Nacqueville
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Toponyme
Le nom de la localité est attesté sous la forme Nacqueville (Nakevilla, Nachevilla 1148) du nom de personne norrois Hnakki rapporté par Jean Adigard des Gautries[1].
Homonymie probable avec Necqueville, hameau à Hautot-Saint-Sulpice, pays de Caux. Le surnom scandinave Hnakki signifie probablement « celui qui a un long ou large cou »[2].
Histoire
Protohistoire
La mise au jour de vases en céramique de La Tène finale, notamment des amphores à vin, confirme une implantation gauloise, sur le territoire de Nacqueville, ayant déjà des échanges avec le monde méditerranéen[3].
Moyen Âge
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[4].
L'église, placée sous le vocable de Saint-Laurent, avait pour patrons les abbés du Vœu. Elle leurs avait été donnée en 1195 par Guillaume de l'Isle, seigneur de Nacqueville. Cette donation avait été approuvée par l'évêque de Coutances, Guillaume de Tournebut[5].
Dans le cimetière de Nacqueville on trouva beaucoup de cercueils en tuf et, aux alentours, d'autres cercueils en pierres de stéaschiste cimentées[6].
Un Richard de Nakkeis est attesté en 1322[7].
En 1384, Jean de Carbonnel, qui a épousé Guillemette-Aux-Épaules, de Sainte-Marie-du-Mont, est châtelain des Marais. En 1450, Robert Heuzey, époux de Guillemette de Bricqueville, est seigneur de Nacqueville[6].
En 1488, l'église a pour curé, Jehan de Vauville, qui succède à Jehan Dilon[6].
Temps modernes
En 1567, Jean de Grimouville, écuyer, est taxé de quarante livres dans le rôle du ban et d'arrière-ban de la vicomté de Coutances, effectué par Gilles Dancel lieutenant général du bailli de Cotentin les et , pour ses fiefs de Tournebu et des Marestz à Nacqueville, et de dix livres pour son fief du Fournel également à Nacqueville[8]. Le fief des Marests était un demi-fief de haubert, tenu du fief de Brévands, et avait des extensions à Querqueville, Urville, Sainte-Croix. Le fief du Fournel, tenu du roi sous la vicomté de Valognes, valait un huitième de fief de haubert[9].
En 1697, Bernardin Mangon est châtelain des Marais[6].
Le , les dîmes de la paroisse avec celles de Sideville et Notre-Dame d'Alleaume, sont affermées par bail à François Vastel au prix de 880 livres[10].
