1801 en France
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Chronologies
Signature du Concordat entre la France et le Saint-Siège, le 15 juillet 1801.
| 1798 1799 1800 1801 1802 1803 1804 Décennies : 1770 1780 1790 1800 1810 1820 1830 Siècles : XVIIe XVIIIe XIXe XXe XXIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Lithographie, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Populaire et Classique), Photographie et Théâtre |
Cette page concerne l'année 1801 du calendrier grégorien.
Janvier
| Sommaire : | Haut - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre |
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- : le Sénat vote un « sénatus-consulte » permettant la déportation sans jugement de 133 Jacobins figurant sur une liste établie par Fouché[1].
- : arrestation de François-Joseph Carbon, dit « le petit François » qui conduisait la charrette lors de l'attentat de la rue Saint-Nicaise[2].
- : Chaptal, ministre de l’Intérieur (fin en 1804)[2].
- : loi du 7 pluviôse an IX, instituant le secret de l'instruction[3].
- : l'officier corse Joseph Antoine Aréna impliqué dans une conjuration contre Bonaparte, est guillotiné[2].
Février
- : la Congrégation est réunie à Paris par l’ancien père jésuite Jean-Baptiste Bourdier-Delpuits[2].
- : les secours accordés aux filles-mères sont supprimés comme contraires aux bonnes mœurs[2].
- : le 18 pluviôse, création de tribunaux spéciaux dans 32 départements troublés. Pendant le vote de ces lois, apparaît une rupture entre les Brumairiens, déçus de se voir écartés du pouvoir, et Bonaparte[3].

- : paix de Lunéville avec l'Autriche ; la nouvelle arrive à Paris le lors du Carnaval ; le Premier Consul est acclamé dans le jardin des Tuileries[2].
- : armistice de Foligno[4]. Fin de la République parthénopéenne. La reconquête de l’Italie par les Français s’achève par la prise de Naples[5].
Mars
- : arrêté relatif à une exposition publique et annuelle des produits de l'industrie française pendant les cinq jours complémentaires[2].

- :
- l'ambassadeur russe Kolytchef, chargé de conclure la paix, arrive à Paris. Il communique au Premier Consul les intentions de Paul Ier de ne pas faire la paix avec la Grande-Bretagne tant que la question de Malte ne serait pas réglée ; après l'assassinat du tsar le , son successeur traite avec les Britanniques le [6].
- arrestation du marquis de Sade, pour la publication de Justine et de Juliette chez son éditeur Massé. Il est interné, sans jugement, à Sainte-Pélagie[2].
- : la flotte française est battue par les Britanniques dans la baie d’Aboukir. Elle ne peut empêcher le débarquement de troupes britanniques et ottomanes[7].
- : arrêté du préfet de la Seine Frochot qui ordonne que trois enclos de cimetière seront établis hors de la ville de Paris (cimetière du Père-Lachaise, cimetière de Montmartre, cimetière du Montparnasse)[2].
- : loi qui ordonne la construction de trois ponts à Paris (pont d'Austerlitz, pont Saint-Louis, pont des Arts)[2].
- : le 27 ventôse an IX, loi de réorganisation du système judiciaire.
- : loi du 28 ventôse an LX qui crée des bourses de commerce, des courtiers et des agents de change[2].
- :
- défaite française à la bataille de Canope, l'armée commandée par Menou se retranche à Alexandrie[7]. Un armistice est signé le [2].
- les duchés de Parme et de Plaisance sont cédés à la France par le traité d’Aranjuez avec l'Espagne en échange de la Toscane qui devient le royaume d'Étrurie confié à l'infant Louis[7].
- la dette publique est réduite par la loi de finance du 30 ventôse an IX[8] ; les bons donnés aux créanciers de l'État sont repris et convertis en rente 5 % payés en numéraire.
- : Joseph Bonaparte et Miot de Mélito, nommé administrateur général des deux départements de Corse, débarquent à Calvi[2] ; ils sont à Ajaccio le . Une série d’arrêtés publiés du au , réglementant l'ordre public et accordent à la Corse des avantages sur le plan économique et fiscal[9].
- : traité de Florence avec le royaume de Naples, qui cède à la France la partie napolitaine de l'île d'Elbe, la principauté de Piombino et l'État des Présides. Ces derniers sont rétrocédés au royaume d'Étrurie[4].
Avril
- :
- parution d'« Atala ou Les Amours de deux sauvages dans le désert » de Chateaubriand qui accède d'un coup à la notoriété[2].
- arrêté qui établit une commission pour la rédaction d'un Code de commerce[2].
- : Carbon et Saint-Régent sont guillotinés pour leur participation à l'attentat de la rue Saint-Nicaise. Le troisième participant, Picot de Limoëlan est parvenu à échapper aux recherches de la police de Fouché et a quitté Paris[2].
Mai
- 1er mai : service de berlines Paris-Bruxelles en 45 heures[2].
- : arrêté des Consuls du 23 floréal an IX portant établissement d'un costume pour les membres de l'Institut de France[2].
Juin
- : l'arrêté du 27 prairial an IX confirme le monopole de la Poste dans la distribution des lettres et des journaux[2].
- (2 messidor an IX) : le cardinal-légat Ercole Consalvi arrive à Paris avec les pleins pouvoirs pour conclure le concordat[2].
- : paix avec l'empire ottoman[2].
- : le général Belliard capitule au Caire[10].
- : un concile national composé de quarante-cinq évêques s'ouvre à Notre-Dame de Paris[2].
- : Aglaé de Polignac, duchesse de Guiche, est reçue à Malmaison par Joséphine de Beauharnais pour s'enquérir auprès d'elle des chances d'une restauration monarchique ; elle ne peut pas rencontrer Bonaparte[2].
Juillet
- 8 - : victoire navale franco-espagnole à la bataille d'Algésiras[11].
- : Toussaint Louverture promulgue une constitution autonomiste à Saint-Domingue qui lui donne les pleins pouvoirs à vie[12].

- : on célèbre à Notre-Dame une messe solennelle, et on chante un Te Deum en actions de grâces pour tous les bienfaits que le Seigneur avait répandus sur le peuple français[2].
- : concordat entre la France et le pape Pie VII. Le catholicisme devient religion « de la majorité des Français »[2].
- : début de la procédure de validation du projet de Code civil français élaboré par Jean-Jacques-Régis de Cambacérès[2].
- : fusion des troupes de la salle Favart et salle Feydeau qui deviendront l'Opéra-Comique[2].
Août
- : nomination de commissions chargées d'établir un Code rural, sans suite, et d'un Code de procédure civile, promulgué en 1806[2].
- : Alexandre Lenoir acquiert des éléments sculptés du château de Gaillon pour leur sauvegarde, le bâtiment étant vendu et démoli par son nouvel acquéreur[13].
- : la bulle « Ecclesia Domini » ratifie le concordat. Les brefs du pape Pie VII « Tam Multa » et « Post multos labores » demandent aux évêques légitimes et aux évêques constitutionnels la démission de leur siège pour permettre la réorganisation de l'Église de France et des diocèses. Le bref « Etsi apostolici principatus » accorde la réconciliation aux prêtres mariés[2].
- : création française de La Flûte enchantée de Mozart sous le titre Les Mystères d'Isis à l’Opéra de Paris[2].
- : traité de Paix conclu a Paris entre la République Française et l'Électeur palatin de Bavière[2].
- : la France capitule à Alexandrie[10]. Le général Jacques François Menou évacue l’Égypte.
Septembre
- 1er septembre (14 fructidor an IX) : décret Chaptal, arrêté du Premier Consul qui décide d'attribuer à quinze villes une collection de tableaux prélevés sur ceux du Louvre et de Versailles[14].
- : création sur l'impulsion de Chaptal de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale[2].
- : création de la direction générale des Douanes à la place de la régie des Douanes, confiée à Collin de Sussy[15].
- : exposition de l'industrie nationale dans la cour du Louvre[2].
- : création de la direction générale de l'enregistrement et des domaines à la place de la Régie de l'Enregistrement, confiée à Duchâtel[16].
- : traité de paix de Madrid entre la France et le Portugal[4]. Il fixe la frontière méridionale de la Guyane française et le Brésil[2].
Octobre
- 1er octobre : signature de préliminaires de paix à Londres entre la France et le Royaume-Uni[4].
- : un arrêté consulaire interdit aux théophilanthropes leurs réunions dans les édifices nationaux[17].
- : institution d'une Direction générale des cultes au Ministère de l'Intérieur dirigée par le conseiller d'État Portalis[2].
- : un arrêté consulaire du 17 vendémiaire an X décide le percement de la rue de Rivoli, de la rue des Pyramides et de la rue de Castiglione[2].
- : Signature du traité de Paris avec la Russie.
- :
- un arrêté consulaire du 19 vendémiaire an X réglemente l'exercice de la profession de boulanger à Paris ; ils doivent obtenir une autorisation de la Préfecture de police pour ouvrir leurs boulangeries et donner un préavis de six mois pour les fermer[2].
- un arrêté consulaire prescrit le déménagement des artistes et des écrivains du Louvre ; l'ancien Collège des Quatre-Nations devient l’École des beaux-arts, la Sorbonne accueille les gens de lettres[2].
Novembre

- : séance de l'Institut où Volta lit le résultat de ses expériences sur le galvanisme[2].
- : fête solennelle célébrée en l'honneur des préliminaires de paix dans toute la France[2].
- : le Corps législatif marque son hostilité au Concordat en nommant comme président Charles-François Dupuis, auteur d'un Abrégé de l'origine de tous les cultes et notoirement athée et hostile aux catholiques[18].
- :
- succès de Marie-Thérèse Bourgoin dans le rôle de Mélanie au Théâtre français ; elle est rappelée à la fin du spectacle et devient sociétaire de la Comédie-Française quatre mois plus tard[19].
- le général général Davout est nommé commandant en chef des grenadiers de la garde consulaire[2].
- : le pape Pie VII publie la bulle Qui Christi Domini pour l'exécution du concordat[2].
Décembre
- : le naturaliste Joseph Banks est élu membre associé étranger de l'Académie des sciences ; le compositeur Joseph Haydn est élu membre associé étranger de l'Académie des beaux-arts ; Thomas Jefferson est élu membre associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[2].
- : traité entre la France et la Régence d'Alger ; liberté du commerce comme avant la rupture, suppression de l'esclavage des Français à Alger, la restitution des Concessions d'Afrique, l'exemption d'une année de redevances pour la Compagnie d'Afrique et le remboursement des dettes[20].
Naissances en 1801
- : Adolphe Brongniart, botaniste français († )
- : Hippolyte Bayard, inventeur de la photographie français († )
- : Victor Adam, peintre français († 1886).
- :
- Émile Littré : lexicographe et philosophe français († )
- Jean-Baptiste Boussingault, chimiste français († )
- : Claude Tillier, pamphlétaire, romancier français († )
- : Frédéric Bastiat, parlementaire français et économiste († )
- : Arcisse de Caumont, historien et archéologue français († )
- : Antoine-Augustin Cournot, mathématicien français († )
