Haillicourt

commune française du département du Pas-de-Calais From Wikipedia, the free encyclopedia

Haillicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Haillicourtois. Sa population est de 5 064 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1962 avec 6 098 habitants. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Faits en bref Administration, Pays ...
Haillicourt
Haillicourt
La mairie.
Blason de Haillicourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Intercommunalité CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane
Maire
Mandat
Grégory Foucault
2022-2026
Code postal 62940
Code commune 62400
Démographie
Gentilé Haillicourtois
Population
municipale
5 064 hab. (2023 en évolution de +3,64 % par rapport à 2017)
Densité 1 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 36″ nord, 2° 35′ 06″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 93 m
Superficie 4,46 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Béthune
(banlieue)
Aire d'attraction Nœux-les-Mines
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Nœux-les-Mines
Législatives 10e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Haillicourt
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Haillicourt
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Haillicourt
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Haillicourt
Liens
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Haillicourt, située dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est choisie par la Compagnie des mines de Bruay pour l'installation des fosses nos 2 bis, 6 - 6 bis - 6 ter, dont les vestiges sont d'immenses terrils. Depuis 2012, le site no 87 d'Haillicourt, composé de la cité de corons des Fleurs, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial l’UNESCO.

Géographie

Localisation

Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, dans les collines de l'Artois, Haillicourt est une commune urbaine du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais située, à vol d'oiseau, à km à l'ouest de Nœux-les-Mines (aire d'attraction) et à km au sud-ouest de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Bruay-la-Buissière, Hesdigneul-lès-Béthune, Houchin, Houdain et Ruitz.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 4,46 km2 ; son altitude varie de 39 à 93 mètres[2].

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

Il est traversé par trois cours d'eau :

  • le Fossé d'Avesnes, d'une longueur de 9,41 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Blanche au niveau de la commune de Béthune[4] ;
  • le Fossé des Sept, d'une longueur de 5,37 km, qui prend sa source dans la commune de Maisnil-lès-Ruitz et se jette dans le Fossé de Barlin au niveau de la commune de Vaudricourt[5] ;
  • le Fossé d'Haillicourt, d'une longueur de 4,31 km, qui prend sa source dans la commune de Houdain et se jette dans le Fossé des Sept au niveau de la commune[6].
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Haillicourt[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 777 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 12 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].

Milieux naturels et biodiversité

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : le terril de Haillicourt et de Ruitz, d’une superficie de 157 ha et d'une altitude variant de 49 à 180 mètres. Ce site, qui est composé de deux terrils coniques jumeaux (terrils 2 et 3) de 180 m d’altitude, accueille une biodiversité importante en raison de nombreux habitats présents et a la particularité d'avoir des zones humides suspendues situées sur des terrasses[18].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques

Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[19].

Urbanisme

Typologie

Au , Haillicourt est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[21],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nœux-les-Mines, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (60,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,7 %), zones urbanisées (38,5 %), mines, décharges et chantiers (16 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

Les corons.

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 2 170, alors qu'il était de 2 136 en 2014 et de 2 067 en 2009[I 2].

Parmi ces logements, 93,6 % étaient des résidences principales, 0,1 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,5 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Haillicourt en 2019 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,1 %) inférieure à celle du département (6,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 48,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (48,1 % en 2014), contre 57,8 % pour le Pas-de-Calais et 57,5 pour la France entière[I 4].

Davantage d’informations Typologie, Pas-de-Calais ...
Le logement à Haillicourt en 2019.
Typologie Haillicourt[I 2] Pas-de-Calais[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 93,6 85,9 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,1 6,4 9,7
Logements vacants (en %) 6,3 7,7 8,2
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Voies de communication et transports

Voies de communication

La commune est desservie par les routes départementales D 488 et D 941[25].

Transports

La commune se trouve à km, au sud-ouest, de la gare de Béthune, située sur les lignes d'Arras à Dunkerque-Locale et de Fives à Abbeville, desservie par des TGV inOui et des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[26].

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Dahellicurt en 1097 ; Davellicurt vers 1154 ; Davillicurtis de 1154 à 1159 ; Hallicourt en 1166 ; Heillicourt en 1274 ; Hallicort, Dehaillecort au XIIIe siècle ; Haillecort en 1329 ; Dehaillecourt en 1331 ; Haillecourt en 1356 ; Dehallicourt en 1367 ; Haillicort en 1407 ; Dehaillicourt en 1408 ; Haillicour en 1503 ; Daillicourt en 1517 ; Dailheourt [lire : Daillicourt] en 1720 ; Hallicourt en 1729[27]; Haillicourt en 1793 et depuis 1801[2].

Histoire

Antiquité

Des vestiges, découverts lors d'extractions minières, attestent de son passé gallo-romain[réf. nécessaire].

Moyen Âge

Haillicourt est le siège d'une seigneurie avant la Révolution française[réf. nécessaire].

Époque contemporaine

Jean Baptiste Joseph Wastelier est le dernier seigneur de Haillicourt. Il naît à Béthune le , fils de Jean Baptiste Florent, seigneur de Busnes et de Marie Joseph Angélique Alby, et épouse à Douai le Agnès Françoise Wacrenier, née à Douai en février 1773 (baptisée le ), fille d'André Charles François, seigneur de Rilly, conseiller au Parlement de Flandres, et de Thérèse Françoise Joseph Remy.
Jean Baptiste Joseph Wastelier utilise l'un des acquis liés à la Révolution : le 22 fructidor an IV () (), il divorce d'Adélaïde Joseph Delebecq[28].

La commune est située de 1875 à 1990 sur la ligne de Bully - Grenay à Brias, une ancienne ligne de chemin de fer.

Au début du XXe siècle, la Compagnie des mines de Bruay ouvre dans la commune d'Haillicourt ses fosses nos 2 bis et 6 - 6 bis - 6 ter, et y établit de vastes cités. Quelques terrils ont été édifiés sur le territoire communal. Actuellement, le terril d’Haillicourt a été renommé « Le Charbonnay », car il a été réaménagé en terril viticole, le premier de France, initié en 2011 par Olivier Pucek, ancien Bruaysien. La convention a été signée pour 18 ans avec les vignerons qui exigent une culture biologique afin de faire un vin blanc bio à partir de ce terril. Il a fallu 2 ans pour que la vigne permette ses premières vendanges dont 250 kg de charbonnay récoltés à la main. Le terril comporte 2 000 pieds de vignes. Les instigateurs du projet Charbonnay veulent faire de leur bébé « Le plus grand vin du Nord-Pas-De-Calais ». Le a lieu une dégustation ludique de la cuvée 2014 chez Marc Meurin[29].

Lors de la Première guerre mondiale, des troupes mises au repos après des combats acharnés sur la ligne de front lors de la bataille de l'Artois en mai-juin 1915, ont séjourné sur Haillicourt[30].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie de 1793 à 1962 du canton de Houdain, année où elle intègre le canton de Bruay-en-Artois. En 1984, elle est rattachée au canton de Barlin[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Nœux-les-Mines

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la dixième circonscription du Pas-de-Calais.

Intercommunalité

Haillicourt était membre de la communauté d'agglomération de l'Artois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1853 1855 Jean Baptiste Dorlencourt    
1856 1870 Philippe Marche    
1871 1884 Adolphe Dumont    
1884 1891 Jules Vaast Bacqueville    
1891 1892 Eugéne Trunet    
1892 1902 Louis Buchart    
1902 1917[Note 8] Ursmar Dourlens   Mort en fonction
1919 1925 Louis Warembourg[31]    
1925 1944 Augustin Boutté[32]   Délégué mineur
1944 mars 1971 Aimable Beauvois[Note 9] PCF  
mars 1971 mars 1983 Charles Litrem    
mars 1983 mars 2008 Alfred Dautriche PS Professeur
mars 2008 4 janvier 2022[33] Gérard Foucault[34],[35],[36] PRG Fonctionnaire
Mort en fonction
15 janvier 2022[37] en cours
(au 13 septembre 2022)
Grégory Foucault   Employé de la fonction publique, fils du précédent
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Équipements et services publics

Espaces publics

La commune est labellisée « 1 fleur » au concours des villes et villages fleuris[38].

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.

Elle administre deux écoles maternelles, Émile Basly et Les Cigognes, l'école élémentaire Émile Basly et l'école primaire Pasteur - Les Cigognes[39].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Béthune et du tribunal pour enfants de Béthune[40].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Haillicourtois[41].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[43].

En 2023, la commune comptait 5 064 habitants[Note 10], en évolution de +3,64 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350371368379412421411420429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418448438460454480519604647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6438091 1344 5236 0625 9705 5765 9435 959
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
6 0986 0895 5175 3705 1515 0074 9694 9575 001
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
4 8315 064-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 2018

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois égal au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2018, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 19 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 25,4 %).
Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la ville d'Haillicourt en 2018 (en %)[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
4,5 
75 à 89 ans
7,6 
15,6 
60 à 74 ans
16,7 
19,2 
45 à 59 ans
18,7 
19,9 
30 à 44 ans
19,5 
19 
15 à 29 ans
16,9 
21,5 
0 à 14 ans
19,6 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 (en %)[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
5,4 
75 à 89 ans
8,9 
15,9 
60 à 74 ans
17,3 
20,2 
45 à 59 ans
19,4 
19,1 
30 à 44 ans
18,2 
18,6 
15 à 29 ans
16,3 
20,3 
0 à 14 ans
18,3 
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Manifestations culturelles et festivités

  • Parmi les animations proposées à l'occasion de la fête communale (3e dimanche de septembre), une course cycliste réunit les meilleurs amateurs et quelques coureurs professionnels venus du Grand Prix d'Isbergues.
  • Chaque premier week-end d'octobre se tient la foire à la brocante, dans les rues et la salle des fêtes.
  • En mars et octobre se tiennent des tournois de javelot.

Sports et loisirs

Le club de football d’Haillicourt possède 5 équipes : seniors A, seniors B, U15, U13 et U15 féminines. Les matchs se déroulent sur le stade municipal[47].

Économie

En 2011, 3 000 pieds de vigne chardonnay sont plantés sur le terril de la fosse no 2 bis. En 2016, 400 bouteilles de la cuvée dite "Charbonnay" (clin d'œil régional) sont récoltées. En 2017, la récolte sera d'environ 900 bouteilles[48],[49].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine mondial

Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 87 d'Haillicourt est composé de la cité de corons des Fleurs[50],[51].

Autres lieux et monuments

  • L'église Notre-Dame. Elle héberge 9 éléments patrimoniaux, répertoriés dans la base Palissy, classés ou inscrits au titre d'objet des monuments historiques, dont trois sont classés[52] : les fonts baptismaux en pierre dans l'église Notre-Dame datant de 1539 provenant de la chartreuse de Val-Saint-Esprit à Gosnay, la chaire à prêcher, en bois sculpté, datant du XVIIIe siècle et la cloche en bronze datant de 1584. Il y a quatre registres (chambre du sonneur, chambre des cloches ouvertes sur ses quatre côtés par des baies en plein cintre sommés d'un cadran d'horloge datant de 1773). Les matériaux utilisés sont la pierre de calcaire et grès d'Artois apparent, béton pour les abat-sons. La nef et ses collatéraux sont couverts de tuiles mécaniques.
    La construction de l'édifice par l'entreprise de Jean François Gourdin sur les plans de l'architecte Antoine Duchoquet dure de 1771 à 1776 (église, clocher, nef et collatéraux), sur un terrain au lieu-dit Wionval donné par Jérôme Segon, seigneur local. L'horloge à trois cadrans est installée en 1786 par le maître horloger houdinois Clément Morguet.
    Pendant la période révolutionnaire l'église fut vendue à un chaufournier et un foreur de puits artésiens. Les murs de la nef sont détruits, mais une partie du chœur subsiste.
    En 1800, l'église est rachetée par Raphaël Dambrine pour la céder en 1812 à la commune. En 1817 on reconstruit des parties détruites avec les murs de clôture de l'ancien cimetière, et en 1822/25 a lieu la reconstruction des murs extérieurs (extraction de pierres locales dans les carrières). En 1843/58, on refait les murs intérieurs, pour reloger dans le chœur le maître-autel de la Vierge en Gloire.
    En 1960 , les quatre cadrans de l'horloge sont réalisés.
    Après l'incendie du chœur le , la toiture de la tourelle d'escalier est restaurée[53].
  • Sur la place de la mairie se trouve un kiosque de style Art déco datant de 1933.
  • Le monument aux morts se trouvait en bordure de la RD 86 (rue du premier mai), devant l’église. À la suite de la délibération du conseil municipal du , il a été déplacé sur le côté de l'église, face à la place[54].
  • La stèle en hommage à René Stievenard, située rue du Général-Koenig, lieutenant Francs-tireurs et partisans (FTP) tué par les Allemands le dans la commune[55].
  • La plaque à la mémoire de Jean Cattiaux, sise dans la classe du cours préparatoire de l'école de la fosse 6, instituteur tué par les Allemands le [55].
  • Le monument, dans l'église, à la mémoire de Jules Koninck, curé de la commune, mort pour la France le au mont Kemmel (Belgique)[56].
  • Les terrils. À Haillicourt, il y a deux terrils qui reposent sur trois communes ( Haillicourt, Ruitz et Maisnil-lez-Ruitz ). Ils s’élevèrent en 1953 pour le premier, en 1964 pour le second, suite à l’amoncellement de matières inutiles mêlées au charbon, lors de son extraction dans les puits de la fosse 6.
    Ces terrils font partie des plus imposants du bassin minier Ouest Nord-Pas de Calais, et trois sentiers de 1,9 km, 2,6 km et 11 km, y ont été aménagées par Eden 62 (Espaces DÉpartementaux Naturels)[57].

Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Haillicourt Blason
De gueules à trois croisettes ancrées d'argent[58].
Détails
Adopté par la municipalité le
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Pour approfondir

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Bibliographie

Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[59] :

  • Dumont, Essai historique sur Haillicourt, canton d'Houdain (Pas-de-Calais), Arras, Imprimerie de la veuve Brissy, 1874.

Articles connexes

Liens externes

Bases de données, dictionnaires et encyclopédies

Notes et références

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