Omonville-la-Folliot
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Le nom de la localité est attesté sous la forme Osmontvilla.
Histoire
Temps modernes
Dans la première moitié du XVIe siècle, Omonville a pour seigneur Pierre IV de La Rocque, chevalier, également seigneur de Saussey, de Flottemanville, du Breuil à Anneville-en-Saire, de Crasville, d'Urville, de Rouville à Orglandes, de Baudreville, de Thury à Lieusaint, de la Haulle[2].
Le , Adam Jouan, alors seigneur d'Omonville, fait l'acquisition du fief de Saint-Jean-de-la-Rivière des abbés de Saint-Père-de-Chartres[3],[4]. En 1567, Adam Jouan, sieur d'Omontville et Vauville, est taxé pour ces deux fiefs de 18 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief d'Omontville à Omonville-la-Folliot qui valait un huitième de fief de haubert était tenu du fief de La Bonneville par 26 acres, celui de Vauville également à Omonville-la-Folliot, valait un cinquième de fief de haubert et relevait du fief de Vauville à Vauville[5].
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Jacques-Pierre-Thomas Eustache de Denneville mort en 1781, capitaine de dragons, chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis, époux de Marie-Charlotte de Héron, est qualifié de seigneur et patron d'Omonville-la-Foliot, de Denneville, etc.. Lui succéda son fils, Pierre-Marie, né en 1755 et mort le , chevalier, capitaine de dragons, et poète. Il signa ses œuvres du nom de « Eustache Domonville »[6].
En 1759, il fut décidé de reconstruire l'église devenue trop petite. Les travaux financés presque entièrement par Jacques-Pierre-Thomas Eustache de Denneville, seigneur du lieu, et le curé, M. Legallois, durèrent quatre ans. Les habitants quant à eux se chargèrent du transport des pierres de taille provenant des carrières d'Yvetot et des autres matériaux.
Révolution française et Empire
En 1812, Denneville (332 habitants en 1806[7]) absorbe Omonville-la-Folliot (260 habitants[8]).
En 1832, le nouveau curé de Denneville, M. Philippe, abolit les trois fêtes patronales d'Omonville, où il ne vint pratiquement jamais dire la messe. L'église fut abandonnée, et interdite au culte en 1839, tant elle était délabrée, et son mobilier transporté alors dans l'église de Denneville ainsi que les cendres et tombeaux de M. d'Omonville et de M. Langlois qui furent placés dans le chœur de l'église de Denneville[9].