Poigny

commune française du département de Seine-et-Marne From Wikipedia, the free encyclopedia

Poigny (anciennement en dialecte Pogny) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Poigny
Poigny
Blason de Poigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Claude Bonici
2020-2026
Code postal 77160
Code commune 77368
Démographie
Gentilé Pognissiens
Population
municipale
501 hab. (2023 en évolution de −5,11 % par rapport à 2017)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 20″ nord, 3° 17′ 00″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 164 m
Superficie 6,02 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Provins
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Poigny
Liens
Site web Poigny77.fr
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    Géographie

    Localisation

    Le village est situé à 3,5 km au sud-ouest de Provins et à 5,5 km au nord-est de Longueville[1].

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Carte des réseaux hydrographique et routier de Poigny.

    Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

    • la rivière Voulzie, longue de 43,86 km[2], affluent de la Seine en rive droite ;
      • le ru de Barcq , principal affluent de la Voulzie, long de 17,09 km[3] ;
      • le canal 01 de la Commune de Sainte-Colombe, 5,01 km[4], qui conflue avec la Voulzie.

    Par ailleurs, son territoire est également traversé par le canal des Ormes,[Note 1], aqueduc, conduite forcée de 24,31 km[5] qui conflue avec la Voulzie et par l’aqueduc de la Voulzie.

    La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 9,23 km[6].

    Gestion des cours d'eau

    Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7].

    La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en décembre 2020. Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[8],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[9].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 739 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Voulton à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].

    Milieux naturels et biodiversité

    Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[19],[20],[21].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Poigny est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[23]. Cette aire regroupe 1 929 communes[24],[25].

    Lieux-dits et écarts

    La commune compte 63 lieux-dits administratifs[Note 4] répertoriés consultables ici[26] dont les Grattons, le Mez-de-La-Madeleine (partagé avec la commune de Sainte-Colombe).

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,9% ), zones agricoles hétérogènes (20,9% ), forêts (10,7% ), prairies (5,2% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2% ), mines, décharges et chantiers (1,8% ), zones urbanisées (1,2 %)[27].

    Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[28],[29],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

    Planification

    La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit 82 communes[30].

    La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[31]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 3].

    Logement

    En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 211 dont 88,4 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 11,6 % d'appartements[Note 5].

    Parmi ces logements, 93,3 % étaient des résidences principales, 2,9 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants.

    La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 73,1 % contre 25,8 % de locataires[32] dont, 9,8 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 6] et, 1 % logés gratuitement.

    Voies de communication et transports

    Poigny est desservie par une gare (Champbenoist - Poigny) de la ligne Paris - Longueville - Provins (Ligne P du Transilien).

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous la forme C. Puigny en 1265[33].

    Il s'agit d'un nom de lieu de type gallo-roman, basé sur le nom de personne Pugnius[34], Punius avec u bref[35], ou pugnus aux gros poings, brutal »)[33], suivi du suffixe -acum[36].

    Histoire

    Histoire économique

    La paroisse de Poigny tire profit de ses terres les plus humides. Elle possède des moulins à blé sur les cours du Durtein (moulin de Bécherot cité dès le XIIe siècle) et de la Voulzie (moulin de Pongelot). Le moulin de Pongelot, pratiquement en ruine à la fin du XVIIIe siècle, est relevé par son propriétaire sous le Consulat avec des pierres tirées des monuments de Provins détruits par la Première République.

    En 1870, la famille Mazeau, originaire de Censerey (Côte-d'Or), achète au meunier Hugot, le moulin à blé tournant à eau de Pongelot. Elle installe dans ce moulin une activité de surfaçage de verres de lunettes minéraux, activité qu'elle pratiquait à Sézanne dans l'usine de ses cousins Berthiot dont elle assumait l'encadrement. Le commerce d'optique proprement dit reste fixé à Paris. En 1904, l'héritière Mazeau vend l'entreprise à Gaston Guilbert, opticien parisien originaire de Blois. Gaston Guilbert va alors acheter trois autres moulins (Bécherot sur la commune de Poigny, Saint-Léonard sur la commune de Provins et de Beaujard sur la commune de Sainte-Colombe) pour y développer ses activités. Son commerce ne cessant de se développer, notamment dans les appareils de projection cinématographiques, Gaston Guilbert outre ses trois boutiques parisiennes, transforme un pavillon de Vitry-sur-Seine en atelier de fabrication d'appareils ophtalmiques de précision, et fait construire de véritable ateliers attenant au moulin de Pongelot en 1914. La guerre et la grave crise économique au retour de la paix conduisent l'affaire à la quasi-faillite. Gaston Guilbert décède en 1924. Son frère Jean et sa veuve Irène parviennent à sauver l'affaire en logeant le patrimoine immobilier dans un cadre juridique, et en confiant la gestion commerciale en 1925 à une SARL Guilbert-Routit (du nom du directeur commercial Paul Routit, associé très minoritaire). Elle devient une SA en 1934. Les activités sont momentanément transférées à Thiers en 1940 et l'usine passe sous contrôle d'un concurrent allemand durant l'Occupation. Après avoir tenté depuis 1943 de reprendre le contrôle total de l'affaire, Irène Guibert et ses deux fils se retirent en 1948. La SA Guilbert-Routit, reprise par un investisseur local adossé à des actionnaires historiques, est confrontée à deux décennies difficiles, passant sous le contrôle des banques créancières. En 1974, avec effet rétroactif l'année précédente, l'entreprise et sa rivale depuis un siècle Benoist-Berthiot, intègrent le groupe Essilor, qui lui-même vient de naître de la fusion des sociétés Essel et Silor.

    Politique et administration

    La mairie.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1951 ? Pierre Thibault RGRIF
    CNIP
    Minotier
    1983 1989 Georges Bancelin   Agriculteur
    1989 2008 Jean-Claude Lecamus   Instituteur
    2008 en cours Claude Bonici[37]   Ingénieur
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Politique environnementale

    Équipements et services

    Eau et assainissement

    L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [38],[39].

    Assainissement des eaux usées

    En 2020, la commune de Poigny gère le service d’assainissement collectif (collecte, transport et dépollution) en régie directe, c’est-à-dire avec ses propres personnels[40].

    L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[41]. La communauté de communes du Provinois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[40],[42].

    Eau potable

    En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le syndicat de l'Eau de l'Est seine-et-marnais (S2E77) qui gère le service en régie[40],[43],[44].

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].

    En 2023, la commune comptait 501 habitants[Note 7], en évolution de −5,11 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    158177158161188204201184185
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    189202197198214190189184186
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    191190204174253271256263254
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    318405327345391408440447499
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    523508501------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    Économie

    Filiale BBGR du groupe Essilor, Poney Club.

    Agriculture

    Poigny est dans la petite région agricole dénommée le « Montois », une petite région à l'est du département, en limite sud de la Brie[Carte 4]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 8] de l'agriculture sur la commune est la polyculture et le polyélevage[49].

    Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[50]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations augmenter et passer de 3 en 1988 à 6 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations diminue, passant de 81 ha en 1988 à 75 ha en 2010[49]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Poigny, observées sur une période de 22 ans :

    Évolution de l’agriculture à Poigny entre 1988 et 2010.
    1988 2000 2010
    Dimension économique[49],[Note 9]
    Nombre d’exploitations (u) 3 6 6
    Travail (UTA) 5 5 4
    Surface agricole utilisée (ha) 242 283 448
    Cultures[51]
    Terres labourables (ha) 241 283 447
    Céréales (ha) 166 s 274
    dont blé tendre (ha) 116 106 197
    dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 43 s 30
    Tournesol (ha) 25 s
    Colza et navette (ha) 18 43 s
    Élevage[49]
    Cheptel (UGBTA[Note 10]) 52 594 605

    Culture locale et patrimoine

    Vestiges de l’église Saint-Michel.

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

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    Bibliographie

    • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Poigny », p. 1248

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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