Annequin (Pas-de-Calais)
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| Annequin | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Béthune | ||||
| Intercommunalité | CA de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane | ||||
| Maire Mandat |
Christel Braem 2026-2032 |
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| Code postal | 62149 | ||||
| Code commune | 62034 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Annequinois | ||||
| Population municipale |
2 133 hab. (2023 |
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| Densité | 535 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 30′ 28″ nord, 2° 43′ 33″ est | ||||
| Altitude | Min. 19 m Max. 38 m |
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| Superficie | 3,99 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Béthune (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Nœux-les-Mines (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Douvrin | ||||
| Législatives | 12e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | annequin.fr | ||||
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Annequin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Annequinois. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.
La commune d'Annequin (nom officiel depuis 1801), située dans l'est du département du Pas-de-Calais, à 6 km, à vol d'oiseau, au sud-est de la commune de Béthune, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C'est une commune de type ceinture urbaine, selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 2 133 habitants au dernier recensement de 2023.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
La cité pavillonnaire no 9 figure dans les biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Localisation
Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Annequin est une commune située, à vol d'oiseau, à 6 km au sud-est de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Beuvry, Cambrin, Cuinchy, Festubert, Mazingarbe, Noyelles-lès-Vermelles et Sailly-Labourse.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 3,99 km2 ; son altitude varie de 19 à 38 mètres[2].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].
Il est drainé par trois cours d'eau :
- le ruisseau de la Fontaine de Bray, d'une longueur de 12 km, qui prend sa source dans la commune d'Hersin-Coupigny et se jette dans le Canal d'Aire à La Bassée au niveau de la commune de Festubert[4] ;
- le ruisseau de la Fontaine de Bray (2), d'une longueur de 0,33 km[5] ;
- le Bellenville, d'une longueur de 1,79 km qui prend sa source dans la commune d'Annequin et se jette dans la Rivière militaire au niveau de la commune de Beuvry[6].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale »[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 731 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 18 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés et gérés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[18].
Dans ce cadre, la commune fait partie de trois espaces protégés :
- la réserve naturelle régionale (RNR) des marais de Cambrin, Annequin, Cuinchy et Festubert, d'une superficie de 74 hectares, gérée par le Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais[19] ;
- la RNR des marais de Cambrin, Annequin, Cuinchy et Festubert, d'une superficie de 52,609 hectares, parcelle acquise en maitrise foncière. Terrain acquis (ou assimilé) par le Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais[20] ;
- la RNR des marais de Cambrin, Annequin, Cuinchy et Festubert, d'une superficie de 23,689 hectares, parcelle en maitrise d'usage. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[21].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 4] :
- le marais de Beuvry, Cuinchy et Festubert. Cet ensemble de marais se situe dans le bassin versant de la Lys en limite nord/ouest du bassin minier du Pas-de-Calais qui est une zone très industrialisée et peuplée dans laquelle peu de milieux naturels subsistent[22] ;
- le terril de la cité no 9 d’Annequin. Site constitué d’un petit terril plat couvert, sur sa moitié, par un boisement dense[23].

Urbanisme

Typologie
Au , Annequin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Béthune[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 94 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[25],[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nœux-les-Mines, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7],[26]. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,6 %), zones urbanisées (23,1 %), zones humides intérieures (12,6 %), forêts (0,7 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Annekins en 1184 ; Anekin en 1217 ; Anekins en 1261 ; Anechin en 1297 ; Ennekins en 1359 ; Anequin en 1425 ; Annequins en 1446 ; Arnequin au XVe siècle ; Hanesquain en 1600 ; Hannequin en 1640 ; Ennequin en 1672 ; Annecquin en 1739[30] ; Annequin en 1793 et depuis 1801[2].
Histoire
Annequin, provient du nom « Homme germanique » et du suffixe flamand « kins ». Soit, en 1184, Annekins Vaste domaine d’Annequin à Mazingarbe qui appartenait aux châtelains de Lens puis au seigneur de Fruges.
Baudouin (II) de Lens dit Baudouin d'Annequin, seigneur d’Annequin et de Boyeffles né entre 1325 et 1330, est un noble d’Artois, actif pendant la première partie de la guerre de Cent Ans. Retenu captif en Angleterre avec le roi Jean le bon dont il devint l’ami après la bataille de Poitiers en 1356, il est nommé chambellan royal en 1357 puis il est fait grand maître des arbalétriers en 1358. Ami de du Guesclin qui guerroie avec son cousin Olivier de Mauny, il fut aussi un proche du maréchal Arnoud d’Audrehem (un des principaux généraux de du Guesclin avec Mauny) et de Pierre de Villiers de l’Isle-Adam. Il meurt au combat en 1364 à la bataille de Cocherel.
Jean du Bois, seigneur sur la commune actuelle d'Annequin, a trouvé la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415[32],[33].
Il y avait un superbe château du XIVe siècle, qui fut détruit en 1820.
La population d’Annequin a évolué comme suit :
1469 : 25 familles,
1698 : 245 habitants,
1790 : 460 habitants,
1921 : 1804 habitants.
La commune connut un fort accroissement de population avec l’ouverture de la mine à la fin du XIXe siècle.
La fosse 9 qui a fait vivre les habitants de la commune pendant un siècle a fermé en 1963. Sa production totale a été de 14,28 millions de tonnes de charbon demi-gras de 1896 à la fin de son exploitation. Le , un coup de grisou y avait fait 16 morts et 6 blessés.
Il existe peu de références écrites sur l’histoire de la commune. Toutefois, vers 1770, le curé d’Annequin écrivait : « Annequin est la plus pauvre paroisse du diocèse ». À cette période, il existait deux dictons évocateurs : « In ne grande marmite avec rien d’ins » et « Annequin, les bousates » qui traduisait le mauvais état des routes. Les Beuvrygeois voisins traitaient les habitants d'Annequin de « pieds décaux », c'est-à-dire que ceux-ci étaient déchaussés, qu'ils marchaient pieds nus...
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[34].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe 100 communes et totalise 275 736 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Douvrin.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la douzième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Espaces publics
La commune est labellisée « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris[40].
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école maternelle Jacques Prévert et l'école élémentaire André Deuve[41].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire de Béthune, du conseil de prud'hommes de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[42].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Annequinois[43].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[45].
En 2023, la commune comptait 2 133 habitants[Note 8], en évolution de −3,09 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,8 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 057 hommes pour 1 109 femmes, soit un taux de 51,2 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 9], la commune compte 867 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 113 personnes[Insee 1].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 090 €, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 18 %, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (18,4 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 42 %, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (44,1 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

