Championnat du monde de Formule 1 2025

76e saison de Formule 1 From Wikipedia, the free encyclopedia

Le championnat du monde de Formule 1 2025 est la 76e édition du championnat du monde de Formule 1. La saison, qui débute le et s'achève le , comprend comme l'exercice précédent un record de vingt-quatre Grand Prix. Dans un ordre légèrement différent, le Grand Prix d'Australie retrouvant notamment sa position de manche d'ouverture, ils sont les mêmes qu'en 2024.

Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 76e
Faits en bref Sport, Création ...
Championnat du monde de Formule 1 2025
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Logo pour le 75e anniversaire du championnat.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 76e
Date du 14 mars au 7 décembre 2025
Participants 21 pilotes
10 équipes
Nombre de manches 24 Grands Prix
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote Lando Norris
Champion constructeur McLaren-Mercedes

Navigation

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Le plateau est marqué par de nombreux mouvements, avec notamment l'arrivée du septuple champion du monde Lewis Hamilton chez Ferrari, où il rejoint Charles Leclerc, et la promotion de plusieurs jeunes pilotes, comme Kimi Antonelli chez Mercedes, Gabriel Bortoleto chez Sauber, Jack Doohan chez Alpine, Oliver Bearman chez Haas, Liam Lawson chez Red Bull et Isack Hadjar chez Racing Bulls. La règle du point bonus attribué à l'auteur du meilleur tour en course s'il se classe parmi les dix premiers, instaurée en 2019, est abandonnée à partir de cette saison.

Avec ses pilotes Lando Norris et Oscar Piastri au volant de la MCL39, l’écurie McLaren Racing est sacrée championne du monde des constructeurs pour la deuxième année consécutive et la dixième fois de son histoire, à l'issue du Grand Prix de Singapour, à six courses de la fin du championnat 2025. Lando Norris (sept victoires, dix-huit podiums dans la saison) est pour sa part sacré champion du monde à la dernière course, avec deux points d'avance sur Max Verstappen. Il met fin à une série ininterrompue de titres gagnés depuis 2010, soit par des pilotes Red Bull, soit par des pilotes Mercedes (Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Nico Rosberg et Max Verstappen). McLaren fête son treizième titre de champion du monde des pilotes, le premier depuis Hamilton en 2008,

À partir de la manche d'ouverture à Melbourne gagnée par Lando Norris, la saison semble partie pour une domination écrasante des pilotes McLaren et parait tout d'abord tourner en faveur d'Oscar Piastri qui remporte sept courses lors des quinze premières manches. Si bien qu'au soir du Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort, son avance en tête du championnat est de 34 points sur Norris et 104 sur Verstappen. Mais les choses évoluent à partir de la manche suivante à Monza, où Verstappen s'impose largement et où l'Australien doit laisser sa deuxième place à son coéquipier sur ordre du stand. Avec son nouveau fond plat sur sa RB21, le quadruple champion du monde entame alors une remontada express au classement, alors que Norris s'empare des commandes en gagnant successivement à Mexico et à São Paulo tandis que Verstappen relègue Piastri au troisième rang. Le Britannique de 26 ans conserve la première place jusqu'au bout, malgré les trois victoires de Verstappen dans les trois dernières courses de la saison.

Avec les huit victoires de Verstappen et les sept chacun pour Norris et Piastri, le seul autre gagnant en 2025 est George Russell qui l'emporte à Montréal et à Singapour et termine logiquement quatrième du championnat devant Charles Leclerc et ses sept podiums mais aucune victoire pour Ferrari où Lewis Hamilton passe la première saison de sa carrière sans finir une course parmi les trois premiers. Les rookies Kimi Antonelli et Isack Hadjar connaissent pour leur part les joies des podiums, alors que Nico Hülkenberg y parvient enfin en terminant troisième à Silverstone, après quinze saisons en Formule 1 et 239 départs.

La saison 2025 qui couronne le trente-cinquième champion du monde de Formule 1 et le onzième britannique, était la dernière de la réglementation moteur stable depuis 2014 et de la règlementation châssis et aérodynamique en vigueur depuis 2022.

Repères en début de saison

Pilotes

Duos de pilotes reconduits :

Départs :

Transferts :

Transferts en cours de saison :

Débuts en tant que pilote titulaire :

Essais hivernaux

Les essais de pré-saison 2025 se déroulent sur le circuit de Bahreïn, du 26 au [20]. Pour la première fois depuis 2020, le premier Grand Prix de la saison ne se tient pas à la suite de ces essais, sur le même circuit. Le meilleur temps des six séances d'essais est l'œuvre de Carlos Sainz, au volant de la Williams FW47. Alors que l'attention de tous les observateurs était polarisée par les premiers essais officiels de Lewis Hamilton au volant d'une Ferrari, la McLaren MCL39 a fait forte impression avec des solutions techniques à la limite de la légalité[21].

Davantage d’informations Date, Session ...
Résultats
Date Session Pilote le plus rapide Écurie Meilleur tour
1 Drapeau de l'Italie Kimi Antonelli Drapeau de l'Allemagne Mercedes 1 min 31 s 428[22]
2 Drapeau de la Grande-Bretagne Lando Norris Drapeau de la Grande-Bretagne McLaren 1 min 30 s 430[23]
1 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Drapeau de l'Italie Ferrari 1 min 29 s 379[24]
2 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Drapeau de la Grande-Bretagne Williams 1 min 29 s 348[25]
1 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Drapeau de l'Italie Ferrari 1 min 30 s 811[26]
2 Drapeau du Royaume-Uni George Russell Drapeau de l'Allemagne Mercedes 1 min 29 s 545[27]
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Pilotes et monoplaces

Le , Liberty Media, la FIA et les dix équipes engagées organisent une présentation groupée de l'ensemble des livrées de leurs monoplaces et des pilotes à l'O2 Arena de Londres. Lors d'un spectacle son et lumière, chaque équipe dévoile la livrée de la saison durant sept minutes. Dans le même temps, certaines équipes, comme Ferrari, présentent sur les réseaux sociaux leur nouvelle monoplace[28],[29].

Davantage d’informations Écuries, Constructeurs ...
Écuries[30] Constructeurs Châssis Moteurs Pneus Directeurs d'équipe No  Pilotes Pilotes de réserve et de développement
McLaren Formula 1 Team McLaren McLaren MCL39[31] Mercedes P Andrea Stella 4 Lando Norris[32] Patricio O'Ward[33]
Alex Dunne[34]
81 Oscar Piastri[35]
Scuderia Ferrari HP Ferrari Ferrari SF-25[36] Ferrari P Frédéric Vasseur 16 Charles Leclerc[37] Antonio Giovinazzi[4]
Zhou Guanyu[4]
Dino Beganovic[38]
44 Lewis Hamilton[39]
Oracle Red Bull Racing Red Bull Red Bull RB21[31] Honda RBPT P Christian Horner[40]
Laurent Mekies[41]
1 Max Verstappen[42] Ayumu Iwasa[43]
Arvid Lindblad[44]
22 Yuki Tsunoda[11]
30 Liam Lawson[17]
Mercedes-AMG PETRONAS Formula One Team Mercedes Mercedes-AMG F1 W16 E Performance[31] Mercedes P Toto Wolff 12 Kimi Antonelli[15] Valtteri Bottas[3]
Frederik Vesti[45]
63 George Russell[39]
Aston Martin Aramco Formula One Team Aston Martin Aston Martin AMR25[31] Mercedes P Andy Cowell 14 Fernando Alonso[46] Felipe Drugovich[47]
18 Lance Stroll[48]
BWT Alpine Formula One Team Alpine Alpine A525[49] Renault P Oliver Oakes[50]
Dave Greenwood[51]
Steve Nielsen[52]
7 Jack Doohan[14] Paul Aron[53]
Jack Doohan[54]
Kush Maini[55]
Franco Colapinto[56]
Ryō Hirakawa[57]
10 Pierre Gasly[58]
43 Franco Colapinto[59]
MoneyGram Haas F1 Team Haas Haas VF-25[31] Ferrari P Ayao Komatsu[60] 31 Esteban Ocon[7] Kevin Magnussen[61]
Ryō Hirakawa[62]
87 Oliver Bearman[13]
Visa Cash App Racing Bulls Formula One Team[63] Racing Bulls Racing Bulls VCARB 02[64] Honda RBPT P Laurent Mekies[65]
Alan Permane[66]
6 Isack Hadjar[18] Drapeau du Japon Ayumu Iwasa
22 Yuki Tsunoda[67]
30 Liam Lawson[11]
Atlassian Williams Racing[68] Williams Williams FW47[31] Mercedes P James Vowles 23 Alexander Albon[69] Oliver Turvey[70]
Luke Browning[71]
Victor Martins[72]
55 Carlos Sainz Jr.[10]
Stake F1 Team Kick Sauber Kick Sauber Kick Sauber C45[31] Ferrari P Mattia Binotto[73]
Drapeau du Royaume-Uni Jonathan Wheatley[74]
5 Gabriel Bortoleto[75] Paul Aron[76],[77]
27 Nico Hülkenberg[9]
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Pilotes d'essais

Grands Prix de la saison 2025

Planisphère représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2025.

Le calendrier du championnat 2025 est dévoilé le par la FIA et la Formule 1, et comprend comme l'année précédente 24 Grands Prix[80].

Le Grand Prix d'Australie à Melbourne retrouve sa position de manche d'ouverture qu'il avait occupée de 1996 à 2019, la série s'interrompant avec des annulations successives dues à la pandémie de Covid-19. Le Grand Prix du Japon est à nouveau disputé au printemps en troisième manche, en pleine période Hanami (les cerisiers en fleurs)[81].

La Formule 1 tient à souligner qu'elle poursuit ses efforts pour une « plus grande fluidité géographique » et la réduction des fuseaux horaires à parcourir entre chaque course, avec la « tournée océano-asiatique » (Australie-Chine-Japon), la concentration des courses européennes durant l'été (tout de même entrecoupées par le Grand Prix du Canada), et la tournée des Amériques en automne avant le final Las Vegas-Qatar-Abou Dabi[80].

La saison comporte trois triple headers, c'est-à-dire un enchaînement de trois épreuves en trois semaines : Japon (), Bahreïn () et Arabie saoudite () puis Émilie-Romagne (), Monaco () et Espagne (), et Las Vegas (), Qatar () et manche finale à Abou Dabi (). La trêve estivale aura lieu entre la Hongrie () et les Pays-Bas ()[81].

Le , la FIA annonce le nombre de courses sprint ainsi que les Grands Prix concernés. Elles se déroulent sur 6 Grands Prix : Chine, Miami, Belgique, États-Unis, São Paulo et Qatar[82],[83].

Davantage d’informations no, Date ...
Calendrier des Grands Prix de la saison 2025[80]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[Note 1] Résumé
1126 Grand Prix d'AustralieMelbourne Lando Norris McLaren-Mercedes Lando Norris Lando Norris Lando NorrisRésumé
1127 Grand Prix de ChineShanghai Oscar Piastri McLaren-Mercedes Oscar Piastri Lando Norris Kimi AntonelliRésumé
1128 Grand Prix du JaponSuzuka Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Max Verstappen Kimi Antonelli Yuki TsunodaRésumé
1129 Grand Prix de BahreïnSakhir Oscar Piastri McLaren-Mercedes Oscar Piastri Oscar Piastri Lewis HamiltonRésumé
1130 Grand Prix d'Arabie saouditeDjeddah Oscar Piastri McLaren-Mercedes Max Verstappen Lando Norris Max VerstappenRésumé
1131 Grand Prix de MiamiMiami Gardens Oscar Piastri McLaren-Mercedes Max Verstappen Lando Norris Oscar PiastriRésumé
1132 Grand Prix d'Émilie-RomagneImola Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Oscar Piastri Max Verstappen Max VerstappenRésumé
1133 Grand Prix de MonacoMonaco Lando Norris McLaren-Mercedes Lando Norris Lando Norris Charles LeclercRésumé
1134 Grand Prix d'EspagneBarcelone Oscar Piastri McLaren-Mercedes Oscar Piastri Oscar Piastri Max VerstappenRésumé
1135 Grand Prix du CanadaMontréal George Russell Mercedes George Russell George Russell Kimi AntonelliRésumé
1136 Grand Prix d'AutricheSpielberg Lando Norris McLaren-Mercedes Lando Norris Oscar PiastriDrapeau du Brésil Gabriel BortoletoRésumé
1137 Grand Prix de Grande-BretagneSilverstone Lando Norris McLaren-Mercedes Max Verstappen Oscar Piastri Nico HülkenbergRésumé
1138 Grand Prix de BelgiqueSpa-Francorchamps Oscar Piastri McLaren-Mercedes Lando Norris Kimi Antonelli Lewis HamiltonRésumé
1139 Grand Prix de HongrieBudapest Lando Norris McLaren-Mercedes Charles Leclerc George RussellDrapeau du Brésil Gabriel BortoletoRésumé
1140 Grand Prix des Pays-BasZandvoort Oscar Piastri McLaren-Mercedes Oscar Piastri Oscar PiastriDrapeau de la France Isack HadjarRésumé
1141 Grand Prix d'ItalieMonza Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Max Verstappen Lando Norris Max VerstappenRésumé
1142 Grand Prix d'AzerbaïdjanBakou Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Max Verstappen Max VerstappenDrapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr.Résumé
1143 Grand Prix de SingapourMarina Bay George Russell Mercedes George Russell Lewis HamiltonDrapeau de l'Espagne Fernando AlonsoRésumé
1144 Grand Prix des États-UnisAustin Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Max Verstappen Kimi Antonelli Charles LeclercRésumé
1145 Grand Prix de MexicoMexicoDrapeau du Royaume-Uni Lando Norris McLaren-MercedesDrapeau du Royaume-Uni Lando NorrisDrapeau du Royaume-Uni George RussellDrapeau du Royaume-Uni Oliver BearmanRésumé
1146 Grand Prix de São PauloSão PauloDrapeau du Royaume-Uni Lando Norris McLaren-MercedesDrapeau du Royaume-Uni Lando NorrisDrapeau de la Thaïlande Alexander Albon Max VerstappenRésumé
1147 Grand Prix de Las VegasLas Vegas Max Verstappen Red Bull-Honda RBPTDrapeau du Royaume-Uni Lando Norris Max Verstappen Max VerstappenRésumé
1148 Grand Prix du QatarLosail Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Oscar Piastri Oscar Piastri Max VerstappenRésumé
1149 Grand Prix d'Abou DabiYas Marina Max Verstappen Red Bull-Honda RBPT Max Verstappen Charles Leclerc Max VerstappenRésumé
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Davantage d’informations no, Date ...
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Déroulement de la saison et faits marquants du championnat

Grand Prix d'Australie

Lando Norris commence la saison comme il a terminé la précédente, en pole position (la dixième de sa carrière), en devançant son coéquipier Oscar Piastri de 84 millièmes de seconde. Les McLaren MCL39 verrouillent la première ligne et relèguent Max Verstappen à près de quatre dixièmes de seconde ; il est accompagné en deuxième ligne par George Russell ; suivent deux pilotes inattendus à ce rang de départ, Yuki Tsunoda, cinquième au volant de sa Racing Bulls VCARB 02 puis Alexander Albon et sa Williams FW47. Les pilotes Ferrari ne font pas mieux que la quatrième ligne avec Charles Leclerc devant Lewis Hamilton, huitième. La cinquième ligne est composée de Pierre Gasly et Carlos Sainz, dixième pour sa première course chez Williams. Le meilleur des rookies, Isack Hadjar, se qualifie onzième.

Pole position, meilleur tour en course, et cinquième victoire de sa carrière : Lando Norris commence la saison par un hat trick, triomphant de la concurrence et d'une météo capricieuse pour s'imposer devant Max Verstappen et George Russell. Durant les cinquante-sept tours de course, sur trajectoire sèche ou sous le déluge, pratiquement tous les pilotes partent à la faute, sans conséquence pour le vainqueur, rédhibitoire pour son coéquipier et éliminatoire pour six d'entre-eux, dont Isack Hadjar dès le tour de formation.

Le départ est donné sur une piste mouillée avec tous les pilotes chaussés de pneus intermédiaires ; il faut recommencer la procédure après le crash de Hadjar. À peine le départ donné, Max Verstappen bondit devant Oscar Piastri, Jack Doohan tape le mur à un bout du circuit tandis qu'à l'autre bout, alors que la voiture de sécurité est déjà sortie, Carlos Sainz fracasse sa Williams. Les monoplaces sont lancées à pleine allure au huitième tour. Au bout de dix-sept boucles, Verstappen fait un tout droit et le régional de l'étape reprend la deuxième place. Dès lors, les MCL39 s'échappent ; elles comptent plus de quinze secondes d'avance sur la Red Bull du Néerlandais quand, au trente-quatrième tour, Fernando Alonso part en tête-à-queue à la sortie du virage no 6 et envoie son Aston Martin dans le mur. La voiture de sécurité sortant à nouveau, tous en profitent pour plonger dans la voie de stands et chausser des pneus lisses, la trajectoire s'étant asséchée. Revenus en piste, ils apprennent le retour prochain de la pluie. La relance, bien gérée par Norris et Piastri, a lieu au quarante-deuxième tour mais, deux boucles plus tard, c'est le déluge. Tour à tour, dans le virage no 12, les pilotes McLaren perdent l'arrière de leur monoplace. Si Norris parvient ramener la sienne en piste et rentre au stand dans la foulée, Piastri se retrouve longtemps piégé dans le gazon et repart en queue de peloton. Verstappen rentre lui aussi au stand tandis que ces péripéties voient émerger Lewis Hamilton en tête, devant Charles Leclerc. Le pari de Ferrari de laisser ses pilotes en pneus lisses sous l'averse s'avère toutefois perdant. Les accidents de Gabriel Bortoleto puis de Liam Lawson provoquent à nouveau le retour de la voiture de sécurité. Hamilton et Leclerc rentrent au stand un tour trop tard et ressortent à la limite de la zone des points.

En fin de course, Norris résiste au retour de Verstappen, tandis que ceux qui n'ont pas commis de grosse erreur arrivent dans la zone des gros points : Russell monte sur le podium, suivi de Kimi Antonelli, quatrième dès son premier Grand Prix, remonté du seizième rang sur la grille. Derrière, Albon, cinquième, Lance Stroll puis Nico Hülkenberg font parler leur science de la course dans ces conditions piégeuses, Leclerc termine huitième et Oscar Piastri, revenu du diable vauvert, subtilise la neuvième place à Lewis Hamilton dans le dernier tour ; le septuple champion du monde commence sa carrière chez Ferrari avec un point.

Lando Norris est le premier leader du championnat pilotes, dans un classement qui est le reflet de l'ordre d'arrivée des dix premiers. Avec leurs quatre pilotes dans les points, McLaren prend la tête du classement (27 points) devant Mercedes à égalité de points. Red Bull, troisième (18 points), précède Williams (10 points), Aston Martin (8 points), Kick Sauber (5 points) et Ferrari (4 points). Alpine, Haas et Racing Bulls n'ont pas marqué.

Grand Prix de Chine

Grand Prix du Japon

Ryo Hirakawa lors de la première séance d'essai.
Lando Norris lors de la première séance d'essai.
Isack Hadjar lors de la deuxième séance d'essai.
Alexander Albon lors de la deuxième séance d'essai.

Max Verstappen surprend les McLaren et réalise sa quatrième pole position consécutive à Suzuka, la quarante-et-unième de sa carrière, mais la première en seize Grands Prix. Sans aucun record de secteur (Lando Norris pour le premier, Oscar Piastri pour les deux suivants), il parvient à battre le record du circuit à bord de la RB21 avec laquelle son nouveau coéquipier Yuki Tsunoda ne peut faire mieux que quinzième. Sur la première ligne, Norris est battu de douze millièmes de seconde, alors qu'en deuxième ligne, Piastri concède 44 millièmes ; il devance Charles Leclerc. La troisième ligne est aux couleurs de Mercedes, avec George Russell suivi de Kimi Antonelli. Isack Hadjar réalise la même performance qu'en Chine, avec le septième temps au volant de sa VCARB 02 ; il part en quatrième ligne, devant Lewis Hamilton. Alexander Albon et Oliver Bearman occupent la cinquième ligne.

Parti de la pole position, Max Verstappen tient les McLaren en respect durant les cinquante-trois tours de course pour remporter une inédite quatrième victoire consécutive à Suzuka, la soixante-quatrième de sa carrière. Il ne laisse les commandes qu'à l'occasion de son arrêt au stand, ce qui permet à Kimi Antonelli, parti sur un relais plus long que les pilotes qui le devancent, de mener la course du 22e au 31e tour pour devenir, à 18 ans, 7 mois et 12 jours, le plus jeune pilote à mener un Grand Prix. L'Italien s'attribue un autre record de précocité, à trois tours de l'arrivée, en réalisant le meilleur tour. Pour sa première victoire de la saison, Verstappen s'impose dans un mouchoir de poche devant Lando Norris et Oscar Piastri, mais son plus proche poursuivant n'a pas un seul instant été en mesure d'ouvrir son aileron arrière mobile. Les six premiers à l'arrivée sont les mêmes qu'au départ. Lewis Hamilton, septième, gagne une place sur Isack Hadjar, qui devient le trente-neuvième pilote français à marquer des points dans la discipline. Alexander Albon et Oliver Bearman marquent les points restants en arrivant dans leur position de départ.

Le seul moment où Norris semble en mesure de contester la première place de Verstappen est au vingt-et-unième tour, lorsqu'ils s'arrêtent de concert au stand. Le changement de pneus de la McLaren est plus rapide que celui de la Red Bull, si bien que Norris se porte à la hauteur de Verstappen à la sortie des stands et tente de forcer le passage. Comme le Néerlandais ne lui laisse aucun espace, Norris accélère sur l'herbe du bas côté et perd beaucoup de temps : au bout de la ligne droite, il concède deux secondes qu'il ne pourra plus rattraper. Derrière lui durant le reste de la course, Piastri, très pressant, ouvre à plusieurs reprises son aileron arrière mobile et améliore le record du tour ; faute de consigne de course, les coéquipiers passent sous le drapeau à damier en formation serrée. Leclerc roule isolé en quatrième position sans aucun espoir de faire mieux compte tenu du potentiel de sa voiture mais est en mesure de contenir les Mercedes. Au bout de six tours, Hamilton dépasse Hadjar pour mener une course solitaire en septième position. Hadjar offre une des plus belles actions de la course en dépassant Carlos Sainz par l'extérieur du premier virage après son arrêt au stand au trentième tour.

Si Lando Norris (62 points) conserve la tête du championnat du monde, Max Verstappen revient à un point. Oscar Piastri (49 points) est troisième, à treize points de son coéquipier. George Russell, quatrième (45 points), devance son coéquipier Kimi Antonelli (30 points), Charles Leclerc (20 points), Alexander Albon (18 points), Lewis Hamilton (15 points), Esteban Ocon et Lance Stroll (10 points chacun). McLaren (111 points) conserve la tête du championnat des constructeurs devant Mercedes (75 points) et Red Bull (61 points). Ferrari (35 points) prend la quatrième place à Williams (19 points). Haas (15 points) est toujours sixième devant Aston Martin (10 points) qui précède désormais Racing Bulls (7 points). Kick Sauber (6 points) recule d'un rang tandis qu'Alpine n'a toujours pas marqué de point.

Grand Prix de Bahreïn

Oscar Piastri, au volant de sa McLaren MCL39, obtient sa deuxième pole position de la saison alors que son coéquipier Lando Norris rate sa Q3 et se retrouve sixième. George Russell, à 168 millièmes de seconde, réalise le deuxième temps, devant Charles Leclerc, Kimi Antonelli et Pierre Gasly. Les pilotes Mercedes sont ensuite pénalisés d'une recul d'une place, ce qui permet à Leclerc de rejoindre Piastri en première ligne tandis que Russell part devant Gasly sur la deuxième ligne et qu'Antonelli est en troisième ligne devant Norris. En délicatesse avec sa RB21, Max Verstappen n'obtient que le septième temps, suivi par Carlos Sainz, Lewis Hamilton et Yuki Tsunoda qui occupent la cinquième ligne.

Oscar Piastri s'adjuge son premier hat trick sans jamais être inquiété durant toute la course. Il remporte sa deuxième victoire de la saison, la quatrième de sa carrière, pour son cinquantième Grand Prix. Même la relance du trente-cinquième tour, après que la voiture de sécurité a été envoyée en piste pour permettre le nettoyage les débris éparpillés après un accrochage entre Sainz et Tsunoda, ne pose aucun problème à l'Australien qui réalise le meilleur tour en course dans la foulée. Il s'impose avec plus de quinze secondes sur George Russell, victime de problèmes électroniques, qui résiste au retour de Lando Norris.

À l'extinction des feux, Piastri exploite sa position et prend les devants alors que Leclerc qui, comme son coéquipier Hamilton, s'élance en pneus medium quand le reste du plateau est en pneus tendres, est dépassé par Russell et Norris et se retrouve quatrième. Dès le dixième tour, Leclerc reprend la troisième place à Norris qui se sent « pas à l'aise » avec sa monoplace sur ce tracé. Dans cette course à deux arrêts au stand, les Ferrari se retrouvent brièvement aux commandes à partir du quinzième tour quand les leaders s'arrêtent alors que leurs pneumatiques leur permettent de prolonger leur premier relais. Rien ne va pour Max Verstappen ne trouve pas d'adhérence avec sa RB21 et dont les arrêts au stand sont brouillons : il pointe à la dernière place après vingt-six tours avant d'entamer une remontée jusqu'aux points. Hamilton se bagarre en milieu de peloton, contre Antonelli, Ocon, Gasly, Tsunoda et Sainz ; il effectue plusieurs dépassements et finit cinquième et « pilote du jour ». Norris double Leclerc à cinq tours de l'arrivée pour terminer sur le podium.

Russell conserve tout du long sa deuxième place malgré un problème de déclenchement intempestif de son aileron arrière mobile, un système de freinage erratique, un souci de volant et des bugs de capteurs. De plus, il doit effectuer les vingt derniers tours en pneus tendres tout en contenant Norris. La remontée de Verstappen s'achève au sixième rang, après qu'il a dépassé Pierre Gasly dans le dernier tour ; le Français, inscrit les premiers points de la saison d'Alpine en devançant son compatriote Esteban Ocon, auteur d'une course très solide après son gros accident en qualifications. Tsunoda, neuvième, marque ses premiers points au volant d'une Red Bull et Oliver Bearman amène la deuxième Haas dans les points en résistant à Kimi Antonelli.

Si Lando Norris (77 points) reste en tête du championnat, Oscar Piastri (74 points) se rapproche et dépasse Max Verstappen (69 points). Avec trois podiums en quatre courses, George Russell (63 points) suit de près alors que Leclerc grimpe au cinquième rang (32 points) devant Antonelli (30 points) ; suivent Lewis Hamilton (25 points), Alexander Albon (18 points), Esteban Ocon (14 points) et Lance Stroll, dixième avec 10 points. Au championat des constructeurs, McLaren (151 points) prend le large devant Mercedes (93 points) et Red Bull (71 points) ; suit Ferrari (57 points) qui ne compte toujours pas de podium. Au cinquième rang, Haas (20 points) précède Williams (19 points), Aston Martin (10 points), Racing Bulls (7 points), Kick Sauber et Alpine (6 points chacune) ; toutes les écuries ont désormais marqué.

Grand Prix d'Arabie saoudite

Faisant preuve d'une extrême précision entre les murs du circuit saoudien, Max Verstappen souffle la pole position à Oscar Piastri d'un millième de seconde lors de leurs premières tentatives en Q3, puis de dix millièmes de seconde à l'issue de leurs deuxièmes, pour obtenir son quarante-deuxième départ en tête, son deuxième de la saison. Le quadruple champion du monde n'affronte dans cet exercice qu'une seule McLaren MCL39, Lando Norris ayant cassé sa suspension contre le mur après avoir rebondi sur un vibreur du virage no 4 à l'entame de son premier tour rapide ; il s'élance dixième. Les habitués des meilleurs rangs sur la grille suivent sur la deuxième ligne : George Russell devance Charles Leclerc. Kimi Antonelli, cinquième, s'élance devant Carlos Sainz sur la troisième ligne. Ils sont suivis par Lewis Hamilton et Yuki Tsunoda. Pierre Gasly part neuvième, devant Norris.

Oscar Piastri remporte une troisième victoire en cinq épreuves, la cinquième de sa carrière, en dominant Max Verstappen à l'entrée du premier virage, ce dernier le coupant pour garder la tête avant de recevoir une pénalité de cinq secondes. Cet écart se retrouve réduit de moitié à l'arrivée. Charles Leclerc, grâce à une gestion optimale de son premier train de pneus, emmenant ses gommes medium plus loin que tout le monde, se défait de George Russell, avant de maîtriser le retour de Lando Norris, pour offrir à la Scuderia Ferrari son premier podium de la saison.

Piastri, grâce à un meilleur départ que Verstappen, prend le dessus en plongeant à l'intérieur du premier virage tandis que le pilote Red Bull, qui n'a pas la place de passer, coupe le virage suivant et reprend la piste devant son rival. Plus loin dans le peloton, Yuki Tsunoda et Pierre Gasly s'accrochent et finissent tous deux dans le mur. Ce double abandon provoque la sortie de la voiture de sécurité ; la relance a lieu au quatrième tour peu avant que Verstappen se voit annoncer sa pénalité de cinq secondes, qu'il observe lors de son arrêt, au vingt-et-unième tour. Il ressort derrière Piastri, qui a changé ses pneus deux boucles plus tôt, tout comme Russell. Leclerc, désormais en tête, bénéficie d'un air propre pour augmenter l'allure durant huit tours. Il s'arrête dans sa trentième boucle et part à la chasse de Russell, dont les gommes sont moins fraîches ; au trente-septième tour, avec l'aide de son aileron arrière mobile, il le dépasse et s'installe en troisième position. Norris, parti dixième, dépasse Sainz, Hamilton et Antonelli puis se retrouve derrière Russell après son arrêt du trente-quatrième tour ; il le dépasse au quarante-et-unième passage et cravache pour rattraper Leclerc qui conserve toutefois suffisamment de rythme pour l'empêcher d'activer son aileron arrière mobile.

Dépassé par Norris, Kimi Antonelli reste derrière son coéquipier Russell et prend la sixième place. Il n'est pas menacé par Lewis Hamilton, en difficulté avec sa SF-25, et qui se lamente : « Pour l'instant, il n'y a pas de solution. C'est comme ça que ça va se passer pour le reste de l'année. Ça va être douloureux. » Carlos Sainz, huitième, offre à son coéquipier Alexander Albon la possibilité d'utiliser son aileron arrière mobile pour empêcher le retour d'Isack Hadjar, dixième.

Oscar Piastri (99 points) prend la tête du championnat du monde avec dix points d'avance sur son coéquipier Lando Norris (89 points), qui n'a que deux unités de plus que Max Verstappen (87 points). Toujours dans les gros points depuis le début de la saison, George Russell est quatrième (73 points) devant Charles Leclerc (47 points). Sixième, Kimi Antonelli (38 points) devance Lewis Hamilton (31 points), Alexander Albon (20 points), Esteban Ocon (14 points) et, à la dixième place, Lance Stroll (10 points). Au championnat des constructeurs, McLaren (188 points) dispose d'avance confortable sur Mercedes (111 points) et Red Bull (89 points). Grâce à son podium, Ferrari (78 points) évite d'être distancé. Plus loin, Williams (25 points) cinquième, prend le meilleur sur Haas (20 points) ; suivent Aston Martin (10 points), Racing Bulls (8 points), Kick Sauber et Alpine (6 points chacune).

Grand Prix de Miami

Les premiers rangs de la grille de départ du Grand Prix.

Kimi Antonelli devient, lors du sprint, le plus jeune pilote, à 18 ans et 250 jours, à obtenir le meilleur temps d'une séance de qualifications en Formule 1 ; sa course est toutefois compromise dès le départ quand Oscar Piastri l'emmène au large au premier virage pour prendre la tête d'une épreuve qui démarre sur une piste détrempée après une deuxième procédure du départ, avec tous les pilotes en pneus intermédiaires et sans Charles Leclerc qui tape le mur lors de son tour de mise en grille à cause d'un aquaplanage. Ce sprint se décante quand la trajectoire s'assèche, Lewis Hamilton étant le premier à passer en pneus lisses après douze tours, ce qui lui permet de monter sur le podium. Pour la victoire, Lando Norris bénéficie d'un coup de chance quand il s'arrête, un tour après son coéquipier leader. En effet, au moment où il rentre au stand, Liam Lawson percute Fernando Alonso qui fracasse son Aston Martin, ce qui entraîne la sortie de la voiture de sécurité, à trois tours de l'arrivée, jusqu'au drapeau à damier. Norris en bénéficie pour regagner la piste en tête et gagner. Derrière les McLaren et Hamilton, le classement est chamboulé par les nombreuse pénalités, notamment celle de dix secondes infligée à Max Verstappen pour une sortie dangereuse de son emplacement au stand. Ainsi, George Russell, Lance Stroll, Yuki Tsunoda, Kimi Antonelli et Pierre Gasly inscrivent des points.

Comme à Suzuka puis à Djeddah cette saison, Max Verstappen extrait le maximum de sa RB21 pour dominer Lando Norris de seulement 65 millièmes de seconde ; le quadruple champion du monde obtient la quarante-troisième pole position de sa carrière. Kimi Antonelli crée à nouveau la sensation avec un troisième temps à 67 millièmes de seconde ; il part en deuxième ligne, devant Oscar Piastri. Carlos Sainz, au volant de sa FW47, réalise le sixième temps et s'élance derrière George Russell. Son coéquipier Alexander Albon, sur la quatrième ligne, se montre plus rapide que Charles Leclerc tandis que Lewis Hamilton a échoué en Q2. Esteban Ocon part en cinquième ligne, devant Yuki Tsunoda.

Oscar Piastri s'affirme désormais pleinement comme un protagoniste pour le titre de champion en s'imposant pour la quatrième fois en six Grands Prix, et la troisième fois consécutive. Comme en course, il creuse l'écart au classement. L'Australien s'impose en s'échappant après avoir mis quatorze tours pour dépasser Max Verstappen. Lando Norris en fait de même quelques boucles plus tard pour assurer le cinquante-et-unième doublé de McLaren. George Russell subtilise la troisième place à Verstappen à la faveur d'un arrêt au stand coïncidant avec le déploiement d'une procédure de voiture de sécurité virtuelle.

La course est particulièrement animée, durant les dix-huit premiers tours, grâce à la défense acharnée de Max Verstappen sur les pilotes McLaren. Tout d'abord, Piastri, au freinage du premier virage et dans l'enchaînement qui suit, s'empare des commandes à l'entame du quatorzième tour. Norris, sixième au premier tour après avoir été emmené au large par Verstappen à l'extinction des feux, se lance dans une remontée express pour chasser à son tour le quadruple champion du monde qu'il met quatre tours à dépasser. Les McLaren filent alors vers le doublé, sans aucun souci, en creusant des écarts conséquents puisque Russell, troisième, termine à 37 secondes du vainqueur, suivi de près par Verstappen.

L'autre fait marquant de la course, alors qu'Albon démontre la montée en puissance de Williams en prenant le meilleur sur Antonelli pour le gain de la cinquième place, tient dans les échanges radio amers entre les pilotes Ferrari et leurs ingénieurs pour savoir qui doit finir septième. En effet, Hamilton qui a chaussé des pneus medium au vingt-huitième tour se sait plus rapide que son coéquipier, en pneus durs, et demande qu'il le laisse passer pour tenter de dépasser Antonelli ; l'ordre tardant à arriver, il lâche quelques remarques acerbes jusqu'à ce que Leclerc s'écarte. Comme Hamilton ne parvient pas à s' approcher du jeune pilote Mercedes, l'ordre lui est intimé d'inverser à nouveau les positions. Alors que son ingénieur Riccardo Adami indique à Hamilton que Sainz roule en neuvième position à une seconde derrière lui, il lui répond : « Et tu veux que je le laisse passer lui aussi ? » Yuki Tsunoda prend le point restant.

Oscar Piastri (131 points) prend de l'avance en tête du championnat du monde, avec seize points de plus que son coéquipier Lando Norris (115 points), qui possède le même écart avec Max Verstappen (99 points). Toujours dans les gros points depuis le début de la saison, George Russell reste quatrième (93 points) devant Charles Leclerc (53 points). Sixième, Kimi Antonelli (48 points) devance Lewis Hamilton (41 points), Alexander Albon (30 points), Esteban Ocon (14 points) et Lance Stroll (14 points également). Au championnat des constructeurs, McLaren (246 points) dispose d'une avance confortable de plus de 100 points sur Mercedes (141 points) qui précède Red Bull (105 points) ; Ferrari (94 points) est cinquième. Plus loin, Williams (37 points) cinquième, devance Haas (20 points) ; suivent Aston Martin (14 points), Racing Bulls (8 points), Alpine et Kick Sauber (6 points chacune).

Grand Prix d'Émilie-Romagne

Nico Hülkenberg lors de la première séance d'essai du Grand Prix.
Oliver Bearman au Grand Prix d'Émilie-Romagne 2025.
Franco Colapinto lors de la première séance d'essai du Grand Prix.

Contrairement à Max Verstappen, qui le devançait de 49 millièmes de seconde après les premières tentatives, Oscar Piastri améliore son temps lors de sa deuxième sortie en Q3 et part en pole position, pour la troisième fois de la saison et de sa carrière. Le leader du championnat bat le Néerlandais de 34 millièmes de seconde. Sur la deuxième ligne, George Russell et Lando Norris sont à seulement 137 et 292 millièmes de seconde. Les Aston Martin AMR25, en regain de forme à Imola, permettent à Fernando Alonso d'obtenir le cinquième temps, devant Carlos Sainz sur la troisième ligne, alors que Lance Stroll est huitième, derrière Alexander Albon. La cinquième ligne a l'accent francophone avec Isack Hadjar suivi de Pierre Gasly. Sur leurs terres, à quelques dizaines de kilomètres de Maranello les pilotes de la Ferrari SF-25, Charles Leclerc, onzième et Lewis Hamilton, douzième, sont éliminés en Q2.

Pour le 400e Grand Prix de Red Bull Racing, Max Verstappen s'impose une quatrième fois consécutive à Imola et remporte sa deuxième victoire de la saison, la soixante-cinquième de sa carrière. Un freinage tardif au premier virage lui permet de dépasser Oscar Piastri par l'extérieur puis de mener l'épreuve jusqu'à son terme ; aucune des péripéties de cette course très animée, d'une voiture de sécurité virtuelle à une autre bien réelle, ne perturbe la marche du quadruple champion du monde en titre au volant d'une RB21 aux qualités retrouvées, mais avec laquelle Yuki Tsunoda doit s'escrimer durant toute l'épreuve pour entrer dans points. Verstappen devance sur le podium les McLaren qui n'ont pas été en mesure de l'inquiéter ; Lando Norris, grâce à des pneus plus frais en fin de course, prend le meilleur sur son coéquipier pour terminer deuxième.

À l'extinction des feux, occupé à contenir George Russell qui a pris la meilleure impulsion, Oscar Piastri laisse Max Verstappen prendre la trajectoire extérieure à l'entrée dans la chicane de Tamburello. Ce dernier retarde son freinage au maximum et, comme il l'expliquera « emmène beaucoup de vitesse en relâchant les freins » ce qui lui permet de dépasser la McLaren puis de la mettre rapidement à distance. Dans une tentative d'undercut, Piastri s'arrête dès le treizième tour et laisse la deuxième position à Norris, rapidement revenu aux avant-postes depuis sa quatrième place sur la grille. Norris rentre au vingt-huitième tour et, au moment de son retour en piste, Esteban Ocon tombe en panne et s'arrête sur le gazon, provoquant une procédure de voiture de sécurité virtuelle, ce dont profite Verstappen pour bénéficier d'un « arrêt gratuit ». Son avance passe ainsi à plus de vingt secondes sur Norris. Il ne laisse aucune chance à ses rivaux jusqu'au drapeau à damier, agité par Federica Brignone.

Avec une vraie voiture de sécurité déployée au quarante-sixième tour pour permettre de dégager la Mercedes d'Antonelli en panne en bord de piste, les diverses stratégies sont chamboulées, et les pilotes Ferrari, revenus du milieu de la grille avec un excellent rythme de course, tirent leur épingle du jeu, luttant dans les derniers tours pour les gros points contre la Williams d'Alexander Albon. Leclerc, quatrième à la relance, s'écarte au cinquante-quatrième tour, mais est toujours en pneus durs usés tandis qu'Albon et Hamilton ont changé leurs gommes, tout comme Norris et Verstappen et non Piastri. Albon se montre dès lors très pressant, aileron arrière mobile ouvert, derrière Leclerc qui se défend au point d'obliger son rival à mettre deux roues hors piste, ce qui permet à Hamilton de le doubler. En gommes plus fraîches, Hamilton dépasse son coéquipier à trois tours de l'arrivée pour terminer quatrième, son meilleur résultat avec Ferrari. Dans l'avant-dernier tour, sur ordre de son stand et pour se prémunir d'une éventuelle pénalité pour sa défense musclée du cinquante-neuvième tour, Leclerc laisse la cinquième place à Albon. George Russel, dans l'impossibilité d'obtenir un meilleur résultat, se contente d'une septième place qu'il doit même défendre sur la fin face à Sainz. Isack Hadjar fait une nouvelle course solide pour prendre les deux points du neuvième rang, devant Yuki Tsunoda qui dédie son point à ses mécaniciens qui ont reconstruit entièrement sa monoplace après son crash en essais libres.

L'avance d'Oscar Piastri (146 points), en tête du championnat, se réduit à treize points sur Lando Norris (133 points) et vingt-deux sur Max Verstappen (124 points). Toujours dans les points depuis le début de la saison, George Russell (99 points) reste quatrième devant Charles Leclerc (61 points) tandis que Lewis Hamilton (53 points) accède au sixième rang d'où il déloge Kimi Antonelli (48 points). Alexander Albon (40 points), qui continue d'engranger les bons résultats, est huitième devant Esteban Ocon et Lance Stroll (14 points chacun). Au championnat des constructeurs, McLaren (279 points) augmente encore son avance sur Mercedes (147 points) qui précède Red Bull (131 points) et Ferrari (114 points). Plus loin, Williams (51 points) cinquième, devance Haas (20 points) ; suivent Aston Martin (14 points), Racing Bulls (10 points), Alpine (7 points) et Kick Sauber (6 points).

Grand Prix de Monaco

Lewis Hamilton lors de la deuxième séance d'essais libres.

En tête de toutes les séances d'essais, Charles Leclerc pense obtenir sa quatrième pole position sur ses terres après son dernier tour rapide en Q3 quand il améliore le record du circuit ; mais dans son deuxième tour rapide enchaîné sur le gong, Lando Norris le devance de 109 millièmes de seconde et réalise son premier départ en tête à Monaco et le onzième de sa carrière. Oscar Piastri est troisième devant Lewis Hamilton, mais le septuple champion du monde est pénalisé d'un recul de trois places sur la grille pour avoir, lors de la Q1, gêné Max Verstappen qui accède à la deuxième ligne. Isack Hadjar se retrouve cinquième, sa meilleure position sur la grille, devant Fernando Alonso, en troisième ligne. Hamilton glisse au septième rang et s'élance devant Esteban Ocon tandis que Liam Lawson et Alexander Albon occupent la cinquième ligne. Cette séance qualification est marquée par l'élimination précoce des deux Mercedes en Q2 : Kimi Antonelli tapant le rail à la chicane du port et George Russell tombant en panne de moteur dans le tunnel.

L'obligation d'effectuer deux arrêts en course pour tenter d'éviter une procession toute monégasque (la nature même du circuit historique et l'actuelle largeur des monoplaces rendent quasi impossibles les dépassements en course) n'a pas produit les effets espérés au terme d'une épreuve remportée par le poleman Lando Norris. Les quatre premiers sur la grille arrivent dans le même ordre et tous les pilotes dans les points le sont grâce à leur performance en qualification. Si Charles Leclerc passe les vingt derniers tours collé à la McLaren de Norris, il ne trouve pas pour autant le moindre espace pour le doubler. De même, Liam Lawson ralentit considérablement le peloton pour protéger son coéquipier Isack Hadjar et lui offrir deux arrêts « gratuits » aux 14e et 19e tours ; les pilotes Mercedes perdent leurs nerfs derrière les coéquipiers Williams, qui s'échangent les positions devant eux, George Russell coupant délibérément la chicane du port pour passer Albon avant d'être pénalisé d'un drive-through, Antonelli faisant de même quelques tours plus tard, mais rendant la position à son rival.

Norris remporte la sixième victoire de sa carrière, sa seconde de la saison, grâce à sa pole position du samedi. Il obtient son troisième hat trick en réalisant le meilleur tour sous le drapeau à damier. Max Verstappen se retrouve en tête à partir du cinquantième tour car il n'a, à ce point, effectué que son premier arrêt. Il mène jusqu'à l'avant-dernière boucle en bouchonnant une meute compacte composée de Norris, Leclerc et Piastri avec l'idée d'attendre, jusqu'au bout, un éventuel fait de course qui verrait la sortie d'une voiture de sécurité ou un drapeau rouge. Le Néerlandais rentre finalement au stand et termine quatrième, sa place du départ. Une bonne stratégie chez Ferrari et des changements de pneus très rapides permettent à Lewis Hamilton de gagner une place sur Hadjar (Fernando Alonso abandonnant après trente-six tours) pour finir cinquième après une course solitaire achevée à 48 secondes de son coéquipier. Hadjar obtient son meilleur résultat depuis ses débuts, suivi par Esteban Ocon, auteur d'une course solide pour conserver la position acquise le samedi. Il en va de même pour Liam Lawson qui marque ses quatre premiers points de l'année, alors que les pilotes Williams, Albon et Sainz, s'attribuent les points des neuvième et dixième places. Seuls les cinq premiers finissent dans le même tour, les pilotes Mercedes terminent hors des points, Russel à deux tours et Antonelli à trois.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (161 points) se réduit à trois points sur Lando Norris (158 points) tandis que Max Verstappen est repoussé à vingt-cinq points (124 points). Bien que pour la première fois hors des points depuis le début de la saison, George Russell (99 points) reste quatrième devant Charles Leclerc (79 points), Lewis Hamilton (63 points) et Kimi Antonelli (48 points). Alexander Albon (42 points), qui continue d'engranger les bons résultats, est huitième devant Esteban Ocon (20 points) et Isack Hadjar (15 points) qui dépasse Lance Stroll. Au championnat des constructeurs, McLaren (319 points) augmente encore son avance sur Mercedes (147 points) qui ne devance plus que de quelques points Red Bull (143 points) et Ferrari (142 points). Plus loin, Williams (54 points) cinquième, devance Haas (26 points) ; suivent Racing Bulls (22 points) qui a pris l'ascendant sur Aston Martin (14 points), Alpine (7 points) et Kick Sauber (6 points).

Grand Prix d'Espagne

Yuki Tsunoda lors des essais libres en Espagne.
Fernando Alonso au Grand Prix d'Espagne.
Oscar Piastri au Grand Prix d'Espagne.

Le match pour la pole position lors de la troisième phase des qualifications se résume à une explication entre les pilotes McLaren ; à sa deuxième tentative, Oscar Piastri bat tous les records de secteurs pour devancer Lando Norris de plus de deux dixièmes de seconde et obtenir son quatrième départ en tête de la saison et de sa carrière. Exceptionnellement, Max Verstappen et George Russell partent dans cet ordre en deuxième ligne après avoir réalisé un temps identique. Lewis Hamilton, cinquième (sa meilleure position sur la grille depuis ses débuts avec Ferrari), devance Kimi Antonelli. Charles Leclerc, qui n'a pas effectué de deuxième sortie en Q3 faute de train de pneus tendres neufs, est sur la quatrième ligne, accompagné de Pierre Gasly. En cinquième ligne, Isack Hadjar, neuvième, précède Fernando Alonso.

L'interdiction des ailerons avant flexibles n'a rien changé à la hiérarchie en vigueur depuis le début de saison et à la supériorité des McLaren. Oscar Piastri reprend sa marche en avant en remportant sa cinquième victoire de la saison, la septième de sa carrière, agrémentée de son deuxième hat trick et d'une huitième présence consécutive sur le podium. Parti de la pole position, il n'est jamais réellement menacé, même lorsqu'il doit gérer, en fin de course après la sortie de la voiture de sécurité, une relance fatale à Max Verstappen et qui ouvre à Charles Leclerc la route du podium ; devant le Monégasque, Lando Norris permet à McLaren d'obtenir son cinquante-deuxième doublé.

Au départ, Verstappen dépasse Norris par l'extérieur du premier virage pour s'intercaler entre les McLaren alors que, dans le premier tour, Nico Hülkenberg passe de la quinzième à la dixième place. Leclerc double les Mercedes et s'installe en cinquième position, derrière son coéquipier Hamilton, qu'il dépasse au bout de dix boucles. Norris, aileron arrière mobile ouvert, prend le meilleur sur Verstappen au bout de la ligne droite des stands à l'entame du treizième tour. Alors que la plupart des pilotes optent pour deux arrêts, Red Bull et Verstappen sont sur une stratégie décalée à trois passages au stand ; il est ainsi en mesure de rouler en tête, pour la centième fois de sa carrière, du 23e au 29e tour et, grâce à des gommes plus fraîches, de dépasser Leclerc pour le gain de la troisième place après trente-six tours.

Tout semble en place pour un podium constitué du trio Piastri-Norris-Verstappen quand, au cinquante-cinquième tour, Antonelli tombe en panne de moteur, stoppant sa monoplace en bord de piste et provoquant la sortie de la voiture de sécurité. Celle-ci mène la meute jusqu'au dédoublage de tous les retardataires et ne s'écarte qu'à six tours de l'arrivée. Si tous les pilotes en ont profité pour se chausser de neuf, Verstappen ne disposait plus que d'un train de pneus durs pour sa RB21. Dès la relance, il perd l'arrière de sa monoplace et fait un gros écart, ce dont Leclerc profite pour le dépasser, les deux voitures se touchant dans la ligne droite des stands. Lorsque Russell essaye à son tour de le dépasser, au freinage à l'intérieur du premier virage, le Néerlandais sort de la piste, prend l'échappatoire et ressort devant son rival ; son stand lui intime de rendre la position pour éviter une pénalité. Alors que Verstappen semble s'exécuter à deux tours de l'arrivée, ralentissant au virage no 5, il donne brusquement un coup de volant et percute la Mercedes arrivée à sa hauteur. Il s'écarte finalement quelques virages plus loin pour rendre la quatrième place à Russell mais écope d'une pénalité de dix secondes pour son coup de sang.

Pendant ce temps, Nico Hülkenberg, à bord de sa C45, multiplie les dépassements et prend même le meilleur sur Hamilton, obtenant ainsi la cinquième place devant le septuple champion du monde. Tirant parti de sa bonne qualification, et ayant dépassé Pierre Gasly au bout de vingt-quatre tours, Isack Hadjar le maintient derrière lui durant toute la course ; les deux Français se classent septième et huitième. Fernando Alonso marque ses premiers points de la saison, dixième sous le drapeau à damier mais reclassé neuvième, la pénalité de Verstappen le faisant chuter à la dixième position.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (186 points) passe désormais à dix points sur Lando Norris (176 points) tandis que Max Verstappen est repoussé à quarante-neuf points (137 points). George Russell (111 points) reste quatrième devant Charles Leclerc (94 points), Lewis Hamilton (71 points), Kimi Antonelli (48 points), Alexander Albon (42 points) et Isack Hadjar (21 points) qui dépasse Esteban Ocon. Au championnat des constructeurs, McLaren (362 points) devance désormais Ferrari (165 points) qui gagne deux positions, Mercedes (159 points) et Red Bull (144 points) qui chute de deux places. Plus loin, Williams (54 points) cinquième, devance Racing Bulls (28 points) qui a pris l'ascendant sur Haas (26 points) ; suivent, à égalité de points Kick Sauber et Aston Martin (14 points), Alpine (11 points) fermant la marche.

Grand Prix du Canada

Le peloton lors du premier tour du Grand Prix du Canada.

George Russell est le quatrième pilote de la saison à s'élancer en pole position après Lando Norris, Oscar Piastri et Max Verstappen. Déjà parti en tête sur le circuit de l'Île Notre-Dame un an plus tôt, le pilote Mercedes récidive à la faveur d'un tour magistral, lors de sa deuxième tentative en Q3, qui lui permet de battre Max Verstappen de 160 millièmes de seconde ; il obtient ainsi la sixième pole de sa carrière. Oscar Piastri et Kimi Antonelli occupent la deuxième ligne. Neuf titres mondiaux voisinent en troisième ligne avec Lewis Hamilton et Fernando Alonso. Lando Norris et Charles Leclerc partent septième et huitième, la cinquième ligne étant composée d'Isack Hadjar et Alexander Albon.

Auteur d'un bon départ, George Russell n'est jamais inquiété pour la victoire lors d'une course à deux arrêts pour quasi tous et qui s'achève à la queue leu-leu derrière la voiture de sécurité. Il s'invite ainsi parmi les vainqueurs de la saison, les mêmes qui s'étaient jusque là partagés toutes les pole positions et toutes les victoires. Il s'agit du quatrième succès de sa carrière et de son premier hat trick, puisqu'il réalise le meilleur tour dans la soixante-troisième boucle. Sous le drapeau à damier, agité par Jean Alesi trente ans après sa victoire à Montréal, il devance Max Verstappen, seulement en mesure de sécuriser la deuxième place, alors que Kimi Antonelli complète la belle journée de Mercedes en obtenant son premier podium pour son dixième départ, à 18 ans, 9 mois et 21 jours.

À l'extinction des feux, alors que Russell réalise un départ parfait suivi de Verstappen, Antonelli dépasse Piastri dans l'enchaînement des virages no 1 et 2 ; il va maintenir derrière lui le leader du championnat durant toute l'épreuve. En cinquième et sixième position, les Ferrari mènent une course sans relief, notamment Lewis Hamilton dont le fond plat de sa monoplace a été fortement endommagé après qu'il a écrasé une marmotte en début de course. Parti septième, Norris remonte inexorablement et, bénéficiant de gommes plus fraîches, menace sévèrement la quatrième place de son coéquipier Piastri dans les derniers tours ; leur lutte est d'autant plus intense qu'ils bénéficient tous deux de l'usage de leur aileron arrière mobile, Norris à moins d'une seconde de l'autre McLaren et Piastri dans la même situation derrière Antonelli. À la fin du soixante-sixième tour, ils se doublent et redoublent dans l'enchaînement des virages no 12 et 13 puis dans la ligne droite à l'attaque de la soixante-septième boucle. Norris tente une attaque en déboîtant sur la gauche mais, faute de place, met deux roues dans l'herbe et casse son aileron avant contre la roue arrière de la monoplace de Piastri. Lorsque l'aileron se détache, il roule dessus et perd le contrôle de sa monoplace qui percute latéralement le mur, provoquant la sortie de la voiture de sécurité tandis que Piastri conserve sa quatrième position, expliquant après course n'avoir rien senti. La course est neutralisée jusqu'au drapeau à damier, les deux tours restants n'étant pas suffisants pour procéder au dégagement de la McLaren. Fernando Alonso profite de sa belle performance en qualifications pour terminer septième, son meilleur résultat de la saison, devant Nico Hülkenberg qui a extrait tout le potentiel de sa Sauber, tout comme Esteban Ocon, parti quatorzième, auteur d'un stratégie audacieuse (57 tours avec son premier train de pneus durs et un seul arrêt au stand) et neuvième au volant de sa Haas ; Carlos Sainz prend le dernier point en jeu.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (198 points) augmente désormais à vingt-deux points sur Lando Norris (resté à 176 points) tandis que Max Verstappen revient à quarante-trois points (155 points). George Russell (136 points) reste quatrième devant Charles Leclerc (104 points), Lewis Hamilton (79 points), Kimi Antonelli (63 points), Alexander Albon (42 points) et Esteban Ocon (22 points) qui repasse devant Isack Hadjar (21 points). Au championnat des constructeurs, McLaren (374 points) devance désormais Mercedes (199 points) qui reprend le meilleur sur Ferrari (183 points), et Red Bull (162 points). Plus loin, Williams (55 points) cinquième, devance Haas et Racing Bulls (28 points chacun) ; suivent Aston Martin (22 points) qui dépasse Kick Sauber (20 points), Alpine (11 points) fermant la marche.

Grand Prix d'Autriche

Dino Beganovic lors de la première séance d'essais.
Alex Dunne lors de la première séance d'essais.

Pour obtenir la douzième pole position de sa carrière, sa troisième de la saison, Lando Norris, meilleur temps de chacune des trois phases des qualifications, relègue, lors de sa deuxième tentative en Q3, Charles Leclerc à plus d'une demi-seconde, qui réussit toutefois à s'intercaler entre les McLaren. En deuxième ligne, Oscar Piastri devance Lewis Hamilton qui atteint sa meilleure position sur la grille de la saison, tout comme Liam Lawson, sur la troisième ligne, sixième derrière George Russell. Max Verstappen doit se contenter du septième temps devant Gabriel Bortoleto qui atteint, pour la première fois, la dernière phase des qualifications ; la cinquième ligne est composée de Kimi Antonelli et Pierre Gasly.

En bagarre rapprochée durant leur premier relais, les McLaren obtiennent leur quatrième doublé de la saison, le cinquante troisième de leur histoire, avec la septième victoire de Lando Norris, sa troisième cette année. Après avoir dépassé Charles Leclerc dès le premier virage, Oscar Piastri fait tout son possible pour tenter de subtiliser les commandes de la course à son coéquipier mais ce dernier résiste puis le maintient hors de sa zone DRS dans la deuxième partie de la course. Leclerc est à nouveau sur le podium, pour la troisième fois en quatre courses, Lewis Hamilton égale derrière lui son meilleur résultat de la saison, tandis que Max Verstappen ne voit pas la fin du premier tour devant des dizaines de milliers de supporters.

Au premier virage après l'extinction des feux, Piastri prend la trajectoire extérieure et dépasse Leclerc pour se coller derrière son coéquipier. Kimi Antonelli rate son freinage au virage no 3, bloque ses roues et harponne la Red Bull de Max Verstappen : tous deux sont contraints à l'abandon ; la voiture de sécurité est envoyée en piste. De la relance à leurs premiers arrêts au stand (Norris à la fin du vingtième tour, Piastri quatre tours plus tard), les McLaren sont en combat rapproché, Piastri utilisant son aileron arrière mobile pour venir à hauteur de Norris au bout de chaque ligne droite, tentant plusieurs fois l'attaque, et risquant même de briser les Papaya rules (le règlement interne qui laisse les pilotes se battre du moment qu'ils ne font pas de dégâts) quand il bloque ses roues dans le virage no 4 au vingtième tour et passe à quelques centimètres de percuter son rival. L'écart créé après leurs premiers arrêts respectifs, restera supérieur à une seconde jusqu'au dernier tour. Leclerc navigue isolé en troisième position, sans pouvoir suivre les McLaren mais sans être menacé par son coéquipier qui se bat contre George Russell dans les premiers virages puis le maintient derrière lui jusqu'au bout.

Sixième sur la grille, Liam Lawson l'est également à l'arrivée, après une course très solide au volant de sa VCARB 02 : il perd trois places en partant hors piste pour éviter l'accrochage Antonellli-Verstappen puis les regagne pour obtenir le meilleur résultat de sa carrière. Il est le dernier pilote dans le même tour que le vainqueur. Plus loin, Fernando Alonso revient du onzième range sur la grille pour prendre la septième place en résistant à un Gabriel Bortoleto en verve, qui tire les fruits de sa bonne qualification, et qui marque ses premiers points à son onzième départ en Formule 1. Vingtième et dix-septième sur la grille de départ, Nico Hülkenberg et Esteban Ocon achèvent leur remontées dans les points restants. Avec l'abandon précoce de Verstappen et la dernière place de Yuki Tsunoda, à deux tours du vainqueur, Red Bull connaît, sur ses terres, sa première course sans point après une série de soixante-dix-sept Grands Prix.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (216 points) se réduit désormais à quinze points sur Lando Norris (201 points) tandis que Max Verstappen (resté à 155 points) est repoussé à soixante-et-un points. George Russell (146 points) est toujours quatrième devant Charles Leclerc (119 points), Lewis Hamilton (91 points), Kimi Antonelli (63 points), Alexander Albon (42 points), Esteban Ocon (23 points) et Nico Hülkenberg (22 points) qui repasse devant Isack Hadjar. Au championnat des constructeurs, McLaren (417 points) devance désormais Ferrari (210 points) qui reprend le meilleur sur Mercedes (209 points), et Red Bull resté à 162 points. Plus loin, Williams (resté à 55 points) est toujours cinquième devant Racing Bulls (36 points) qui dépasse Haas (29 points) ; suivent Aston Martin (28 points), Kick Sauber (26 points) et Alpine (11 points).

Grand Prix de Grande-Bretagne

Seulement auteur du sixième temps lors des premières tentatives en Q3 dominées par Oscar Piastri devant Lewis Hamilton, Max Verstappen réalise un tour d'anthologie sous le drapeau à damier pour devancer les McLaren et s'adjuger sa quatrième pole position de la saison, la quarante-quatrième de sa carrière. Sur la première ligne, il devance Piastri de 103 millièmes de seconde alors que Norris part en deuxième ligne, devant George Russell. La troisième ligne est colorée de rouge, Hamilton qui n'a pas amélioré lors de sa deuxième sortie, placé aux côtés de Charles Leclerc. La suite de la grille tient compte de différentes pénalités, si bien que Fernando Alonso part septième devant Pierre Gasly (initialement dixième) et que la cinquième ligne accueille Carlos Sainz et Kimi Antonelli, septième temps et pénalisé d'un recul de trois places.

Lando Norris sort vainqueur d'une épreuve particulièrement animée, ponctuée par une grosse averse entraînant la sortie de la voiture de sécurité. Pour avoir freiné trop fort lors de la relance au vingt-et-unième tour et contraint Verstappen à le dépasser, Oscar Piastri, largement leader de la course, doit observer au stand une pénalité de dix secondes, ce qui offre la victoire à son coéquipier. Parti en tête-à-queue lors de cette relance, Verstappen perd ses chances de monter sur le podium, lequel tombe dans l'escarcelle de Nico Hülkenberg ; pour son 239e départ en Formule 1, le pilote allemand de la Kick Sauber C45, qualifié en dix-neuvième position, passe littéralement entre les gouttes, observe un timing parfait pour ses deux arrêts au stand et pour la première fois de sa carrière commencée au Grand Prix de Bahreïn 2010, termine parmi les trois premiers.

Au départ de la course, après une première averse et alors que le ciel semble s'éclaircir, tous les pilotes effectuent le tour de formation en pneus intermédiaires ; cinq d'entre eux, en particulier Charles Leclerc et George Russell, tentent toutefois le pari de ne pas se placer sur la grille mais de passer par leur stand pour se chausser de pneus lisses medium ou durs. Dès lors, leur course est ruinée car la pluie va revenir avec intensité. Dès le huitième tour, Oscar Piastri dépasse Max Verstappen, dont les intermédiaires sont déjà hors d'usage, et s'échappe. L'averse est telle qu'au quatorzième tour, alors que Piastri s'est ménagé une avance de treize secondes, la voiture de sécurité entre piste ; elle relâche la meute pour seulement un tour (le 17e) puis reprend la piste après qu'Isack Hadjar, en manque total de visibilité, percute la Mercedes d'Antonelli avant de se fracasser dans le mur. À la relance, quand la voiture de sécurité éteint ses gyrophares mais avant de franchir la ligne à partir de laquelle il est possible de repartir à pleine puissance et accessoirement de dépasser, Piastri ralentit de 218 à 52 km/h (soit 166 km/h), ce qui surprend Verstappen, contraint de lui passer devant. Quand les pilotes accélèrent sous drapeau vert, Verstappen part en tête-à-queue et se relance en dixième position, libérant la deuxième place pour Norris. Les commissaires de la FIA infligent à Piastri une pénalité de dix secondes pour « freinage erratique » ; il l'effectue lors de son arrêt au stand au quarante-troisième tour et repart deuxième derrière son coéquipier, qui remporte son Grand Prix national.

Au milieu de toutes ces péripéties, où il faut jouer au plus serré avec les conditions météo, ne pas commettre l'ombre d'une faute et observer le bon timing pour chausser les différents types de pneumatiques adaptés aux conditions de piste, Nico Hülkenberg et Sauber jouent une partition magistrale. Le pilote allemand, troisième après trente-quatre tours tient sa position jusqu'au bout, montant sur son premier podium quinze ans après ses débuts dans la discipline. En fin de course, il contient Lewis Hamilton qui prend la quatrième place, Verstappen terminant sa remontée au cinquième rang. Les traditionnels « passager de la pluie » tirent leur épingle du jeu, Pierre Gasly sixième et Lance Stroll septième. Solide lui aussi, Alexander Albon devance Fernando Alonso au huitième rang alors que George Russell, revenu du diable vauvert, prend le point restant.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (234 points) se réduit désormais à huit points sur Lando Norris (226 points) tandis que Max Verstappen (165 points) est repoussé à soixante-neuf points. George Russell (147 points) est toujours quatrième devant Charles Leclerc (resté à 119 points), Lewis Hamilton (103 points), Kimi Antonelli (resté à 63 points), Alexander Albon (46 points) et Nico Hülkenberg (37 points). Au championnat des constructeurs, McLaren (460 points) devance Ferrari (222 points), Mercedes (210 points), et Red Bull (172 points). Plus loin, Williams (59 points), cinquième, devance désormais Kick Sauber (41 points), Racing Bulls et Aston Martin (36 points chacun), Haas (29 points) et Alpine qui ferme la marche avec 19 points.

Grand Prix de Belgique

Meilleur temps des qualifications du sprint, Oscar Piastri subit au départ de la course courte du samedi, le sort de nombreux pilotes partis en tête à Spa Francorchamps : son suivant immédiat, Max Verstappen, prend son aspiration dans le Raidillon de l'Eau Rouge puis dans la ligne droite de Kemmel et le dépasse au freinage des Combes. Installé aux commandes, il passe les quinze tours en tête et prend les dix points de la victoire sans que Piastri, toujours proche, n'ait rien pu faire ; il s'agit de la douzième victoire en sprint du Néerlandais en vingt courses disputées sous ce format. Norris, dépassé par l'extérieur aux Combes par Charles Leclerc, reprend la troisième place après quatre tours. Esteban Ocon, cinquième des qualifications, termine à la même place ; suivent dans les points Carlos Sainz, Oliver Bearman et Isack Hadjar.

Les qualifications du Grand Prix se résument à une explication entre les pilotes McLaren, dont Norris sort gagnant pour 85 millièmes de seconde ; il obtient sa quatrième pole position de la saison et la treizième de sa carrière. Les McLaren verrouillent la première ligne pour la troisième fois de la saison. Leclerc, troisième, devance Verstappen en deuxième ligne. Alexander Albon, en verve au volant de sa Williams, se hisse en troisième ligne, devant George Russell. Yuki Tsunoda retrouve, enfin, la Q3 et se qualifie septième, suivi d'Isack Hadjar. La cinquième ligne est composée par Liam Lawson et Gabriel Bortoleto.

Le « Rendez-vous au cinquième virage » du Grand Prix de Belgique se vérifie à nouveau lors du départ lancé de la course, en pneus intermédiaires, sur une piste détrempée après quatre tours derrière la voiture de sécurité. Dans les projections d'eau, Oscar Piastri se colle dans l'aspiration de la voiture de son coéquipier poleman en montant le raidillon puis déboîte au bout de la ligne droite de Kemmel pour ressortir en tête des Combes ; il a, dès lors, course gagnée pour peu qu'il ne fasse aucune erreur, ce qu'il accomplit pour la sixième fois de la saison, alors que Norris commet quelques fautes de trajectoire qui le condamnent à assurer le troisième doublé consécutif des McLaren. À bonne distance, Charles Leclerc résiste tout du long à Max Verstappen pour obtenir son cinquième podium de l'année.

Lewis Hamilton est le grand animateur d'une course, lancée avec 1 h 20 de retard en raison d'une grosse averse, commencée sur le mouillé, poursuivie sur le sec et avare en actions. Parti de la voie des stands, il gagne onze places en commençant par multiplier les dépassements sur piste détrempée puis en étant le premier à troquer les gommes sculptées pour des medium au onzième tour, gagnant à nouveau plusieurs rangs pour prendre la septième place finale ; il est élu « pilote du jour ». George Russell prend rapidement le meilleur sur Alexander Albon afin de se classer cinquième ; le Thaïlandais suit en ne laissant pas Hamilton s'approcher de sa Williams. Liam Lawson profite de sa bonne qualification qui l'emmène en huitième position sous le drapeau à damier alors qu'Isack Hadjar, devant lui sur la grille, s'arrête trop tard pour chausser les pneus lisses et est victime d'ennuis techniques qui le plongent dans les tréfonds du classement. Parvenu lui aussi en Q3, Gabriel Bortoleto prend les deux points de la neuvième place tandis qu'une bonne stratégie et un pilotage solide permettent à Pierre Gasly, parti treizième, de s'adjuger le point restant.

En tête du championnat, l'avance d'Oscar Piastri (266 points) passe à seize points sur Lando Norris (250 points) tandis que Max Verstappen (185 points) est repoussé à quatre-vingt-un points. George Russell (157 points) est toujours quatrième devant Charles Leclerc (139 points), Lewis Hamilton (109 points), Kimi Antonelli (resté à 63 points), Alexander Albon (54 points) et Nico Hülkenberg (37 points). Au championnat des constructeurs, McLaren (516 points) possède plus du double de points de Ferrari (248 points) ; suivent Mercedes (220 points) et Red Bull (192 points). Encore plus loin, Williams (70 points), cinquième, devance Kick Sauber (41 points), Racing Bulls (41 points), Aston Martin (36 points) désormais talonnée par Haas (35 points). Alpine ferme la marche avec 20 points.

Grand Prix de Hongrie

« Je ne comprends rien à ce qui se passe[84]! » déclare Charles Leclerc, surpris d'avoir devancé les pilotes McLaren pour obtenir sa première pole position de la saison après quatorze courses, et la vingt-septième de sa carrière. Un brusque rafraichissement de la température lors de la Q3 a permis à la SF-25 d'entrer dans sa fenêtre d'exploitation maximum et d'offrir de l'adhérence à son pilote, qui s'était extrait difficilement des deux premières phases qualificatives. Oscar Piastri, deuxième à 26 millièmes de seconde et Lando Norris, troisième à 41 millièmes, évoquent un vent erratique pour expliquer leur toute relative contre-performance[84]. George Russell accompagne Norris en deuxième ligne, tandis que les Aston Martin trouvent enfin de la performance et se hissent sur la troisième ligne, Fernando Alonso cinquième, devant Lance Stroll. En verve lui aussi, Gabriel Bortoleto place sa Kick Sauber C45 devant la Red Bull de Max Verstappen sur la quatrième ligne. Ils sont suivis par les coéquipiers Racing Bulls Liam Lawson et Isack Hadjar. Dépité d'avoir été éliminé en Q2 avec le douzième temps, Lewis Hamilton se dit « absolument inutile[85] ».

Auteur d'un très bon départ mais enfermé par son coéquipier, Lando Norris se retrouve cinquième à la fin du premier tour et fait le pari, gagnant, de prolonger au maximum son premier relais pour n'effectuer qu'un seul arrêt ; cette décision stratégique opérée au vol lui offre sa cinquième victoire de la saison, la neuvième de sa carrière. Les McLaren, qui repoussent de plus en plus loin la concurrence, obtiennent leur quatrième doublé consécutif, Oscar Piastri, qui s'est arrêté deux fois, tentant sans succès de dépasser son coéquipier dans les derniers tours. En perdition avec un châssis défaillant après avoir mené quarante tours durant, Charles Leclerc ne peut rien face à la Mercedes de George Russell qui le double pour le podium à neuf tours de l'arrivée.

À l'extinction des feux, alors que Leclerc réalise un bon envol et enroule le premier virage en tête devant Piastri, Norris est dépassé par Russell et Alonso. Repassant ce dernier au bout de deux tours et naviguant en quatrième position, il décide avec son ingénieur de piste de prolonger au maximum son premier relais pour n'effectuer qu'un seul arrêt. À l'avant, Leclerc contrôle Piastri en le maintenant hors d'utilisation de l'aileron arrière mobile. Ce dernier tente un undercut en s'arrêtant au dix-huitième tour, le pilote Ferrari répondant dans la boucle suivante. Il laisse les commandes à Norris puis les reprend quand le Britannique observe son unique arrêt, au trente-et-unième tour. Ainsi, Leclerc mène la course jusqu'à son deuxième arrêt, au quarantième tour. Sa situation se dégrade par la suite : ressorti deuxième derrière Norris, il est rapidement rattrapé par Piasti (qui a effectué son deuxième arrêt au quarante-cinquième tour) qui n'en fait qu'une bouchée dans la cinquante-et-unième boucle avant de se lancer à la chasse de son coéquipier. Affecté par un problème de châssis, une casse ou un problème difficilement avouable[Note 2], Leclerc perd deux secondes au tour sur ses rivaux, notamment sur Russell qui le dépasse en fin de course et file vers le podium.

En vue de l'arrivée, Piastri, dans les échappements de Norris depuis plusieurs tours, effectue un freinage très tardif pour tenter de se faufiler à l'intérieur du premier virage mais bloque ses roues ; l'accrochage étant évité de justesse, il est rappelé à l'ordre par son stand. Les McLaren passent la ligne en formation serrée, Russell est repoussé à plus de vingt secondes et Leclerc, pénalisé de cinq secondes pour une défense trop musclée face à Russell, passe sous le drapeau à damier avec plus de quarante secondes de retard. Fernando Alonso termine comme il est parti, cinquième, son meilleur résultat de la saison. Gabriel Bortoleto continue sa montée en puissance, s'élance tout de suite mieux que Lance Stroll et prend ainsi la sixième position qu'il conserve jusqu'au bout, devant le Canadien. Liam Lawson se classe huitième devant Max Verstappen qui fustige sa monoplace « trop lente ». À un tour des McLaren, Kimi Antonelli prend le dernier point en lice.

À la trêve estivale, Oscar Piastri (284 points) ne possède plus qu'une avance de 9 points sur Lando Norris (275 points) tandis que Max Verstappen, troisième avec 187 points, et relégué à 97 points de Piastri et à 88 de Norris, déclare ne plus pouvoir se mêler à la lutte pour le titre alors que dix courses restent à disputer. George Russell (172 points) consolide sa quatrième place face à Charles Leclerc (151 points). Lewis Hamilton, qui n'a pas marqué, est isolé au sixième rang (109 points), détaché par rapport à Kimi Antonelli (64 points) et Alexander Albon (54 points) ; suivent Nico Hülkenberg (37 points) et Esteban Ocon, dixième avec 27 points. Chez les constructeurs, McLaren (559 points) possède plus du double de points de Ferrari (260 points) qui voit revenir Mercedes (236 points) tandis que Red Bull (194 points) stagne. Encore plus loin, Williams (70 points) est cinquième, alors qu'Aston Martin (52 points) gagne deux places au classement, repoussant Kick Sauber (51 points) au septième rang et Racing Bulls (45 points) au huitième. Haas (35 points), qui n'a pas marqué, reste neuvième et Alpine (20 points) ferme toujours la marche.

Grand Prix des Pays-Bas

Comme quasi-habituellement depuis le début de la saison, le match pour la pole position concerne exclusivement les pilotes McLaren ; Oscar Piastri devance Lando Norris de 12 millièmes de seconde lors de leurs premières tentatives en Q3 mais aucun des deux n'est ensuite en mesure d'améliorer. L'Australien, qui part donc en tête pour la cinquième fois de l'année et dans sa carrière, ne s'était plus hissé à cette place depuis le Grand Prix d'Espagne. Max Verstappen, le régional de l'étape, se place derrière eux, en deuxième ligne, juste devant Isack Hadjar dont le quatrième temps, la meilleure qualification de sa jeune carrière, constitue une performance remarquée. George Russell est en troisième ligne avec Charles Leclerc dont le coéquipier Lewis Hamilton, septième, s'élance devant Liam Lawson. La cinquième ligne est composée des Espagnols Carlos Sainz et Fernando Alonso.

Pole position, en tête de bout en bout, meilleur tour et vainqueur : Oscar Piastri réalise le troisième Hat trick de sa carrière, et son premier Grand Chelem en gérant parfaitement trois relances après autant de sorties de la voiture de sécurité. Il quitte Zandvoort avec 25 points quand son coéquipier et rival au championnat, Lando Norris, abandonne sur une fuite d'huile, à cinq tours de l'arrivée, alors qu'un nouveau doublé leur était promis. Naviguant à bonne distance, Max Verstappen est, comme souvent cette saison, le « meilleur des autres » ; il n'a jamais fini plus loin que deuxième depuis que son Grand Prix national a fait son retour au calendrier. Grâce à sa bonne qualification et à un pilotage sans faute qui lui permet de tenir en respect Charles Leclerc puis George Russell, Isack Hadjar conserve sa quatrième place du départ tout du long puis hérite de la troisième quand Norris abandonne ; il devient, pour son quatorzième départ, le plus jeune Français à monter sur un podium de Formule 1. Aucune des deux Ferrari ne finit la course.

A l'extinction des feux, Verstappen est le seul parmi les dix premiers à s'élancer en pneus tendres. Cela lui permet de bondir et de subtiliser la deuxième place à Norris par l'extérieur du premier virage, tout en maitrisant l'amorce d'un tête-à-queue de sa RB16 à la sortie du virage no 3. Il ne peut toutefois pas suivre le rythme de Piastri. Dès la neuvième boucle, après avoir réalisé un meilleur tour, Norris déborde le néerlandais et se retrouve à chasser à quatre secondes de son coéquipier. En quatrième position, Hadjar n'est pas distancé par Verstappen, et il s'applique à tenir Leclerc en respect, parvenant à repousser ses attaques, puis le pilote Ferrari alerté par la surchauffe de son moteur laisse un petit écart se creuser.

Quelques gouttes tombent sur le circuit, mais pas suffisamment pour détremper la piste ou provoquer le passage en pneus intermédiaires. Au 23e tour, alors qu'il vient de demander à son stand d'envisager de faire l'undercut à George Russell qui roule en cinquième position devant lui, Lewis Hamilton part à la faute dans le premier banking et fracasse sa SF-25 dans le mur. Une péripétie profitable aux leaders qui gagnent l'arrêt gratuit sous voiture de sécurité, moins pour Leclerc qui sortait des stands au moment du crash de son coéquipier.

A partir de la relance au 27e tour, Hadjar est talonné par Russell mais il gère parfaitement la situation, est même par moments le plus rapide en piste, et navigue dans la zone DRS de Verstappen qui roule devant lui. Une procédure de voiture de sécurité virtuelle est déployée au 31e tour procéder au nettoyage de débris de carbone sur la piste. Dès la relance, Leclerc attaque Russell et passe en force en mettant deux roues dans le gravier à l'intérieur virage no 11. Les deux F1 se touchent, du carbone vole ; le fond plat de la voiture de Russell est endommagé.

Au 53e tour, Leclerc procède à son deuxième arrêt. Il reprend la piste sous le nez de Kimi Antonelli et ce dernier tente une attaque très optimiste à l'intérieur du premier Banking, il n'y a pas la place pour "remonter" en sortie de virage, il accroche une roue de la Ferrari et l'expédie en toupie dans le mur. La conséquence est un dimanche à zéro point pour Ferrari, tandis que le jeune Antonelli ira présenter ses excuses à Leclerc et à Frédéric Vasseur.

A la troisième sortie de la voiture de sécurité après l'accident de Leclerc, Oliver Bearman et Esteban Ocon partis du fond de la grille en pneus durs, procèdent à leur seul un arrêt au stand qui s'avère gratuit ; ils gagnent ainsi des positions qui les emmènent des les points. Alexander Albon navigue à la perfection au milieu de toutes ces neutralisations, et accroche la cinquième place devant Bearman. Suivent Les deux Aston Martin qui se sont valeureusement battues au milieu du peloton et qui elles aussi se sont arrêtés à chaque fois au bon moment, Lance Stroll septième et Fernando Alonso huitième. Yuki Tsunoda parvient à amener la deuxième Red Bull dans les (deux) points, et Ocon prend l'unité restante. Les positions dans le top 10 semblent figée à 5 tours de l'arrivée quand une fuite d'huile sur la MCL39 de Norris provoque son abandon.

À la reprise, après la trêve estivale, Oscar Piastri (309 points) porte son avance à 34 points sur Lando Norris (resté à 275 points) tandis que Max Verstappen, malgré son podium, reste troisième (205 points), mais relégué à 104 points de Piastri. George Russell (184 points) consolide sa quatrième place face à Charles Leclerc (resté à 151 points). Lewis Hamilton, qui n'a lui non plus pas marqué, est isolé au sixième rang (109 points), détaché par rapport à Kimi Antonelli (64 points) qui voit revenir Alexander Albon à égalité de points ; suivent Nico Hülkenberg et Isack Hadjar, avec 37 points chacun. Chez les constructeurs, McLaren (584 points) possède 384 points de plus que son suivant Ferrari (260 points) qui voit revenir Mercedes (248 points) et, dans une moindre mesure, Red Bull (204 points). Encore plus loin, Williams (80 points) est cinquième, alors qu'Aston Martin (62 points) est talonnée par Racing Bulls (60 points) qui a pris le meilleur sur Kick Sauber (51 points), désormais huitième. Haas (44 points), reste neuvième et Alpine (20 points) ferme toujours la marche.

Grand Prix d'Italie

Max Verstappen à Monza.
Oscar Piastri à Monza.

À 264,682 km/h de moyenne, Max Verstappen bat le record de vitesse en qualifications et réalise sa cinquième pole position de la saison, sa première depuis Silverstone début juillet. Comme en Grande-Bretagne, le Néerlandais doit effectuer un tour d'anthologie, sous le drapeau à damier, pour devancer les McLaren de Lando Norris de 77 millièmes de seconde et d'Oscar Piastri de 190 millièmes. Sur la deuxième ligne, le leader du championnat s'élance devant Charles Leclerc que les tifosi ont cru pouvoir fêter quand il s'est s'installé en haut de la feuille des temps en Q3. Lewis Hamilton, cinquième, est pénalisé d'un recul de cinq places pour non-respect d'un double drapeau jaune à Zandvoort ; en conséquence, la troisième ligne est aux couleurs Mercedes avec George Russell et Kimi Antonelli. En pleine progression, Gabriel Bortoleto, septième, s'élance aux côtés de Fernando Alonso, qui gère son management. Yuki Tsunoda, à nouveau présent en Q3, part de la cinquième ligne, devant Hamilton.

Comme aux plus beaux jours de sa domination, Max Verstappen s'impose à une allure record (250,706 km/h de moyenne sur 53 tours) avec plus de dix-neuf secondes d'avance sur ses rivaux. Les McLaren, engagées dans une stratégie perdante consistant, faute de mieux, à attendre une éventuelle sortie de la voiture de sécurité, décident de l'ordre du podium par consigne radio, Lando Norris passant sous le drapeau à damier juste devant Oscar Piastri. Charles Leclerc, devant les tifosi acquis à sa cause, ne peut faire mieux que quatrième malgré sa lutte face à Piastri en début de course.

Oscar Piastri (324 points) mène toujours le championnat, avec 31 points d'avance sur Lando Norris (293 points) tandis que Max Verstappen, malgré sa victoire, reste troisième (230 points), à 94 points de Piastri. George Russell (194 points) est quatrième devant Charles Leclerc (163 points) et Lewis Hamilton (117 points), détaché par rapport à Alexander Albon (70 points) qui a dépassé Kimi Antonelli (66 points) ; suivent Isack Hadjar (38 points) qui devance désormais Nico Hülkenberg (resté à 37 points). Chez les constructeurs, McLaren (617 points) possède 337 points de plus que son suivant Ferrari (280 points). Mercedes suit avec 260 points et Red Bull remonte un peu (239 points). Encore plus loin, Williams (86 points) est cinquième, alors qu'Aston Martin (62 points) est talonnée par Racing Bulls (61 points) et Kick Sauber (55 points). Haas (44 points) reste neuvième et Alpine (20 points) ferme toujours la marche.

Grand Prix d'Azerbaïdjan

Max Verstappen réalise sa sixième pole position de la saison, la deuxième consécutive et la quarante-sixième de sa carrière sous le drapeau à damier, au terme d'une séance de qualification ventée, pluvieuse, longue d'1 h 58 et ponctuée par six drapeaux rouges, ce qui constitue un nouveau record. Carlos Sainz, suivi par Liam Lawson et Isack Hadjar parviennent, en début de Q3, à réaliser leurs tours rapides quand les premières gouttes de pluie s'abattent sur la piste. Piégé dans ces conditions, Charles Leclerc perd l'adhérence au freinage du virage no 15 et s'encastre dans les barrières Tecpro. La session est relancée pour sept minutes. En pneus tendres sur une piste pas totalement sèche, Oscar Piastri part à la faute dans le virage no 3 et détruit le train avant de sa MCL39. Alors qu'il ne reste que trois minutes, Sainz est toujours en tête de la feuille des temps mais, dans une ultime tentative dans les dernières secondes, Verstappen le devance de 478 millièmes de seconde. Derrière cette première ligne, Lawson conserve le troisième temps, la meilleure position sur la grille de sa jeune carrière, devant Kimi Antonelli. Son coéquipier George Russell et Lando Norris composent la troisième ligne. Hadjar qui n'a pas réussi à améliorer en fin de Q3, est en quatrième ligne, aux côtés d'Oscar Piastri, sans tour chronométré, tout comme Leclerc et Yuki Tsunoda en cinquième ligne.

Max Verstappen gagne un deuxième Grand Prix consécutif, agrémenté d'un quatorzième hat trick et d'un sixième grand chelem au terme d'une domination semblable à 2023. Il remporte sa quatrième victoire de la saison, la soixante-septième de sa carrière, en franchissant la ligne d'arrivée avec quatorze secondes d'avance sur George Russell qui prend le meilleur sur Carlos Sainz lors des arrêts au stand. L'Espagnol emmène sa Williams sur le podium pour la première fois depuis la non-course du Grand Prix de Belgique 2021.

Si Verstappen réussit un envol parfait bien que chaussé de pneus durs, Oscar Piastri, leader du championnat, anticipe le départ et stoppe net devant son emplacement déclenchant ainsi son dispositif anti-calage ; il se relance en queue de peloton et tire tout droit dans les barrières de protection du virage no 5 où s'achève sa course après trente-quatre arrivées dans les points. Lando Norris ne réussit pas à tirer profit de cette erreur de son principal rival au championnat n'obtenant que les six points de la septième place, sans pouvoir se mêler à la lutte pour le podium. Tandis que le quadruple champion du monde s'échappe, Sainz conserve sa deuxième place jusqu'à son changement de pneus, au vingt-septième tour quand Russell, parti en pneus durs, s'arrête douze tours plus tard et ressort largement devant lui pour obtenir la deuxième place. L'Espagnol remonte à la troisième place au trente-neuvième tour tandis que Verstappen, dernier pilote à passer en medium peut repartir sans jamais avoir perdu la tête de l'épreuve.

Derrière ce trio inédit pour le podium et après le ballets des arrêts au stand, Antonelli mène une course solitaire au quatrième rang tandis que Liam Lawson résiste jusqu'au bout à un « train DRS » constitué de Yuki Tsunoda, de Lando Norris et des Ferrari. En délicatesse avec sa voiture, Leclerc laisse passer Hamilton, sur un meilleur rythme, à neuf tours de l'arrivée afin qu'il aille chercher Norris et le petit train. N'y parvenant pas, il ralentit dans la dernière ligne droite pour rendre la huitième place à son coéquipier mais ne lève pas suffisamment le pied, ou trop tard, et conserve un museau d'avance sur la ligne d'arrivée. Isack Hadjar prend le point restant, comme deux semaines plus tôt à Monza. Toutes les voitures de la galaxie Red Bull sont dans les points, Lawson obtient son meilleur résultat et Tsunoda sa meilleure place au volant de la RB21.

Malgré son abandon, Oscar Piastri (324 points) mène toujours le championnat, avec désormais 25 points d'avance sur Lando Norris (299 points), tandis que Max Verstappen se repositionne dans la course au titre mondial, toujours troisième (255 points) mais réduisant l'écart à 69 points de Piastri et à 44 de Norris. George Russell (212 points) est quatrième devant Charles Leclerc (165 points) et Lewis Hamilton (121 points), détaché par rapport à Kimi Antonelli (78 points) qui a dépassé Alexander Albon (70 points) ; suivent Isack Hadjar (39 points) qui devance Nico Hülkenberg (resté à 37 points). Chez les constructeurs, McLaren (623 points) possède 333 points de plus que son suivant Mercedes (290 points). Ferrari (286 points) perd ainsi sa deuxième place et voit revenir Red Bull (272 points). Plus loin, Williams (101 points) est cinquième, alors que Racing Bulls (72 points) repasse devant Aston Martin (62 points). Kick Sauber (55 points), Haas (44 points) et Alpine (20 points) n'inscrivent pas de points et conservent leurs positions.

Grand Prix de Singapour

Lando Norris à Singapour.
Lewis Hamilton à Singapour.
Franco Colapinto à Singapour.

George Russell se montre intouchable en Q3, frôlant les murs, s'appuyant parfois dessus, pour battre le record du tracé singapourien dès sa première tentative et être le seul à améliorer lors de sa deuxième sortie. Il obtient ainsi la septième pole position de sa carrière, sa seconde de la saison après Montréal. Battu de 182 millièmes de seconde, Max Verstappen, au volant d'une RB21 revigorée depuis la fin de l'été, aurait peut-être pu défier le pilote Mercedes mais explique avoir été gêné par Lando Norris au ralenti, lors de son dernier tour rapide. Oscar Piastri, en tête du championnat, est troisième à 366 millièmes de Russell, accompagné sur la deuxième ligne par Kimi Antonelli. Norris part cinquième, devant Lewis Hamilton. Charles Leclerc, septième au volant de l'autre Ferrari, est en quatrième ligne avec Isack Hadjar. Oliver Bearman, neuvième, obtient la meilleure qualification de sa jeune carrière et devance Fernando Alonso sur la cinquième ligne.

McLaren Racing remporte son deuxième titre mondial consécutif des constructeurs, le dixième de son histoire, à six Grands Prix de la fin. Au terme d'une course dominée par George Russell, les pilotes de la MCL39 engrangent 27 points grâce aux troisième et quatrième places de Norris et Piastri. Max Verstappen s'intercale au deuxième rang, entre le Britannique qui s'impose pour la deuxième fois de la saison (et la cinquième fois de sa carrière) et les deux principaux protagonistes et coéquipiers pour le titre de champion des pilotes.

Comme souvent en 2025, la course pour les meilleures places se joue dès le départ ; alors que Verstappen tente le pari de s'élancer en pneus tendres, il ne parvient pas à surprendre Russell qui passe le premier virage en tête et ne perd les commandes de l'épreuve que lors de la séquence des arrêts au stand, sans jamais être menacé. Derrière eux, Norris bondit de son emplacement et dépasse Piastri à l'intérieur du troisième virage, non sans un frottement entre les coéquipiers qui laisse le leader du championnat en colère et le winglet gauche de l'aileron avant du Britannique tordu, sans conséquence fâcheuse. Tout au long de la course, Norris ne parvient pas à mettre en danger Verstappen pour la deuxième place, même quand il le talonne lorsque la boîte de vitesses du Néerlandais lui cause des ennuis au rétrogradage.

Charles Leclerc, longtemps cinquième et de plus en plus distancé par Piastri devant lui, finit par céder à une attaque tranchante d'Antonelli à dix tours de la fin ; il laisse alors passer son coéquipier Lewis Hamilton, chaussé en pneus tendres pour son dernier relais, afin qu'il essaie de prendre le dessus sur la Mercedes. Hamilton, aux prises avec des freins défaillants, n'y parvient pas et, en vue de l'arrivée, rend la sixième place à Leclerc. Ses freins le forçant à couper plusieurs virages dans les trois derniers tours, sous la pression Fernando Alonso, Hamilton est pénalisé de cinq secondes et perd sa septième place sur tapis vert, au profit de l'Espagnol, qui avait gagné deux places dès le départ aux dépens d'Isack Hadjar et d'Oliver Bearman. Neuvième, le pilote britannique de la Haas VF-25 est le dernier dans le tour du vainqueur. Le dépassement des nombreux attardés, roulant pour certains en peloton, pimente la fin de course des leaders qui, en conséquence, font l'accordéon. Hadjar, dixième à trois tours de l'arrivée, est dépassé par Carlos Sainz, revenu du dix-huitième rang et dernier rang sur la grille, pour le gain du dernier point restant en jeu.

Grand Prix des États-Unis

Depuis le changement du fond plat de sa RB21 à Monza, Max Verstappen réduit, peu à peu, son retard sur les pilotes McLaren. Parti en tête du sprint qu'il remporte au terme de dix-neufs tours, dont les trois derniers sous voiture de sécurité, il voit ses principaux rivaux s'éliminer au premier virage. En effet, lorsque Nico Hülkenberg, quatrième, tente de s'infiltrer à l'intérieur où se trouve déjà Fernando Alonso, il s'accroche avec Oscar Piastri, en train de dépasser Lando Norris, le projette sur la voiture de son coéquipier, ce qui se solde par un double abandon des McLaren qui ne marquent aucun point tandis que le quadruple champion du monde en engrange huit. Il s'impose en n'ayant qu'à repousser une attaque de George Russell au virage no 11. Suivent dans les points Carlos Sainz Jr., troisième, Lewis Hamilton, Charles Leclerc, Alexander Albon, Yuki Tsunoda et Kimi Antonelli.

Quelques heures plus tard, Verstappen domine toutes les phases des qualifications pour le Grand Prix, réalisant ainsi sa septième pole position de la saison (la quarante-septième de sa carrière) dès son premier tour lancé. Norris, à trois dixièmes de seconde, l'accompagne en première ligne. La deuxième ligne est constituée de Leclerc et Russell. Suivent Hamilton et Piastri, les rookies Antonelli et Bearman, puis sur la cinquième ligne, les Espagnols Sainz et Alonso. Isack Hadjar, victime d'un accident dès le début des qualifications, est autorisé à s'élancer depuis la dernière place.

Max Verstappen remporte, de manière imparable, la soixante-huitième victoire de sa carrière, sa troisième en quatre courses, admettant qu'il est désormais « de retour dans la course au titre mondial ». Pendant qu'il caracole en tête, Charles Leclerc dépasse Lando Norris dans le premier tour puis lui oppose une résistance acharnée jusqu'à cinq tours de l'arrivée avant de céder sa deuxième place au Britannique à son énième attaque. Oscar Piastri, qui vit une course difficile achevée au cinquième rang, voit fondre son avance sur son coéquipier tandis que le Néerlandais tient un rythme de nature à inquiéter les pilotes de l'écurie championne du monde 2025.

Une nouvelle fois, hormis le match pour la deuxième place, les positions des six premiers à l'arrivée sont acquises dès le départ quand Russell perd deux places d'entrée au profit d'Hamilton et de Piastri. Il ne faut que six boucles supplémentaires pour que Tsunoda prenne le septième rang, après que Carlos Sainz accroche Kimi Antonelli, abandonne et provoque le déploiement de la voiture de sécurité virtuelle. Leclerc, seul sur la grille à s'élancer en pneus tendres, ce qu'il qualifie d'« osé », sort du deuxième virage devant Norris. Durant les vingt premiers tours, il lui résiste de toutes les manières possibles, permettant à Verstappen de s'échapper : ce dernier compte déjà dix secondes d'avance sur le pilote McLaren quand il parvient, enfin, à dépasser le Monégasque au vingt-deuxième tour. Dans la foulée, Leclerc pare une attaque de son coéquipier Hamilton revenu dans ses roues puis rentre au stand pour chausser des pneus medium ; de retour en piste, il dépasse Hülkenberg, Bearman et Tsunoda puis récupère la deuxième place quand Russell et les pilotes McLaren s'arrêtent.

Tandis que Verstappen conserve les commandes de la course quand il reprend la piste, chaussé de neuf au trente-troisième tour, le combat reprend de plus belle entre Norris et Leclerc. Le pilote Ferrari place sa SF-25 au millimètre pour contrer les nombreuses attaques du Britannique qui, à l'aide de son aileron arrière mobile, ne le dépasse qu'au cinquante-et-unième des cinquante-six tours. Leclerc monte sur son premier podium depuis le Grand Prix de Belgique. Hamilton, quatrième, voit Piastri revenir sur lui en fin de course. Alors que Russell reste isolé à la sixième place, Tsunoda est menacé par Bearman au trente-cinquième tour ; en l'attaquant, ce dernier part en tête-à-queue, laissant ainsi la huitième place à Hülkenberg. Bearman finit devant Fernando Alonso qui prend le point restant. Dans les tréfonds du classement après son accrochage avec Sainz, Antonelli réalise le meilleur tour en course dans sa trente-troisième boucle.

S'il mène toujours le championnat, avec 346 points, Oscar Piastri n'a plus que 14 points d'avance sur Lando Norris (332 points) tandis que Max Verstappen, troisième (306 points) réduit son écart à 40 points sur Piastri et 26 sur Norris. George Russell (252 points), quatrième, devance Charles Leclerc (192 points) et Lewis Hamilton (142 points), détaché par rapport à Kimi Antonelli (89 points) et Alexander Albon (73 points) ; suivent Nico Hülkenberg (41 points) et Isack Hadjar (39 points). McLaren (678 points), vainqueur du championnat du monde, possède quasiment le double de points de son suivant Mercedes (341 points). Ferrari (334 points), troisième, se rapproche et Red Bull n’est pas loin (331 points). Plus loin, Williams (111 points) est cinquième devant Racing Bulls (72 points) et Aston Martin (69 points) ; suivent Kick Sauber (59 points), Haas (48 points) et Alpine (20 points).

Oscar Piastri (336 points) mène toujours le championnat, avec désormais 22 points d'avance sur Lando Norris (314 points), tandis que Max Verstappen reste troisième (273 points) mais réduit l'écart à 63 points de Piastri et à 41 de Norris. George Russell (237 points), quatrième, accroît son avance sur Charles Leclerc (173 points) et Lewis Hamilton (125 points), détaché par rapport à Kimi Antonelli (88 points) et Alexander Albon (70 points) ; suivent Isack Hadjar (39 points) et Nico Hülkenberg (37 points). McLaren (650 points) remporte le championnat du monde et possède exactement le double de points de son suivant Mercedes (325 points). Ferrari (298 points), troisième, voit revenir Red Bull à huit points (290 points). Plus loin, Williams (102 points) est cinquième devant Racing Bulls (72 points) et Aston Martin (68 points) ; suivent Kick Sauber (55 points), Haas (46 points) et Alpine (20 points).

Grand Prix de São Paulo

Il s'agit de l'avant-dernier weekend de Grand Prix comprenant l'organisation d'une course sprint le samedi.

À l'issue du sprint, duquel il s'élance en tête et qu'il remporte, Lando Norris prend une avance de neuf points sur son coéquipier Oscar Piastri qui, au cinquième tour, perd le contrôle de sa monoplace sur un vibreur gorgé d'eau et se fracasse dans le muret. Dans la foulée et au même endroit, Nico Hülkenberg et Franco Colapinto font de même, provoquant le déploiement d'un drapeau rouge ; ces derniers pourront repartir après une vingtaine de minutes d'interruption. La course se termine sous drapeau jaune après que, dans l'avant-dernier tour, Gabriel Bortoleto est victime d'un énorme accident. Les pilotes Mercedes, Kimi Antonelli et George Russell complètent le podium ; suivent dans les points, Max Verstappen, Charles Leclerc, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Pierre Gasly.

Quelques heures plus tard, lors de sa deuxième tentative en Q3, Norris réalise la pole position, avec 174 millièmes de seconde d'avance sur Antonelli, pour la première fois en première ligne d'un Grand Prix. Leclerc suit avec le troisième temps, plus rapide que Piastri qui l'accompagne sur la deuxième ligne. Isack Hadjar se hisse en troisième ligne devant Russell ; suivent Liam Lawson et Oliver Bearman en quatrième ligne puis Gasly devant Hülkenberg, dixième. Hamilton est éliminé en Q2 et Verstappen, en manque total d'adhérence, ne s'extrait pas de la Q1 et doit prendre le départ depuis la voie des stands dans la mesure où sa voiture est entièrement refaite pour la course, contrevenant aux règles du parc fermé.

Une victoire sans contestation de Lando Norris, une remontée de la voie des stands jusqu'au podium de Max Verstappen, le meilleur résultat de la jeune carrière de Kimi Antonelli, le premier meilleur tour en course d'Alexander Albon, de nouveaux déboires pour Oscar Piastri et une déroute de Ferrari constituent les faits marquants d'un Grand Prix de São Paulo disputé sur le sec. D'une avance de 34 points sur son coéquipier au soir de la quinzième manche du championnat à Zandvoort, Piastri en compte désormais 24 de retard sur Norris qui fait un pas important vers le titre mondial des pilotes alors que trois courses restent à disputer.

Alors que Norris prend un départ parfait et sort des esses de Senna devant Antonelli et Leclerc, en fond du peloton Lance Stroll expédie Gabriel Bortoleto dans le mur tandis que Carlos Sainz accroche Hamilton qui, dans la foulée, perd son aileron avant en percutant l'Alpine de Franco Colapinto. Cette cohue provoque la sortie de la voiture de sécurité qui s'efface au cinquième tour. À la relance, Norris prend immédiatement le large tandis que, dans le premier virage, Piastri, à hauteur d'Antonelli et de Leclerc, tente un dépassement sur la trajectoire intérieure, bloque ses roues et touche la roue arrière droite de la Mercedes qui part en travers et casse la suspension avant gauche de la Ferrari de Leclerc qui doit abandonner. Jugé responsable de cet incident, Piastri écope d'une pénalité de dix secondes. Après une procédure de voiture de sécurité virtuelle, la meute repart quand, au septième tour, Verstappen déjà treizième est victime d'une crevaison lente et ressort de son stand dernier ; le reste de sa course n'est qu'une remontée à coups de dépassements. Fond plat endommagé, Hamilton, sur la seconde Ferrari, abandonne à son tour.

Dans une course à deux arrêts, Verstappen pointe en tête après cinquante tours, ce qu'il qualifie de « pas mal » quand Gianpiero Lambiase, son ingénieur de piste, le lui fait remarquer ; il s'arrête cinq tours plus tard et repart quatrième devant Piastri qui a observé sa pénalité. Le quadruple champion du monde dépasse Russell et rattrape Antonelli, deuxième depuis le départ. S'il peut ouvrir son aileron arrière mobile dans les deux derniers tours, l'Italien lui résiste et obtient le meilleur résultat de sa jeune carrière, passant la ligne d'arrivée à dix secondes de Norris. Verstappen, parti des stands, termine troisième devant Russell qui parvient à contenir Piastri. Oliver Bearman, à nouveau auteur d'une course solide, finit sixième devant un peloton compact constitué des Racing Bulls de Lawson (en pneus usés sur une stratégie à une seul arrêt) et Hadjar, de Nico Hülkenberg et de Pierre Gasly qui prennent les ultimes points devant Alexander Albon qui se console avec le meilleur tour en course.

Grâce à ses victoires en sprint et en Grand Prix, Lando Norris (390 points), en tête du championnat, augmente son avance sur Oscar Piastri (366 points) tandis que Max Verstappen, troisième (341 points), réduit son écart à 25 points de Piastri. George Russell (276 points) est quatrième devant Charles Leclerc (214 points) et Lewis Hamilton (148 points) qui voit Kimi Antonelli (122 points) revenir sur lui ; suivent Alexander Albon (73 points), Nico Hülkenberg et Isack Hadjar (43 points chacun). McLaren (756 points), vainqueur du championnat du monde, possède une avance de 358 points sur son nouveau dauphin Mercedes (398 points). Suivent Red Bull (366 points) et Ferrari (362 points) qui chute de deux places à l'issue des courses brésiliennes. Plus loin, Williams (111 points) est cinquième devant Racing Bulls (82 points), Aston Martin (72 points), Haas (70 points) et Kick Sauber (72 points) et Alpine (22 points).

Grand Prix de Las Vegas

Les qualifications commencent sous une averse ; bien que tous les pilotes soient chaussés de pneus pluie, la Q1 est émaillée de travers, de tous-droits et de drapeaux jaunes. Pour la première fois de sa longue carrière, Lewis Hamilton se retrouve éliminé d'entrée à la régulière, avec le dernier temps. La trajectoire s'asséchant, la phase Q3 se déroule avec les pneumatiques intermédiaires. En toute fin de session et alors que Max Verstappen détient le meilleur temps, Lando Norris maîtrise un travers dans le virage no 14 et obtient sa septième pole position de la saison, la seizième de sa carrière, pour 323 millièmes de secondes. Carlos Sainz, auteur du troisième temps, occupe la seconde ligne, devant George Russell. Oscar Piastri, à plus d'une seconde de son coéquipier avec le cinquième temps, s'élance aux côtés de Liam Lawson dont le coéquipier Isack Hadjar est en quatrième ligne, derrière Fernando Alonso. Charles Leclerc part neuvième, devant Pierre Gasly.

Max Verstappen est le grand gagnant du weekend, sur la piste et sur tapis vert, en s'adjugeant aisément la victoire sans quitter la tête de l'épreuve, pour la dix-huitième fois de sa carrière, n'ayant qu'à tenir Russell en respect en début de course. Il remporte sa sixième victoire de la saison, la soixante-neuvième de sa carrière, et bénéficie de la disqualification, après l'arrivée, des pilotes McLaren (Norris deuxième et Piastri quatrième sous le drapeau à damier) pour une usure excessive du fond plat de leurs MCL39, une mésaventure qui était déjà arrivée aux pilotes Ferrari en Chine. Les pilotes Mercedes grimpent chacun d'un rang sur le podium, George Russell se classant deuxième et Kimi Antonelli, parti du dix-septième rang, troisième. Verstappen, qui bat le record du tour dans la dernière boucle, se remet pleinement en jeu dans la course au titre alors que deux courses et un sprint restent à disputer.

Au départ, Norris rate son freinage au premier virage, ce qui permet à Verstappen de le dépasser par l'intérieur et à Russell de faire de même à la réaccélération ; Hamilton gagne huit places et boucle le premier tour au douzième rang. Lorsque Norris parvient enfin à dépasser Russell après trente-quatre tours, il pointe à moins de cinq secondes de Verstappen alors qu'il reste quinze boucles ; mais dans les derniers tours, il lève étrangement le pied pour terminer à plus de vingt secondes. Il en est de même pour Piastri, qui bute derrière Antonelli, et ne récupère la quatrième place que grâce à la pénalité infligée à l'Italien qui a anticipé le départ. Les raisons des baisses de rythme des McLaren ne sont révélées que plus tard : il fallait ménager le patin témoin du fond plat, mais le mal était déjà fait.

Conséquences de la disqualification des McLaren, Leclerc est reclassé quatrième, Sainz cinquième, Hadjar sixième, Nico Hülkenberg septième et Hamilton huitième tandis qu'Esteban Ocon et Oliver Bearman entrent dans la zone des points et en apportent trois à leur écurie Haas. Max Verstappen poursuit sa série de huit podiums consécutifs dont quatre victoires depuis le Grand Prix des Pays-Bas où il accusait 104 points de retard sur Piastri et 70 sur Norris ; cette « remontada » lui permet de garder l'espoir de conserver son titre.

Les pilotes McLaren, malgré un résultat vierge de point, conservent la tête du championnat, Lando Norris (390 points) devançant son coéquipier Oscar Piastri (366 points). Grâce à sa victoire, Max Verstappen, troisième du championnat et revenu au niveau de Piastri, n'a plus que 24 points de retard sur Norris. George Russell (294 points) est solidement accroché au quatrième rang devant Charles Leclerc (226 points) et Lewis Hamilton (152 points) qui voit Kimi Antonelli (137 points) revenir encore un peu sur lui ; suivent Alexander Albon (73 points) et Isack Hadjar (51 points) qui repasse devant Nico Hülkenberg (49 points). McLaren (756 points), vainqueur du championnat du monde, possède une avance de 325 points sur son dauphin Mercedes (431 points) ; suivent Red Bull (391 points) et Ferrari (378 points). Plus loin, Williams (121 points) est cinquième devant Racing Bulls (90 points). Haas (73 points) devance désormais d'un point Aston Martin (72 points), talonnée par Kick Sauber (68 points). Alpine (22 points) clot le classement.

Grand Prix du Qatar

Parti en tête du sprint, Oscar Piastri s'impose au terme de dix-neuf tours d'une course dépourvue d'action hormis lorsque, au premier virage, Max Verstappen gagne deux places et, ainsi, le quatrième rang final tandis que Charles Leclerc perd quatre positions pour échouer au treizième rang. Les trois premiers sur la grille, Piastri, George Russell et Lando Norris terminent dans le même ordre, devant Verstappen ; suivent dans les points, Yuki Tsunoda, Kimi Antonelli, Fernando Alonso et Carlos Sainz, tous bien placés sur la grille de départ.

Sur sa lancée, Piastri bat le temps de son coéquipier au bout de la troisième phase qualificative pour s'adjuger la sixième pole position de sa carrière, toutes obtenues cette saison, la dernière remontant toutefois au mois d'août. Norris, battu de 108 millièmes de seconde, rate son freinage dans le deuxième virage et avorte sa seconde tentative. Dans le même temps, Verstappen devance Russell pour se poster derrière les McLaren : les trois prétendants au titre mondial vont se mesurer au premier virage de la course, le quatrième, Russell, restant en embuscade. Antonelli devance Isack Hadjar sur la troisième ligne. Les Espagnols Sainz et Alonso suivent, alors que Pierre Gasly réalise le neuvième temps devant Leclerc, impuissant avec sa SF-25, tout comme son coéquipier Lewis Hamilton, éliminé dès la Q1 et dix-huitième sur la grille.

Profitant d'une lourde erreur stratégique de McLaren, Max Verstappen s'impose à Losail, devant Oscar Piastri et Carlos Sainz, Lando Norris se classant quatrième, ce qui débouche sur une situation assez exceptionnelle puisque trois pilotes sont encore en lice pour le gain du titre mondial à Abou Dabi, le , Norris possédant une avance de 12 points sur Verstappen et de 16 sur Piastri. Les précédents les plus récents sont 2007 (Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen finalement titré) et 2010 (Fernando Alonso, Mark Webber, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel vainqueur pour son premier titre). En remportant sa soixante-dixième victoire, Verstappen égale les sept victoires de ses rivaux au cours de la saison. Au soir de la quinzième manche à Zandvoort, il comptait 104 points de retard sur Piastri, qu'il a désormais dépassé.

Au départ, Verstappen bondit devant Norris et s'empare de la deuxième place, derrière Piastri. Russell, qui rate son envol, est dépassé par Antonelli, Sainz et Alonso et se retrouve au septième. La course bascule au septième tour quand Nico Hülkenberg, qui tente un dépassement sur Pierre Gasly par l'extérieur du premier virage pour le gain de la neuvième place, l'accroche ; Hülkenberg doit abandonner sa Sauber en bord de piste, provoquant la sortie de la voiture de sécurité. Alors que tous les pilotes, Verstappen en tête, s'engouffrent dans la voie des stands pour bénéficier d'un « arrêt gratuit » idéal puisqu'il ne restera que cinquante tours à boucler, la limite imposée par Pirelli sur ce Grand Prix étant de vingt-cinq tours, les pilotes McLaren restent en piste. L'erreur est rapidement comprise par les protagonistes qui s'interrogent sur la décision de leur stand. Verstappen ressort des stands troisième, n'ayant plus qu'à attendre l'heureuse issue : même si Piastri prouve, depuis le vendredi, qu'il est l'homme le plus rapide en piste et même si les McLaren ont un meilleur rythme que la Red Bull, elles ne pourront rien pour rattraper l'erreur stratégique.

Piastri et Norris s'arrêtent aux vingt-quatrième et vingt-cinquième tours, laissant la tête à Verstappen. Ce dernier, comme toute la meute, observe son deuxième arrêt au trente-deuxième tour et repart troisième ; il pourra toutefois terminer la course sur ce train de pneus durs alors que Piastri emprunte à nouveau la pitlane au quarante-deuxième tour, suivi par Norrisdeux boucles plus tard. L'Australien ressort deuxième, à dix-sept secondes de Verstappen alors que Norris chute au cinquième rang. Il profite d'une erreur d'Antonelli dans l'avant-dernier tour pour prendre la quatrième place, mais ne peut rattraper Sainz qui monte sur son second podium de la saison. Piastri, seul pilote en moins de 1 min 23 s au tour, ne parvient pas à combler le retard sur Verstappen qui s'impose. Derrière Norris, Antonelli précède Russell qui se voir offrir la sixième place après la crevaison, à deux tours du terme, d'Isack Hadjar. Alonso finit septième devant Charles Leclerc, en difficulté tout le weekend, qui a toutefois profité de l'accrochage Hülkenberg-Gasly et de la crevaison d'Hadjar. Liam Lawson et Yuki Tsunoda prennent les points restants, à plus d'une minute du vainqueur.

Si Lando Norris (408 points) conserve la tête du championnat, Max Verstappen (396 points), grâce à sa victoire, est désormais deuxième à seulement 12 points de son rival. Dépassé par le Néerlandais, Oscar Piastri (392 points) possède encore 16 points de retard sur Norris. George Russell (309 points) est solidement accroché au quatrième rang devant Charles Leclerc (230 points) et Lewis Hamilton (152 points) qui voit Kimi Antonelli (150 points) revenir à seulement 2 longueurs ; suivent Alexander Albon (73 points) et Carlos Sainz (64 points) qui passe devant Isack Hadjar (51 points). McLaren (800 points), vainqueur du championnat du monde, possède une belle avance sur son dauphin Mercedes (459 points) ; suivent Red Bull (426 points) et Ferrari (382 points), de plus en plus à la peine. Plus loin, Williams (137 points) est cinquième devant Racing Bulls (92 points). Aston Martin repasse devant Haas (73 points), talonnée par Kick Sauber (68 points). Alpine (22 points) clot le classement.

Grand Prix d'Abou Dabi

Les trois pilotes encore en lice pour le titre de champion sont aux trois premières places de la grille de départ de l'ultime manche, comme une semaine plus tôt, à Losail, mais dans un ordre différent ; Max Verstappen bat Lando Norris suivi par Oscar Piastri de 201 et 230 millièmes de seconde. Il obtient sa huitième pole position de l'année, la quarante-huitième de sa carrière en réalisant le meilleur temps à sa première tentative en pneus usés puis en l'améliorant au bout de la Q3 en pneus neufs ; comme il le dit à propos de son meilleur temps en qualifications : « C'est la seule chose que je peux contrôler » dans la perspective du combat pour le sacre. Comme un reflet du classement du championnat, George Russell est en deuxième ligne, aux côtés de Piastri tandis que Charles Leclerc réalise le cinquième temps pour partir en troisième ligne, devant Fernando Alonso. Gabriel Bortoleto se met en valeur au volant de sa Kick Sauber C45 avec le septième temps, tout comme Esteban Ocon et sa Haas VF-25 qui suit en quatrième ligne. Le futur pilote Red Bull, Isack Hadjar, et celui qu'il remplacera en 2026, Yuki Tsunoda, se partagent la cinquième ligne.

Lando Norris pour son 152e Grand Prix et lors de sa huitième saison, est le champion du monde 2025 en se classant troisième d'une course gagnée par Max Verstappen qui s'impose pour la huitième fois de la saison, une victoire de plus que lui et son coéquipier Oscar Piastri. Norris met fin à une série ininterrompue depuis 2010 de titres gagnés par des pilotes Red Bull ou Mercedes (Sebastian Vettel de 2010 à 2013 Lewis Hamilton en 2014 et 2015 et de 2017 à 2020, Nico Rosberg en 2016 et Max Verstappen de 2021 à 2024). Il est le trente-cinquième champion du monde de Formule 1 et le onzième britannique succédant, chez McLaren, à Lewis Hamilton en 2008. Alors que Verstappen fait ce qu'il doit faire – gagner et espérer que les événements tournent en sa faveur – Norris ne connaît qu'une réelle alerte, après son premier arrêt au stand au vingt-troisième tour, lorsqu'il est contraint de dépasser Yuki Tsunoda en mettant les quatre roues hors des limites de la piste dans la grande ligne droite ; les commissaires estiment que le Japonais l'a obligé à réaliser une telle manœuvre et le pénalisent. Parti en pneus durs sur une stratégie décalée, Piastri dépasse son coéquipier par l'extérieur dans le premier tour, mais ne sera « jamais en mesure de rivaliser avec la vitesse de Max » ; il termine deuxième à plus de douze secondes du Néerlandais. Norris passe la ligne d'arrivée en larmes, quatre secondes après Piastri.

À l'extinction des feux, alors que Verstappen roule en tête, Piastri s'empare de la deuxième place dans le virage no 9. Si ce dépassement semble spectaculaire, il reste calculé à l'avance par McLaren qui joue sur des stratégies décalées : un seul arrêt pour l'Australien et éventuellement deux pour le Britannique, dans le but de sécuriser la troisième place de Norris et de permettre à Piastri de tenter d'aller chercher le leader de la course. Durant la première partie de la course, Norris doit repousser les assauts de Charles Leclerc qui aimerait terminer sa saison sur le podium. Les deux observent leur premier arrêt simultanément dans le seizième tour. Norris réalise alors le nécessaire pour s'assurer le podium, synonyme de titre, en perdant le moins de temps possible pour remonter ; ressorti neuvième et suivi par Leclerc, il dépasse Antonelli, Sainz puis, au dix-neuvième tour, Lawson et Stroll dans le même virage, avant d'arriver sur Tsunoda, troisième. Pendant trois tours, le Japonais bloque le prétendant au titre ; dans la grande ligne droite, au 23e passage, il change plusieurs fois de trajectoire et serre Norris qui le dépasse hors-piste. Cette action se retrouve sous enquête des commissaires sans que Norris en soit informé par son stand, car une pénalité mettrait son résultat en grand danger ; la sanction frappe Tsunoda et épargne Norris.

Alors que Piastri mène un temps la course, entre l'arrêt de Verstappen au vingt-troisième tour et le sien au quarantième passage, Leclerc emprunte la voie des stands pour la deuxième fois, stratégie immédiatement couverte par Norris qui change ses pneus un tour après lui. La Ferrari se rapproche ensuite de la McLaren mais Norris augmente son rythme pour écarter la menace et franchit la ligne d'arrivée en champion du monde ; sa troisième place est son dix-septième podium de la saison. Quatrième, Leclerc contient Russell, ce qui n'a pas été si fréquent en 2025. Fernando Alonso, sixième, et Lance Stroll, dixième, terminent la dernière saison de l'association Aston Martin-Mercedes sur une bonne note. Esteban Ocon tire le bénéfice de son résultat en qualifications pour marquer les six points de la septième place. Lewis Hamilton, éliminé pour la troisième fois consécutive en Q1 et parti seizième, remonte jusqu'à la huitième place, tout comme Nico Hülkenberg parti dix-huitième et terminant neuvième.

Lando Norris (7 victoires, 17 podiums et 423 points) remporte le championnat du monde avec deux points d'avance sur Max Verstappen (8 victoires, 15 podiums et 421 points). Piastri (7 victoires, 16 podiums et 410 points) suit à treize unités. George Russell (2 victoires, 9 podiums et 319 points) est quatrième devant Charles Leclerc (7 podiums et 242 points). Lewis Hamilton, qui vit sa première saison sans podium depuis ses débuts en 2007 (156 points) termine sixième devant le rookie Kimi Antonelli (3 podiums et 150 points). Suivent Alexander Albon (73 points) et Carlos Sainz (2 podiums et 64 points), alors que Fernando Alonso (56 points) repousse Isack Hadjar (1 podium et 51 points) hors du Top 10. McLaren (833 points), vainqueur du championnat du monde des constructeurs, termine avec une avance de 364 points sur Mercedes (469 points) ; suivent Red Bull (451 points) et Ferrari (398 points). Plus loin, Williams (137 points) est cinquième devant Racing Bulls (92 points). Aston Martin prend la septième place finale (89 points) devant Haas (79 points) et Kick Sauber (70 points). Alpine (22 points) clôt le classement.

Classements saison 2025

Attribution des points

Davantage d’informations Points en Grand Prix, Points en Sprint ...
Barème d'attribution des points au championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e 
Points en Grand Prix 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1
Points en Sprint 8 7 6 5 4 3 2 1
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Pilotes

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Classement[87]
Pos. Pilotes AUS CHN JPN BAH KSA MIA EMI MON ESP CAN AUT GB BEL HON PB ITA AZE SGP USA MEX SÃP LAV QAT EAU Points
Champion Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris 25 18+1 18 15 12 18+8 18 25 18 0* 25 25 18+6 25 Abd. 18 6 15 18 25 25+8 Dsq. 12+6 15 423
2 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 18 12+6 25 8 18 12 25 12 1 18 Abd. 10 12+8 2 18 25 25 18 25+8 15 15+5 25 25+5 25 421
3 Drapeau de l'Australie Oscar Piastri 2 25+7 15 25 25 25+7 15 15 25 12 18 18 25+7 18 25 15 Abd. 12 10 10 10 Dsq. 18+8 18 410
4 Drapeau du Royaume-Uni George Russell 15 15+5 10 18 10 15+5 6 0 12 25 10 1 10 15 12 10 18 25 8+7 6 12+6 18 8+7 10 319
5 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 4 Dsq.+4 12 12 15 6 8 18 15 10 15 0 15+5 12 Abd. 12 2 8 15+4 18 Abd.+4 12 4 12 242
6 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton 1 Dsq.+8 6 10 6 4+6 12 10 8 8 12 12 6 0 Abd. 8 4 4 12+5 4 Abd.+2 4 0 4 156
7 Drapeau de l'Italie Kimi Antonelli 12 8+2 8 0 8 8+2 Abd. 0 Abd. 15 Abd. Abd. 0 1 0 2 12 10 0+1 8 18+7 15 10+3 0 150
8 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon 10 6 2 0 2 10 10 2 Abd. Abd. Abd. 4 8 0 10 6 0 0 0+3 0 0 Abd. 0 0 73
9 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. Abd. 1 0 Abd. 4 2 4 1 0 1 Np. 0 0+3 0 0 0 15 1 0+6 0* 0 10 15+1 0 64
10 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Abd. Abd. 0 0 0 0 0 Abd. 2 6 6 2 0 10 4 Abd. 0 6 1 Abd. 0+3 0 6+2 8 56
11 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 6 0 0 Dsq. 0 0 0 0 10 4 2 15 0 0 0 Np. 0 0 4 Abd. 2 6 Abd. 2 51
12 Drapeau de la France Isack Hadjar Np. 0 4 0 1 0 2 8 6 0 0 Abd. 0+1 0 15 1 1 0 0 0 4 8 0* 0 51
13 Drapeau du Royaume-Uni Oliver Bearman 0 4 1 1 0 Abd. 0 0 0 0 0 0 0+2 Abd. 8 0 0 2 2 12 8 1 Abd. 0 41
14 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Liam Lawson Abd. 0 0 0 0 Abd. 0 4 0 Abd. 8 Abd. 4 4 0 0 10 0 0 Abd. 6 0 2 0 38
15 Drapeau de la France Esteban Ocon 0 10 0 4 0 0 Abd. 6 0 2 1 0 0+4 0 1 0 0 0 0 2 0 2 0 6 38
16 Drapeau du Canada Lance Stroll 8 2 0 0 0 0+4 0 0 Forf. 0 0 6 0 6 6 0 0 0 0 0 0 Abd. 0* 1 33
17 Drapeau du Japon Yuki Tsunoda 0 0+3 0 2 Abd. 1+3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 0 8 0 6+2 0 0 0 1+4 0 33
18 Drapeau de la France Pierre Gasly 0 Dsq. 0 6 Abd. 0+1 0 Abd. 4 0 0 8 1 0 0 0 0 0 0 0 1+1 0 0 0 22
19 Drapeau du Brésil Gabriel Bortoleto Abd. 0 0 0 0 Abd. 0 0 0 0 4 Abd. 2 8 0 4 0 0 0 1 Abd. Abd. 0 0 19
20 Drapeau de l'Argentine Franco Colapinto 0 0 0 0 0 Np. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
21 Drapeau de l'Australie Jack Doohan Abd. 0 0 0 0 Abd. 0
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Constructeurs

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Classement[88]
Pos. Constructeurs Pilotes AUS CHN JPN BAH KSA MIA EMI MON ESP CAN AUT GB BEL HON PB ITA AZE SGP USA MEX SÃP LAV QAT EAU Points
Champion Drapeau du Royaume-Uni McLaren-
Mercedes
Drapeau du Royaume-Uni NOR 25 18+1 18 15 12 18+8 18 25 18 0* 25 25 18+6 25 Abd. 18 6 15 18 25 25+8 Dsq. 12+6 15 833
Drapeau de l'Australie PIA 2 25+7 15 25 25 25+7 15 15 25 12 18 18 25+7 18 25 15 Abd. 12 10 10 10 Dsq. 18+8 18
2 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau de l'Italie ANT 12 8+2 8 0 8 8+2 Abd. 0 Abd. 15 Abd. Abd. 0 1 0 2 12 10 0+1 8 18+7 15 10+3 0 469
Drapeau du Royaume-Uni RUS 15 15+5 10 18 10 15+5 6 0 12 25 10 1 10 15 12 10 18 25 8+5 6 12+6 18 8+7 10
3 Drapeau de l'Autriche Red Bull-
Honda RBPT
Drapeau des Pays-Bas VER 18 12+6 25 8 18 12 25 12 1 18 Abd. 10 12+8 2 18 25 25 18 25+6 15 15+5 25 25+5 25 451
Drapeau de la Nouvelle-Zélande LAW Abd. 0
Drapeau du Japon TSU 0 2 Abd. 1+3 1 0 0 0 0 0 0 0 2 0 8 0 6+2 0 0 0 1+4 0
4 Drapeau de l'Italie Ferrari Drapeau de Monaco LEC 4 Dsq.+4 12 12 15 6 8 18 15 10 15 0 15+5 12 Abd. 12 2 8 15+4 18 Abd.+4 12 4 12 398
Drapeau du Royaume-Uni HAM 1 Dsq.+8 6 10 6 4+6 12 10 8 8 12 12 6 0 Abd. 8 4 4 12+5 4 Abd.+2 4 0 4
5 Drapeau du Royaume-Uni Williams-
Mercedes
Drapeau de la Thaïlande ALB 10 6 2 0 2 10 10 2 Abd. Abd. Abd. 4 8 0 10 6 0 0 0+3 0 0 Abd. 0 0 137
Drapeau de l'Espagne SAI Abd. 1 0 Abd. 4 2 4 1 0 1 Np. 0 0+3 0 0 0 15 1 0+6 0* 0 10 15+1 0
6 Drapeau de l'Italie Racing Bulls-
Honda RBPT
Drapeau de la France HAD Np. 0 4 0 1 0 2 8 6 0 0 Abd. 0+1 0 15 1 1 0 0 0 4 8 0* 0 92
Drapeau du Japon TSU 0 0+3
Drapeau de la Nouvelle-Zélande LAW 0 0 0 Abd. 0 4 0 Abd. 8 Abd. 4 4 0 0 10 0 0 Abd. 6 0 2 0
7 Drapeau du Royaume-Uni Aston Martin-
Mercedes
Drapeau de l'Espagne ALO Abd. Abd. 0 0 0 0 0 Abd. 2 6 6 2 0 10 4 Abd. 0 6 1 Abd. 0+3 0 6+2 8 89
Drapeau du Canada STR 8 2 0 0 0 0+4 0 0 Forf. 0 0 6 0 6 6 0 0 0 0 0 0 Abd. 0* 1
8 Drapeau des États-Unis Haas-
Ferrari
Drapeau de la France OCO 0 10 0 4 0 0 Abd. 6 0 2 1 0 0+4 0 1 0 0 0 0 2 0 2 0 6 79
Drapeau de la Grande-Bretagne BEA 0 4 1 1 0 Abd. 0 0 0 0 0 0 0+2 Abd. 8 0 0 2 2 12 8 1 Abd. 0
9 Drapeau de la Suisse Kick Sauber-
Ferrari
Drapeau du Brésil BOR Abd. 0 0 0 0 Abd. 0 0 0 0 4 Abd. 2 8 0 4 0 0 0 1 Abd. Abd. 0 0 70
Drapeau de l'Allemagne HUL 6 0 0 Dsq. 0 0 0 0 10 4 2 15 0 0 0 Np. 0 0 4 Abd. 2 6 Abd. 2
10 Drapeau de la France Alpine-
Renault
Drapeau de l'Australie DOO Abd. 0 0 0 0 Abd. 22
Drapeau de la France GAS 0 Dsq. 0 6 Abd. 0+1 0 Abd. 4 0 0 8 1 0 0 0 0 0 0 0 1+1 0 0 0
Drapeau de l'Argentine COL 0 0 0 0 0 Np. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
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