Montfarville
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| Montfarville | |
L'ancienne mairie devenue bibliothèque municipale. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Jean Marie Rocques 2021-2026 |
| Code postal | 50760 |
| Code commune | 50342 |
| Démographie | |
| Gentilé | Monfarvillais |
| Population municipale |
798 hab. (2023 |
| Densité | 148 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 39′ 16″ nord, 1° 16′ 11″ ouest |
| Altitude | Min. 0 m Max. 28 m |
| Superficie | 5,40 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Val-de-Saire |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Montfarville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 798 habitants.
Localisation
La commune est au nord-est de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 2 km au sud de Barfleur, à 7,5 km au nord de Quettehou et à 12 km à l'est de Saint-Pierre-Église[1].
Les communes limitrophes sont Anneville-en-Saire, Barfleur, Gatteville-le-Phare, Réville, Sainte-Geneviève et Valcanville.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le cours d'eau 01 de la Bretonne, le cours d'eau 02 de la Bretonne[2] et le ruisseau de la Mare Barre[3],[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 796 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gatteville-le-Phare à 4 km à vol d'oiseau[11], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 866,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −4,5 °C, atteinte le [Note 2].
Milieux naturels et biodiversité
La côte offre sur trois kilomètres six plages de sable fin protégées par des enrochements granitiques naturels : la Sambière, les Viperots, la Mare, le Ly, les Angues et l'anse du Cap[14].
Urbanisme
Typologie
Au , Montfarville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[19]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,3 %), zones urbanisées (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), zones humides côtières (2,5 %)[21].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le toponyme est attesté sous les formes Morfarvilla vers 1120, vers 1210, en 1260 et en 1280[22],[23], Monfarville en 1760, le t de Mont- n'apparaît qu'en 1792[22].
Si l'élément -ville — de l'ancien français vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du gallo-roman VILLA (latin villa rustica) — est bien identifié par les auteurs[24],[22],[23],[25], il n'en est pas de même pour le premier élément, qui représente vraisemblablement un anthroponyme, du moins en partie.
Albert Dauzat croit y déceler l'anthroponyme germanique Faro précédé de l'appellatif Mont-[24], cependant il ne cite aucune forme ancienne, preuve qu'il n'en connaît pas. Cette explication est incompatible avec la nature des formes les plus anciennes toutes en Mor- ; en outre, la topographie discrédite cette hypothèse.
Pour Ernest Nègre, il pourrait s'agir du germanique Morfridus[23], ce qui suppose un hypothétique passage de Morfrid- à Morfar-. On s'attendrait régulièrement à *Morfreville (voir Gonfreville ou Amfreville).
François de Beaurepaire propose le nom de personne scandinave Morfar qui fut utilisé dans le nord de l'Angleterre[22]. René Lepelley lui emboite le pas[25]. Il n'est effectivement pas attesté en Scandinavie, ni en Islande. Par contre, Il fut bien commun en Angleterre, où on le trouve sous les formes Morfar, Morfare et Morfari (Domesday Book)[26].
Histoire
Préhistoire
C'est à Landemer que fut découvert un gisement de silex du Paléolithique inférieur, datant de plus de 300 000 ans[27], attestant de l'ancienneté de l'occupation[28].
Moyen Âge
Au XIe siècle, Samson de Morfarville donne l'église avec la foire annuelle, les terres, les dîmes et toutes les propriétés à l'abbaye de Montebourg. En 1159, Richard de Bohon, évêque de Coutances confirma la donation. Au XIIe siècle, un sire de Montfarville (peut-être Samson précité) participa aux côtés de Robert Courteheuse à la première croisade (1096-1099)[14].
Vers 1200, un certain Samson Folliot, seigneur de la paroisse[27], et quelques croisés fondèrent une léproserie dans la paroisse pour accueillir les malades du villages et ceux du Vicel, de Canteloup, de Sainte-Geneviève, de Barfleur, de Gatteville. Le patronage relevait de l'abbaye de Montebourg et sa chapelle était placée sous le vocable de sainte Marie-Madeleine[Note 3]. À proximité se tenait une foire rurale le jour de la fête patronale appelée « foire à la Madeleine » ou « foire aux lépreux ». En 1406, la léproserie a pour administrateur, Jehan de Tamerville, bachelier en théologie[29]. L'établissement fut abandonné, vers 1600, faute de malades[27].
Lors de la chevauchée d'Édouard III sur le sol français, dans le cadre de la guerre de Cent Ans, le , les troupes anglaises, débarquées la veille à Saint-Vaast-la-Hougue, dévastent le village[30].
À la suite d'un nouveau débarquement anglais à « la Hogue de Saint Vaast » le , la paroisse est mise à sac et ses maisons rasées[31].
Temps modernes
En 1567, Nicolas du Parc, écuyer, originaire de la vicomté d'Avranches, sieur de Montfarville, est taxé pour ce fief de 40 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -, à la suite de son mariage en 1554 avec Jacqueline de Crux[Note 4], dame de Montfarville, fille de François de Crux et de Jeanne de Belleval, dame de Montfarville[32]. Le fief de Montfarville était un demi-fief de haubert relevant de la vicomté de Valognes[33].
Époque contemporaine
La commune a été réunie à celle de Barfleur de 1804 à 1831[34].
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[40].
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Monfarvillais[44].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[46].
En 2023, la commune comptait 798 habitants[Note 5], en évolution de −1,24 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Réunie à Barfleur de 1804 à 1831, la commune n'a pas de recensement séparé entre ces dates. Montfarville a compté jusqu'à 1 682 habitants en 1846.

