Beton-Bazoches

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Beton-Bazoches
Beton-Bazoches
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Alain Boullot
2020-2026
Code postal 77320
Code commune 77032
Démographie
Gentilé Bétonais
Population
municipale
890 hab. (2023 en évolution de −1,77 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 06″ nord, 3° 14′ 42″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 183 m
Superficie 18,32 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Provins
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web beton-bazoches.fr

Beton-Bazoches est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Localisation

Localisation de la commune de Beton-Bazoches dans le département de Seine-et-Marne.

Beton-Bazoches est située dans la Brie, à 19 km au sud-est de Coulommiers et à 18 km au nord de Provins.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Beton-Bazoches
Chevru Leudon-en-Brie
Frétoy Beton-Bazoches Courtacon
Boisdon Bezalles Champcenest

Géologie et relief

L'altitude de la commune varie de 128 mètres à 183 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 137 mètres d'altitude (mairie)[1]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Beton-Bazoches.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés :

et de quatre affluents de l'Aubetin :

  • le ru de Chevru, 7,72 km[4] ;
  • le ruisseau des Rieux, 3,11 km[5] ;
  • le ruisseau des Prés Bazoches, 2,03 km[6] ;
  • le fossé 01 de la Groue, 1,95 km[7].

ainsi que

  • le ru de Faujus, long de 3,72 km[8], qui conflue dans le ru de Chevru.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 10,05 km[9].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[10].

La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[11]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[12].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[15] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[16]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 731 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chevru à 5 km à vol d'oiseau[19], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 697,7 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[22],[23],[24].

Urbanisme

Typologie

Au , Beton-Bazoches est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[26]. Cette aire regroupe 1 929 communes[27],[28].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,8% ), forêts (3,8% ), zones urbanisées (3,4 %)[29].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[30],[31],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Planification

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le et approuvé le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit 82 communes[32].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[33].

Lieux-dits et écarts

La commune compte 91 lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[34] (source : le fichier Fantoir) dont la Groue, la Clothée, Fontaine-Dumont, les Hayottes, Fortail, la Hante (partagé avec Leudon-en-Brie).

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 461 dont 82 % de maisons et 12,9 % d’appartements.

Parmi ces logements, 77,8 % étaient des résidences principales, 10,5 % des résidences secondaires et 11,7 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 78 % contre 20,4 % de locataires[35], dont 2,2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 4] et 1,6 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports

Toponymie

Beton-Bazoches a été mentionnée vers 876 en Bezzono Basilica[37], et en langue romane Betunbasoches en 1290[37].

Le nom de « Bazoches » vient de l'ancien français, issu du latin, basilica (désigne en latin ecclésiastique un monument érigé à la mémoire d'un martyr et généralement dépositaire de reliques)[37].

En français, le terme basoche désignait par évolution sémantique une association de clercs de procureurs du parlement de grandes villes.

Histoire

Église en dépendance de l'archevêque de Sens[38].

Politique et administration

La mairie-école.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Brigitte Maury DVD Agricultrice
mars 2014 en cours Alain Boullot   Entrepreneur

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [39],[40].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la commune de Beton-Bazoches gère le service d’assainissement collectif (collecte, transport et dépollution) en régie directe, c’est-à-dire avec ses propres personnels[41].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[42]. La communauté de communes du Provinois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[41],[43].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le syndicat de l'Eau de l'Est seine-et-marnais (S2E77) qui gère le service en régie[41],[44],[45].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[47].

En 2023, la commune comptait 890 habitants[Note 5], en évolution de −1,77 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
574566633587630641665750747
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
730762733671658678635631648
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
674656683681674638649629569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
632549557538633700747762874
2018 2023 - - - - - - -
917890-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements

Fête du cidre et brocante le 2e dimanche du mois d'octobre[36].

Économie

L'ancienne halle.

Revenus de la population et fiscalité

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 347, représentant 915 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 21 910 euros[50].

Emploi

En 2018 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 152, occupant 406 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 69,6 % contre un taux de chômage de 7,1 %. Les 23,3 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 8,1 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,7 % de retraités ou préretraités et 8,5 % pour les autres inactifs[51].

Secteurs d'activité

En 2018, la commune était classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également. Le classement des communes en ZRR était valable jusqu’au [52],[53].

Entreprises et commerces

En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de 57 dont 5 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 14 dans la construction, 24 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 4 dans l’Information et communication, 3 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 3 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 4 étaient relatifs aux autres activités de services[54].

En 2020, 4 entreprises individuelles ont été créées sur le territoire de la commune.

  • Commerces (épicerie, pharmacie, -, salon de coiffure, garage pour réparation automobile...) ainsi qu'en services publics et de première nécessité (écoles, bureau de Poste, caserne des sapeurs-pompiers, médecin...)[36].
  • La commune offre aussi des artisans pour les métiers du bâtiment : maçonnerie, plomberie et chauffage, menuiserie, et peinture y exercent leur savoir-faire et d'autres tels les taxis ou paysagiste complètent et rythment la vie du village. Le notaire, le médecin et la pharmacie répondent non seulement aux besoins des habitants de Beton-Bazoches mais aussi des alentours, notamment des six autres villages qui ont créé la première communauté de communes d'île de France en 1999 : Bannost-Villegagnon, Bezalles, Boisdon, Cerneux, Champcenest, Courtacon, qui s'appelait alors le C.E.D.R.E. Briard. Cette intercommunalité a tout naturellement évolué dès sa création en 2001, vers la communauté de communes du Provinois[36].

Au , la commune ne possédait aucun hôtel mais un terrain de camping disposant de 126 emplacements[55].

Agriculture

Beton-Bazoches est dans la petite région agricole dénommée la « Brie est »[Carte 3]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[56].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[57]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 22 en 1988 à 9 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 69 ha en 1988 à 127 ha en 2010[56]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Beton-Bazoches, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Beton-Bazoches entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[56],[Note 7]
Nombre d’exploitations (u) 22 14 9
Travail (UTA) 27 21 14
Surface agricole utilisée (ha) 1 511 1 406 1 144
Cultures[58]
Terres labourables (ha) 1 497 1 404 1 139
Céréales (ha) 1 132 1 003 799
dont blé tendre (ha) 759 630 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 305 262 257
Tournesol (ha) 99 s
Colza et navette (ha) 56 s s
Élevage[56]
Cheptel (UGBTA[Note 8]) 32 1 0

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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