Bataille de La Chambaudière
From Wikipedia, the free encyclopedia
La bataille de La Chambaudière a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui s'emparent de la ville de Legé, puis repoussent une contre-attaque des Vendéens.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Legé et Saint-Étienne-du-Bois |
| Issue | Victoire républicaine |
| • Jean-Baptiste Huché | • François Athanase Charette de La Contrie |
| 3 000 à 4 000 hommes[1] | 1 500 hommes[1] |
| 2 morts[2] 15 blessés[2] |
60 à 80 morts[2] (selon les républicains) |
Batailles
- 1re Bressuire
- 1re Machecoul
- 1re Saint-Florent-le-Vieil
- Jallais
- 1re Chemillé
- 1re Cholet
- 1re Coron
- 1re Chantonnay
- Pont-Charrault
- 1re Pornic
- 1re Sables-d'Olonne
- 2e Pornic
- 2e Sables-d'Olonne
- 2e Coron
- 2e Chemillé
- Les Aubiers
- 1re Challans
- Saint-Gervais
- Vezins
- 1re Port-Saint-Père
- 2e Machecoul
- 1re Beaupréau
- 1er Beaulieu-sous-la-Roche
- 1re Legé
- Thouars
- 1re Saint-Colombin
- 2e Port-Saint-Père
- 1re La Châtaigneraie
- Palluau
- 1re Fontenay-le-Comte
- 2e Fontenay-le-Comte
- Doué
- Montreuil-Bellay
- Saumur
- 3e Machecoul
- La Louée
- Parthenay
- 1re Luçon
- Nantes
- 1re Moulins-aux-Chèvres
- 1re Châtillon
- Martigné-Briand
- Vihiers
- La Roche de Mûrs
- 1re Les Ponts-de-Cé
- 2e Luçon
- Château d'Aux
- 3e Luçon
- 1re La Roche-sur-Yon
- Vertou
- 2e Chantonnay
- 2e Les Ponts-de-Cé
- Vrines
- 3e Port-Saint-Père
- 1re Montaigu
- Torfou
- 3e Coron
- Pont-Barré
- 2e Montaigu
- 1re Saint-Fulgent
- Le Pallet
- Treize-Septiers
- 2e Moulins-aux-Chèvres
- 2e Châtillon
- La Tremblaye
- 2e Cholet
- Beaupréau
- Aizenay
- Gesté
- Chauché
- 3e Legé
- 3e Cholet
- 2e Saint-Colombin
- 2e Beaupréau
- 2e Bressuire
- Argenton-Château
- La Gaubretière
- La Vivantière
- Lucs-sur-Boulogne
- 2e La Roche-sur-Yon
- Les Clouzeaux
- 1re Mortagne
- Les Ouleries
- 2e Challans
- 1re Moutiers-les-Mauxfaits
- Chaudron-en-Mauges
- Mormaison
- 3e Challans
- Les Rouchères
- Chanteloup
- 2e La Châtaigneraie
- La Chambaudière
- Les Bauches
- La Roullière
- Fréligné
- 2e Moutiers-les-Mauxfaits
- La Grève
- Chalonnes
- 2e Saint-Florent-le-Vieil
- Les Essarts
- 2e Beaulieu-sous-la-Roche
- Belleville
- Saint-Jean-de-Monts
- Île d'Yeu
- Saint-Cyr-en-Talmondais
- 2e Mortagne
- Mouilleron-le-Captif
- Les Landes-Genusson
- Saint-Denis-la-Chevasse
- Landes de Béjarry
- 2e Quatre Chemins de l'Oie
- Le bois du Détroit
- Montorgueil
- La Bruffière
- La Créancière
- 3e Chemillé
- La Bégaudière
- Froidfond
- La Chabotterie
| Coordonnées | 46° 51′ 52,3″ nord, 1° 35′ 49,6″ ouest | |
|---|---|---|
Prélude
En , le général républicain Jean-Baptiste Huché organise une expédition avec quatre colonnes pour prendre la ville de Legé[2],[3]. Le , trois colonnes se mettent en mouvement pour attaquer la ville : à l'ouest la colonne de l'adjudant-général Aubertin, sortie de Machecoul, et la colonne de l'adjudant-général Chadau, sortie de Challans, font leur jonction au camp de Fréligné, tandis que la colonne de l'adjudant-général Levasseur arrive par le nord, depuis le camp de La Rouillère[2],[4]. Huché vient lui-même se mettre à la tête de la quatrième colonne, alors sous les ordres du général Ferrand, et sort de Montaigu le pour se déployer à Rocheservière[2],[4]. Le même jour, les colonnes d'Aubertin, Chadau et Levasseur arrivent à Legé[2].
Forces en présence
Selon le rapport du général Huché, l'armée vendéenne est forte de 3 000 hommes[4]. Cependant d'après Lucas de La Championnière et Le Bouvier-Desmortiers, Charette n'a avec lui qu'environ 1 500 combattants lors de cet affrontement[1]. Pour l'historien Lionel Dumarcet, ce nombre paraît cependant peu élevé d'autant que la participation de Bertrand Poirier de Beauvais à cette affaire laisse supposer la présence d'un contingent d'Angevins[1]. Lucas de La Championnière estime également à 4 000 les forces des républicains[5]. Huché n'indique pas les effectifs de ses troupes dans son rapport. Selon une lettre du général Crouzat au général Vimeux, datée du , la colonne commandée par l'adjudant-général Levasseur est forte de 400 hommes[6]. Pour Lionel Dumarcet, les républicains sont probablement entre 3 000 et 4 000[1].
Déroulement
À Legé, les colonnes républicaines se heurtent à une résistance de la part des Vendéens, mais elles emportent la ville à cinq heures du soir[2]. L'armée de Charette arrive une heure plus tard par la route de Palluau et trouve l'avant-garde républicaine déjà installée sur les hauteurs de la Chambaudière, au sud de Legé[2].
Menée par Delaunay et Guérin, l'avant-garde vendéenne se jette aussitôt sur les positions républicaines[2]. Cependant l'engagement de quelques cavaliers suffit à faire reculer les Vendéens[7],[5] et leur attaque est repoussée[2].
Charette arrive alors avec le reste de ses troupes pour tenter un deuxième assaut[2],[7],[5]. Cependant sa cavalerie, située à l'arrière-garde de son armée[7], doit se mouvoir sur des chemins étroits, et ne peut se déployer pleinement[2].
Le gros des troupes républicaines sort également de Legé pour se déployer en ordre de bataille[2]. À la vue de leur nombre, les Vendéens perdent courage et se replient sans grand dommage sur le bocage, où les républicains n'osent pas les poursuivre[2]. Les combats s'achèvent à la tombée de la nuit et Charette se replie sur La Roche-sur-Yon[2].
Depuis Montaigu, Huché se lance à la poursuite des Vendéens, mais ses troupes commettent surtout des massacres et des incendies jusqu'à Palluau[2],[8]. Selon le témoignage de Pierre Blanconnier, guide de la colonne, plus de 500 personnes sont tuées « dans les champs et leurs maisons »[2]. Le village de La Bésilière, ancien quartier-général de Charette, est incendié et 50 à 60 hommes et femmes qui y sont trouvés sont tués[9],[4].
Pertes
Selon le rapport de Huché[A 1], les pertes républicaines sont de deux officiers tués et de 15 blessés, tandis que les « brigands » ont laissé entre 60 et 80 hommes sur le champ de bataille[2],[4],[10].
Dans ses mémoires, le chef vendéen Lucas de La Championnière affirme pour sa part que les forces royalistes ne déplorent la perte que de « quelques braves »[A 2]. Bertrand Poirier de Beauvais écrit également que « cette bataille perdue nous coûta peu de monde »[A 3].
Le chef vendéen Delaunay est blessé d'une balle à la poitrine[2] alors que, totalement ivre selon Lucas de La Championnière[1], il narguait les troupes républicaines[2] « comme un hussard »[5]. Il est cependant rétabli au bout d'un mois[2]. Davy-Desnaurois, le major en second de l'armée, est grièvement blessé et ne prend plus par la suite une part active aux combats[11].