Mortcerf

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Mortcerf
Mortcerf
La mairie.
Blason de Mortcerf
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes Val Briard
Maire
Mandat
Christian Bouvier
2026-2032
Code postal 77163
Code commune 77318
Démographie
Gentilé Moressartois
Population
municipale
1 400 hab. (2023 en évolution de −3,11 % par rapport à 2017)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 25″ nord, 2° 55′ 03″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 140 m
Superficie 17,84 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Fontenay-Trésigny
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mortcerf.fr

Mortcerf est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Localisation

Mortcerf est situé à environ 15 km à l'ouest de Coulommiers[Carte 1].

Localisation de la commune de Mortcerf dans le département de Seine-et-Marne

Communes limitrophes

Carte des communes limitrophes de Mortcerf.

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Mortcerf.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau :

  • le fossé 01 de la Forêt Domaniale de Crécy, 2,31 km[2], qui conflue avec la Marsange ;
  • le fossé 01 de Mortcerf, 1,40 km[3] ;
  • le fossé 01 du Bois de la Galande, 1,33 km[4], qui conflue avec le ru de Certeau ;
  • le fossé 01 du Clos Brilland, 3,66 km[5], qui conflue avec le ru de Bréon ;
  • le ru de Binel, 2,97 km[6], affluent du Grand Morin.

La longueur linéaire global de cours d'eau sur la commune est de 5,18 km [7].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[8]. La commune fait partie de deux SAGE : « Yerres » et « Petit et Grand Morin ».

Le SAGE « Yerres » a été approuvé le . Il correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de 1 017 km2, parcouru par un réseau hydrographique de 450 kilomètres de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon[9]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »[10].

Le SAGE « Petit et Grand Morin » a été approuvé le . Il comprend les bassins du Petit Morin (630 km2) et du Grand Morin (1 185 km2)[11]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[12].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[15] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[16]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouroux à 10 km à vol d'oiseau[19], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,3 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Mortcerf comprend une ZNIEFF de type 2[Note 2],[22],[Carte 2], la « Forêt de Crécy » (6 897,74 ha), couvrant 17 communes du département[23].

Urbanisme

Typologie

Au , Mortcerf est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[25]. Cette aire regroupe 1 929 communes[26],[27].

Lieux-dits et écarts

La commune compte 58 lieux-dits administratifs[Note 4] répertoriés consultables ici[28] (source : le fichier Fantoir) dont Bécoiseau (ancien château), la Malmaison (ferme).

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (69,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,4% ), terres arables (24% ), zones urbanisées (6% ), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %)[29].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[30],[31],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

Planification

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision[32]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 592 dont 85,7 % de maisons et 14,3 % d’appartements.

Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 2,9 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 75,8 % contre 19,7 % de locataires[33],[Note 5], dont 0,2 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 6] et, 4,5 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports

Gare de Mortcerf.

La commune est desservie par la gare de Mortcerf de la ligne Paris - Coulommiers.

Le sentier de grande randonnée GR 1 passe sur le territoire de la commune. Son parcours suit la frontière avec la commune de Dammartin-sur-Tigeaux au nord et oblique direction sud jusqu'à La Houssaye-en-Brie.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme [capelle] morissarti vers 1080, [villa que vocatur] Mauressart vers 1093, Mortcerf en 1382[34].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en [-es]sart, généralement réduit à -sart dans le nord de la France et en Belgique, mais rare ailleurs. Ce type de formation toponymique gallo-romane calque des toponymes germaniques par antéposition d'un autre élément généralement un nom de personne. Il peut s'agit du nom de personne germanique Maur ou Moro[34]. Il s'agit là vraisemblablement d'un des nombreux défrichement entrepris au Moyen Âge. La forme actuelle Mortcerf, déjà connue à la fin du Moyen Âge, s'explique par l'étymologie populaire « mort cerf », favorisée par la confusion fréquente entre ar et er[34].

Histoire

Antiquité

Devenue province romaine, la Gaule a été organisée par Auguste en régions comprenant plusieurs cités ayant à leur tête un chef-lieu. La zone délimitée par la Seine, la Saône, la Loire et les côtes de l'océan Atlantique et de la Manche, constitue la Gaule lyonnaise et comporte la civitas Melduorum Cité des Meldes »), dont le chef-lieu est Meldoi (Strabon, Ier siècle av. J.-C.) qui deviendra Meaux, dérivé du nom de la tribu. Les environs de Melun dépendent de la civitas Senonenis cité des Senones »), dont le chef-lieu est Agedincum, qui deviendra Sens. Les anciens bourgs (oppida) de Meaux et Melun sont structurés en îlots autour de deux axes perpendiculaires et de nouvelles bourgades (vici) se développent autour de sanctuaires ou de carrefours d’itinéraires. On leur doit l’appellation que nous donnons aujourd’hui aux chemins vicinaux qui desservent nos villages. Un marché et des échoppes d’artisans font de ces vici des lieux d’activité et d’échange commercial importants au niveau local.

Époque contemporaine

Le , se déroulèrent de brefs combats qui aboutirent à la libération de Mortcerf par les Alliés[35]. Un odonyme rue du Vingt-Sept-Août rappelle cet évènement.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1904 1906 Eugène Houbé[36]    
1907 1930 Eugène Houbé    
         
mars 1984 2008 Daniel Blomme   Agriculteur
mars 2008 mars 2014 Alain Berthomieu   Chargé de Ressources Humaines
mars 2014 2020 Grégory Caillau   Fonctionnaire
2020 en cours Christian Bouvier[37]    

Politique environnementale

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [38],[39].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la commune de Mortcerf gère le service d’assainissement collectif (collecte, transport et dépollution) en régie directe, c’est-à-dire avec ses propres personnels[40].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[41]. La commune assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à une entreprise privée[40],[42].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à l'entreprise Suez, dont le contrat expire le [40],[43].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].

En 2023, la commune comptait 1 400 habitants[Note 7], en évolution de −3,11 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
539581571643718768737729767
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8101 4159618008167751 359915990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
984980877789816760759798767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7387937588221 0721 3071 4141 4161 467
2015 2020 2023 - - - - - -
1 4611 4231 400------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Police - Gendarmerie

Mortcerf dépend de la brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale de Mortcerf.

Sapeurs-Pompiers

Mortcerf dépend du centre d'intervention et de secours de Faremoutiers.

Enseignement

Économie

  • Exploitations agricoles.

Secteurs d'activité

Agriculture

Mortcerf est dans la petite région agricole dénommée la « Brie boisée », une partie de la Brie autour de Tournan-en-Brie[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 8] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[48].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[49]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 4 en 1988 à 1 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 122 ha en 1988 à 312 ha en 2010[48]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Mortcerf, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Mortcerf entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[48],[Note 9]
Nombre d’exploitations (u) 4 5 1
Travail (UTA) 6 6 2
Surface agricole utilisée (ha) 487 469 312
Cultures[50]
Terres labourables (ha) 480 459 s
Céréales (ha) 304 s s
dont blé tendre (ha) 209 247 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 60 80 s
Tournesol (ha) 33
Colza et navette (ha) s s s
Élevage[48]
Cheptel (UGBTA[Note 10]) 0 65 3

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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