Drocourt (Pas-de-Calais)
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| Drocourt | |||||
L'église Sainte-Barbe. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Lens | ||||
| Intercommunalité | CA Hénin-Carvin | ||||
| Maire Mandat |
Séverine Bricourt 2026-2032 |
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| Code postal | 62320 | ||||
| Code commune | 62277 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Drocourtois | ||||
| Population municipale |
2 939 hab. (2023 |
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| Densité | 864 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
552 694 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 23′ 31″ nord, 2° 55′ 39″ est | ||||
| Altitude | Min. 39 m Max. 68 m |
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| Superficie | 3,4 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Lens - Liévin (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Hénin-Beaumont-2 | ||||
| Législatives | 11e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.mairie-drocourt.fr mairie-drocourt.fr] | ||||
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Drocourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Sa population est de 2 939 habitants au recensement de 2023. Ses habitants sont appelés les Drocourtois. La commune est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin.
Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Drocourt est une commune située, à vol d'oiseau, à 8 km au sud-est de la commune de Lens (chef-lieu d'arrondissement) et à 10 km au nord-ouest de la commune de Douai[1].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes. Les communes limitrophes sont Bois-Bernard, Hénin-Beaumont, Izel-lès-Équerchin et Rouvroy.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 3,4 km2 ; son altitude varie de 39 à 68 m[2].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[3],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 720 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 11 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].
Milieux naturels et biodiversité
Espèces faunistiques et floristiques
Le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense 326 espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont 40 protégées et 14 menacées et quasi-menacées[15].
Urbanisme
La commune de Drocourt comprend deux parties, le secteur sud est le chef-lieu de la commune appelé Drocourt village, le secteur nord est constitué principalement par une ancienne cité minière appelée La Parisienne.
Ces deux entités étaient séparées par une voie ferrée (ancienne ligne Avion-Corbehem) remplacée par une route départementale qui se branche sur l'autoroute A1.
Typologie
Au , Drocourt est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,6 %), zones urbanisées (24,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication
La commune est desservie par les routes départementales D 40, D 40e et D 919 et est à 5 km de la sortie no 16.1 de l'autoroute A1 reliant Paris à Lille[22].
Transports
La commune se trouve à 4 km, au sud-ouest, de la gare d'Hénin-Beaumont, située sur la ligne de Lens à Ostricourt, desservie par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France[23].
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Droecort, Drauecort en 1171 ; Drohaucort en 1198 ; Draucourt, Draucurt au XIIe siècle ; Drahaucourt en 1206 ; Drehaucort en 1213 ; Dreaucurt en 1213 ; Draaucurt en 1213 ; Drehaucourt en 1290 ; Drehaucoucourt en 1294 ; Drehaucourt en 1323 ; Derehaucourt en 1337 ; Derraucourt en 1430 ; Drecourt en 1469 ; Derraucourt en 1565 ; Drochourt en 1565 ; Deraucourt en 1640[24] ; Drocourt en 1793 ; Draucourt et Drocourt depuis 1801[2].
Histoire
Exploitation minière
La société civile a commencé dès 1879 avec l'ouverture d'un puits, no 1 ou La Parisienne, au sud de la commune d'Hénin-Beaumont, près du sondage de Drocourt qui a fait de belles découvertes. À peine entré dans le niveau, la venue d'eau s'élève à 80 000 hectolitres par 24 heures. Les terrains sont désagrégés et exigent, pour être maintenus en place, un boisage provisoire très soigné. Le cuvelage est constitué de dix-huit pans de bois. Il a fallu mettre en marche une machine d'épuisement à traction directe de 150 chevaux et deux pompes de 55 centimètres de diamètre.

Mais les terrains se raffermissent dans la profondeur et des picotages successifs retiennent bientôt les eaux. Le cuvelage commencé le a été terminé le à 79,48 mètres de profondeur. Le puits de Drocourt est creusé au diamètre de 4,50 mètres dans le cuvelage. L'extraction des déblais s'effectue au moyen d'une machine à deux cylindres conjugués et horizontaux de la force de cent chevaux. Le , le puits a atteint la profondeur de 112 mètres.
Une fois ces niveaux franchis, le creusement progresse beaucoup plus vite. En 1883, le terrain houiller est rencontré à 291,80 mètres. L'extraction commence avec une production de 1 524 tonnes de charbon gras. Des étages de recette sont ouverts à 250, 592, 550 et 609 mètres. Le puits est remblayé en 1952.
La fosse est devenue le siège du service géologie des houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais et possède notamment un simulateur d'aérage. Toute activité industrielle s'éteindra avec la fermeture de la cokerie de Drocourt.
De simple village rural de 182 habitants en 1881, Drocourt connaît un essor démographique fulgurant en dix ans, puisque l'afflux de mineurs et d'ouvriers avec leurs familles fait passer la population de Drocourt à près de deux mille habitants en 1891. Désormais, Drocourt est partagé en Drocourt-Village autour de l'ancien village et de son église Saint-Léger, au bord de la route d'Hénin-Liétard et Drocourt-Mines avec ses corons, vers la route d'Arras. Ville minière formée de corons, Drocourt atteint près de trois mille habitants en 1911 et encore plus de deux mille six-cents habitants en 1931. Le pic de population est en 1982 avec plus de trois mille quatre-cents habitants.
Première Guerre mondiale
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[25].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais depuis 2015, auparavant, depuis 1801, elle se trouvait dans l'arrondissement d'Arras[2].
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes et compte 126 133 habitants en 2022.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton d'Hénin-Beaumont-2.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la onzième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Jumelages
La commune est jumelée avec :
| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Tokarnia[33],[34] | Pologne | depuis | ||
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre trois établissements : l'école maternelle Jeannette Prin, l'école primaire Maurice Thorez et l'école élémentaire Joliot-Curie[35].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire d'Arras et du tribunal pour enfants d'Arras[36].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Drocourtois[37].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].
En 2023, la commune comptait 2 939 habitants[Note 7], en évolution de +0,1 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 442 hommes pour 1 482 femmes, soit un taux de 50,68 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
La ville possédait sur une partie de son territoire la plus grande cokerie d'Europe[43], la cokerie de Drocourt. Construite par la Compagnie des mines de Drocourt, puis les HBNPC, ce sera une des dernières unités de traitement du charbon (avec la centrale d'Hornaing) exploitée par les Charbonnages de France. Elle ferme le et est totalement détruite entre 2002 et 2003.


