X 2400

Autorail Diesel de la SNCF From Wikipedia, the free encyclopedia

Les X 2400 sont une série d'autorails monocaisse de la SNCF. Les XABDP 2400, dits unifiés 600 ch, construits à 79 exemplaires de 1951[1] à 1955. Ils comportent 12 places de 1re et 56 de 2de classe, avec une longueur de 27 m et sont capables d'atteindre une vitesse maximum de 120 km/h. Ces autorails ont la possibilité d'être attelés à des remorques ou jumelés, chaque élément ayant son propre conducteur, communiquant entre eux par signal sonore.

Exploitant(s) SNCF
Désignation X 2401 à 2479
Motorisation Diesel
Faits en bref Exploitant(s), Désignation ...
X 2400
Description de cette image, également commentée ci-après
Le X 2403 en gare de Longueville le .
Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation X 2401 à 2479
Type autorail
Motorisation Diesel
Composition Monocaisse
Couplage non (mais jumelage possible)
Conception Direction Etudes Autorail SNCF
Construction 79 autorails
Constructeur(s) Régie Renault -Decauville 1951-1955
Effectif 0
Retrait radiés en 1989
Utilisation 5 préservés
Caractéristiques techniques
Écartement standard (1 435 mm)
Carburant gazole
Moteur thermique 2 moteurs Renault type 517 dont 1 à chaque extrémités
Transmission mécanique BV
Puissance continue 456 kW
Masse en service 43 t
Longueur HT 27,73 m
Vitesse maximale 120 km/h
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Historique

La série des X 2400 a été mise en service sur le réseau ferroviaire aux côtés des X 3800 dit Picasso. Ces autorails vont entrainer la disparition progressive de la traction à vapeur et renouveler le parc d'autorails.

La série se trouve à sa mise en service, affectée au dépôt de Limoges et utilisée pour les lignes à forte rampes du Massif central. Les autorails sont quelquefois attelés à des remorques unifiées XR 7300, 7800 et 8100 notamment.

De nombreux dépôts vont aussi recevoir des engins neufs dont Grenoble - avec les X 2410, X 2414 et X 2445 en 1954, Rennes, Lyon-Vaise, Marseille, etc. Les X 2400 seront vite accompagnés par la série des X 2800 équipés d'un seul moteur, mais plus puissant.

Le coût de maintenance des X 2400 étant bien supérieur à celui des X 2800 équipés d'un seul moteur, la série sera mutée progressivement au dépôt de Rennes, pour des lignes moins difficiles.

L'arrivée des X 2100 et des X 2200 dans les années 1980 va permettre la mise en retraite de la série qui se terminera en 1989[2].

L'X 2464 sera retiré du service en 1988 pour être transformé en engin de mesures des installations électriques. Il aura dès lors la livrée Corail, à base de gris foncé, d'orange et de blanc avec mise en place de cartouches d'engins de mesures.

Plus d'une dizaine d'exemplaires seront sauvegardés.

Il existe deux sous-séries de X 2400 :

  • XABDP 2401 à 2469 avec une masse 43 t, avec deux moteurs 517 G Renault de 250 kW (340 ch).
  • XABDP 2470 à 2479 avec une masse 44,5 t, avec deux moteurs Saurer de 235 kW (320 ch).

Services assurés

Dépôts titulaires

  • Amiens (affectation temporaire)
  • Batignolles-Remblai (affectation temporaire)
  • Caen (de 1954 à 1960)
  • Châlons-sur-Marne, devenu Châlons-en-Champagne, (affectation temporaire)
  • Grenoble (avec 3 exemplaires en 1955 (X 2410, X 2414, X 2245), puis 4 exemplaires (jusqu'en 1962), au Centre autorails de Grenoble)
  • Limoges (de 1967 à 1987)
  • Lyon-Perrache (annexe traction, et affectation temporaire de 1951 à 1952)
  • Lyon-Vaise (de 1952 à 1961)
  • Longueau (de 1966 à 1969)
  • Marseille-Blancarde (de 1969 à 1974)
  • Marseille-Saint-Charles (de 1955 à 1964, puis transfert à Marseille-Blancarde)
  • Metz-Sablon (affectation temporaire en 1973)
  • Montluçon (affectation temporaire de 1951 à 1966)
  • Nancy-Heillecourt (X 2470 à X 2479, de 1955 à 1966)
  • Nantes-Blottereau (de 1960 à 1966)
  • Nîmes (affectation temporaire de 1967 à 1969, puis transfert à Marseille-Blancarde la même année)
  • Rennes (de 1955 à 1989, dernier dépôt titulaire)
  • Rouen-Orléans (de 1955 à 1966)
  • Sotteville (de 1958 à 1978)
  • Strasbourg (de 1954 à 1966)
  • Toulouse (de 1951 à 1962)

Engins conservés

Hors service, conservés pour pièces, ou ferraillés

  • X 2402 : Stationné à Saint-Dié. Démantelé en 2004
  • X 2413 : Pupitre de conduite préservé et en exposition à la Cité du train
  • X 2416 : Préservé par le CFTA, Réseau Breton de Carhaix (à l'état d'épave, a été démantelé)
  • X 2429 : Préservé par le CFTA, Réseau Breton à Carhaix (démotorisé). Il a été revendu à la SNCF car cette dernière n'avait plus de pièces de rechange pour celui qu'elle avait conservé (X 2464), il a été démantelé au chantier de Culoz dans L'Ain.
  • X 2431 : Train à Petite Vitesse des Morins (TPV) entre Boulogne-sur-Mer et Desvres. Ferraillé en 1998.
  • X 2448 : Propriété d'un particulier, stockée à Oignies. Démantelé en à cause de son trop mauvais état de conservation. Des pièces détachées ont été récupérées pour l'X 2403.
  • X 2464 : Engin de mesure des installations électriques SNCF. Retiré du service le , garé au Mans.[réf. nécessaire].
  • X 2468 : Train Touristique de Guîtres Marcenais, puis acquis en 1992 par le CFTSA. Revendu en 2007[9] à la SNCF pour servir de pièces de rechange. Démantelé au chantier de Culoz en 2014.
  • X 2475 : un temps envisagé pour le musée de Saint-Étienne, projet abandonné et engin ferraillé

Accidents et incidents

Modélisme

Des artisans tels que Loco-diffusion ou Atmofer ont édité le X 2400 en kit ou monté. La firme Electrotren a reproduit à partir de 2008 plusieurs versions de cet autorail en HO[10], modèle repris par Jouef en 2019 avec quelques améliorations (nouvelles numérotations, sonorisation, numérisation)[11].

Galerie de photographies

Bibliographie

  • Jacques Defrance, Les Engins Moteurs Français (SNCF) 1.7.1982, Éditions Frank Stenvalls, 1983. (ISBN 91-7266-073-2)
  • Jehan-Hubert Lavie, Jean-Paul Demoy, Vincent Cuny, Jean-Paul Quatresous, « Les portraits du rail - X 2400 & X 2051 : en ligne, les montagnards sont là. », Ferrovissimo n°22, .
  • Jerôme Mourier , « Un X 2400 avec sa remorque sur l'étoile de Veynes », Voies Ferrées n°169, septembre-.
  • Olivier Constant, Encyclopédie du matériel moteur SNCF - Tome 4 : Les autorails des années 1950 à nos jours (2), hors série Le Train.
  • Cévenol Express, DVD, La Régordane.
  • Page consacrée aux autorails U 600 ch

Notes et références

Voir aussi

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