Sideville
commune française du département de la Manche
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Sideville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 856 habitants.
| Sideville | |
L'église Saint-Ouen. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Henri Destrés 2020-2026 |
| Code postal | 50690 |
| Code commune | 50575 |
| Démographie | |
| Gentilé | Sidevillais |
| Population municipale |
856 hab. (2023 |
| Densité | 112 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 35′ 36″ nord, 1° 41′ 10″ ouest |
| Altitude | Min. 18 m Max. 171 m |
| Superficie | 7,63 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Cherbourg-en-Cotentin (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Cherbourg-en-Cotentin-3 |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.sideville.fr |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
La commune est située dans le Nord-Cotentin. Son bourg est à 9 km au sud-ouest de Cherbourg-en-Cotentin et à 13 km au nord-est des Pieux[1].
Les communes limitrophes sont Cherbourg-en-Cotentin, Couville, La Hague, Hardinvast, Martinvast, Nouainville, Teurthéville-Hague et Virandeville.
Géologie et relief
Le point culminant (171 m) se situe au nord-ouest, au lieu-dit la Roque ès Fays. Le point le plus bas (18 m) correspond à la sortie de la Divette du territoire, au nord-est. La commune est bocagère sur sa plus grande partie, forestière au nord.
Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Divette, le ruisseau de Houlbecq[2], le cours d'eau 01 du Vieux Moulin[3] et le ruisseau de Trotte-Boeuf[4],[5],[Carte 1].
La Divette, d'une longueur de 28 km, prend sa source dans la commune de Bricquebosq et se jette dans la Manche à Cherbourg-en-Cotentin, après avoir traversé huit communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques de la Divette sont données par la station hydrologique située sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin. Le débit moyen mensuel est de 1,67 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 34,9 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 47,5 m3/s, atteint le même jour[7].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 987 mm, avec 15,4 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 16 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Sideville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].
Elle est située hors unité urbaine[18].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,5 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (52,3 %), terres arables (26,8 %), forêts (10,5 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %)[21].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sildevilla au XIIe siècle, Sidevilla vers 1200, de 1203 à 1227, Sydevilla en 1327, Sideville Ravalet au XVIIIe siècle[Note 5].
Le toponyme est issu d'un anthroponyme germanique, Sito[22] ou Sigihildis[23], et de l'ancien français ville, dans son sens originel « domaine rural » issu du latin villa.
Histoire
Moyen Âge
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[24]. L'église, sous le vocable de saint Ouen avait pour patrons les abbés de Cherbourg. En 1366, elle avait pour curé Nicolas de Boulbert , et en 1692, Étienne Rualem[25].
En 1337, Jean Blondel, natif de la paroisse, était grand bailli de Cotentin. En 1216, Son bisaïeul y tenait une vavassorie ainsi que 20 livres tournois de rente du droit de son épouse Perinne d'Écaillegrain[25].
Temps modernes
En 1528, la paroisse a pour seigneur Michel Lecoq[Note 6].
En 1538, Julien Ravalet, fils de Charles Ravalet, écuyer, acquiert le fief noble de Sideville, et donne naissance à la branche des Ravalet-Sideville[27]. En 1536, Julien sert Jacqueline d'Estouteville (v. 1480-1550), baronne de Bricquebec, comme lieutenant général de la vicomté de Bricquebec, et en 1547, comme procureur d'Adrienne d'Estouteville (1512-1560). Son frère, Michel Ravalet est, quant à lui, à l'origine de la branche des Ravalet-Tourlaville.
Au XVIe siècle, Jacques de Ravalet, seigneur de Sideville et de Tourlaville qui avait pendant les guerres de la Ligue prit le parti du roi Charles IX, vit, en récompense, son fils nommé abbé commendataire de l'abbaye de Hambye[28]. En 1567, le tuteur du fils mineur de Jehan de Ravalet, sieur de Sideville, est taxé pour ce fief de 4 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Sideville, qui valait un quart de fief de haubert, relevait de la vicomté de Valognes[29].
Le bois du Mont du Roc, situé sur Sideville et Nouainville, et cité dans le journal de Gilles de Gouberville, octroyé par Louis XVI à Louis de La Bretonnière, constructeur de la digue de Cherbourg, lui est repris à la Révolution[28].
Le , les dîmes de la paroisse avec celles de Nacqueville et de Notre-Dame d'Alleaume, sont affermées par bail à François Vastel au prix de 880 livres[30].
Politique et administration
Découpage territorial
Sideville fait partie de la communauté de communes de Douve et Divette (CCDD).
Liste des maires
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[32].
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Sidevillais.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].
En 2023, la commune comptait 856 habitants[Note 7], en évolution de +15,05 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
Football
Le SCUDD (Sporting Club Union Douve Divette), basé dans la commune voisine de Tollevast, est le club de football local.
Cyclisme
La commune de Sideville accueille chaque année une course de cyclisme organisée conjointement par l'association « La Sidevillaise » et le Vélo Club de Les Pieux. Cette course est nommée « la Sidevillaise », comme l'association co-organisatrice. La dernière édition a eu lieu le pour les catégories U15 et U17[37].
Gym
Le club "Sideville Forme" propose une activité sportive hebdomadaire dans la salle communale[38].
Peinture
La commune propose également un atelier hebdomadaire de peinture organisé dans la "salle de la convivialité[38]".
Cultes
L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Sainte-Bernadette du doyenné de Cherbourg-Hague[39].
Économie
Les principaux commerces de la communes sont situés sur le hameau Colette. Cet axe très fréquenté offre une possibilité aux commerces de développer une clientèle locale mais aussi une clientèle qui emprunte régulièrement la route qui relie la commune de Cherbourg-en-Cotentin à celle des Pieux.
Commerces et services de proximité
- Le bar tabac « Le Sidevillais » (épicerie et dépôt de pain)
- Foodtruck de pizzas à emporter
- Ferme de l'Orimier (vente de produits d'origine animale)
- Matériaux de construction : Vimond Matériaux
- Atelier de menuiserie : Letan-Blestel
- Montage, tuyauterie, soudure : SMTCS
Santé et bien-être
- Cabinet de kinésithérapie et d'ostéopathie
- Salon de coiffure
Bien-être animal
- Clinique vétérinaire (depuis 2019)
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Ouen du XVIe siècle, dont le chœur est l'ancienne chapelle du château. L'édifice abrite plusieurs œuvres classées au titre objets aux monuments historiques[40] : les statues de saint Gorgon du XVIe et de saint Ouen, évêque, du XVe, une chaire à prêcher du XIXe, un ciboire du XVIIIe de Jean-François Jobard, un calice et sa patène du XVIIIe de Jean-François Jobard fils, un calice du XVIIe et un ciboire du XIXe[28]. Le bas-relief du XVe la Messe de saint Grégoire a été volé en 1933,
- Les baies ont été refaites au XVIIIe siècle. Le porche arbore une pierre avec la date de 1547. Le clocher latéral fait partie des clochers fortifiés du Cotentin, aménagés lors de la guerre de Cent Ans, et servant de refuge face aux raids anglais[41].
- En 1330, Philippe VI de Valois, afin de réparer les pertes que l'abbaye de Cherbourg avait éprouvées, réunit l'église, avec celles de Sainte-Geneviève, du Theil, et la plus grande partie de celle des Pieux, à cette abbaye[42],[Note 8].
- Ancien fort des Monts du Roc avec une piscine dite piscine aux Allemands inaugurée à l'été 1942, aujourd'hui à l'abandon. À l'origine, il était prévu cinq ouvrages en arc de cercle datant de 1886 et resté sans suite. Les Allemands fortifièrent le site pendant l'Occupation[28].
- Manoir Ravalet du XVIIe siècle.
- Manoir Saint-Gilles, presbytère du XVIe siècle.
- Château du Boulay. Il fut la possession de Charles Loysel, magistrat, et le lieu servit pendant la guerre 14-18 pour la fabrication de capotes (manteaux) pour les poilus[28].
- Lavoir de Vaubéquet et lavoir communal.
- Mairie dans un ancien moulin qui servit de filature puis à une laiterie.
- Croix du Pont-Roger qui serait à l'emplacement de la chapelle Saint-Gorgon détruite pendant la guerre de Cent Ans[44].
Personnalités liées à la commune
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 239.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 627.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Sideville sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique de Sideville sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

