Rancoudray
ancienne commune française
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Rancoudray est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, associée à Saint-Clément entre le et le .
| Rancoudray | |
Vue aérienne de Rancoudray et son église. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Commune | Saint-Clément-Rancoudray |
| Statut | Ancienne commune |
| Code postal | 50140 |
| Code commune | 50424 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 38′ 42″ nord, 0° 52′ 20″ ouest |
| Élections | |
| Départementales | Mortainais |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Saint-Clément-Rancoudray |
| Dissolution | |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Rancoudray est située au sud du territoire de Saint-Clément-Rancoudray.
Le GR 22, Paris - Mont-Saint-Michel passe à l'église.
La Meude forme une cluse à ce niveau dans un système de crètes orienté est-ouest, sorte de plateau entre 250 et 300 m d'altitude supportant la forêt de la Lande Pourrie en bordure sud de Rancoudray. Ce système est bordé par la Sée en partie nord et la Sélune en partie sud.
La mine de Barenton exploitait les ressources en fer de l'endroit[1] et disposait de quelques bâtiments dans la partie sud-est de Rancoudray[2]. L'eau qui coule sur le sud de la commune est fortement ferrugineuse ce qui lui confère un goût particulier et se traduit par des irisations particulières dans les ruisseaux. Cela se traduit aussi dans la toponymie proche (Rouge-Butte, sur le territoire de la commune de Ger).
Toponymie
Bien qu'ils ne citent aucune forme ancienne, François de Beaurepaire et René Lepelley à sa suite, interprètent ce composé comme un « rond coudray », c'est-à-dire un bois de coudriers de forme arrondie[3],[4]. En revanche, Albert Dauzat considère que le premier élément est peut-être un anthroponyme germanique du même type que celui contenu dans Ranville[5].
François de Beaurepaire compare avec des types toponymiques analogues comme Rontaunay « ronde aulnaie » (sur le territoire de la même commune) et Ronfeugerai, commune de l'Orne, « ronde fougeraie »[6].
Remarque : il s'agit sans doute d'une formation toponymique médiévale, dont le suffixe collectif -ai (noté le plus souvent -ey ou -ay) n'a pas encore fait place à la forme féminine moderne -aie qui sert à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce (cf. hêtraie, chênaie, etc.). L'ancien français et mot dialectal coudre (parfois féminin) désignait un noisetier, également nommé coudrier cf. Gisay-la-Coudre (Eure). Dans les années 1980, les anciens parlaient encore de la baguette de coudre du sourcier[7] et l'emploi du mot coudrier reste assez répandu dans les campagnes de l'Orne et de la Manche. Il remonte ultimement au gallo-roman COLURU (cf. colurus > colrus en latin médiéval), forme altérée du latin corylus, dont la métathèse de [l] est peut-être inspirée par l'influence de substrat gaulois, le mot gaulois était sans doute *collos (cf. irlandais et gallois coll « noisetier »)[8].
Microtoponymie
- Bel-Air : tient son nom de la vue sur le Teilleul de l'autre côté de la Sélune au-dessus du vallon de la Meude.
- Les Renardières (champs, Bel-Air) : champ en bordure de forêt dont les talus sont percés de tanières.
- La Brousse (champ, Bel-Air) : champ de défrichement tardif.
- Le Péti (champ, Bel-Air) : petit champ non cultivé bordant l'étable, destiné à la pâture.
- Le Plant : verger de pommiers (champ, Bel-Air).
- Le Gué Perrou : hameau à proximité du gué sur un ruisseau affluent de la Meude.
- Le Pré du Ruet : le Ruet désigne le ruisseau précédent bordant ce champ.
- Sonce : village à la source de la Sonce.
Histoire

L'histoire de Rancoudray est celle d'un sanctuaire marial très ancien ayant vu des siècles de pèlerinages.
Le village n'est constitué que de l'église, de la mairie-école désaffectée, de l'ancien presbytère et d'une maison ancienne qui voyait dans le temps la table mise pour les fêtes paroissiales. Le reste du village, quelques maisons, déporté au-delà du cimetière, formait le grand Rancoudray. Le monument aux morts, situé en contrebas, avec son autel, aurait été construit sur le lieu de l'ancien sanctuaire avec ses pierres[réf. nécessaire]. Il servait encore, dans les années 1980, notamment lors des processions du 15 août. La nouvelle église date du tout début du XXe siècle, elle a été consacrée en 1901 par l'évêque de Coutances Joseph Guérard.
En 1861, Saint-Clément (1 844 habitants en 1856) cède la partie sud de son territoire pour la création de la commune de Rancoudray (soit 403 habitants)[9],[10].
En 1973, Rancoudray fusionne avec cette même commune en gardant le statut de commune associée.
Le , l'association est transformée en fusion simple[11].
Administration
Démographie
Lieux et monuments


- Église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption du XIXe reconstruite au début du XXe siècle par Jean Lelandais (1849-1936), curé de Rancoudray. Elle abrite un tableau du XVIIe (saint Stanislas Kostka communié par un ange) classé en 1999 au titre objet aux monuments historiques[16] ainsi qu'une chasuble, étole et manipule du XVIIe classées en 1998[17], des fonts baptismaux du XVIIe, une verrière du XXe, une Vierge de Pitié Notre-Dame-des-Landes du XVe[18].
- Dans la forêt de la Lande Pourrie à Rancoudray se trouvent, perdus et souvent inaccessibles, des vestiges préhistoriques et antiques, tels que le dolmen de la Roche-Grise.
- La forêt de la Lande Pourrie présente de nombreuses excavations présentées comme dangereuses par les anciens aux enfants d'alors pour éviter qu'ils ne s'y aventurent. Les plus récentes datent de la libération de Mortain en et des pilonnages des artilleries adverses comme en témoigne le pignon ouest de Bel Air (bâtiment nord) tombé en ce mois d'aout. Les plus anciennes sont des reliquats des fouilles minières (fer) d'un établissement métallurgique dont l'activité à son apogée était concentrée sur la mine de Barenton. Antérieurs à 1805, ils sont remis en état à cette date par MM. Bachelier d'Arges et d'Inglemares, propriétaires[19], époque dont date la dernière observation du loup[20].
- La pietà de l'église, possible copie de la statue à l'origine du pèlerinage, montre toute la douleur d'une mère, penchée sur son fils mort sur ses genoux. La légende raconte que le monastère de Mouton ayant voulu l'accaparer, elle serait revenue d'elle-même sur le lieu de sa découverte vers 1160-1170 par un berger voulant récupérer un de ses béliers[21]. Cette légende repose en partie sur l'étymologie populaire du nom de Rancoudray, où le premier élément a été faussement identifié au normand ran « bélier », soit « le bois de coudriers du bélier »[21].
- Sanctuaire marial.
- Le monument aux gens du voyage internés sur le site de l'ancienne mine (camp de « Barenton ») sous le gouvernement de Vichy[22].
- Gravure de la chapelle.
- Photo de la chapelle en Rancoudray avant la construction de l'Église.
- La piéta.
- La légende au centre entourée de Notre Dame de Lourdes et Notre Dame de Pontmain.
- Vitrail du porche de l'église de Rancoudray : l'archange Saint Michel terrassant le dragon.
- Vitraux du transept droit avec le missionnaire.
Activité et manifestations
Voir aussi
Bibliographie
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 481.
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (207 ED, ead_ir_consult2.php?ref=FRAD050_CC_2013&le_id=846)
- Ressources relatives à la géographie :