Clitourps

commune française du département de la Manche From Wikipedia, the free encyclopedia

Clitourps (prononcé [klituʁ][1]) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 225 habitants.

Faits en bref Administration, Pays ...
Clitourps
Clitourps
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Juliette Hurlot
2020-2026
Code postal 50330
Code commune 50135
Démographie
Gentilé Clitourpais
Population
municipale
225 hab. (2023 en évolution de +8,17 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 21″ nord, 1° 22′ 16″ ouest
Altitude Min. 53 m
Max. 137 m
Superficie 6,30 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Clitourps
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Clitourps
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Clitourps
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Clitourps
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    Géographie

    Localisation

    La commune est située au nord-est de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à km au sud-est de Saint-Pierre-Église, à km à l'ouest de Barfleur et à 11 km au nord-ouest de Quettehou[2].

    Les communes limitrophes sont Brillevast, Canteloup, Saint-Pierre-Église, Théville, Tocqueville, Valcanville et Varouville.

    Géologie et relief

    Dans cette commune, la roche dominante est l'arkose.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de la Coupliere, le cours d'eau 05 du Prieuré[3], le fossé 01 de la Manouvillerie[4] et le fossé 01 de la Piarderie[5],[6],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Clitourps[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 882 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gatteville-le-Phare à 7 km à vol d'oiseau[13], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 866,7 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −4,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Clitourps est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

    Elle est située hors unité urbaine[17].

    Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,2 %).

    La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,1 %), prairies (17 %), forêts (9,8 %)[20].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Clitorp en 1164[21],[22] ; Clitorp vers 1180 (cartulaire de Coutances, copie Delisle)[21].

    Le toponyme est issu du norrois klif, « rocher, butte, falaise », et thorp (comprendre þorp), « ferme (isolée), groupe de fermes isolées, village »[23],[21],[22],[24], d'où le sens global de « groupe de fermes, village de la butte ». Dans cette hypothèse, il faut supposer que la butte en question est le mont Étolan, qui culmine à 138 m sur le territoire de Saint-Pierre-Église, et s'étend sur les deux communes.

    Par ailleurs, l'appellatif norrois (ou vieil anglais) klif se retrouve plusieurs fois en Normandie, notamment en Cotentin avec le mont Étanclin (Mont Estenclif 1262), mont de Doville (anciennement mont Escalleclif) et vraisemblablement le mont Clin (la Hague). Quant à l'évolution de -torp en -tourp, -tour(s) n'apparaît qu'au XVIe siècle dans le nord Cotentin (cf. Le Tourp), alors qu'ailleurs la voyelle ouverte o de torp se maintient (cf. le Torp). Il s'agit d'une mutation locale que l'on constate aussi dans hougue, resté hogue dans les autres pays normands.

    Histoire

    Antiquité

    Selon M. de Pontaumont, la paroisse était traversée par une voie paraissant d'origine romaine comme semble l'attester une concession faite en 1213 par Raoul (filius Almarici) à Robert de la Vallée[25].

    Moyen Âge

    Un des premiers seigneurs de Clitourps fut Gresten (Geirsteinn en vieux norrois), qui a laissé son nom au fief de Grainthéville (Grestenvilla)  manoir de Grintheville [26]. Un autre Scandinave, Torgis ou Turgis (Þórgíls en vieux norrois) son vassal ou parent, bâtit le manoir de Torgistorp, devenu plus tard prieuré. D'après les notes de Léopold Delisle, Clitourps fut le berceau de la famille Prevel, dont un membre Regnouf (ou Renouf, vieux norrois RúnulfR, influencé dans la prononciation populaire par les noms francs en Ragin- > Re- cf. Raginald > Renaud), prit une part importante à la conquête de l'Angleterre en 1066, sous la conduite de Guillaume le Bastard.

    À la fin du XIe siècle, Roger était seigneur de Clitourps. Simon, son fils, avait le patronage de l'église Notre-Dame qu'il donna en 1120 dans toute son intégrité au chapitre de Coutances[27], en présence du roi Henri Beauclerc[25]. En 1189, Hugues, fils d´Amaury, seigneur de Clitourps suivit Richard Cœur de Lion à la troisième croisade (1189-1192)[26].

    En 1224, le seigneur de Clitourps s´appelait Gaulthier. En 1287, Robert de La Haye, écuyer, procéda sans succès contre le chapitre de Coutances au sujet du patronage de l'église. Dans la première moitié du XIVe siècle, le seigneur de la paroisse est Jean de Clitourps. Une de ses filles porta cette terre dans la famille Osbert (d'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable). Guillaume Osbert est mort en 1455, il laisse un fils Pierre Osbert, seigneur de Tesson, Brucheville, Clitourps et des Moutiers, vicomte de Coutances. Il vivait encore en 1485. Par mariage, vente, échange ou autrement, la seigneurie de Clitourps passe dans la famille des Castel, qui possède le fief de Saint Pierre Église depuis 1475. Le , Bon Thomas Castel vendit la seigneurie et le patronage honoraire de Clitourps à Charles Alexandre Lefèvre, écuyer, sieur de Crainthéville[28].

    Foire médiévale

    Au Moyen Âge, il s'y tenait une foire rurale annuelle[29].

    Temps modernes

    Dans un aveu daté de 1500, Jean de Pirou, est qualifié de seigneur de Beaumont en la Hague, dont dépendent Clitourps, Varouville, Réthoville, Cosqueville, Fermanville[30].

    En 1567, Pierre Le Febvre, sieur de Grainteville, est taxé pour ce fief de 5 solz dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Grainteville à Clitourps qui valait un huitième de fief de haubert, était tenu de la baronnie de Varenguebec[31].

    Révolution française et Empire

    À la révolution, Raymond de Saint-Maurice ( 1823), dernier abbé du prieuré de Torgistorps, représenta en 1789 le clergé aux États généraux de Coutances. Il contribua à la restauration du couvent de la communauté des bénédictines de Valognes[26].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792 octobre 1795 Jean Sorel    
    8 novembre 1796   Jean Robine   Agent national
    1800 1805 Charles-Dominique de la Tour   Acquéreur du prieuré
    1806 1818 Bon Roupsard    
    1818 1830 Alexandre Delisle    
    1830 1835 Charles Lelong    
    1835 1848 Alexandre Delisle    
    1848 1848 Jacques Sorin    
    1848 1870 Alexandre Delisle    
    1870 1875 Victor Delisle    
    1875 ? Auguste Delisle    
    1977 1983 Michel Robine    
    1983 mars 2001 René Fautrat    
    mars 2001[32] 2020 Bernard Lebaron[33] UMP Contrôleur des affaires maritimes
    2020 en cours Juliette Hurlot    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[33].

    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Clitourpais.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].

    En 2023, la commune comptait 225 habitants[Note 4], en évolution de +8,17 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Clitourps a compté jusqu'à 622 habitants en 1806.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    521532622505502511461414398
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    362333314321330302304270288
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    276292292268264229225222220
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    183175135145140138164179197
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    201226225------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Une des éoliennes près de Clitourps.

    Parc éolien de Clitourps : il y a quelques années[Quand ?] a eu lieu l'installation de cinq éoliennes sur la commune.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Abri sous roche du Mont Étolan. Le site a été occupé par dix à douze Néandertaliens entre 55 000 et 40 000 ans avant notre ère. Ils pratiquaient la chasse ou le charognage, et découpaient les morceaux avec des silex. Les fouilles ont débuté en après la découverte d'un biface. Ils s'abritaient dans de petites dépressions ou cuvettes d'un mètre environ afin de se mettre à l'abri des vents dominants[38].
    • Manoir de Fontenay du XVIe siècle, typique des manoirs fortifiés du Val de Saire, inscrit au titre des monuments historiques depuis le [39].
    • Le nouveau Fontenay ou manoir de la Féronnerie, du XVIIIe siècle.
    • Église Notre-Dame du XVIIe siècle en forme de croix latine. Son chœur a été rebâtie au XVIIe siècle. Elle abrite de belles statues des XVe et XVIIIe siècles soit en pierre ou en poterie dont une Vierge à l'Enfant en terre cuite polychromée et dorée du XVIIIe, de saint Jean-Baptiste du XVIIIe, de sainte Marguerite du XVe, un diacre tenant un livre du XVe, une sainte Barbe du XVIe ainsi que des fonts baptismaux en calcaire d'Yvetot décoré de motifs de rinceaux et d'une inscription gothique « JESUS » des XVIe ou XVIIe siècle[40], un maître-autel du XVIIIe et une verrière du XIXe de L. Mazuet[26].
    En 1692, Jean Lehericher, notaire apostolique de Valognes, en était le curé[41].
    • Manoir de Grainteville ou Graintheville ou Grintheville reconstruit au XVIIe siècle[42] et son vieux colombier ; haut d'un étage sur-rez-de-chaussée, avec une façade plate et une porte centrale et des fenêtres très rapprochées surmontée d'un large fronton en triangle isocèle donnant l'impression d'un pavillon central, alors que les fenêtres latérales sont surmontées par deux lucarnes ayant chacune deux oculus ronds sous un décor isocèle[43]. Les communs recèlent une charretterie à trois arches en plein cintre reposant sur des colonnes à tailloirs.
    • Calvaire Saint-Martin, deux tombeaux tectiformes du XIXe siècle.
    • Ferme de la Feuvrerie du XVIe siècle.
    • Manoir de Torgistorps du XIIe siècle  la forme ancienne était Turgistorp[44].  est un ancien prieuré, sous le vocable de Saint-Michel, fondé en 1170 par le roi d'Angleterre Henri II[25], vendu comme bien national en 1792[26],[Note 5]. Il dépendait de l'abbaye de Saint-Sauveur[46]. Il se présente sous la forme d'une construction massive avec de lourds contreforts, qui a conservé des détails gothiques[45].
    Dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte on trouve une charte de 1238 par laquelle Hugues de Morville, évêque de Coutances, atteste que les religieux de Saint-Sauveur abandonnèrent à Jean d'Essay, alors archidiacre du Cotentin, le manoir de Torgistourp, moyennant 100 sols de rente[25].

    Personnalités liées à la commune

    • Nicolas Lemaître la Houguette (1733-1817), sera élu en et réélu en 1791 administrateur du département de la Manche[26].

    Pour approfondir

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    Bibliographie

    • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 62.
    • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 159.
    • Maurice Lecœur (photogr. Christine Duteurtre), Val de Saire, Isoète, , 173 p. (ISBN 978-2-9139-2076-7), p. 42-43.
    • Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 93-96.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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