Forges (Seine-et-Marne)
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| Forges | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne (Melun) |
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| Arrondissement | Provins | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays de Montereau | ||||
| Maire Mandat |
Romain Senoble 2020-2026 |
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| Code postal | 77130 | ||||
| Code commune | 77194 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Forgeois | ||||
| Population municipale |
443 hab. (2023 |
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| Densité | 33 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 25′ 06″ nord, 2° 57′ 40″ est | ||||
| Altitude | Min. 97 m Max. 123 m |
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| Superficie | 13,32 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montereau-Fault-Yonne | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-forges-77.fr | ||||
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Forges est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Localisation
Situé dans la petite région agricole de la Brie Humide.
La commune est située à environ 6 km par la route au nord de Montereau-Fault-Yonne[1],[Note 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Échouboulains, La Grande-Paroisse, Laval-en-Brie, Montereau-Fault-Yonne, Saint-Germain-Laval et Valence-en-Brie.
Géologie et relief
L'altitude de la commune varie de 97 mètres à 123 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 117 mètres d'altitude (mairie)[2]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[3].
Hydrographie
Réseau hydrographique

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :
- le ru de l'Étang, 10,11 km[4], qui conflue avec un bras de la Seine ;
- le fossé 01 des Bois de l'Etang, 1,67 km[5], affluent du ru de la Vallée Javot.
Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 5,72 km[6]
Gestion des cours d'eau
Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7].
La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en . Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[8],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[9].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 713 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Brosse-Montceaux à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 652,9 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Forges comprend une ZNIEFF de type 2[Note 3],[19],[Carte 1], les « Bois de Valence et de Champagne » (3 706,85 ha), couvrant 9 communes du département[20].
Urbanisme
Typologie
Au , Forges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire regroupe 1 929 communes[23],[24].
Lieux-dits et écarts
La commune compte 33 lieux-dits administratifs[Note 5] répertoriés consultables ici[25] (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (46,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,2% ), terres arables (46,1% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2% ), zones urbanisées (2,5 %)[26].
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[27],[28],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orhophotogrammétrique de la commune.
Planification
La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Seine et Loing, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Seine et Loing rassemblant à la fois 44 communes et trois communautés de communes[29].
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[30]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 4].
Logement
En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 170 dont 83,7 % de maisons et 13,4 % d'appartements[Note 6].
Parmi ces logements, 88,6 % étaient des résidences principales, 2,2 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 69,3 % contre 28,7 % de locataires[31] dont, 3,3 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 7] et, 2 % logés gratuitement.
Voies de communication et transports
Transports
La commune est desservie par la ligne d'autocars du réseau de bus Pays de Montereau No F (Montereau-Fault-Yonne - Forges).
Toponymie
Le nom de la localité est mentionné sous les formes J. de Forgiis en 1247[32] ; Forges en 1265[33] ; Parrochia Beate Marie de Forgiis en 1339[34] ; Forgie vers 1350 (Pouillé)[35] ; Forges en la chastellenie de Monsteruel en fort d'Yonne en vers 1355[36] ; Forge en 1678[37].
Du mot latin Făbrĭca, « atelier d'artisan », à l'origine du mot « fabrique », a principalement désigné la forge.
Forges au cours du XIe siècle a eu une activité métallurgique importante comme l'atteste l'existence de nombreuses scories, résidus de la fusion du fer. C'est donc à cette activité que Forges doit son nom.
Histoire
Pendant la guerre de 1870, 14 habitants de Forges participeront au conflit[38].
Politique et administration
Liste des maires
Politique environnementale
Équipements et services
Eau et assainissement
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [40],[41].
Assainissement des eaux usées
En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Forges est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [42],[43],[44].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[45]. La communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le [42],[46].
Eau potable
En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le [42],[47].
Population et société
Démographie
C'est la commune de l'Île-de-France avec le plus fort taux de population comptée à part en 2009 selon l'Insee, avec 27% (150 personnes pour une population totale de 560 habitants). Ce taux s'explique par la présence de l'internat du groupe scolaire Assomption.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].
En 2023, la commune comptait 443 habitants[Note 8], en évolution de +5,98 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports
Manifestations culturelles et festivités
Vide-grenier à la Pentecôte.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2019, le nombre de ménages fiscaux[Note 9] de la commune était de 149, représentant 388 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 000 euros[52].
Emploi
En 2018, le nombre total d’emplois dans la zone était de 56, occupant 174 actifs résidants (dont 6,9 % dans la commune de résidence et 93,1 % dans une commune autre que la commune de résidence).
Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 66,8 % contre un taux de chômage de 9,7 %. Les 23,6 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,4 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 7,3 % de retraités ou préretraités et 5,8 % pour les autres inactifs[53].
Secteurs d'activité
Entreprises et commerces
Au , le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 13 dont 1 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 1 dans la construction, 6 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration (dont bar-tabac et stations services), 1 dans l’Information et communication, 2 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 1 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 1 était relatif aux autres activités de services[54].
En 2020, 5 entreprises individuelles ont été créées sur le territoire de la commune.
Au , la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[55].
Agriculture
Forges est dans la petite région agricole dénommée la « Brie humide » (ou Brie de Melun), une partie de la Brie à l'est de Melun[Carte 5]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 10] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[56].
Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[57]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations rester constant entre 1988 et 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations diminue, passant de 193 ha en 1988 à 182 ha en 2010[56]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Forges, observées sur une période de 22 ans :
| 1988 | 2000 | 2010 | |
|---|---|---|---|
| Dimension économique[56],[Note 11] | |||
| Nombre d’exploitations (u) | 3 | 3 | 3 |
| Travail (UTA) | 9 | 4 | 4 |
| Surface agricole utilisée (ha) | 578 | 541 | 545 |
| Cultures[58] | |||
| Terres labourables (ha) | 572 | 541 | 545 |
| Céréales (ha) | 395 | 407 | 357 |
| dont blé tendre (ha) | 261 | 311 | 230 |
| dont maïs-grain et maïs-semence (ha) | 134 | ||
| Tournesol (ha) | 109 | s | |
| Colza et navette (ha) | 59 | s | 107 |
| Élevage[56] | |||
| Cheptel (UGBTA[Note 12]) | 9 | 0 | 0 |





