Bataille d'Argenton-Château
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Argenton-Château |
| Issue | Victoire vendéenne |
| • Jean-Nicolas Stofflet • Louis Richard |
| Inconnues | 3 000 hommes[1],[2] |
| Inconnues | Inconnues |
Batailles
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- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
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| Coordonnées | 46° 59′ 05″ nord, 0° 26′ 52″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille d'Argenton-Château a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui s'emparent du bourg d'Argenton-Château.
Le , la colonne infernale du général Grignon s'ébranle depuis Argenton-Château[3],[4]. À cette occasion, Grignon écrit au général en chef Louis Marie Turreau : « demain je commencerai les feux de joie, en brûlant et passant au fil de la baïonnette tout ce qui pourra se trouver au pouvoir de ma colonne »[5]. Fin janvier, il ravage la région de Bressuire, puis début février, il se porte sur Saint-Fulgent[6]. Le général vendéen Jean-Nicolas Stofflet profite alors du départ de la colonne infernale pour prendre d'assaut la ville de Bressuire le [7]. Deux jours plus tard, il fait mouvement sur Argenton-Château[7].
Forces en présence
Déroulement

Le , l’armée vendéenne sort de Bressuire et marche sur Argenton-Château en empruntant un chemin indirect afin de surprendre les républicains[9],[2],[Note 3]. Cependant, la garnison républicaine est alertée lorsque les Vendéens atteignent Saint-Clémentin, à six kilomètres au sud-ouest d'Argenton[8]. Bien qu'Argenton soit protégé par des murs et un vieux château, les troupes républicaines se déploient en dehors du bourg, entre la porte de Bressuire et la porte de Thouars[8].
Les Vendéens se déploient quant à eux de l'autre côté de la plaine qui sépare Saint-Clémentin d'Argenton[8]. Stofflet prend lui-même position au centre, Challon commande le flanc gauche, face aux troupes positionnées près de la porte de Bressuire, et Louis Richard commande le flanc droit, face aux troupes positionnées près de la porte de Thouars[8]. Stofflet prévoit de commencer l'attaque au centre[8].
Le combat s’engage vers trois heures de l’après-midi[1]. La cavalerie républicaine tente une charge, mais celle-ci échoue car les chevaux sont gênés par la terre fraichement labourée dans la plaine[10],[8]. L'infanterie engage ensuite le feu, mais les Vendéens s'avancent et ripostent[8]. Les républicains sont bientôt enfoncés et prennent la fuite[9],[2],[8]. D'après Louis Monnier, tous les bleus réfugiés à l'intérieur du bourg sont tués au sabre ou la baïonnette[8]. La plupart se sauvent au nord, en direction de Doué ou de Thouars[1],[8],[7]. Les Vendéens ne les poursuivent pas à cause de la tombée de la nuit[9].