Varouville
commune française du département de la Manche
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Varouville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 216 habitants.
| Varouville | |
L'église Saint-Martin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Françoise Medernach 2020-2026 |
| Code postal | 50330 |
| Code commune | 50618 |
| Démographie | |
| Gentilé | Varouvillais |
| Population municipale |
216 hab. (2023 |
| Densité | 52 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 40′ 35″ nord, 1° 22′ 03″ ouest |
| Altitude | Min. 22 m Max. 108 m |
| Superficie | 4,19 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Cherbourg-en-Cotentin (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Val-de-Saire |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
La commune est située au nord-est du Cotentin. Son bourg est à 2,5 km à l'est de Saint-Pierre-Église et à 8 km à l'ouest de Barfleur[1].
Les communes limitrophes sont Clitourps, Saint-Pierre-Église, Tocqueville et Vicq-sur-Mer.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la rivière de Varouville, le ruisseau de la Coupliere[2], le fossé 01 d'Angoville-en-Saire[3] et le fossé 01 du Hameau Joyeux[4],[5],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 985 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gatteville-le-Phare à 6 km à vol d'oiseau[12], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 866,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −4,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Varouville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[16].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46 %), terres arables (38,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %)[19].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Vasrouvilla, Varosvilla (sans date), Warouvilla en 1280, Varrouvilla vers 1280[20].
Le toponyme est basé sur un anthroponyme germanique tel que Warald[21] ou Warulfus[20],[22],[23] (forme latinisée, comprendre Warulf/Warolf cf. Warulfe Ier d'Uxelles) et sur l'ancien français ville/vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica.
Ce même nom de personne est attesté au moins une seconde fois en Normandie dans Montgaroult (Orne, Mons Warulfi 1063)[20], cette commune se trouvant au sud de l'isoglosse w- / g(u)- (qui est parallèle à la ligne Joret en Normandie), d'où le passage de [w] > [g], alors que dans Varouville, il s'agit de l'évolution secondaire [w] > [v] qui s'est produite seulement à partir du XIIe siècle.
Histoire
Moyen Âge
L'église, avec celles d'Angoville, de Réthoville, la mare de Néville et plusieurs moulins, dépendait du prieuré Saint-Benoît, fondé au XIIe siècle, par Guillaume Lemoine[24].
Temps modernes
Dans un aveu daté de 1500 on apprend que Jean de Pirou, seigneur de Beaumont en la Hague, dont dépendent Clitourps, Varouville, Réthoville, Cosqueville, Fermanville, avait droit de patronage, colombier, garennes, bois, près, et la juridiction de bas-justicier et partageait son droit de gravage avec le seigneur de Gonneville[Note 4]. Jean de Pirou possédait deux moulins à blé et avait également « salines et grèves à faire le sel ». C'est à la famille Pirou que l'on doit au XVe siècle le début de la construction du château de Flamanville à l'exception de la chapelle, qui est plus ancienne[25].
À la fin du XVIe siècle, Richard Castel († 1592)[Note 5], qui descend d'une ancienne famille[Note 6], achète le fief de Varouville[26].
Révolution française et Empire
À la Révolution, Alexandre Andrault de Langeron (1763-1831), lieutenant général, en possession du fief de Courcy à Varouville, émigra, et vit ses biens confisqués[27].
Époque contemporaine
Entre 1911 et 1950, la commune est traversée par le « Tue-Vaques », le chemin de fer entre Cherbourg et Barfleur, dont on peut encore voir l'ancienne gare à l'architecture du XXe siècle, près de l'église.
Politique et administration
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[29].
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Varouvillais.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 216 habitants[Note 7], en évolution de −18,8 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Varouville a compté jusqu'à 519 habitants en 1806.
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Martin des XIIe, XVIIIe – XIXe siècles avec un clocher en bâtière bâti en 1710, et la trace d'un cadran solaire du XVIIe sur le mur sud, et dont le mobilier fut fortement endommagé pendant la Révolution. Elle abrite un groupe sculpté charité de saint Martin avec donateur en pierre calcaire de la fin du XVe classée au titre objet aux monuments historiques[35]. Elle formait à l'origine tympan au-dessus de la porte d'entrée, sous l'avant-porche, de l'église et fut déplacée à l'intérieur de la nef afin d'être mieux conservée. Le donateur sans tête est représenté en prière, avec probablement son épouse derrière lui, à gauche du groupe sculpté. [36]. Sont également conservés un maître-autel du XIXe, un lutrin en métal forgé du XIXe, un tableau avec donateur la Résurrection du Christ du XIXe, une verrière du XXe[27].
- En 1666, elle avait pour patron Christophe Dursus, qui avait pour armes : d'or aux trois agaces an naturel, deux en chef et une en pointe[37].
- Château de la Bréhoulle dit de Belle-Vue du XIXe siècle avec parc. Il fut bâti par Didot, membre de la dynastie Firmin-Didot.
- La Boulaye du XVIe siècle.
- Ancienne gare, près de l'église, de la ligne de chemin de fer de Cherbourg à Barfleur où s'arrêtait le « tue-vaques »[38].
- Fontaine Saint-Clair.
- Oratoire Notre-Dame de la Pitié du XVIIIe siècle à la Vindarderie.
- Croix de chemin du XVIIe siècle en granit, croix de cimetière du XVIIe siècle, Croix Rouge et Croix Boutereux.
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 261.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 664.
- Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 26.
- Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 145.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Varouville sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique de Varouville sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

