Lieusaint (Manche)

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Localisation

La commune est au centre de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 4,5 km au sud de Valognes, à km à l'ouest de Montebourg, à 11 km au nord de Saint-Sauveur-le-Vicomte et à 14 km à l'est de Bricquebec[1].

Les communes limitrophes sont Colomby, Flottemanville, Morville, Valognes et Yvetot-Bocage.

Géologie et relief

Le point culminant (44 m) se situe en limite nord, au lieu-dit le Gibet, sur la D 24. Le point le plus bas (m) correspond à la sortie du Merderet du territoire, au sud-est.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Merderet, le cours d'eau 01 de Village de Percy[2], le cours d'eau 08 de la commune Yvetot Bocage[3] et le cours d'eau 09 des Fontaines[4],[5],[Carte 1].

Le Merderet, d'une longueur de 36 km, prend sa source dans la commune de Tamerville et se jette dans la Douve en limite de Beuzeville-la-Bastille et de Sainte-Mère-Église, après avoir traversé 17 communes[6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 18 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Lieusaint est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (100 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,8 %), zones agricoles hétérogènes (19,3 %), terres arables (16,7 %), mines, décharges et chantiers (4,1 %)[20].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lisainz en 1144, Locus sanctorum en 1266, Locus sanctus Xantilocus sans date, Lieussains en 1320, Liussains en 1344 et Lieuxains en 1441[21].

L'origine du toponyme n'est pas clairement définie. Il pourrait être issu d'un anthroponyme germanique tel que Leotsindus[21] ou pourrait désigner un cimetière ou un lieu de culte[22].

Histoire

Antiquité

En 1838, il fut retrouvé un cercueil en plomb (rareté architecturale), acheté par le musée de Saint-Lô et détruit en 1944 lors des bombardements de la ville. Toutefois, il avait été reproduit en 1850 par Arcisse de Caumont dans son Abécédaire d'archéologie, et photographié en 1911 par Émile Espérandieu. Celui-ci présentait une décoration typique romaine : bustes, figures de Génie, figure de Ganymède[23].

Moyen Âge

Au haut Moyen Âge, le fisc de Lieusaint dépendait du diocèse de Bayeux[24].

En 1833, Charles de Gerville relate la découverte dans le cimetière de l'église d'un sarcophage, en falun de Sainteny, que l'on a daté du VIIe siècle. Sa cuve trapézoïdale mesure 1,90 mètre de large. La tête du sarcophage semble être un demi-fut de colonne romaine réemployé, gravé du nom de la défunte « SUNNOVIRA ». Il est aujourd'hui conservé au dépôt lapidaire de la médiathèque Julien-de-Laillier de la ville de Valognes[25]. Le territoire a été le lieu de nombreuses autre découvertes mérovingiennes, ainsi qu'un atelier de potier du XIIe siècle[26],[27].

Par une charte du roi Charles V datée du à l'évêque de Bayeux, Louis Thézard, et sa copie du , les habitants de Lieusaint s'étaient vus exempter de payer les droits féodaux habituels et ont le droit de vendre et acheter partout entre les quatre ports de Normandie et sont dispensés des impôts pour la garde et la défense du royaume[28].

Temps modernes

Dans la première moitié du XVIe siècle, Pierre IV de La Rocque, chevalier, est seigneur de Thury à Lieusaint, ainsi que de Flottemanville, de Saussey, d'Omonville-la-Folliot, de Crasville, d'Urville, de Rouville à Orglandes, de Baudreville, du Breuil à Anneville-en-Saire et de la Haulle[29].

En 1567, François Le Jay, écuyer, sieur de Cartot à Rauville-la-Place et Thury, est taxé pour ses fiefs de 20 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Thury (Thurin) à Lieusaint, qui valait un huitième de fief de haubert et dépendait au XIVe siècle de la famille d'Harcourt, barons de Thury, d'où le nom du fief, sera érigé au début du XVIIe siècle en plein fief[30].

Politique et administration

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2004 Gaston Brostin    
2004[31] mars 2014 Jacques Lecourt   Agriculteur
mars 2014[32] en cours Jean-Paul Lemoigne SE Retraité DDE
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[33].

Population et société

Les habitants de la commune sont appelés les Lieusainais[34].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].

En 2023, la commune comptait 408 habitants[Note 3], en évolution de −2,39 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Les différents recensements depuis la Révolution révèlent une relative stabilité de la démographie communale. Si un minimum a été atteint en 1921 (209 habitants), un premier maximum datant de 1821 (334 habitants) n'a été dépassé qu'en 1990 (345 habitants).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
276257330334323321324305315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
310300302281265266279280236
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247244242209214220248271248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
278270259270345331343350371
2014 2019 2023 - - - - - -
417399408------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes

Jusqu'à la Révolution, la paroisse a relevé du diocèse de Bayeux et du doyenné de Trévières, et forma avec celles de Neuville, Chef-du-Pont, Sainte-Mère-Église et Vierville, l'exemption de Cotentin ou l'exemption de Sainte-Mère-Église[39].

Aujourd'hui, la paroisse est rattachée au diocèse de Coutances et Avranches, à l'archidiaconé Nord, doyenné du Pays de Valognes-Val de Saire, paroisse Saint-Malo.

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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