1936 en France

From Wikipedia, the free encyclopedia

Chronologies
Description de cette image, également commentée ci-après
Ravitaillement des grévistes de la fosse Arenberg pendant les grèves de 1936.
1933 1934 1935  1936  1937 1938 1939
Décennies :
1900 1910 1920  1930  1940 1950 1960
Siècles :
XVIIIe XIXe  XXe  XXIe XXIIe
Millénaires :
-Ier Ier  IIe  IIIe
Chronologies géographiques
Antarctique
Chronologies thématiques
Calendriers

Cette page concerne l'année 1936 du calendrier grégorien.

Janvier

 Sommaire :  Haut - Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre 
  • Amorce d’une reprise économique durant l’hiver 1935-1936[1].

Février

Léon Blum après son agression.

Mars

Le bureau confédéral de la CGT élu après le Congrès de Toulouse. Le Peuple, journal de la CGT du

Avril

  •  : l’Allemagne rejette le plan de paix proposé par la France à la suite de l’occupation de la Rhénanie[16].
  •  : discours de Maurice Thorez retransmis par Radio Paris : il appelle à l’union de la France contre les Deux cents familles et tend la main aux catholiques[17].
  • et  : victoire électorale du Front populaire aux législatives avec 375 députés contre 220 à l'opposition[6]. Le PCF double le nombre de ses électeurs (15 % de l'ensemble électoral) et ses députés passent de 10 à 72. Les socialistes SFIO passent de 97 sièges à 146. Le parti radical recule, de 159 sièges à 116[18].

Mai

Fichier:Albert Sarraut, 1 mai 1936.jpg
Albert Sarraut, président du Conseil, achetant un brin de muguet le .
  • 1er mai : importante journée de grèves et de manifestations ouvrières[19]
  • 2-, Dakar : constitution d’une section de la SFIO au Sénégal[20].
  •  : grève Breguet au Havre (occupation des locaux, élection de délégués pour négocier des conventions collectives). Le lendemain, l'arbitrage du maire, accepté par les deux parties, donne raison aux ouvriers[21]. Début d'un vaste mouvement de grèves générales dans tous les secteurs, avec occupations des usines.
  •  : grève Latécoère à Toulouse[21].
  •  : grève des usines Bloch à Courbevoie[21].
Une du Populaire le .

Juin

Grève des métallos : occupation d'une usine de la banlieue parisienne. 12 142 grèves et 1 830 938 grévistes sont enregistrés en juin par le ministère du travail[22].
Photo de grévistes de la Compagnie des mines de Thivencelle en 1936.
  • 7 et  : réunion des partenaires sociaux entre la CGT — la CFTC n'est pas invitée —, les déléguées du patronat et le gouvernement. Tard dans la nuit, les revendications ouvrières sont imposées au patronat et les accords de Matignon sont signés[27] : reconnaissance de la liberté syndicale, élections des délégués du personnel, signatures de conventions collectives, semaine de travail de quarante heures, deux semaines de congés payés annuellement, augmentation générale des salaires (7 à 15 % de hausse), SNCF
  •  : appel de Maurice Thorez il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue » ; le lendemain les ouvriers métallurgistes signent des accords et reprennent le travail[28].
  •  : la chambre des députés adopte la loi sur la semaine de 40 heures[29].
  •  : décret de dissolution des ligues[6].
  •  : loi instituant les congés payés (2 semaines)[30].
  •  : loi sur la réglementation du travail prévoyant la semaine de 40 heures[31].
  •  : lois sur les conventions collectives adopté sur le rapport d'Ambroise Croizat[32].
Jacques Doriot à la tribune lors de la première réunion du Parti populaire français au théâtre municipal de Saint-Denis en 1936.

Juillet

Le conseil général de la Banque de France, dans le cadre de la réorganisation de l'institution voulue par le Front populaire en 1936. Léon Jouhaux, responsable de la CGT, figure parmi les nouveaux membres du conseil (Agence Meurisse, 1936, Paris, BnF).
  •  : réforme du statut de la Banque de France. La loi remplace le Conseil de régence qui désignait le gouverneur par un Conseil général. Les membres du Conseil de régence étaient élus par les deux cents actionnaires les plus importants (identifiés aux « deux cents familles »), dorénavant, ils cèdent leur place aux représentants de l'État, à ceux des « grandes forces organisées du travail et de l'activité industrielle, commerciale et agricole » et à ceux, élus par les petits actionnaires qui obtiennent aussi le droit d'assister aux assemblées générales[35],[36].
  •  : décret améliorant le régime de retraite des ouvriers mineurs[37].

Août

Article sur les congés payés dans le magazine Regards du .
  •  : loi instituant l’Office national interprofessionnel du blé[27] (actuel Office national interprofessionnel des grandes cultures) avec pour première mission de stabiliser les cours agricoles et garantir un revenu décent aux agriculteurs durement touchés par la crise.
  •  : vote de 20 milliards de francs de budget pour une politique de grands travaux, notamment l'électrification des campagnes et la poursuite de la construction du réseau routier français[45].
  •  : afin de stimuler l'économie, le gouvernement Blum fait voter une loi assouplissant l'accès au crédit pour les entreprises, une Caisse nationale des marchés de l'État est créée afin de centraliser les commandes publiques[27].
  •  : loi qui abaisse les limites d'âge des fonctionnaires de l'Etat[45].
  • au  : loi sur l'amélioration des assurances sociales[46], loi relative à l'insaisissabilité et à l'incessibilité des allocations de chômage, loi sur la bonification des retraites des ouvriers d'industries connexes des mines, loi qui autorise la création d'unions mixtes de coopératives[37].

Septembre

Transferts importants de capitaux hors de France, devant la peur communiste et l'échec de la relance de la production. La fuite des capitaux, massive depuis l'arrivée du Front populaire au pouvoir, oblige le gouvernement à dévaluer le franc de 29 %. La hausse de salaire prévue par les accords Matignon est vite annulée par l'inflation induite. Ces dévaluations successives ôtent la confiance de l'opinion publique dans le gouvernement (désillusion du monde ouvrier ; les communistes enlèvent leur soutien au gouvernement). Le prélèvement exceptionnel prévu sur l'or et l'obligation de la déclaration de l'or détenu par les particuliers mécontente les épargnants. Le gouvernement reçoit par ailleurs d'incessantes pressions des milieux d'affaires, le patronat contre-attaque en refusant d'appliquer les lois sociales, les ligues se reconstituent en partis politiques.
  •  : le gouvernement suspend la parité-or du franc et l'aligne sur la livre et le dollar par une déclaration conjointe avec les États-Unis et la Grande-Bretagne[49].

Octobre

Novembre

Décembre

  •  : opposés à la politique non-interventionniste du Front populaire en Espagne, les communistes s'abstiennent dans un vote de confiance[6].
  •  : l'aviateur français Jean Mermoz (34 ans) et son équipe disparaissent en mer, à bord de leur Latécoère 300 Croix du Sud, à 800 km au sud de Dakar[56]. Le 30, des funérailles nationales sont organisées à Paris, dans la cour d'honneur des Invalides[57].
  • 10- : un accord d'assistance administrative avec les États-Unis pour la répression de la fraude douanière est conclu par échange de lettres[58].
Le colonel de La Rocque au congrès du Parti social français.
  •  : premier congrès national du Parti social français à Paris[59].
  • 26- : congrès constitutif à Paris de Union des jeunes filles de France présidé par Danielle Casanova[60].
  •  : le projet de loi Blum-Viollette, visant à octroyer des droits politiques à une minorité d'environ 22 000 Algériens musulmans est déposé sur le bureau de la Chambre des députés[61]. Ce projet est vivement combattu par les colons ainsi que par les nationalistes algériens de l'Étoile nord-africaine[62].
  •  :
    • la Chambre des députés vote la loi sur la conciliation et l’arbitrage obligatoire pour limiter les conflits sociaux[27].
    • réforme fiscale. le système du barème en taux marginal pour l'impôt général sur le revenu est remplacé par un barème en taux moyen[63]. Réduction des déductions forfaitaires pour charges de famille pour les revenus élevés, allègement des majorations d’IGR applicables aux contribuables sans enfant[64]. Création d'une taxe unique à la production au taux de 6 % perçue auprès du dernier producteur. Cette nouvelle taxe remplace à partir du la taxe générale sur le chiffre d'affaires qui, en dépit de sa simplicité et de son rendement frappait en cascade chaque transaction[65].
    • le ministre de l'Éducation nationale Jean Zay prend une circulaire interdisant toute sur la propagande politique au sein des établissements scolaires[66].

Naissances en 1936

Décès en 1936

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI