenix (Ile Maurice), sans matricule (évadée). Secrétaire d'Alexandre Parodi au quartier général du bureau du général de Gaulle à Londres, engagée dans le Special Operations Executive (SOE), section RF en 1943. Parachutée en France le 31 mars 1944. Arrêtée par la Gestapo le avec Pierre-Henri Teitgen, incarcérée à Fresnes et Romainville, évadée du convoi le à Méry-sur-Marne ;

V Femmes

  • Virginie Vachon (1886-1944), née à Lyon (69, Rhône) matricule 57???. Résistante homologuée FFC, active dans le réseau du SOE Alexandre. Arrêtée le 17 juillet 1944, déportée à Ravensbrück, morte en déportation ( Ravensbrück) le 28 décembre 1944[895]. Au carré militaire du cimetière de Saint-Paul-Trois-Châteaux, une stèle rappelle que Virginie Vachon est morte en déportation[896].
  • Maria del Carmen Van Aal (1907-1998), de nationalité Belge par son mariage, née Pomares Monleón le 8 juillet 1907 à Alicante (Espagne), matricule 57706, résistante arrêtée le 24 mai 1944[897]. Déportée à Ravensbrück dans le même convoi que son mari Henri Van Aal, transférée au Kommando Schönefeld près de Leipzig (usine HASAG de fabrication d'obus), évadée le 16 avril 1945 près de Riesa, lors de l'évacuation du camp, avec deux autres déportées[252]. Officier de la légion d'honneur[252], rentrée;
  • Agnès Van Boetzelaer (1914-2002), née de Beaufort à Amsterdam le 6 juillet 1914, matricule 57934. Résistante néerlandaise, homologuée Forces françaises combattantes[898]. S'engage avec son mari le baron Abraham Johan van Boetzelaer, déporté dans le même convoi, dans la Résistance néerlandaise et française[261], notamment dans le réseau d’évasion Base Espagne[262]. Arrêtée à Paris en mars 1944 après dénonciation par l'agent double Christiaan Lindemans, incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, libérée le 23 avril 1945, rentrée ;
  • Anna Van den Broek d'Obrenan (1887-1945), matricule 57932, arrêtée le [899] avec son mari Frantz Van den Broek (mort à Compiègne le ) pour l'hébergement de Yvette Baumann, résistante de Combat évadée le de l'hôpital de Blois[900]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française à titre posthume[901], morte en déportation (Ravensbrück) le  ;
  • Jeanne Van Roey (1900-1987), ou Van Rey[40], née le 27 décembre 1900 à Paris (75011), matricule 57933, résistante homologuée FFC, membre du réseau franco-polonais F2[902], arrêtée par la Gestapo de la rue de la Pompe en juillet 1944[51], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée;
  • Marguerite Vassard (1920-2011) ép. Levillain, née le 12 août 1920 à Dieppe (76, Seine Maritime), matricule 57705[903], résistante arrêtée le 3 mai 1944 à Asnières[904], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau et Konigsberg, libérée le 18 février 1945, rentrée;
  • Marcelle Vauchin (1909-1989), née Le Baron le 27 juillet 1909 à La Vaupalière (76, Seine Maritime), matricule 57575, homologuée FFC (réseau Action D)[905], arrêtée avec sa sœur Bernadette Le Baron par la Sipo-SD le 22 juillet 1944[906] lors de l’attaque de la ferme Le Baron située à Saint-Paër-Bouville. La ferme hébergeait le P.C. d'un réseau du Bureau des opérations aériennes (BOA). Quatre jeunes maquisards trouvent la mort au cours de l’assaut[633]. Incarcérée à Rouen puis Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, Médaillée de la Résistance française[907], rentrée ;
  • Wanda Vayssières (1924-2006), née Stryjak le 15 juin 1924 à Douai (59, Nord), matricule 57924, résistante homologuée "Résistance intérieure française"[908], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée ;
  • Jeanne Verdier (1911-1947), née Dauliac le 12 février 1911 à Gourdon (46, Lot). Matricule 57957 Ra). Institutrice, résistante depuis avec son mari Maurice Verdier[909] dans le Réseau « Étienne Leblanc » de Pierre Charié[910], de la section F du SOE. En l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe est hébergée chez le couple Verdier. Jeanne et Maurice Verdier, Lilian Rolfe, Raymond Bourdois[911], Lucienne Villechenon[912] sont arrêtés le à Nargis au domicile des époux Verdier, internés à Montargis puis Fresnes, tous déportés le (sauf Lilian Rolfe le ). Jeanne Verdier est déportée à Ravensbrück, Torgau, Königsberg, libérée le par l'armée rouge, rentrée. Elle a donné naissance à un garçon nommé Jean-Michel, né le 17 février 1945 à Ravensbrück, où il est décédé le 18 février le lendemain[323].
  • Ghislaine de Vergnette de Lamotte (1922-?), née le 3 décembre 1922 à Fès (Maroc), étudiante à Paris. Prisonnière politique détenue pour Feindbegünstigung[913] (« aide à l'ennemi »), déportée à Ravensbrück par le convoi I.264, parti de Pantin le 15 août 1944, matricule 57675[913]. Transférée à Torgau (matricule 50549[914]), Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Jeanne Vernas (1924-2002), ex-Roux, née Monier le 3 juillet 1924 à Grenoble (38, Isère), matricule 57913; Résistante du réseau Darius[915], déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Odette Veullien (1922-?), matricule 57707, arrêtée le à Chambéry[916], rentrée ;
  • Suzanne Vidal (1913-2008), née Chadrin le 19 février 1913 à Levallois-Perret (75), matricule 57708, résistante homologuée Forces françaises combattantes[917], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée près de Dresde le 25 avril 1945, au cours de la marche d'évacuation du camp[27], rentrée;
  • Marie Vidalenc (1884-1945) née Marie Henriette Delille le à Somain (Nord), matricule 57709, professeur de lettres, épouse du résistant Georges Vidalenc[918] arrêté le 2 mars1943 et déporté à Oranienburg, résistante du Réseau Vélite-Thermopyles, arrêtée le au square du Bon Marché à Paris 7ème[919]. Emprisonnée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, médaillée de la Résistance française avec rosette à titre posthume[920], morte en déportation (Ravensbrück) en [921] ;
  • Hélène Vieille (1895-1945), née le 26 mars 1895 à Paris, matricule 57710[922]. Son appartement, 86 rue Lecourbe, sert de PC à l'État-major FFI d'Ile-de-France. Le sous-lieutenant Pierre Thomas y réside et assure la sécurité. Arrêtée par la Gestapo le avec Pierre Lefaucheux, Jean de Montangon, Pierre Thomas et 6 chefs de secteur FFI[923],[77]. Incarcérée à Fresnes, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, revient à Ravensbrück où elle meurt le 3 mars 1945.
  • Lucienne Villechenon (1908-2007), née Millet, matricule 57958, commerçante, résistante dans le Réseau « Étienne Leblanc » de Pierre Charié, de la section F du SOE. Héberge le commandant Charié et l'opératrice radio du SOE Lilian Rolfe qui émet depuis son domicile[912]. Arrêtée le à Nargis au domicile des époux Verdier, internée à Montargis, Orléans puis Fresnes, déportée à Ravensbrück, Torgau, Abteroda, Markkleeberg, libérée par les Russes le , Légion d'honneur[912], rentrée ;
  • Marguerite Virlouvet (1914-1945), née Marigault[924] le 27 mars 1914 à Châtillon-en-Dunois (28, Eure-et-Loire), matricule 57934. Résistante homologuée[924], déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg morte en déportation (Königsberg) le 5 février 1945[27];
  • Yvonne Virol (1924-2013), matricule 57711, résistante dans le réseau Navarre et dans le réseau Sussex, arrêtée le , à son domicile, avec son père l'imprimeur Pierre Virol (1898-1945), et son fiancé Robert Aubut (1925-1945)[925]. Tous sont déportés dans le même convoi du . Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, à Abteroda, puis à Markkleeberg d'où elle réussit à s’évader lors d’une Marche de la mort, libérée le [40], rentrée ;
  • Rachel Vodoz (1882-1945), née Dubois le 1er décembre 1882 au Locle (Suisse), originaire de Travers (NE), Suisse. Matricule 57712 (Ra). Résistante, fait partie d'une filière d'évasion avec son mari Julien Vodoz[263]. Arrêtée le 4 juillet 1944 en France comme Juive présumée avec son époux Julien Vodoz (1889-1944). Déportés ensemble dans le même convoi à Buchenwald pour lui et à Ravensbrück pour elle. Transférée à Torgau, revient à Ravensbrück, puis au camp de Königsberg Neumark (Ravensbrück, où elle décède le 6 février 1945[27],[264],[265].
  • Lucienne Vucher (1901-1945), née Carré le 15 août 1901 à Dannemois (91, Essonne) matricule 57713[926]. Résistante de Libération-Nord[927]. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Königsberg, puis de nouveau Ravensbrück, morte en déportation (Ravensbrück) le 30 mars 1945[928];

W Femmes

  • Cécile Walczak (1924-2001), ép. Wojnarski, née le le 14 septembre 1924 à Roche-la-Moliere (42, Loire) dans une famille d'origine polonaise, sténodactylo, matricule 57714. Résistante homologuée FFI[929], engagée dans le réseau polonais POWN-Monica à partir du 24 avril 1944. Agent de liaison pour le transport de courriers, d’armes et de matériels militaires, elle prête son logement pour l’hébergement de parachutistes alliés et des réunions de responsables de la POWN[930]. Arrêtée à Paris le 23 juillet 1944 . Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.
  • Marguerite Warnod (1886-1945), alias Mme Lémy, née Rousseau (Marguerite) le 23 juillet 1886 à Saint-Blaise (Suisse), matricule 57935. Résistante de l'ORA, arrêtée le 3 juin 1944 rue du Hameau à Paris par la Gestapo avec 5 autres agents de liaison du bureau central parisien FFI[77] , incarcérée à Fresnes. Déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, revient à Ravensbrück, où elle assiste à la mort de sa sœur Suzanne Rousseau le 27 novembre 1944[931]. Morte en déportation (Ravensbrück) le 5 avril 1945.
  • Gabrielle Weidner (1914-1945), née le 7 août 1914 à Bruxelles, matricule 57715, Résistante homologuée FFC, participe au réseau d'évasion Dutch-Paris avec son frère Jean Weidner. Arrêtée par la Gestapo le 26 février 1944 pendant l'office à l’église adventiste de Paris[932], morte en déportation à Königsberg le 6 février 1945 quelques jours après la libération du camp par les troupes soviétiques[933].
  • Elfried Werner (1924-?), née le 9 mars 1924, matricule 57754, rentrée[27].
  • Jeanne Wilkinson (1915-1994), née Fifis, infirmière, matricule 57936, épouse de Georges Wilkinson, chef du réseau SOE F HISTORIAN sous le nom d’Étienne Marchand, arrêté le , déporté le et exécuté à Buchenwald le [934]. Résistante dans Réseau Étienne Marchand et le mouvement « Vengeance »[935]. Arrêtée le à Mareau-aux-Près, évadée à Freital lors de l'évacuation du camp de Markkleeberg[936], rentrée.
  • Nicole de Witasse (1911-1945), née le 13 novembre 1911 à Paris 7e. Matricule 57812 (Ra). Fille de Pierre de Witasse (1878-1956), ministre d'État de la Principauté de Monaco. Résistante du réseau Jade Fitzroy[937], arrêtée en [938]. Déportée par le « Convoi des 57000 » du 15 août 1944 de Pantin (Paris) vers Ravensbrück. Le lendemain , elle tente de s'évader de la colonne des déportées entre Méry-sur-Marne et Saâcy-sur-Marne, mais elle est reprise et sévèrement battue[741],[330]. Transférée aux camps annexes de Torgau, retour à Ravensbrück où elle décède le 30 mars 1945, à 31 ans[40]. Médaillée de la Résistance française à titre posthume[939].
  • Marcelle Wittenberg (1907-1944 ou 1945) née Poisson à Paris le 25 mai 1907, matricule 57937, compagne de Theo Hermsen[940], marchand d'art et associé de Hildebrand Gurlitt. Arrêtée le 25 avril 1943, déportée à Ravensbrück le 15 août 1944, transférée à Torgau[941], morte en déportation.
  • Yvonne Wullems (1903-1971), née Verva le 17 novembre 1903 à Rosendaël (59, Nord) matricule 57717, résistante déportée à Ravensbruck, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, rentrée.

X Femmes

  • Iola Xanthopoulos (1912-?), née le 20 juillet 1912, matricule 57718, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, rentrée ;

Z Femmes

  • Yvonne Ziegler (1902-1988), matricule 57719, arrêtée par la Gestapo le à Paris avec sa compagne Suzanne Leclézio déportée dans le même convoi, rentrée.
  • Gabrielle Zinger (1898-?), alias Tony, née Gabrielle Françoise Renaud le à Guipry (35, Ille-et-Vilaine), résistante du réseau Marco-Polo affilié au BCRA[942]. A la demande d’Agnès Bidault, secrétaire du Comité des Œuvres Sociales des organisations de la Résistance (COSOR), elle entre, en , au service « Courriers » du Mouvement de libération nationale (MLN). Arrêtée par la Gestapo le à son domicile parisien, internée à Fresnes et Romainville, déportée à Ravensbrück, transférée à Torgau, Abteroda, Markkleeberg, évadée le lors de l'évacuation du camp, Médaillée de la Résistance française[943], Croix de guerre, rentrée.
  • Lucienne Zorzi (1920-1986), née Brossard le 18 juillet 1920 à Pontoise (95, Val d'Oise), matricule 57939[944], résistante homologuée Forces françaises combattantes, du réseau Darius[945], déportée à Ravensbrück, rentrée.

Notes et références

Voir aussi

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