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Bataille de La Chambaudière

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La bataille de La Chambaudière a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui s'emparent de la ville de Legé, puis repoussent une contre-attaque des Vendéens.

Date
Issue Victoire républicaine
Faits en bref Date, Lieu ...
Bataille de La Chambaudière
Informations générales
Date
Lieu Legé et Saint-Étienne-du-Bois
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• Jean-Baptiste Huché • François Athanase Charette de La Contrie
Forces en présence
3 000 à 4 000 hommes[1] 1 500 hommes[1]
Pertes
2 morts[2]
15 blessés[2]
60 à 80 morts[2]
(selon les républicains)

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 46° 51′ 52,3″ nord, 1° 35′ 49,6″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de La Chambaudière
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de La Chambaudière
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de La Chambaudière
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Prélude

En , le général républicain Jean-Baptiste Huché organise une expédition avec quatre colonnes pour prendre la ville de Legé[2],[3]. Le , trois colonnes se mettent en mouvement pour attaquer la ville : à l'ouest la colonne de l'adjudant-général Aubertin, sortie de Machecoul, et la colonne de l'adjudant-général Chadau, sortie de Challans, font leur jonction au camp de Fréligné, tandis que la colonne de l'adjudant-général Levasseur arrive par le nord, depuis le camp de La Rouillère[2],[4]. Huché vient lui-même se mettre à la tête de la quatrième colonne, alors sous les ordres du général Ferrand, et sort de Montaigu le pour se déployer à Rocheservière[2],[4]. Le même jour, les colonnes d'Aubertin, Chadau et Levasseur arrivent à Legé[2].

Forces en présence

Selon le rapport du général Huché, l'armée vendéenne est forte de 3 000 hommes[4]. Cependant d'après Lucas de La Championnière et Le Bouvier-Desmortiers, Charette n'a avec lui qu'environ 1 500 combattants lors de cet affrontement[1]. Pour l'historien Lionel Dumarcet, ce nombre paraît cependant peu élevé d'autant que la participation de Bertrand Poirier de Beauvais à cette affaire laisse supposer la présence d'un contingent d'Angevins[1]. Lucas de La Championnière estime également à 4 000 les forces des républicains[5]. Huché n'indique pas les effectifs de ses troupes dans son rapport. Selon une lettre du général Crouzat au général Vimeux, datée du , la colonne commandée par l'adjudant-général Levasseur est forte de 400 hommes[6]. Pour Lionel Dumarcet, les républicains sont probablement entre 3 000 et 4 000[1].

Déroulement

À Legé, les colonnes républicaines se heurtent à une résistance de la part des Vendéens, mais elles emportent la ville à cinq heures du soir[2]. L'armée de Charette arrive une heure plus tard par la route de Palluau et trouve l'avant-garde républicaine déjà installée sur les hauteurs de la Chambaudière, au sud de Legé[2].

Menée par Delaunay et Guérin, l'avant-garde vendéenne se jette aussitôt sur les positions républicaines[2]. Cependant l'engagement de quelques cavaliers suffit à faire reculer les Vendéens[7],[5] et leur attaque est repoussée[2].

Charette arrive alors avec le reste de ses troupes pour tenter un deuxième assaut[2],[7],[5]. Cependant sa cavalerie, située à l'arrière-garde de son armée[7], doit se mouvoir sur des chemins étroits, et ne peut se déployer pleinement[2].

Le gros des troupes républicaines sort également de Legé pour se déployer en ordre de bataille[2]. À la vue de leur nombre, les Vendéens perdent courage et se replient sans grand dommage sur le bocage, où les républicains n'osent pas les poursuivre[2]. Les combats s'achèvent à la tombée de la nuit et Charette se replie sur La Roche-sur-Yon[2].

Depuis Montaigu, Huché se lance à la poursuite des Vendéens, mais ses troupes commettent surtout des massacres et des incendies jusqu'à Palluau[2],[8]. Selon le témoignage de Pierre Blanconnier, guide de la colonne, plus de 500 personnes sont tuées « dans les champs et leurs maisons »[2]. Le village de La Bésilière, ancien quartier-général de Charette, est incendié et 50 à 60 hommes et femmes qui y sont trouvés sont tués[9],[4].

Pertes

Selon le rapport de Huché[A 1], les pertes républicaines sont de deux officiers tués et de 15 blessés, tandis que les « brigands » ont laissé entre 60 et 80 hommes sur le champ de bataille[2],[4],[10].

Dans ses mémoires, le chef vendéen Lucas de La Championnière affirme pour sa part que les forces royalistes ne déplorent la perte que de « quelques braves »[A 2]. Bertrand Poirier de Beauvais écrit également que « cette bataille perdue nous coûta peu de monde »[A 3].

Le chef vendéen Delaunay est blessé d'une balle à la poitrine[2] alors que, totalement ivre selon Lucas de La Championnière[1], il narguait les troupes républicaines[2] « comme un hussard »[5]. Il est cependant rétabli au bout d'un mois[2]. Davy-Desnaurois, le major en second de l'armée, est grièvement blessé et ne prend plus par la suite une part active aux combats[11].

Notes et références

Bibliographie

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