Limoges-Fourches

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Limoges-Fourches
Limoges-Fourches
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Melun
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun Val de Seine
Maire
Mandat
Philippe Charpentier
2020-2026
Code postal 77550
Code commune 77252
Démographie
Gentilé Limofurcaciens
Population
municipale
625 hab. (2023 en évolution de +27,55 % par rapport à 2017)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 37″ nord, 2° 39′ 56″ est
Altitude Min. 86 m
Max. 97 m
Superficie 7,96 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fontenay-Trésigny
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.limogesfourches.fr/

Limoges-Fourches (prononcé [li.mɔʒ fuʁʃ]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Localisation

La commune est située à environ 12,4 kilomètres au nord de Melun[Carte 1]. Elle est proche de l'aérodrome de Melun-Villaroche.

Communes limitrophes

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Limoges-Fourches.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés :

  • le ruisseau des Hauldres, 17,14 km[1], affluent de la Seine ;
    • le cours d'Eau 01 de Saint-Julien, 1,00 km[2], et.
    • le fossé 01 des Pièces de Galande, 2,41 km[3], affluents du ruisseau des Hauldres ;
  • le fossé 01 de Mardilly, 2,21 km[4], affluent de l’Yerres ;
  • le fossé 01 du Bois de Cramayel, canal de 1,79 km[5].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 3,87 km[6].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7].

La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de 1 017 km2, parcouru par un réseau hydrographique de 450 kilomètres de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon[8]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 693 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montereau-sur-le-Jard à 4 km à vol d'oiseau[16], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 657,9 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,8 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[19],[20],[21].

Urbanisme

Typologie

Au , Limoges-Fourches est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[23]. Cette aire regroupe 1 929 communes[24],[25].

Lieux-dits et écarts

La commune compte 38 lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[26].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,9% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,5% ), zones urbanisées (5,8% ), forêts (3,7 %)[27].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[28],[29],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].

Planification

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Région melunaise, dont l'élaboration a été engagée de 2013 à 2015, puis poursuivie à partir de 2017 sur un périmètre différent et porté par la communauté d'agglomération Melun Val de Seine[30].

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[31]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 4].

Logement

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 168 dont 94,3 % de maisons et 5,7 % d'appartements[Note 4].

Parmi ces logements, 95,8 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 3,7 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 81,4 % contre 15 % de locataires et 3,6 % logés gratuitement[32].

Voies de communication et transports

Voies de communication

Transports

La commune est desservie par la ligne d'autocars du réseau de bus du Pays Briard No 30A (Tournan-en-Brie – Melun).

Toponymie

Limoges: Le nom est mentionné sous les formes « Villa que vulgo vocatur Lemovecas cum ecclesia et omnibus appendiciis » vers 1014[33] ; In villa Limodio au XIe siècle[34] ; Villa de Limogiis en 1138[35] ; Limogae en 1194[36] ; Parrochia de Limogiis en 1225[37] ; Ecclesia de Limogies au XIIIe siècle[38] ; Lymoges en Brye en 1484[39] ; Limoges en Brie en 1667[40].
Du latin limo.

Fourches: Le nom est mentionné sous les formes Villa que dicitur Furcas in comitatu Parisiensi, 1015[41] ; Villa de Furcis, 1138[35] ; Apud Furcas in parrochia de Limogiis en 1224[42] ; Furcae au XIII[43] ; Fourches près Limoges en 1385[44].
De furcas (fourche, bifurcation).

Limoges-Fourches : « bourg avec des ormes et des bifurcations ».

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Philippe Charpentier    
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [45],[46].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la commune de Limoges-Fourches ne dispose pas d'assainissement collectif[47],[48].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[49]. La communauté d'agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[47],[50].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui gère le service en régie[47],[51],[52].

Population et société

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[54].

En 2023, la commune comptait 625 habitants[Note 5], en évolution de +27,55 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185198209191157176178191204
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
180186179174195203179196182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
197168155152224234215144203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
206224214230230297421457454
2018 2023 - - - - - - -
508625-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Beaucoup d'entreprises ont fermé depuis les années 1970. Il ne reste plus aujourd'hui qu'une seule grosse exploitation agricole. En plus de sa mairie et de son église, Limoges-Fourches dispose d'une école.

Secteurs d'activité

Agriculture

Limoges-Fourches est dans la petite région agricole dénommée la « Brie française », (ou Basse-Brie), une partie de la Brie autour de Brie-Comte-Robert[Carte 5]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[57].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[58]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 9 en 1988 à 5 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 111 ha en 1988 à 247 ha en 2010[57]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Limoges-Fourches, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Limoges-Fourches entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[57],[Note 7]
Nombre d’exploitations (u) 9 8 5
Travail (UTA) 46 28 14
Surface agricole utilisée (ha) 998 918 1 237
Cultures[59]
Terres labourables (ha) 934 872 1 183
Céréales (ha) 577 531 s
dont blé tendre (ha) 434 409 485
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 123 97 145
Tournesol (ha) 0
Colza et navette (ha) s s 86
Élevage[57]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 100 9 10

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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