Colomby

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Colomby est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 569 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Colomby
Colomby
L'église Saint-Georges.
Blason de Colomby
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Robert Lebreton
2020-2026
Code postal 50700
Code commune 50138
Démographie
Population
municipale
569 hab. (2023 en évolution de +5,96 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 23″ nord, 1° 29′ 35″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 44 m
Superficie 11,16 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bricquebec-en-Cotentin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Colomby
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Colomby
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    Géographie

    Localisation

    Les communes limitrophes sont Biniville, Flottemanville, Golleville, Hautteville-Bocage, Lieusaint, Magneville, Morville et Urville.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Merderet, le cours d'eau 01 de la commune de Colomby[1], le cours d'eau 01 du Hameau de Ravan[2], le cours d'eau 02 de la commune de Colomby[3], le cours d'eau 02 de la commune de Morville[4], le cours d'eau 02 de la commune d'Urville[5], le cours d'eau 03 de la commune de Colomby[6] et le cours d'eau 03 de la commune de Morville[7],[8],[Carte 1].

    Le Merderet, d'une longueur de 36 km, prend sa source dans la commune de Tamerville et se jette dans la Douve en limite de Beuzeville-la-Bastille et de Sainte-Mère-Église, après avoir traversé 17 communes[9].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Colomby[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 833 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 20 km à vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Colomby est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].

    Elle est située hors unité urbaine[20].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[20]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), terres arables (39,2 %), zones agricoles hétérogènes (14,7 %)[23].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Columbeio vers 1110, de Colombeyo en 1332[24].

    Toponyme formé sur Colombe, soit à une paroisse dédiée à sainte Colombe[25].

    Histoire

    Moyen Âge

    Richard de Reviers ( 1137) donna le patronage de la moitié de l'église Saint-Georges à la collégiale de Néhou qui fut réunie en 1152 par Guillaume de Vernon (1095-1166) à l'abbaye de Montebourg[26].

    Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[27].

    Temps modernes

    En 1567, Guillaume Jullien, sieur de Bricquehoulle, est taxé pour ce fief de 6 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Bricquehoulle à Colomby était tenu du roi sous la vicomté de Valognes par 30 acres[28]. Dans le même rôle, Maistre Jehan Le Cappon, écuyer, sieur du Breuil, est taxé également de 6 livres. Le fief du Breuil à Colomby, valant un quart de fief de haubert, relevait du fief de Gonneville[29].

    En 1620, Adrien de Poërier est baron de Colomby, de Cauquigny et d'Amfreville[30].

    Parmi les familles notables du lieu on peut citer la famille de Hennot de Colomby[31],[Note 4].

    Révolution française et Empire

    À la Révolution, Jean Baptiste Barbou de Querqueville ( 1794), seigneur de Colomby, serait mort de frayeur à l'annonce de sa comparution devant le tribunal révolutionnaire[26].

    Époque contemporaine

    L'affaire criminelle Jean-Baptiste Desmares a eu lieu dans la commune et fut jugée à la cour d'assises de la Manche, à Coutances, le [32].

    Seconde Guerre mondiale

    La commune est libérée le par la 90e division d'infanterie US[26].

    Politique et administration

    La mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1835 1845 Jean-Baptiste-Felix Duchemin de la Londe[33]    
    juin 1995 mars 2008 Marie-Ange Le Boulanger SE  
    mars 2008[34] en cours Robert Lebreton[35] SE Artisan
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Colombyais.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

    En 2023, la commune comptait 569 habitants[Note 5], en évolution de +5,96 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    791870909888867887874872854
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    860800811730693706700661603
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    643624597538510447444475476
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    434417388371431429466477510
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    546569-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La ferme du Breuil.
    • Église Saint-Georges de style gothique datant des XIIIe, XIVe – XIXe siècles, classée au titre des monuments historiques par arrêté du [40]. Elle abrite une Vierge à l'Enfant et lustre du XIVe, chasublier, christ en croix, chaire à prêcher et stalles du XVIIIe, un bas-relief Ange présentant un écu du XVIIe, une verrière le martyre de saint Georgesdu XIXe, croix et hampe du XVIIe, classés au titre objet aux monuments historiques[41].
    • Ancien presbytère du XVIIIe siècle inscrit au titre des monuments historiques[42], il accueille à présent la mairie.
    • La commune possèdent également de nombreux manoirs parmi lesquels : la maison forte de la Baronnie du début XVe siècle[43], avec son logis flanqué de deux grosses tours rondes aux angles de l'un des petits côtés[44], et les manoirs du Breuil de style gothique flamboyant construit au début du XVIe siècle, du Cul de Fer du XVIe siècle, de Bricquehoulle des XVIIe – XVIIIe siècles, de la Varengerie du XVIIIe siècle, de la Bertrannerie du XIXe siècle, de la Richemonnerie des XVe – XVIe siècles, de la Conseillère du XVIIIe siècle, de la Hanodière des XVIe – XIXe siècles, de Ravend du XVIe siècle[26].
    • Stèle aux combats de la Libération.
    • Plusieurs lavoirs : lavoir des hameaux Ravend, l'Épine et Diguet[26].

    Monuments disparus

    L'ancien moulin hydraulique en bois de la Perruque daté par la dendrochronologie de 1001/1002 a été abandonné dans les premières années du XIIe siècle. Le site, implanté dans une courbe du Merderet, fouillé par Vincent Bernard, a mis en évidence un bief monumental creusé ex nihilo de 150 m de long, de m de profondeur et large de 2–3 m, ainsi que la découverte de l'arbre moteur qui a permis de restituer la machinerie[45].

    Personnalités liées à la commune

    • Marie-Madeleine de La Hunaudière (1619-1680), née à Colomby, fonda en 1644 la communauté des Augustines hospitaliers de Bayeux où elle accueillit sa cousine de Saint-Sauveur-le-Vicomte, Catherine Symon de Longpré (1632-1668) béatifiée en 1989[26].

    Héraldique

    Armes de Colomby

    Les armes de la commune de Colomby se blasonnent ainsi :
    D'argent aux trois losanges de gueules surmontées de trois mouchetures d'hermine de sable rangées en chef.[réf. nécessaire]

    (Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille Le Capon (éteinte), anciens seigneurs du Breuil, à Colomby.

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 63.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 161.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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