Champeaux (Seine-et-Marne)

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Champeaux
Champeaux (Seine-et-Marne)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Intercommunalité Communauté de communes Brie des rivières et châteaux
Maire
Mandat
Yves Lagües-Baget (Parti communiste français)
2020-2026
Code postal 77720
Code commune 77082
Démographie
Gentilé Campéliens
Population
municipale
810 hab. (2023 en évolution de −1,58 % par rapport à 2017)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 09″ nord, 2° 48′ 28″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 104 m
Superficie 10,35 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nangis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Champeaux
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Champeaux
Liens
Site web champeaux77.fr

Champeaux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Localisation

La commune est située en plein cœur de la plaine de Brie comme en témoigne la toponymie des villes environnantes avec par exemple Saint-Ouen-en-Brie au sud-est, Le Châtelet-en-Brie au sud, Soignolles-en-Brie au nord-ouest, Chaumes-en-Brie au nord, La Croix-en-Brie à l'est.

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

Communes limitrophes

Relief et géologie

Le bourg de Champeaux est à 96 m d'altitude et le paysage est plat, sauf pour une légère déclivité au sud avec la vallée de l'Ancœur.

Le sol est essentiellement argileux.

Vers 1830 la commune avait environ 40 hectares de bois et taillis, avec comme espèces dominantes le chêne, l'orme et le frêne. De nos jours il n'y a aucune pièce de bois dans la partie nord de la commune, hormis trois très petites parcelles entourant un petit puits de pétrole dans le nord-est. Par contre dans la partie sud on voit une belle pièce de bois autour de la chapelle de Notre-Dame de Roiblay, une autre longeant la rive droite de l'Ancœur près de l'ancien moulin de Chaunoy, et une autre prolongeant au sud le couvert boisé du parc du château.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[3]

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Champeaux.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau :

  • la rivière l’Almont (ou ru d'Ancœur ou ru de Courtenain), longue de 42,15 km[4], affluent de la Seine en rive droite., remonte la limite sud de la commune, marquant la séparation avec celle de Saint-Méry, jusqu'à ce qu'il soit rejoint par le ru de la Prée au lieu-dit Bricquenet.
Il bifurque ensuite vers l'ouest pour traverser la partie sud de la commune sur environ 500 m, puis en retrace une limite pour environ 300 m avec la commune de Blandy-les-Tours avant de quitter le territoire de Champeaux. Sa profondeur ne dépasse guère 60 cm à 80 cm pour une largeur de m à 1,50 m[5].
  • Le petit ru de la Prée[6], longeant la commune à l'est puis retournant sur celle de Saint-Méry avant de revenir pour se jeter dans l'Ancœur, n'a que 50 cm de profondeur dans les plus grandes eaux ; mais allié à la source du lavoir de Varvannes il suffisait à alimenter l'ancien moulin de Varvannes ainsi que quelques moulins - dont le moulin de Voies - et petites industries sur la commune de Saint-Méry[5].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 5,46 km[7].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[8].

La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de 1 017 km2, parcouru par un réseau hydrographique de 450 kilomètres de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon[9]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »[10].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 715 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montereau-sur-le-Jard à 10 km à vol d'oiseau[17], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 657,9 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,8 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[20],[21],[22].

Risques technologiques

Les puits de pétrole et les oléoducs situés sur le territoire de Champeaux soumettent la commune à un risque de pollution par fuite, comme cela s'est produit en avec un écoulement incontrôlé dans le ru d'Ancœur venant des installations de la société Vermillion[23].

Urbanisme

Typologie

Au , Champeaux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[25]. Cette aire regroupe 1 929 communes[26],[27].

Lieux-dits et écarts

La commune compte 47 lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[28] (source : le fichier Fantoir) dont Aunoy (Château d'Aunoy), Moulin de Chaunoy, Varvannes[5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (89,6 %), forêts (4,3 %), zones urbanisées (3,9 %), prairies (2,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[29].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[30],[31],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Planification

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[32]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 3].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 371 dont 83,8 % de maisons et 15,6 % d'appartements.

Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants[Note 4].

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait t à 87,6 % contre 10 % de locataires[33] dont, 0,3 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 5] et, 2,4 % logés gratuitement.

Toponymie

Le toponyme correspond à l'ancien français champel, champeau, « petit champ », « petit terrain ».

Histoire

La première mention de Champeaux se trouve dans la traduction en 626 d'une Vita sancte Fare, ou "Vie de sainte Fare" perdue depuis. Il y était indiqué que le père de sainte Fare donna à celle-ci une villa (au sens gallo-romain du terme, c'est-à-dire un domaine rural vivant pratiquement en autarcie) dite villa Campellis à Champeaux, qu'elle y demeura quelque temps puis s'installa à "la montagne d'Eboriac" où elle fonda l'abbaye de Faremoutiers. Ce domaine à Champeaux est encore mentionné dans le testament de sainte Fare rédigé vers 632 ou 633, par lequel elle lègue ses parts de ladite villa aux religieuses de l'abbaye de Faremoutiers. Selon les Chroniques de Saint-Denis, sainte Fare a elle-même fondé une église à Champeaux, et probablement un monastère puisqu'elle y aurait invité des nonnes. Dans ce même VIIe siècle, Champeaux est mentionné une troisième fois par le passage de Méry sur son chemin d'Autun à Paris en 695 et qui, malade, s'y arrête et y séjourne un certain temps[34].

En 892 on trouve la première mention d'une abbaye à "Campellis", dans une lettre du pape Formose à Foulques, l'archevêque de Reims ; l'abbaye de Champeaux est un précaire. La paroisse fait partie de l'archidiocèse de Sens (dont dépendait l'évêché de Paris) jusqu'à une date indéterminée, probablement au cours du Xe siècle, où elle est transférée au diocèse de Paris. On ne sait pas non plus quand les religieuses ont été remplacées par des moines, mais un acte de donation d'un certain Roland, ratifié par Philippe Ier et daté entre 1065 et 1069, laisse supposer que ces derniers étaient déjà installés à cette date. Ils le sont au plus tard en 1138, date d'une bulle d'Innocent II à Etienne de Senlis, évêque de Paris, rappelant que le diocèse de Paris doit un cens au diocèse de Sens pour les prébendes de Champeaux, Saint-Méry, La Chapelle-Gauthier et Quiers[34]. Ces paroisses, auxquelles s'ajouteront ensuite celles d'Andrezel, de Fouju et de l'Etang de Vernouillet, constituent le doyenné de Champeaux, enclave du diocèse de Paris dans le diocèse de Sens.

Le seigneur de Champeaux était le chapitre des chanoines de la collégiale de Champeaux. Ayant doté la communauté d'un four banal (qui lui assurait de bons revenus, attendu que les villageois n'avaient ni le droit de posséder leur propre équipement ni celui d'aller faire cuire leur pain ailleurs), le chapitre en fit don à ladite communauté en 1218, en retour d'une somme d'argent qui servit à construction de l'église. Fouju, qui avait aussi contribué à cette somme, reçut lui aussi les droits de son four banal, et Saint-Merry et Courtenet furent exemptés du paiement du droit de touly[35],[36].

Tout à fait au sud de la commune la chapelle de Roiblay, dernier vestige du prieuré de Notre-Dame de Roiblay datant du XIIe siècle, était alors encore sur son territoire - elle y est restée jusqu'en 2010 (voir Patrimoine religieux plus bas).

Le bourg de Champeaux était encore en 1888 entouré de fossés de 10 m de large environ pour 4 ou m de profondeur. La place de la Halle était devenue place du Marché depuis la destruction de la halle en 1845. On notait encore dans le bourg, de même que maintenant, de nombreuses maisons bourgeoises ayant servi de demeures aux chanoines de la collégiale Saint-Martin[5].

Entreprises disparues du XIXe siècle

La tuilerie

En 1849 Louis Michel Chertemps, cultivateur à Rouvray (commune de Mormant), créait une tuilerie sur la route de Mormant. Elle comprenait une maison, une halle, une moulerie, un four à chaux, un four à plâtre, un four à tuiles et un pavillon. À cela s'était ajouté un four à tuyaux de drainage vers 1855, et des fossés à tuyaux avant 1864. M. Chertemps en était propriétaire, mais la direction de l'affaire était confiée, au moins de 1852 à 1870, à Henry Eugène Bourdin, inscrit à l'état-civil comme tuilier et négociant tuilier.
Les fours à chaux et à plâtre furent démolis en 1881, et en 1883 ce fut le tour des fours à tuiles et à tuyaux de drainage, et des fossés à tuyaux. La maison et le pavillon furent vendus en 1881 à un cultivateur de Champeaux[37].

La distillerie

À la suite du blocus des ports français par l'Angleterre en 1806 et à la subséquente disparition du sucre dans les ménages français ; puis aux brevets de CHAMPONNOIS dans les années 1850 sur la fabrication industrielle de sucre à partir de betterave, le nombre de distilleries en France passa de 37 à 342 entre 1854 et 1861 et une capacité de production triplant dans le même temps. Dans cette mouvance, Jean Baptiste Devarenne créait la distillerie de Champeaux en 1868, s'aliénant par là le conseil municipal d'Andrezel ; en effet une distillerie était déjà installée à la ferme de Mainpincien (commune d'Andrezel) et le conseil municipal de cette commune fit circuler une pétition contre la distillerie de M. Devarenne. Néanmoins Champeaux eut sa distillerie, dite distillerie agricole parce qu'annexée à une ferme - comme celle d'Andrezel et comme la plupart des distilleries de l'époque. Rachetée en 1873 par Auguste Rivière demeurant à Pecqueux, puis en 1889 par Louis André Basset lui aussi de Pecqueux, les frères Lesaffre en devinrent propriétaires en 1920. Entre-temps, vu le nombre croissant de distilleries industrielles le prix du sucre commença à baisser aux environs de 1900 ; et les distilleries produisirent d'autant plus d'alcool que, les techniques de sélection et de production s'étant améliorées, il suffisait en 1954 de 1 050 kg de betteraves pour produire 1 hectolitre d'alcool au lieu des 2 500 kg nécessités en 1871. Entre 1865 et 1913 la production française d'alcool quintupla et la Seine-et-Marne était le deuxième plus gros département producteur après le Nord. Lesaffre fit construire en 1931 un chemin de fer à voie étroite, dit « Decauville », pour l'acheminement des betteraves des champs à la bascule de pesage puis à l'usine. Augmenté en 1932, ce réseau Decauville était long de km au total.
Cependant, le traitement des betteraves demande beaucoup d'eau, ce qui amena un problème récurrent de pénurie d'eau sur une partie de la commune. De plus l'eau de préparation des vinasses est difficile à traiter, ce qui amena des problèmes de pollution à plusieurs reprises. Ceci, avec les quotas de production d'alcool diminuant et les taxes sur l'alcool augmentant, amena la fermeture de la distillerie en 1955. En 1961, la Compagnie des Entrepôts et Magasins Généraux de Paris ouvrit un magasin général pour le stockage des sucres, dans un bâtiment de l'ancienne distillerie. En 1981 la compagnie B.S.B. rachetait ce bâtiment, et à ce jour en 2013 y est encore[37].

Ferme du château

Une ferme existait dans le parc du château depuis au moins 1654. Elle a disparu après 1848. Le dernier fermier à y avoir travaillé, de 1811 à 1848, était Jean Louis Alexandre Chamorin, époux de Marie Hélène Geneviève Dutfoy. Il fut maire de Champeaux de 1821 à 1831[38].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Date d'électionIdentitéQualité Profession
fin avril 1790Gradoux Pierren. c. n. c.
Morisot Tiburce Étiennen. c. n. c.
Morisot Tiburce Étiennen. c. n. c.
Royer Jean-baptiste Louisn. c. n. c.
Royer Jean-baptiste Louisn. c. n. c.
Thermidor an IIISintier Jacquesn. c. n. c.
15 brumaire an IVBonhomme Antoine Louisn. c. n. c.
an VIIHardouin Charles Françoisn. c. n. c.
Messidor an VIIIGuerin Nicolas Alexandren. c. n. c.
29 vendémiaire an XIHardouin Charles Françoisn. c. n. c.
21 messidor an XIIMorisot Tiburce Étiennen. c. n. c.
Pérou François Clair Athanasen. c. n. c.
Leclerc Clauden. c. n. c.
Faye Jacquesn. c. n. c.
Faye Jacquesn. c. n. c.
Chamorin Jean Louis Alexandren. c. n. c.
Morisot Étiennen. c. n. c.
Morisot Étiennen. c. n. c.
Morisot Étiennen. c. n. c.
Morisot Étiennen. c. n. c.
Morisot Étiennen. c. n. c.
Bourdin Jean Victorn. c. n. c.
Bourdin Jean Victorn. c. n. c.
Bourdin Jean Victorn. c. n. c.
Bourdin Jean Victorn. c. n. c.
Grandin Jean Pierren. c. n. c.
Grandin Jean Pierren. c. n. c.
Grandin Jean Pierren. c. n. c.
Sintier Louis-Clairn. c. n. c.
Sintier Louis-Clairn. c. n. c.
Robichon Hubert Placiden. c. n. c.
Robichon Hubert Placiden. c. n. c.
Sintier Louis-Clairn. c. n. c.
Sintier Louis-Clairn. c. n. c.
Mongas Charles Fuscienn. c. n. c.
Robichon Adolphe Isidoren. c. n. c.
Robichon Adolphe Isidoren. c. n. c.
Vaux Jean Marie Anatolen. c. n. c.
Vaux Jean Marie Anatolen. c. n. c.
Robichon Adolphe Isidoren. c. n. c.
Robichon Adolphe Isidoren. c. n. c.
Robichon Adolphe Isidoren. c. n. c.
Gacongne Édouard Émilen. c. n. c.
Coutant Jean Raoul Henryn. c. n. c.
Coutant Jean Raoul Henryn. c. n. c.
Coutant Jean Raoul Henryn. c. n. c.
Picq Pierre Adolphen. c. n. c.
Picq Pierre Adolphen. c. n. c.
Gacongne Édouard Émilen. c. n. c.
Chauvin Victorn. c. n. c.
Dufour Désirén. c. n. c.
Géraldy Louis Émilen. c. n. c.
Géraldy Louis Émilen. c. n. c.
Géraldy Louis Émilen. c. n. c.
Blanchard Mauricen. c. n. c.
Blanchard Mauricen. c. n. c.
Lamand Renén. c. n. c.
Lamand Renén. c. n. c.
Lamand Renén. c. n. c.
Poisson Jean Claude LéonDivers droite Agriculteur
Poisson Jean Claude LéonDivers droite Agriculteur
Poisson Jean Claude LéonDivers droite Agriculteur
Poisson Jean Claude LéonDivers droite Agriculteur
Poisson Jean Claude LéonDivers droite Agriculteur
Coquin René EmileRassemblement pour la République Agriculteur
Bich CarolineUnion pour un mouvement populaire Ingénieur commercial
Lagües-Baget YvesParti communiste français Syndicaliste Sud-Rail
Lagües-Baget YvesParti communiste français Syndicaliste Sud-Rail
23 mars 2014 Lagües-Baget Yves Parti communiste français Syndicaliste Sud-Rail
15 mars 2020Lagües-Baget YvesParti communiste français Syndicaliste Sud-Rail
15 mars 2026 Lagües-Baget Yves Parti communiste français Syndicaliste Sud-Rail

Politique environnementale

La commune est engagée dans une politique "zéro phyto" auprès d'Aqui'Brie afin de préserver la ressource de la nappe de Champigny. Elle a mis en place une station d'épuration de type "filtre à sable planté de roseaux"

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [39],[40].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Champeaux est assurée par la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) pour la collecte, le transport et la dépollution[41],[42],[43].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[44]. La communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[41],[45].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux (CCBRC) qui en a délégué la gestion à l'entreprise Veolia, dont le contrat expire le [41],[46].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

En 2023, la commune comptait 810 habitants[Note 6], en évolution de −1,58 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450428466484446471433402404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
471476552562530487543558544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510545526464506546485554541
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
557652639704790804774770768
2015 2020 2023 - - - - - -
828812810------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,6 % la même année, alors qu'il est de 19,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 412 hommes pour 407 femmes, soit un taux de 50,31 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,69 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[51]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,0 
4,7 
75-89 ans
7,2 
16,9 
60-74 ans
16,8 
23,0 
45-59 ans
22,3 
18,9 
30-44 ans
20,1 
15,9 
15-29 ans
16,6 
20,1 
0-14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de Seine-et-Marne en 2022 en pourcentage[52]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,2 
5,1 
75-89 ans
6,7 
13,7 
60-74 ans
14,4 
20,1 
45-59 ans
19,6 
20,1 
30-44 ans
20,7 
19,2 
15-29 ans
18 
21,4 
0-14 ans
19,5 

Manifestations annuelles

  • Chaque année au mois de juin, depuis plus de 25 ans, la collégiale accueille le Festival d'Art Sacré[53].
  • Tous les ans, le lundi de Pâques, une course pédestre est organisée. "À travers Champeaux" permet aux coureurs de découvrir les chemins et les rues du village.
  • Le village et la commune sont traversés dans l'axe nord-sud par le sentier de grande randonnée GR 1, dans sa partie entre la forêt de Fontainebleau et la forêt de Crécy.
  • La commune de Saint-Méry organise régulièrement une fête à la chapelle Notre-Dame de Roiblay et l'a fait restaurer en 1995, à la suite de quoi la chapelle a été attribuée par décret à la commune de Saint-Méry en 2010[réf. nécessaire].

Économie

Les cultures sur ce sol argileux nécessitent des drainages et des marnages réguliers.

Il y a quelques petits puits de pétrole sur la commune : un groupe de trois puits à environ 600 m au nord de Champeaux, un puits dans le nord-est de la commune, et un autre à environ 400 m au sud du bourg près de la station d'épuration des eaux.[réf. nécessaire] Ils sont exploités par la société canadienne Vermillion. Une fuite de pétrole a eu lieu le [54].

Les commerces présents dans le bourg sont : une boulangerie ; un café-tabac-presse-PMU ; une épicerie ; un restaurant ; un chalet pizzeria à emporter ; une entreprise d'électricité, petits travaux de maçonnerie et peinture ; une entreprise de métallurgie ; une entreprise de peinture ; un garage de mécanique (autos - motos, engins BTP, matériel d'espaces verts) ; un électricien ; deux paysagistes ; un transporteur routier. Des commerces mobiles visitent également la bourg : camion de boucherie, camion de boucherie chevaline, coiffeur à domicile et cabinet de bien-être et de relaxation.

On peut comparer avec les commerces présents en 1888, où l'on trouvait un boulanger, un boucher, un charcutier, un café, trois auberges, cinq épiciers, un magasin de vins en gros, un magasin de nouveautés"(vêtements, chaussures et sacs), deux cordonniers, un horloger, un tisseur de crins, un fabricant de serviettes et portefeuilles avec quatre à cinq ouvriers, un carrossier avec quinze à vingt ouvriers, deux serruriers (avec trois ouvriers), deux menuisiers (avec un ouvrier), un charpentier (avec un ouvrier), deux maçons (avec trois à quatre ouvriers chacun), deux garagistes, un maréchal-ferrant (avec deux ouvriers), un chaudronnier (avec un ouvrier), un pressurier (avec un ouvrier), et un messager avec un ouvrier. Il faut compter en sus les industries disparues mentionnées dans le chapitre Histoire.

Secteurs d'activité

Agriculture

Champeaux est dans la petite région agricole dénommée la « Brie française », (ou Basse-Brie), une partie de la Brie autour de Brie-Comte-Robert[Carte 4]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 7] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[55].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[56]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 6 en 1988 à 5 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 94 ha en 1988 à 118 ha en 2010[55]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Champeaux, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Champeaux entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[55],[Note 8]
Nombre d’exploitations (u) 6 4 5
Travail (UTA) 16 9 6
Surface agricole utilisée (ha) 563 536 590
Cultures[57]
Terres labourables (ha) 556 536 590
Céréales (ha) 337 291 346
dont blé tendre (ha) 257 271 241
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 54 s 60
Tournesol (ha) 0
Colza et navette (ha) s s 69
Élevage[55]
Cheptel (UGBTA[Note 9]) 0 0 0

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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