Varouville

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Varouville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 216 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Varouville
Varouville
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Françoise Medernach
2020-2026
Code postal 50330
Code commune 50618
Démographie
Gentilé Varouvillais
Population
municipale
216 hab. (2023 en évolution de −18,8 % par rapport à 2017)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 35″ nord, 1° 22′ 03″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 108 m
Superficie 4,19 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Varouville
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    Géographie

    La commune est située au nord-est du Cotentin. Son bourg est à 2,5 km à l'est de Saint-Pierre-Église et à km à l'ouest de Barfleur[1].

    Les communes limitrophes sont Clitourps, Saint-Pierre-Église, Tocqueville et Vicq-sur-Mer.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la rivière de Varouville, le ruisseau de la Coupliere[2], le fossé 01 d'Angoville-en-Saire[3] et le fossé 01 du Hameau Joyeux[4],[5],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Varouville[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 985 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gatteville-le-Phare à 6 km à vol d'oiseau[12], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 866,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −4,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Varouville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

    Elle est située hors unité urbaine[16].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46 %), terres arables (38,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %)[19].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Vasrouvilla, Varosvilla (sans date), Warouvilla en 1280, Varrouvilla vers 1280[20].

    Le toponyme est basé sur un anthroponyme germanique tel que Warald[21] ou Warulfus[20],[22],[23] (forme latinisée, comprendre Warulf/Warolf cf. Warulfe Ier d'Uxelles) et sur l'ancien français ville/vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica.

    Ce même nom de personne est attesté au moins une seconde fois en Normandie dans Montgaroult (Orne, Mons Warulfi 1063)[20], cette commune se trouvant au sud de l'isoglosse w- / g(u)- (qui est parallèle à la ligne Joret en Normandie), d'où le passage de [w] > [g], alors que dans Varouville, il s'agit de l'évolution secondaire [w] > [v] qui s'est produite seulement à partir du XIIe siècle.

    Histoire

    Moyen Âge

    L'église, avec celles d'Angoville, de Réthoville, la mare de Néville et plusieurs moulins, dépendait du prieuré Saint-Benoît, fondé au XIIe siècle, par Guillaume Lemoine[24].

    Temps modernes

    Dans un aveu daté de 1500 on apprend que Jean de Pirou, seigneur de Beaumont en la Hague, dont dépendent Clitourps, Varouville, Réthoville, Cosqueville, Fermanville, avait droit de patronage, colombier, garennes, bois, près, et la juridiction de bas-justicier et partageait son droit de gravage avec le seigneur de Gonneville[Note 4]. Jean de Pirou possédait deux moulins à blé et avait également « salines et grèves à faire le sel ». C'est à la famille Pirou que l'on doit au XVe siècle le début de la construction du château de Flamanville à l'exception de la chapelle, qui est plus ancienne[25].

    À la fin du XVIe siècle, Richard Castel ( 1592)[Note 5], qui descend d'une ancienne famille[Note 6], achète le fief de Varouville[26].

    Révolution française et Empire

    À la Révolution, Alexandre Andrault de Langeron (1763-1831), lieutenant général, en possession du fief de Courcy à Varouville, émigra, et vit ses biens confisqués[27].

    Époque contemporaine

    Entre 1911 et 1950, la commune est traversée par le « Tue-Vaques », le chemin de fer entre Cherbourg et Barfleur, dont on peut encore voir l'ancienne gare à l'architecture du XXe siècle, près de l'église.

    Politique et administration

    La mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1794 1795 Louis Germain    
    1795 1799 Bon Goubert    
    1799 1800 Gilles Gaillard    
    1800 1808 François Auvray    
    1808 1809 Louis Auvray    
    1809 1815 Louis Germain    
    1815 1815 Louis Trohel    
    1815 1818 Jacques Vindard    
    1818 1825 Pierre Corbin    
    1825 1848 Louis Germain    
    1848 1855 Charles Hamel    
    1855 1859 Jean Germain    
    1859 1868 Étienne Germain    
    1868 1874 Jean Trohel    
    1874 1900 Augustin Germain    
    1900 1912 Jean Trohel    
    1912 1936 Edmond Germain    
    1936 1974 Jean Corbin    
    1974 1991 Jules Bonhomme    
    1991 mars 2001 Maurice Langlois    
    mars 2001[28] mai 2020 Évelyne Laloë[29] UMP Retraitée
    mai 2020[30] en cours Françoise Medernach DVG Principale de collège
    Une partie des données est issue d'une liste établie par Jean Pouëssel et Jean-François Halley[27].
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    Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[29].

    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Varouvillais.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

    En 2023, la commune comptait 216 habitants[Note 7], en évolution de −18,8 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Varouville a compté jusqu'à 519 habitants en 1806.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    506466519483502483454450458
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    449424419403376348326323296
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    283291326244255239240231229
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    233236194215255274287296267
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    268233216------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La Charité de saint Martin.
    • Église Saint-Martin des XIIe, XVIIIe – XIXe siècles avec un clocher en bâtière bâti en 1710, et la trace d'un cadran solaire du XVIIe sur le mur sud, et dont le mobilier fut fortement endommagé pendant la Révolution. Elle abrite un groupe sculpté charité de saint Martin avec donateur en pierre calcaire de la fin du XVe classée au titre objet aux monuments historiques[35]. Elle formait à l'origine tympan au-dessus de la porte d'entrée, sous l'avant-porche, de l'église et fut déplacée à l'intérieur de la nef afin d'être mieux conservée. Le donateur sans tête est représenté en prière, avec probablement son épouse derrière lui, à gauche du groupe sculpté. [36]. Sont également conservés un maître-autel du XIXe, un lutrin en métal forgé du XIXe, un tableau avec donateur la Résurrection du Christ du XIXe, une verrière du XXe[27].
    En 1666, elle avait pour patron Christophe Dursus, qui avait pour armes : d'or aux trois agaces an naturel, deux en chef et une en pointe[37].
    • Château de la Bréhoulle dit de Belle-Vue du XIXe siècle avec parc. Il fut bâti par Didot, membre de la dynastie Firmin-Didot.
    • La Boulaye du XVIe siècle.
    • Ancienne gare, près de l'église, de la ligne de chemin de fer de Cherbourg à Barfleur où s'arrêtait le « tue-vaques »[38].
    • Fontaine Saint-Clair.
    • Oratoire Notre-Dame de la Pitié du XVIIIe siècle à la Vindarderie.
    • Croix de chemin du XVIIe siècle en granit, croix de cimetière du XVIIe siècle, Croix Rouge et Croix Boutereux.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 261.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 664.
    • Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 26.
    • Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 145.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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