Barbey
commune française du département de Seine-et-Marne
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Barbey est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
| Barbey | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne | ||||
| Arrondissement | Provins | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pays de Montereau | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Villette 2020-2026 |
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| Code postal | 77130 | ||||
| Code commune | 77021 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Barbésiens | ||||
| Population municipale |
153 hab. (2023 |
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| Densité | 35 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 21′ 54″ nord, 3° 03′ 25″ est | ||||
| Altitude | Min. 50 m Max. 54 m |
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| Superficie | 4,32 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montereau-Fault-Yonne | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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Géographie
Localisation
La commune se situe au sud-est du département de Seine-et-Marne, aux confins de l'Yonne sur la rive droite de l'Yonne.

Le village est situé à 10 km au sud-est de Montereau-Fault-Yonne[Carte 1]
Communes limitrophes

Géologie et relief
La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].
Hydrographie

Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 5,95 km[5].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 707 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Brosse-Montceaux à 4 km à vol d'oiseau[12], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 652,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité
Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Oiseaux »[16] :
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Barbey comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 3],[19], le « plan d'eau de l'Orme » (88,77 ha)[20] ; et les « plans d'eau du Chemin de Montereau » (97,16 ha)[21] et un ZNIEFF de type 2[Note 4],[19], la « Basse vallée de l'Yonne » (1 658,38 ha), couvrant 6 communes du département[22].
- Carte des ZNIEFF de type 1 de la commune.
- Carte des ZNIEFF de type 2 de la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Barbey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[24]. Cette aire regroupe 1 929 communes[25],[26].
Lieux-dits et écarts
La commune compte 23 lieux-dits administratifs[Note 6] répertoriés consultables ici[27].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,6% ), eaux continentales[Note 7] (19% ), zones agricoles hétérogènes (16,2% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %)[28].
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[29],[30],[Carte 2]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 3].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
- Carte orhophotogrammétrique de la commune.
Planification
La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Seine et Loing, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Seine et Loing rassemblant à la fois 44 communes et trois communautés de communes[31].
La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[32]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le géoportail de l'urbanisme[Carte 4].
Logement
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 77 dont 100 % de maisons.
Parmi ces logements, 75,2 % étaient des résidences principales, 6,5 % des résidences secondaires et 18,3 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 82 % contre 14,8 % de locataires et 3,3 % logés gratuitement[33],[Note 8].
Voies de communication et transports
Transports
La commune est desservie par la ligne d’autocars No Eb (La Brosse-Montceaux – Montereau-Fault-Yonne) du réseau de bus Pays de Montereau.
Toponymie
Histoire
Préhistoire
Au lieu-dit « les Cent Arpents » se trouvent des sépultures de l'âge du bronze. S. Rottier, qui réunit dans une étude archéo-socio-anthropologique les sites de Barbey et de Barbuise / La Saulsotte « Grèves de Frécul », précise que cet ensemble est la plus grande collection ostéologique pour l'âge du bronze en France septentrionale (158 individus)[41].
Époque contemporaine
Pendant la guerre de 1870, 17 habitants de Barbey participent au conflit. L'un d'eux, Arthur Monpoix, garde mobile à Paris, est victime de la guerre[42]. Il est tué le 20 octobre 1870, lors de l'attaque d'une ferme à Grandpuits[43].
Politique et administration
Liste des maires
Politique environnementale
Équipements et services
Eau et assainissement
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [46],[47].
Assainissement des eaux usées
En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Barbey est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [48],[49],[50].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[51]. La communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2026[48],[52],[53].
Eau potable
En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le [48],[54].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].
En 2023, la commune comptait 153 habitants[Note 9], en évolution de +3,38 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 63, représentant 169 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 26 320 euros[59].
Emploi
En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 13, occupant 69 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 67,3 % contre un taux de chômage de 10,6 %. Les 22,1 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 4,8 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 8,7 % de retraités ou préretraités et 8,7 % pour les autres inactifs[60].
Entreprises et commerces
En 2018, le nombre d'établissements actifs était de 12 dont 1 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 1 dans la construction, 1 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 2 dans l’information et communication, 4 dans les activités immobilières, 2 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien et , 1 était relatif aux autres activités de services[61].
En 2019, 3 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 2 individuelles.
Au 1er janvier 2020, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[62].
- Exploitations agricoles, sablières.
Culture locale et patrimoine


Lieux et monuments
- L'église de l'Assomption, XIVe siècle[63].
- Elle ne possède qu'une seule nef surmontée par une flèche vrillée couverte d'ardoise.
- Le château de Barbey, XVIIe siècle[44].
- Construit de pierres et briques avec une toiture en ardoise.
- Écluse et bords de l'Yonne.
Personnalités liées à la commune
- Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars (1758-1831), botaniste français fut propriétaire du château de Barbey[44].
Voir aussi
Bibliographie
- Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 2, Paris, Éditions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Barbey », p. 939–940
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Les 21 communes de l'intercommunalité sur le site de la CC Pays de Montereau
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
